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BELGIQUE 



TOME XIII 



(DEUXIÈME SÉRIE, TOME III) 



ANNEE 1878 



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BRUXELLES 



M. WEISSENBRUCH, IMPRIMEUR DU ROI 

45, RUE DU POINÇON, 4=5 



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SOCIETE MALACOLOGIQUE 



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BELGIQUE 



ANNALES 



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BELGIQUE 



TOME XIII 



(DEUXIÈME SÉRIE, TOME III) 



ANNEE 1878 



H 



BRUXELLES 

TYP. DE M«« M. WEISSBNBRUCH 

IMPRIMEUR DU ROI 
45, RUE DU POINÇON, 45 



MEMOIRES 



DE LA 





DE 



BELGIQUE 



TOME XIII 



(DEUXIÈME SÉRIE, TOME III 



ANNÉE 1878 



Bruxelles 

TYPOGRAPHIE DE M"« M. WEISSENBRUCH 

IMPRIMEUR DU ROI 
45, RUE DU POINÇON, 45 



DE QUELQUES 



MOLLUSQUES TERRESTRES NAPOLITAINS 

OU NOUVEAUX OU PEU CONNUS 



PAR 



JJJB JD r IN". TIBEEI 
(mémoire inédit traduit de LITALIEN PAR JULES colbeau) 

(PLANCHES I, II.) 



SEANCE DU 3 FEVRIER 1878 — 



HYALINA ICTERICA, Tiberi K 

(pi.irfîg.i.) 

Cocklea laie et perspective umbilicata, orbiculato-subdepressa, nitida, tenuiuscula, 
striato-rugosula , supra dilute badia vel flavo-aurata , subtus lutescens; spira 
brevis,apice lœvi explanato concolore; anfractus 5 1/2, planulati, lente crescentes, 
sutura impressa divisi, ultimus dilatatus, compressas, paulisper descendais, basi 
subplanatus, radiatim striatulus; umbilicus apertus, pervius, perspective spi- 
ratus; apertura subovata, parum obliqua, marginibu-s redis acutis subapproxi- 
matis, dextro vix arcuato, columellari reflexo. — In speciminibus majoribus 
diam. maj. 26-24; min. 22 1/2-21, ait. 12-11 mill. 
1829. Hélix olivetorum (non Gmel), Costa senior. Cat. Test, délie due Sic. p. 105, 109. 

1 Le nom de Hyal. icterica n'a pu être et n'a jamais été donné à notre espèce, qui est 
exclusivement napolitaine, par M. Benoit, qui a décrit les mollusques habitant la Sicile, 
ainsi que le dit par erreur L. Pfeiffer [Monog. Hel. viv., V, p. 150) et comme le reproduit 
Kobelt (Cat. Europ. Binnenconchyl., p. 109, in indice). Pfeiffer, et après lui Kobelt, ont 
cru pouvoir identifier notre Ryal. icterica à la Hyal. Calcarœ, Aradas et Macg.; ce qui 
ferait supposer que Benoit aurait imposé à la même espèce deux noms différents, ce qui 
n'est pas possible, étant connu que d'abord il avait donné à la Hyal. Calcarœ le nom de 
Hyal.Maurolici. (Voyez Benoit, Rie. Malac, p. 8, pi. 2, fig. 3, année 1842.) Mais plus tard 
cet auteur, dans son ouvrage « Illustraz. dé Testac. estramar. SiciF», démontra clairement 
que la Hyal. Calcarœ ne pouvait pas raisonnablement être séparée de la Hyal. fuscosa, 
Ziegl., opinion à laquelle nous adhérons complètement. 



8 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

1839. Hélix olivetorum (non Gmel.), Costa sen. Fauna, Gaster. pulmon. p. 9. 
4844. Hélix olivetorum (non Gmel.), Phil. Moll. utr. Sic. II, p. 107. 

1872. Hyalina icterica, Tib. Note addiz. Conch. Abr. in Bull. Mal. Ital. anno V. tir. a 

parte, p. 7. 

1873. Hyalina icterica (T.), Adami. Cat. Moll. prov. Catanz. in Atti Soc. Ven. Trent. vol. II, 

tiré à part, p. Y*. 

Cette espèce commence à paraître dans la campagne de S. Martino, 
près de Naples (Costa senior, Philippi, Tiberi) et dans le voisinage de 
Sorrento, province de Naples (Tiberi); près de Cerreto dans la Campanie 
(Scacchi, au dire de Philippi); sur les collines près de Cava, dans la 
Principauté citérieure (Tiberi); près de Gessopalena, dans les environs 
du Monte Maiella, en l'Abruzze citérieure (Tiberi) et dans la plaine de 
Melia, peut-être Melissa; enfin près de Tirislo en Calabre (Costa senior 
et Adami). 

Ces localités ont été citées d'après les exemplaires qui existent dans notre 
collection, mais on peut tenir pour certain que cette espèce s'étend à tout 
le territoire napolitain. 

La première fois que nous avons annoncé la Hyal. icterica (Bullet. 
Malac. Ital. , loc. cit.), nous avons cru, guidé par l'autorité de Dupuy et de 
Moquin-Tandon, que le type de la Hyal. olivetorum, Gmel. représentait 
la forme vivante dans la région méridionale de la France; mais ensuite, 
ayant pris connaissance d'un travail de Ed. v. Martens, relatif à cette 
dernière (Malak. Blâtt. 1857, p. 213), nous avons complètement reconnu 
notre erreur ; car il est clairement démontré dans ce travail que le type de 
la vraie Hyal. olivetorum de Gmelin, ou mieux de Hermann (in 
Scliroter Enl. II, p. 214), qui fut le premier qui la nomma, habite au con- 
traire la Toscane, et particulièrement le voisinage de Florence, pour 
s'étendre de là à l'Italie supérieure. Hermann, avant tout autre, l'avait 
recueillie dans les oliviers d'un couvent près de Florence et pour ce motif 
l'a nommée Hélix olivetorum, voulant dire par là : « limaçon des 
oliviers. » 

Gmelin lui-même, en parlant de la. patrie de cette espèce, dit, mais sans 
citer Hermann ni Schrôter, « habitat in Florentise olivetis. » (Gmel. syst. 
nat. C. a Linné, Hélix n° 170, p. 3639.) 

En suite de cela, nous trouvons qu'il est juste de conserver le nom de 
Hyal. incerta, donné par Draparnaud, à la forme française, nom sous 
lequel elle est aujourd'hui généralement connue. 

D'un autre côté, Charpentier, ignorant le nom donné antérieurement par 

1 Notre ami M. le capitaine Adami a annoncé dans son travail notre espèce comme 
encore inédite : en vérité, je ne puis être de son avis, puisqu'elle avait été mentionnée au 
moins une année auparavant, dans le Bullettino Malacologico Italiano. 



MEMOIRES 9 

Schrôter et Gmelin, et remarquant la notable différence existant entre la 
forme de France et celle de Toscane, nomma cette dernière Hyal. 
Leopoldiana , dénomination qui doit aujourd'hui rentrer dans la syno- 
nymie de la Hyal. olivetorum. 

Dans le groupe des grandes Hyalina d'Europe, du sous -genre Mesom- 
pMx, nous pouvons compter jusqu'à ce jour trois espèces : 1. Hyalina 
incerta, Drap. = Hyal. olivetorum Dupuy, Moquin-Tandon et Charpen- 
tier (non Hermann et Gmel.), qui habite seulement la France méri- 
dionale. 2. Hyalina olivetorum, Herra. et Gmel. = Hyal. Leopoldiana 
Charp., vivant dans les oliviers près de Florence, en Toscane, ne s'éten- 
dant pas au delà de l'Italie supérieure, mais qui reparaît presque excep- 
tionnellement dans quelques localités de la Sicile 1 . 3. Hyalina fuscosa, 
Ziegl. = Hyal. Calcarœ, Arad. et Macg., habitant exclusivement la 
Sicile. 

A ces trois formes connues, nous avons ajouté une quatrième, la 
Hyalina icterica, du territoire napolitain, qui commence à se montrer 
aux environs de Naples et termine sa station dans la dernière Calabre. 
Elle n'a jamais été vue au delà de ces limites, ni plus haut en Italie, ni 
davantage en Sicile. 

Aux grandes Hyalina que nous venons d'énumérer il faudra encore 
ajouter une cinquième, trouvée récemment par M. Caroti, de Florence, 
dans le voisinage de Stilo, dans la première Calabre ultérieure. Il l'a ren- 
contrée dans un voyage entrepris pour M me la marquise Paulucci, cette 
dame si dévouée à l'étude de la Malacologie italienne et qui va prochai- 
nement publier la liste des espèces découvertes dans cette région. 

1 II est extraordinaire de voir que la vraie Hyal. olivetorum, qui n'existe pas dans 
tout le territoire napolitain, reparaît ensuite en Sicile avec une forme identique à celle de 
la Toscane. Quoique notre ami M. Benoit, de Messine, soit porté â voir dans la forme 
sicilienne, à cause précisément de son ombilic ouvert et de sa spire plus élevée, une 
variété de la Hyal. fuscosa, Ziegl. (Illustr. Test, estramar. Sicil., p. 150), nous préférons 
la considérer comme se rapportant à la Hyal. olivetorum, Gmel.; et peut-être Benoit 
a-t-il été induit en erreur, comme nous l'avons été nous-même, lorsque nous avons cru, 
avant de connaître les observations si claires de Martens, que l'espèce de Gmelin était 
identique à la forme française, Hyal. incerta. D'ailleurs, nous estimons que notre ami a 
jugé avec une saine critique dans la comparaison qu'il a faite de la Hyal. fuscosa à la 
Hyal. Calcarœ, puisque, d'après ses observations, cette dernière ne diffère que par sa 
taille plus forte, c'est-à-dire par un développement plus complet en conservant toujours 
son ombilic relativement étroit, et qu'il considère la première comme le jeune âge de la 
même espèce, ainsi qu'on peut le voir sur la figure de Rossmâssler (Icon. VIII, fig. 523). 
L. Pfeiffer considéra d'abord la Hyal. Calcarœ comme une variété de la Hyal. fuscosa 
(Monog. Helic. I, p. 108) et en cela il fut exact; mais plus tard, changeant sa manière de 
voir, il la considéra comme une espèce distincte (Monog. cit. IV, p. 86), ce que nous ne 
pouvons approuver, d'autant plus qu'il a omis le caractère « anguste umbilicata ». Il est 
naturel que ses compatriotes Martens et Kobelt aient adopté la distinction qu'il fit en 
dernier lieu. 



10 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

M me la marquise Paulucci se propose aussi d'entreprendre plus tard la 
tâche difficile de donner le catalogue de toutes les espèces terrestres et 
fluviatiles italiennes. 

Nous avons examiné l'Hyalina dont nous venons de parler et nous la 
regardons comme véritablement distincte de ses voisines, surtout par 
l'extrême petitesse de son ombilic et par son agréable couleur dorée qui 
nous a engagé à conseiller de la nommer Hyalina chrysoderma. 

Disons maintenant en quoi la Hyalina ictenca se distingue des espèces 
voisines que nous avons mentionnées. 

Nous croyons inutile d'indiquer les différences qui existent entre l'espèce 
napolitaine et l'espèce française {Hyal. incerta), non-seulement parce que 
nous ne croyons pas la confusion possible, mais encore parce que nous 
avons déjà fait connaître ces différences. (BMettino Malac. Italiano, 
loc. cit.) 

Notre espèce ne peut être confondue avec la vraie Hyal. olivetorum, 
parce que celle-ci atteint habituellement des dimensions plus fortes (les 
exemplaires de Florence que nous avons sous les yeux mesurent : grand 
diamètre 29 mill., petit diamètre 21 mill., hauteur 15 mill.) et qu'elle a 
la spire plus élevée, les stries moins marquées, la couleur uniformément 
verdâtre, les tours plus convexes avec le dernier très-arrondi à la base, 
l'ombilic proportionnellement moins ouvert et l'ouverture moins ovale 
avec les bords plus rapprochés. La Hyal. icterica, au contraire, est ordi- 
nairement de taille moindre, la spire est plus déprimée, les stries plus 
sensibles et régulières; elle est teintée d'une belle coloration blonde, les 
tours sont plus plans avec le dernier un peu comprimé à la base, l'ombilic 
est tellement ouvert qu'il montre les tours de spire, et l'ouverture est plus 
ovale, avec les bords moins rapprochés. 

Enfin notre espèce se distingue de la Hyal. fuscôsa, Ziegl. = Hyal. 
Calcam, Arad. et Macg., parce que celle-ci est plus mince, de couleur 
brun-verdâtre et est plutôt rugueuse que striée, et qu'elle présente plus 
que toute autre un ombilic si petit, que la phrase e anguste umbilicata l » 
lui convient parfaitement. 

HELIX SETULOSA, Briganti senior. 

(PL I, fig. 2.) 

Cochlea umbilicata, orbiculato-subdepressa, opaca, tenuiuscula, pruinoso-rugosula, 
castaneo colore, interdum spadiceo, imbuta, in vitta flavida fascia obscuriore 

1 Dans le Bullettino Malacologico Italiano (loc. cit.), il est dit que la Hyal. fuscosa, 
Ziegl. est munie d'un large ombilic. Nous ne comprenons pas comment une semblable 
erreur ait pu se glisser, erreur que je ne puis certainement avoir faite, et qui n'a pu avoir 
eu lieu que par suite d'une négligence dans la correction de cette publication. 



MÉMOIRES 11 

notata, pilis nigricantibus setuliformibus per séries obliqms dispositis sursumque 
incurvis undique vestita ; spira brevissime elevata , apice fusco eleganter 
granuloso; anfractus 5 convexiusculi, sutura profunda divisi, ultimus teres, 
lente antice descendens, basi gibbosulus, strigisque 2-3 annotinis luteis distincta ; 
umbilicus mediocris, pervius, haud piligerus; apertura oblongo-lunaris, parum 
obliqua, intus fuscula, translucida, subfasciata ; peristoma rufo-labiatum, margi- 
nibus br éviter reflexis, distantibus, callo tenuissimo junctis, basali flexuoso, colu- 
mellari extrorsum dilatato umbilicum paululum operiente. — Diam. maj. 26, 
min. 22, ait. 13 mill. 

Animal chagriné, de couleur bleue obscure, un peu plus claire vers la 
base ; deux lignes très-fines, blanchâtres, au milieu du dos, visibles quand 
Fanimal est étendu, deux larges bandes cendrées le long de chacun de ses 
côtés ; les bords de la plante du pied d'une teinte cendrée plus claire. 
Tentacules supérieurs longs, épais et obscurs; les inférieurs très-courts. 
Le manteau blanchâtre, entièrement marqué de taches éparses obscures 
qui s'aperçoivent par transparence au travers de la coquille. 

1825. H. setulosa, Brig. sen. Descr. di due Elici. Atti délia R. Accad. délie scienze di 

Napoli. Vol. II, p. 165 et seq. Tab. I fig. 1-3 K 
1835. H. setipila, ZiegL? Rossm. Icon. II, p. 2. fig. 89 2 . 
1839. H. setosa (non Fér.), Costa sen. Fauna Gaster, pulm., p. 9. 
1842. H. setipila, ZiegL? L. Pfeiff. Mon. Helic. viv. I, p. 348 3 . 
4860. H. setipila, Ziegl.? Bourg. Amén. Malac, pi. 12, fig. 5-6. 
1861. H. setipila, Ziegl.? Alb.-Mart. Die Helic., p. 124. 

1 H. setulosa. Testa umbilicata, opaca, undique densis ac incurvis setulis persistantibus 
obtecta; anfractibus quinis; apertura lunata. Var. testa colore spadiceo. — Habitat in 
nostro Begno. (Brig. sen. loc. cit., p. 168.) 

Briganti dit ensuite, dans la description, que la coquille est tant soit peu convexe à la 
partie supérieure et un peu plane intérieurement, opaque, avec des stries fines et serrées 
et entièrement recouverte de soies denses et persistantes; que ces petites soies sont 
courtes, obscures, rameuses sous la loupe (comme le montre la figure grossie), courbées 
vers le centre de la spire et disposées en quinconce ; que les tours sont au nombre de cinq 
et arrondis, l'ouverture lunaire avec les bords légèrement renversés en dehors, la gorge 
lisse et blanche comme le labre, et avec un ombilic perforé jusqu'au sommet ; la teinte de 
la coquille est d'un brun obscur avec trois bandes d'un blanc jaunâtre sur le dernier tour 
(qu'il appelle le ventre), et deux effacées sur la spire : il ajoute que les exemplaires jeunes 
ont le labre mince et l'ombilic ample et libre, tandis que chez les adultes il est à moitié 
recouvert par la base du labre, et que la coquille varie parfois par sa couleur baie 
(spadiceo colore), mais que les soies sont toujours de couleur obscure et jamais caduques, 
puisqu'on les observe persistantes sur les coquilles mortes et enterrées. Briganti fut le 
premier qui rencontra cette hélice, dans un lieu un peu humide de la campagne de Salvi- 
telle, dans la Principauté citérieure. 

2 H. setipila, Z. Testa umbilicata, orbiculato-depressa, alutacea, opaca, nigro-setulosa, 
fusco-cornea, in albida vitta fusco-unifasciata, superius altéra fascia pallide fusca; aper- 
tura rotundato-lunata ; peristomate reflexo, albido-labiato ; marginibus remotis. Patria : 
Status Romanus (Rômisches Gebiet). (Rossm., loc. cit.) 

3 H. setipila. Z. T. umbilicata, orbiculato depressa, alutacea, opaca, nigro-setulosa, 
fusco-cornea ; in albida vitta fusco-unifasciata, superius altéra fascia pallide fusca; 
anfr. 4 1/2 planulati, ultimus vix descendens; apertura rotundato-lunaris ; peristoma 
reflexum, albido-labiatum, marginibus remotis. Diam. maj. 27, min. 22, ait. 12 mill. 
Habitat in Italia. (L. Pfeiff., loc. cit.) 



12 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Le lieu natal de cette Hélice dans le territoire Napolitain, connu avec 
certitude, est Salvitelle, dans la Principauté citérieure (Briganti senior) ; 
mais il est probable qu'elle vit encore dans d'autres localités de cette pro- 
vince. Nous possédons un spécimen qui, de l'avis du professeur Costa, 
appartient à la variété « colore spadiceo » de Briganti et qui porte pour 
patrie a Naples » . Toutefois nous croyons que cette indication est apo- 
cryphe et que l'exemplaire provient plutôt de la localité citée plus haut, 
car aux environs de Naples Ton ne rencontre que l'espèce dégarnie de 
poils cétacés. 

Il ne nous est parvenu que peu d'exemplaires de ÏH. setnlosa et 
l'on peut dire que cette espèce n'est pas commune dans les provinces 
napolitaines, d'autant plus que Scacchi et Philippi, anciens collecteurs de 
nos mollusques terrestres, n'en font aucune mention. Costa senior seul la 
mentionne dans la liste de sa Faune, mais sous un nom erroné {H. setosa, 
non Fér.), et avec la patrie en partie inexacte (en Sicile, où elle n'existe 
pas), et en partie vaguement déterminée (dans le royaume de Naples). 

Cette même espèce vit aussi dans la Marche d'Ancône, contiguë à notre 
Abruzze, où sa station précise est près d'une petite localité nommée 
Acquasanta, peu distante d'Ascoli : notre correspondant et ami M. Masca- 
rini nous en a adressé de beaux échantillons qu'il y avait recueillis lui- 
même. 

Il serait tout à fait injuste de s'obstiner à lui conserver le nom de 
H. setipila, Ziegl., quand ce nom, publié par Rossmàssler, est postérieur 
d'au moins dix années à celui de H. setulosa. Il faut rendre justice au 
travail publié bien antérieurement par Vincenzo Briganti dans les actes 
d'une académie connue de tout le monde scientifique, d'autant plus qu'il 
s'agit d'espèces napolitaines, décrites et figurées par un auteur napoli- 
tain. 

En dehors de chez nous, Rossmàssler est le seul qui ait à peu près bien 
indiqué la patrie de cette espèce, en disant les États romains (Rômisches 
Gebiet); mais il ignorait toutefois qu'elle se trouvait également dans les 
États napolitains et qu'elle y avait déjà reçu plusieurs noms. L'indication 
de L. Pfeiffer « en Italie » est trop peu précise, de même que celle de 
Martens et de Kobelt, « Apennins » , car l'espèce n'habite pas indistincte- 
ment l'Italie et moins encore tous nos monts Apennins; elle est au contraire 
limitée à des localités fort restreintes. Mais ces derniers auteurs, de même 
que le premier, ont ignoré le travail de Briganti. 

Iconographie. — L'auteur napolitain a été le premier non-seulement à 
décrire, mais encore à figurer cette espèce : il emploie une planche entière 
à en donner les figures, dont quatre se rapportent au type et aux variétés 
et les deux autres aux poils soyeux. La disposition des figures, bien que 



MÉMOIRES 13 

celles-ci soient bonnes, se ressent de l'époque de Gualtieri par l'irrégularité 
des positions. La seule omission que l'on remarque est celle de la figure 
d'une partie de la coquille agrandie pour montrer la disposition réci- 
proque des poils : il y a toutefois deux figures qui représentent chacune 
un poil isolé avec sa courbure naturelle et paraissant rameux sous un fort 
grossissement, circonstance qui n'a été mentionnée postérieurement par 
personne. Dans l'ensemble, la figure principale exprime bien la courbure 
des poils qui n'est pas rendue dans les figures des autres auteurs. 

Les figures 89 de Rossmàssler, représentant la coquille sous ses trois 
aspects réguliers, peuvent être regardées comme exactes, pour autant 
que peut le comporter l'impression lithographique : aucune pourtant ne 
représente ni la disposition, ni la courbure des poils. Il existe encore une 
figure de cette espèce dans les Aménités malacologiques de Bourguignat, 
reproduite à la seule fin de la comparer à son Hélix comephora de Crimée : 
Bourguignat montre une partie de la coquille agrandie pour rendre les poils 
plus visibles; mais, sans doute parce qu'il ne possédait pas d'échantillon 
parfait à sa disposition, ces poils ne se voient point courbés ni disposés en 
quinconces, comme ils le sont dans la nature. Et il est surprenant que cet 
auteur, qui connaissait le nom primitif donné par Briganti (Amén. I, 
p. 95), ne l'ait pas définitivement adopté. Nous pensons enfin qu'il existe 
une autre figure de l'espèce dans la nouvelle édition de Chemnitz, mais 
nous ne pouvons l'affirmer, ne l'ayant point vue. 



HELIX PUBESCENS, Tiberi. 

(PI. I, fig. 3.) 

Cochlea mediocriter umbilicata, planato-subdepressa , per longum striato-rugulosa, 
granulato-pruinosa, pilis brevibus sparsis plerumque décidais, prœsertim ad 
suturas, conspersa, colore dilute rufo imbuta, in vitta lutescenti fascia rufiore 
exomata; spira plus minusve explanata, apice lœvi, concolore, minime elevato; 
anfractus quinque convexiusculi, sutura parum impressa discreti, ultimus 
rotundatus, antice lente descendais, basi convexus ; umbilicus mediocris, pervius, 
profundus; apertura semilunaris, vix obliqua, interne fusco-subfasciata ; peris- 
toma rufulo-labiatum, marginibus distantibus, breviter reflexis, columellan dila- 
tato. — Diam. maj. 23 1/2, min. 18 1/2, ait. 12 mill. 

1829. H. planospira (nonLamk), Costa sen. Cat. Test, due Sic. p. 105, 109. 

1839. H. planospira (non Lamk), Costa sen. Fauna, Gast. pulm. p. 9. 

1844. H. Lefeburiana (non Fér.), Phil. (partim) Moll. utr. Sic. II, p. 111. 

1869. H. planospira (non Lamk), Tib. Nota addiz. Conch. Abr. in Bull. Mal. Ital. an. II, 
p. 14. 

1869. H. setipila (non Ziegl.), var. depilata, Orsini (in lilteris). 



14 SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

4870. H. hispana (non L.), Issel. Elenc. Conch. Umbr. in Bull. Mal. Ital. an III, p. 4. 
4873. H. setipila (non Ziegl.), Adami, Cat. Moll. prov. Catanz., AttiSoc. Ven. Trent. p. 9. 

\IH. pubescens a un habitat fort étendu dans le territoire napolitain, 
puisqu'elle commence à paraître à la colline S. Martino, près de Naples, 
de là se ramifie dans tous les alentours de Castellamare et de Sorrento et 
à l'île de Capri, province de Naples; elle habite également aux environs 
de Caserte, de Sora et de Posta, dans l'antique Campanie, aujourd'hui 
Terre de Labour; sur les montagnes près de Cava et dans toutes les 
ruines de Pœstum, Principauté citérieure; près de Gessopalena, Carama- 
nico, Fara, S. Martino et Montelapiano autour du Monte Maiella, 
dans l'Abruzze citérieure; tous les versants du Monte dei Fiori et du 
Monte Corno, dans la première Abruzze ultérieure; et jusque près du 
village Sorbo, dans la province de Catanzaro ou première Calabre ulté- 
rieure (Cap. Adami, sous le nom de H. setipila). Cette même espèce, 
parfaitement identique à celle de Naples, s'étend à la Marche dAncône 
(Mascarini), à l'Ombrie (Pantarelli), à la campagne de Rome (les frères 
Rigacci), ainsi qu'à toutes les provinces des États romains qu'elle ne 
dépasse pas. 

Possédant des échantillons de toutes ces localités, nous avons pu nous 
assurer de leur identité complète de caractères. 

L'espèce présente a été rapportée tantôt à YH. planospira (Costa senior, 
Tiberi, Issel), tantôt à YH. Lefeburiana (Philippi), tantôt enfin à 
Y H. setipila (Orsini, Adami). Cette incertitude même d'appréciation faisait 
déjà pressentir qu'elle n'appartenait à aucune de ces espèces. 

Elle se distingue de Y H. planospira, parce qu'elle atteint ordinairement 
des dimensions moindres, que sa spire est plus aplatie et sa texture plus 
solide ; parce qu'elle est de couleur fauve clair, avec une bande fauve de 
couleur plus intense, et qu'elle présente une superficie granulée et comme 
couverte de givre; parce qu'elle a l'ouverture lunaire un peu oblique 
avec le péristome rougeâtre; parce que l'ombilic est plus resserré, et enfiu 
parce qu'elle est partout recouverte de poils très-chétifs répandus en grand 
désordre et visibles seulement au moyen d'une loupe. Elle pourrait être 
regardée comme une modification de la H. planospira, si elle ne pré- 
sentait une somme aussi grande de caractères différentiels . 

UH. planospira, au contraire, commence à se montrer en Toscane, où 
elle est de modeste dimension; de là elle s'étend à l'Italie supérieure, 
principalement dans les montagnes de la Vénétie et du Tyrol, et s'élar- 
gissant en Istrie et en Dalmatie, en passant par la Carinthie, elle atteint 
jusqu'à la basse Styrie, où se trouve sa dernière station. 

Nous voyons en outre celle-ci atteindre des dimensions plus grandes 
queTjËT. pubescens (surtout dans le territoire de Trente); sa spire est plus 



MEMOIRES 15 

élevée et son test plus mince, au point de devenir parfois transparent, 
sa couleur est verdâtre et sa bande moins colorée ; elle est lisse et lui- 
sante; son ouverture est ovale très-oblique avec le péristome blanc et les 
bords plus largement renversés; l'ombilic est plus ouvert et elle est 
dépourvue de toute espèce de poils. De tout cela que peut-on conclure 
sinon qu'une H. planospira, identique à celle de l'Italie supérieure, 
n'existe ni dans les États romains et napolitains, ni en Sicile 1 . 

D'un autre côté, je ne pourrais indentifîer à YH. Lefeburiana, Fér. ni la 
forme présente napolitaine, ni une autre forme de Sicile, comme l'a fait 
Philippi. h'H. Lefeburiana est une espèce qui habite des climats plus 
septentrionaux, comme ceux de la Dalmatie supérieure, de la Carintbie et 
de la Carniole, et elle ne pourrait s'étendre jusqu'à l'Italie méridionale 
sans avoir d'abord des stations dans l'Italie septentrionale. Nous ne parle- 
rons pas de l'espèce silicienne nommée dans ces dernières années If. JBene- 
dicta, par Kobelt. (Malàk. Blâtt. vol. XIX, 1872.) 

Par rapport à l'espèce napolitaine, nous ferons seulement remarquer 
que YH. Lefeburiana diffère de YH. pubescens, parce qu'elle est plus 
mince, plus décolorée et toute couverte de poils courts et très-serrés, dis- 
posés obliquement, ce qui ne s'observe jamais dans notre espèce. 

La forme de la Calabre, que notre ami le capitaine Adami a prise pour 
Y H. setipila, Zgl. (mieux H. setulosa, Brig.), est en tout point sem- 
blable à celle de Naples et n'est autre que YH. pubescetis. L'H. setipila, 
en effet, comme le remarque très-bien Briganti, soit à l'état vivant, soit 
morte et enfouie dans le sol, conserve constamment ses poils qui sont 
forts, comme des soies, élevés, recourbés, disposés en séries obliques et sans 
aucune lacune : de plus, elle a le test plus mince et la spire plus élevée. 

L'H. pubescens, au contraire, n'a que peu de villosité ; ses poils sont 
fins, visibles seulement à la loupe, répandus irrégulièrement et toujours 
caducs; la coquille est aussi plus solide et sa spire plus déprimée. Enfin, 
les deux espèces sont positivement bien distinctes et ne peuvent être consi- 
dérées comme variétés l'une de l'autre, comme l'a prétendu un jour Orsini. 



1 II est connu que Y H. planospira, de Sicile, publiée par Philippi dans le tome I er de 
son ouvrage [Moll. Sic. I, p. 130) est YH. macrostoma, Mùhlf., comme il l'a reconnu dans 
le tome II (loc. cit.), et dont YH. cryptozona, Ziegl. est une variété. Voilà pourquoi nous 
n'avons pas cru devoir nous occuper ici de cette forme exclusivement sicilienne, pas plus 
que d'une autre, également de Sicile et voisine de YH. pubescens, YH. confusa, de Benoit, 
qui en diffère seulement par sa taille plus grande, son test plus solide et entièrement 
privé de poils. Nous ne comprenons pas comment Kobelt, le continuateur de Rossmâssler, 
ait pu identifier YH. confusa, Ben. à YH. cryptozona, Zgl., malgré leurs différences si 
grandes : cela ne peut s'expliquer que parce qu'il n'a jamais vu l'espèce de Benoit. 
(Voyez. Catal. Europ. Binnenconchyl, p. 105, in indice.) 



16 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

HELIX FRIGIDA, Jan, Var. NICATIS, Costa senior. 

(PL II, % 1.) 

Cochlea minor, haud solida, nitidior, minus striata, ultimo anfractu antice magis 
inflexo, apertura magis rotundata, marginibus approximatis non distantibus. — 
Diam. maj. 21, min. 18, ait. 10 mill. 
Habitat in monte Maiella olim Nicate nuncupata in Aprutio Citeriori. 
1839. H. Nicatis, Costa sen. Fauna, Hélix Gaster. pulm. p. 9 et 16 1 . 
1869. H. frigida, Jan. Tib. Bull. Malac. Ital. p. 13. 

La patrie unique de cette espèce est la vallée du fleuve Orfenta, située 
sur le versant méridional du Monte Maiella, près de Caramanico, dans 
l'Abruzze citérieure, comme l'a très-bien indiqué feu le professeur 
0. Costa. 

Il y a quelques années, nous avions cru pouvoir réunir XH. Nicatis 
(Bull, cit.) à XH. frigida, Jan, de la Lombardie, et non sans raison, 
puisque les deux formes se ressemblent parfaitement dans leurs principaux 
caractères. Mais cependant un examen plus attentif nous a fait ensuîte 
voir que la forme du Monte Maiella n'était pas tout à fait semblable à 
celle des monts Lombards et devait être considérée comme en étant une 
variété. \1H. Nicatis est un peu plus petite que l'autre (les dimensions de 
XH. frigida données par L. Pfeiffer sont prises sur des individus non 
adultes), elle est moins solide, plus luisante, non rugueuse; en outre, son 
dernier tour est beaucoup plus infléchi en avant, son ouverture est plus 
arrondie et ses bords, au lieu d'être distants, sont rapprochés l'un de 
l'autre. 

Cette variété, de même que le type, présente tantôt une bande circu- 
laire rougeâtre et tantôt en est entièrement dépourvue. Cette forme est ici 
figurée pour la première fois. 

HELIX DISCREPANS, Tiberi. 
(PI. II, fig. 2.) 

Cochlea aperle umbilicala, orbiculato-depressa, glabra, nitida, vix striolala, 
concolor albida; spira parum elevata, apice perlœvi, rufulo; anfractus 6 con- 
vexiusculi, lente accrescentes, ultimus teres, antice sensim descendais ; umbilicus 

1 H. Nicatis. Testa subrotunda, spira depressa, late umbilicata, umbilico patulo, 
anfractu ultimo ad terminent depresso, labro acuto reflexo ; grisea fusco maculata ac 
striata, fascia média fulva albedine cincta, peristomate albido; anfractis omnibus parum 
traverse rugosis. Habitat in rupibus montis Nicatis (Maiella), unde nomen, et prœcipue 
loco dicto Yalle di Orfenta. Diam. maj. lin. 11, ait. lin. 4. (Fauna loc. cit., p. 16). 
Ce sont de malheureuses et inacceptables considérations que celles qui suivent cette 
diagnose et par lesquelles il compare son H. Nicatis aux H. planospira, Schmidti et 
phalerata, et surtout à YH. olivetorum (qu'il ne connaissait pas) et à YH. setulosa (qu'il 
nomme setosa). 



MEMOIRES 17 

patens, perspective conspicuus ; apertura truncato-ovalis , paululum obliqua, 
interne rufescens ; péris toma simplex, acutum, vemote et valide bilabiatum, 
marginïbus approximatis, columellari repando. — Diam. maj. 24, min. 19, ait. 
11 mill. 
1869. H. bathyomphala, Tib. non Charp. Bull. Mal. Ital. an. II, p. 10, 11. Tav. III, fig. 6-8. 

LW. bathyomphala étant une espèce connue simplement de nom, sans 
être ni décrite, ni figurée, et inscrite seulement sur les étiquettes de 
quelques collections, il est facile de se tromper sur sa valeur scientifique. 
C'est ce qui nous est arrivé en 1869, lorsque nous avons publié sous ce 
nom la forme des Abruzzes, dont nous parlons aujourd'hui, et à laquelle 
nous rendons maintenant sa dénomination primitive de H. discrepans. 
Nous fûmes alors trompé par une pure analogie de nom, à cause de la 
qualification de bathyomphala qui signifie ombilic profond, caractère qui 
existe en effet chez les deux espèces. Nous reconnaissons sincèrement 
notre erreur. 

Il est donc entendu que la patrie que nous avions attribuée à YH. bathy- 
omphala devra à présent être reportée à l'espèce qui nous occupe, c'est-à- 
dire les environs de Gessopalena, de Civitaquana et de Barisciano, loca- 
lités situées chacune dans l'une des trois Abruzzes, et il est à supposer que 
l'espèce se trouve encore dans d'autres localités de ces contrées. 

Il faut aussi ajouter le voisinage de Acquasanta (A. Mascarini), situé 
toutefois dans la Marche d'Ancône, en dehors du territoire Napolitain. 

Nous ne conservons maintenant pour Y H. discrepans que la forme 
uniformément blanchâtre; tandis que nous considérons les autres, fasciées 
ou l jlorées, que nous avions prises pour des variétés de la bathyomphala, 
comme n'appartenant ni à celle-ci, ni à la discrepans, mais comme consti- 
tuant une espèce distincte. C'est pour ce motif que nous n'avons pu appli- 
quer à notre espèce la diagnose donnée précédemment ; nous avons donc 
dû la modifier comme elle est donnée ci-dessus. 

L'on pourrait peut-être vouloir rapporter notre espèce à YH. candicans, 
Zgl. = H. obvia, Hartm., qui habite l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, 
la Eussie méridionale et l'Italie supérieure. Mais notre espèce, outre que 
la candicans ne s'avance pas jusqu'à l'Italie méridionale, présente une 
taille presque double, est plus luisante et plus lisse, et a un ombilic plus 
ouvert, laissant clairement apercevoir l'intérieur de la spire. Nous pen- 
sons donc qu'elle doit être maintenue comme espèce distincte. 

HELIX BATHYOMPHALA, Charpentier. 
(PL II, fig. 3.) 

Cochlea late et profunde umbilicata, subconoideo-turbinata, solida, cretacea, vix 
oblique striatula, unicolor albida, sœpe pluries fusco-fasciala ; spira subglobosa, 

2 



18 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

i' apice rufescenti-lasviusculo, vertice subtili ; anfractus 5 1/2 - 6 convexiusculi, 
lente accrescentes, sutura impressa sejwicti, ultimus subcompressus, antice parum 
descendons, basi rotundatus; umbilicus latiusculus, profundus, conicus, non 
perspectivus ; apertura subovata, aliquantulum obliqua; peristoma rectum, 
acutum, remote sublabiatum, marginibus conniventibus, callo tenui junctis, colu- 
mellariexpanso. — Diam. maj. 12 1/2, min. 10, ait. 7 mill. 

H. candida, Costa sen. F aima, Gaster. pulm. p. 10. 

Habitat Monte de' Fiori et Monte Corno in Aprutio Ultra primo, itidemque Monte 
Corona in Picœno. 

Nous réclamons la découverte de la véritable H. latJiyomphala de 
Charpentier, dans la Marche d'Ancône, pour M. A. Mascarini, d'Ascoli, 
lequel, depuis qu'il l'a récoltée sur le Monte dei Fiori, limitrophe de 
l'Abruzze, s'est trouvé dans l'heureuse situation de pouvoir la comparer 
à des exemplaires identiques conservés dans la collection de feu Orsini, 
restée dans le pays, et est précisément l'espèce qu'il nous a gentiment 
envoyée. 

Nous possédons en outre quelques exemplaires provenant du Monte 
Corno, dans la même Abruzze, et un autre encore reçu de feu 0. Costa, 
sous le nom de H. candida et comme habitant les provinces napolitaines, 
mais sans localité précise indiquée. Tous ces exemplaires sont identiques 
à ceux du Monte dei Fiori. 

Ces spécimens furent d'abord déterminés par nous d'une façon erronée et 
pour cela associés aux synonymies de Y H. Spadœ (Bull. Malac. ItaL, 
1869, pages 11 et 12) ; mais ensuite, après mûr examen, noua avons pu 
reconnaître qu'ils appartenaient sans aucun doute à Y H, lathyompJtala . 
Il est probable que Y H. candida de Costa provient du Monte Corno, d'où 
nous avons reçu des exemplaires semblables de notre ami M. Hyp. Blanc, 
qui les avait recueillis dans un voyage fait en Abruzze, aux environs de 
Fano, petite localité située sur le versant dudit Monte Corno. 

Une autre station de cette espèce est le Monte Corona, dans la Marche 
d'Ancône, où elle vient d'être recueillie par l'ingénieur Valentini. ïl s'en- 
suit que l'on peut indiquer l'Italie centrale pour patrie connue jusqu'au- 
jourd'hui de Y H. bathyomphala, Charp. Elle n'a en effet été trouvée que 
du Monte dei Fiori au Monte Corno, dans la première Abruzze ultérieure, 
et au Monte Corona, dans la Marche d'Ancône, limitrophe mais hors de 
l'Abruzze. 

Nous avons déjà relevé {Bull, cit., 1869, pages 10 et 11) que L. Pfeiffer 
s'était plu à dire que YH. latliyompliala représente, plutôt qu'une espèce 
distincte, une variété de Y H. instabilis, Ziegl., originaire de la Transyl- 
vanie et de la Gallicie. Comme nous l'avons déjà fait remarquer au sujet 
de Y H. discrepans, maintenant que nous connaissons la vraie batliyom- 
phala, nous ne pouvons pas plus ici nous associer à une telle opinion, car 



MÉMOIRES 19 

ses caractères sont trop essentiels pour qu'on puisse la regarder comme 
une simple variété de l'autre. En effet, le caractère assigné par Pfeiffer 
à YH. instabilis « striato-rugosa » ne peut lui convenir, puisque sa sur- 
face est lisse ou légèrement striée, sa spire plus élevée et presque conoï- 
dale globuleuse, son ombilic plus ouvert, profond et de forme conique, 
caractères qui manquent à l'espèce de Ziegler. Ces différences étant éta- 
blies, nous avons cru utile de donner ici pour la première fois la diagnose 
de YH. hathyompliala, en l'accompagnant de figures. 

HELIX PICiENA, Tiberi. 
(PL II, ûg. 4.) 

Cochlea umbilicata, orbiculato-depressissima, oblique striata, nitidiuscula, corneo- 
aïbescens, fasciis quatuor subcontinuis, dilute rufis, aliquando ezonata, notata; 
spiraprorsus explanata, apice rufulo, glaberrimo, minime prominenti; anfractus 
5 convexiusculi, sutura profunda divisi, ultimus valde compressus, ad periferiam 
subangulatus, antice deflexus, basi subplanulatus ; umbilicus mediocris , pervius, 
perspective spiratus; apertura subovata, perobliqua; peristoma subrufo-labiatum, 
marginibus nimis approximatis , callo tenui junctis, dextro expanso, basali breviter 
reflexo, columellari dilatato maculaque rufa distinclo. — Diam. maj. 20, mm. 16, 
ait. 7 1,2 mill. 

Habitat montem Pizzo di Sivo in Aprutio Ulteriori 1° nec non vicinia Ascoli in 
Picœno. 

Animal chagriné, de teinte cendrée, ayant deux bandes obscures qui 
commencent à la partie postérieure des tentacules supérieurs et s'étendent 
latéralement sur les deux côtés ; avec une strie brunâtre longitudinale à 
la partie antérieure du mufle qui, passant entre lesdits tentacules, s'étend 
sur le commencement et la continuation du dos, Rallongeant entre les 
deux fascies latérales. Tentacules supérieurs très-longs et minces, obscurs 
à la partie supérieure et cendrés à^ l'inférieure. Tentacules inférieurs 
très-courts. Plante du pied de couleur cendrée plus claire que le corps. 

1869. H. Carsoliana, Tib. non Fér. Bull. Malac. Ital. p. 13. 
1869. H. tetrazona, Jan, Orsini? (in litteris). 

La patrie de cette espèce est le Monte Pizzo di Sivo, dans la première 
Abruzze ultérieure, où elle fut trouvée pour la première fois par Orsini 
qui, trompé parla ressemblance de ses quatre bandes, la nomma dans sa 
correspondance i7. tetrazona Jan, espèce originaire de la Lombardie. Elle 
se trouve également, et plus abondamment, au Ponte di Arli, près d' Ascoli 
(Marche d'Ancône ou Piceno), raison pour laquelle nous l'avons nommée 
H. Picœna. Nous avons reçu de M. A. Mascarini, d' Ascoli, un bon nombre 
d'exemplaires vivants provenant de ces deux localités. Nous ne possé- 



20 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

dions auparavant que quelques exemplaires reçus de feu 0. Costa, comme 
provenant de la province de Naples, mais sans nom spécifique et sans 
indication plus précise de localité : nous soupçonnons qu'ils ne pouvaient 
provenir que du Pizzo di Sivo, voisin de la Marche d'Ancône. Reconnais- 
sant la nouveauté de cette forme, nous la désignâmes dans nos publica- 
tions par un nom spécial. 

Il serait impossible de réunir notre espèce à la Carsoliana de Férussac, 
celle-ci ayant la spire beaucoup plus déprimée, les bandes subcontinues 
et non interrompues, le dernier tour subanguleux, et ayant un véritable 
ombilic qui empêche que le caractère de obtecte perforata, qui convient à 
l'autre, puisse lui être appliqué. 

Notre espèce ne pourrait pas davantage être identifiée avec YH. inter- 
media, Fér. var. tetrazona, Jan, avec laquelle l'a probablement confondue 
Orsini, parce que cette dernière est une véritable Campylaa^ tandis que 
Y H. Picœna, bien qu'ayant un ombilic, a l'aspect et la forme d'un Iberus. 
Cette espèce fait le passage de ce sous-genre au sous-genre Gatripyld^a, 
comme l'a très-bien dit Ed. V. Martens (Malak. Blâtt. 1858). 



HELIX MARRUCCINA, Tiberi. 
(PL II, fig. 5.) 

Cochlea subobtecte perforata, turbinato-subglobosa, oblique substriata, solida, albida, 
vel subcontinue rufo-quadrifasciata vel fasciis decoloratis evanidisque distincta; 
spira conoidea, apice rufulo obtuso; anfractus 4 4/2 convexi, sutura impressa 
sejuncti, ultimus rotundatus, antice deflexus, basi subplanatus; perforatio minima, 
parte majori obtecta ; apertura oblongo-lunaris, obliqua, interne pallide rufescens; 
peristoma albo-labiatum, marginibus conniventibus, dextro subexpanso t basali 
reflexo appresso, columellari dilatato perforationem partim occultante. — Diam. 
maj. 22, min. 18, ait. 13 mïll. 

Habitat prope montem Maiella in Aprutio Citeriori, œque ac monlem MATESE in 
Samnio. 

La patrie actuellement connue de cette espèce est les environs de 
Fara S. Martino et de Caramanico près du Monte Maiella, dans l'Abruzze 
citérieure. Avant de la recevoir de ces localités, nous ne possédions que 
quelques exemplaires provenant de feu le professeur 0. Costa, et comme 
de coutume sans nom, récoltés au Monte Matese dans le Samnio. 

Cette espèce appartient au groupe de Y H. verwiiculata, Mûll, ou au 
sous-genre Macularia Albers, et est voisine, quoique distincte, de 
I B '. globularis , ZiegL, et del\£r. Linusœ, Cale, de Sicile. 



MÉMOIRES 21 

HELIX CARSOLIANA, Férussac, Var. PERSIANH, Tiberi. 
(PL II, fig. 6.) 

ifoto Carsoliana, Fér. Var. Major, umbilicata, spira planiore, margine columellari 
rufo-maculato. 
H. Persianii, Tib. (Olim in schedis.) 

Diam. maj. 25; min. 22; ^. 12 mill. 

Nous avons rencontré cette variété intéressante dans les environs de la 
localité de Fara S. Martino, ainsi que près d'une bourgade montueuse, 
nommée Borello, située dans la vallée de la rivière Sangro ; ces deux sta- 
tions dans l'Abruzze extérieure. 

Lors même que Ton ne considère pas cette forme comme nouvelle, l'on 
doit cependant avouer qu'elle représente une variété remarquable de 
Y H. Carsoliana, Fér., et qui mérite d'être connue et figurée; elle a la 
taille d'un tiers plus grande que le type, possède un ombilic qui manque 
toujours chez celui-ci, a la spire plus déprimée et porte une tache rou- 
geâtre au bord columellaire. 

Nous nous proposons de faire connaître encore prochainement quelques 
autres espèces nouvelles ou peu connues du territoire Napolitain. Nous 
pouvons dès aujourd'hui mentionner les suivantes : 

Gionella Persianti, n. sp. — Nous avons déjà annoncé cette espèce, mais 
sous le nom de C. Hofaenwarti, Rossm. Depuis, nous avons pu nous 
convaincre qu'elle en était distincte et nouvelle. 

Clausilia Vestina, n. sp. — Epèce qui fut seulement mentionnée par nou3, 
mais non décrite. 

Clausilia Marsicana, n. sp. — Cette Clausilia est réellement distincte de 
la 0, piceata, Ziegl. avec laquelle nous l'avions d'abord confondue; 
mais ensuite nous l'avons nommée C. Mardcana et envoyée sous ce 
nom à plusieurs de nos correspondants. 

Clausilia Honii, n. sp. — Sous ce nom, donné en souvenir de notre 
savant ami défunt, M. le major Le Hon, de Bruxelles, nous avons 
depuis quelque temps désigné une petite Clausilie vivant sur les flancs 
du Vésuve et voisine, mais distincte, de la C. Pastana, Phil. 



RECHERCHES PALÉONTOLOGIQUES 



LES GRANDES ESPÈCES D'OVULES DES TERRAINS ÉOCÈNES 



DESCRIPTION 



DE 



L'OVULE DES ENVIRONS DE BRUXELLES 



OVVLA {STROMBUS) GIGANTEA, Mûnst. sp. 



PAR 



TH. LEFÈVRE 



(PLANCHES III à VIII) 



SÉANCE DU 2 JUIN 1878 — 



INTRODUCTION 

Nous avons annoncé, à Tune de nos dernières séances, notre intention de 
soumettre à la Société quelques observations critiques au sujet d'une 
coquille fossile des environs de Bruxelles, bien connue quoique assez 
rare, appartenant au genre Ovula, et provenant des sables calcarifères du 
système bruxelHen de Du mont. - 

Cette coquille, de la famille des Enroulés de Lamarck ou des Cyprasadse 
de Woodward et de Deshayes, a été rapportée, dans le principe, aux 
genres Conus et Strombus de Linné et classée ensuite parmi les Ovula, 
sous différents noms spécifiques. 

En Belgique comme en France, on a généralement adopté, dans ces 
dernières années, le nom de 0. Gisortiana, identifiant par ce fait notre 



MÉMOIRES - 23 

espèce à celle qui a été décrite par Valenciennes, du calcaire grossier infé- 
rieur de Chaumont et de Gisors, dans le bassin de Paris. 

En comparant les exemplaires de notre collection avec les dessins et la 
description de Deshayes, nous avons acquis la certitude que cette iden- 
tification ne peut subsister, comme nous le démontrerons, du reste, plus 
loin. 

Tel était, dans le principe, le but de la communication que nous avions 
l'intention de publier dans nos Bulletins, quand, à notre grande surprise, 
nous nous sommes aperçu que non-seulement l'espèce de Bruxelles 
n'était pas celle du bassin parisien, mais qu'elle n'avait jamais été décrite 
d'une façon complète. 

Ajoutons encore que les dessins qui en ont été donnés dès 1841, sont 
inexacts et très-insuffisants pour l'étude des différents caractères de la 
coquille. 

C'est au mauvais état de conservation des exemplaires connus avant 
notre découverte, que l'on doit attribuer l'existence de la lacune que 
nous venons de signaler ; car des auteurs tels que MM. Goldfuss, 
Th. Fuchs, Schafhautl et d'autres encore, auraient pu, mieux que nous 
le ferons ici , donner, dans leurs savantes publications, une bonne 
description de ce gastéropode. Il se trouve en Belgique, comme dans le 
sud de la Russie, associé à la Rostellaria, ampla et aussi à un grand cépha- 
lopode du genre Nautile, qui, dans cette dernière région, porte le nom de 
Nautilus parattelus et rappelle beaucoup notre N. LamarcM, plus connu 
sous le nom de N. Burtini, de Galeotti. 

Après avoir constaté l'absence de toute description sérieuse de l'Ovule 
de Bruxelles, nous avons abandonné notre premier travail et nous nous 
sommes attaché à grouper tous les matériaux que nous avons pu réunir, 
afin d'être à même de donner une étude de cette coquille, qui avait été sim- 
plement désignée sous un nom de collection par le comte Georges de 
Munster, qui, à notre connaissance, n'en a jamais publié, ni une figure, 
ni aucun des caractères principaux, dans ses nombreux travaux paléonto- 
logiques que nous avons consultés. 

C'est le résultat de ces recherches que nous avons l'honneur de sou- 
mettre aujourd'hui à l'appréciation de nos collègues. Ce travail est 
accompagné de six planches, qui reproduisent deux de nos plus beaux 
exemplaires ainsi que les spécimens de YOmla gigantea, figurés précé- 
demment. 

Afin d'obtenir des croquis d'une exactitude parfaite, nous avons eu 
recours à l'Institut cartographique militaire pour nous procurer des 
épreuves photographiques, voulant faire essayer une mise sur pierre des 
clichés obtenus. 



24 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Nous nous empressons de remercier ici M. le lieutenant-colonel Adan, 
directeur de cet établissement, ainsi que notre ami M. le capitaine 
E. Hennequin, attaché au même service, qui tous deux se sont empressés 
de répondre au désir que nous avions exprimé. 

Malheureusement, ces clichés, qui ont été exécutés par les bons soins 
de M. le capitaine Hannot, n'ont pas donné sur pierre les résultats aux- 
quels nous nous attendions et nous avons été forcé, bien à regret, de 
recourir au crayon, car nous eussions été heureux de pouvoir introduire, 
dans nos Annales, cette application récente de la photographie qui, dans 
certains cas, a donné des reproductions aussi brillantes qu'inespérées. 

Néanmoins, ces épreuves ont été d'un grand secours pour notre dessi- 
nateur et Font guidé dans l'exécution définitive des figures qui représen- 
tent nos échantillons de Belgique. 

Nous avons joint également des dessins réduits, ainsi que de courtes 
descriptions, des autres grandes espèces d'ovules connues, afin de donner 
ainsi une petite monographie de ce genre, qui compte déjà plusieurs 
formes si remarquables. Nous avons figuré aussi une espèce nouvelle, 
dont la découverte est due aux recherches récentes de M. Munier Chal- 
mas, qui a réuni l'année dernière, dans le Vicentin, une collection presque 
unique des fossiles de cette région, et qui a publié, en collaboration avec 
M. le professeur Hébert, une série de notes relatives au classement des 
différentes couches qui affleurent dans ces belles vallées. 

Les individus décrits jusqu'à présent sont peu nombreux et ont été 
rapportés aux espèces suivantes : 

Ovula Gisortiana, Valenc, du calcaire grossier de Paris. 

Ovula tuherculosa, publiée et figurée en 1825 par Ducios et trouvée 
dans les sables inférieurs du Soissonnais, qui appartiennent au même 
bassin que la précédente. 

Nous avons ensuite Y Ovula Combii, de Sowerby, donnée comme espèce 
nouvelle dans Dixons Geology of Sussex, où elle est classée dans le 
genre Cyprsea et que F. Edwards rapporte à une variété de Y Ovula tuler- 

cul osa. 

Enfin Y Ovula Bellardii, décrite par Deshayes et provenant des couches 
nummulitiques du comté de Nice. 

Il ne peut y avoir de doute sur le genre auquel appartient notre 
coquille; elle offre bien le faciès des Ovules, quoique dans le prin- 
cipe, elle ait été généralement retenue parmi le genre Strombus, qui est 
bien différent et possède des caractères nombreux nettement définis, qui 
s'opposent à cette détermination. C'est pourquoi nous ne nous occuperons 
pas de ce point, qui n est plus contesté aujourd'hui. 

Nous devons mentionner cependant que les auteurs anglais, tels que 



MEMOIRES 25 

Sowerby, Gray et aussi F. Edwards, rangent cette coquille dans le genre 
Cyprsea, se basant sur quelques caractères qui ne nous paraissent pas 
assez concluants pour nous faire partager leur opinion. 

Comme l'a renseigné Deshayes, dans son grand et bel ouvrage sur 
les animaux sans vertèbres du bassin de Paris, le genre Ovula, créé 
en 1789 par Bruguière, avait déjà été décrit en 1781 par Gronovius, 
sous le nom d'Amphiperas. 

Lister contribua également à la création du genre en groupant, l'un 
des premiers, les six espèces qui lui étaient connues, à la suite des Porce- 
aines et en les faisant suivre des Bulles. 

Dans son deuxième grand ouvrage que nous venons de citer, Desbayes 
place le genre Ovula à la suite des Cyprsea qui, avec le genre précédent, 
terminent la famille des Cyprseadae et avant le genre Mitra, qui commence 
la famille des Volutidae. 

Le nom d'Ovula ayant toujours été employé depuis 1789, Desbayes 
se demanda s'il fallait le maintenir ou bien admettre la détermination plus 
ancienne. Il crut préférable de ne pas aller au delà des travaux de Bru- 
guière et de Linné, et quoique cette opinion ne soit pas à l'abri de toute 
critique, nous admettons volontiers cette mesure, car la nomenclature 
zoologique étant déjà si nombreuse et si difficile, ce serait la compliquer 
encore davantage et sans qu'il en résultât aucun profit réel pour la 
science. 

Nous devons reconnaître cependant que des concbyliologues éminents, 
tels que MM. Adams et Bellardi, guidés par un esprit de justice, ont 
préféré tenir compte des travaux antérieurs à ceux des savants auteurs 
de Y Encyclopédie méthodique et du Systema naturœ. 

Ajoutons encore que, dans une visite récente faite dans les belles collec- 
tions de l'École des Mines de Paris, nous avons remarqué que M. le pro- 
fesseur Bayle réunit dans un genre unique et sous le nom de Gyprœa, les 
véritables porcelaines, telles que : la G. média, la G. obesa, la G. angys- 
tùma, etc., et les grandes ovules que nous traitons en ce moment. Parmi 
ces dernières se trouvent les types de Y Ovula Grisortiana, une ovule de 
Crimée et une autre du Kressenberg, qui, toutes deux, se rapportent 
parfaitement à nos échantillons, ainsi que plusieurs exemplaires de YOvula 
tulerculosa, qui sont aussi très-beaux et très-complets. 

D'après ce qui nous a été dit par différentes personnes , en l'absence de 
M. Bayle, que nous n'avons pas eu le plaisir de rencontrer, c'est qu'il se 
basait sur le fait que le nom admis maintenant par lui avait été imposé, 
dans le principe, à une coquille du type ovule et non à une Gyprcea, comme 
le renseignent les auteurs généralement consultés pour des recherches 
analogues. 



26 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Dans ce cas, il nous semble qu'il faudrait alors changer le nom géné- 
rique des véritables porcelaines qui ne peuvent, selon nous, être réunies 
aux espèces d'ovules citées plus haut ; car il est évident que l'on ne peut 
grouper dans un même genre des formes aussi distinctes. 

Aussi, nous n'adopterons pas, pour le moment, la classification suivie 
à l'École des Mines, pour ces coquilles, d'autant plus que nous ne croyons 
pas qu'il soit dans bien des cas utile, comme nous l'avons du reste exposé, 
de modifier entièrement des classifications admises partout et qu'il soit 
nécessaire de remonter au delà des travaux de Linné. 

Les Ovules sont des coquilles marines, dont plusieurs espèces attei- 
gnent, comme la nôtre, de grandes dimensions, quoiqu'elles soient en 
général de taille médiocre et même petite. 

Comme on le sait, elles sont enroulées sur l'axe de la columelle et par 
cette disposition la spire disparaît complètement. Le bord droit s'infléchit 
en dedans et laisse une ouverture étroite qui offre aux deux extrémités de 
la coquille une échancrure peu profonde et de forme variable suivant les 
espèces. 

Les proportions de ces coquilles sont très-différentes dans leur ensemble : 
certaines espèces sont oviformes, d'autres allongées ou bien encore en 
forme de navette. 

Il faut noter, parmi les caractères importants du genre, l'absence de 
plis sur la columelle et la présence de dents ou de plis sur le bord droit, 
dans le plus grand nombre des espèces. 

La surface extérieure est généralement lisse et polie, quelquefois 
carénée et souvent garnie de callosités ou de tubercules. 

Ce genre habite les mers chaudes, où il est représenté par une soixan- 
taine d'espèces, quoique l'on en connaisse quelques-unes dans les régions 
tempérées. 

A l'état fossile, les Ovules sont beaucoup moins nombreuses ; elles 
semblent avoir existé à la fin de l'époque secondaire, quoique plusieurs 
des espèces décrites des terrains crétacés soient douteuses ; mais il n'en est 
pas de même pour l'époque suivante, c'est-à-dire pour les terrains ter- 
tiaires, où les espèces n'étant plus aussi rares que dans les couches précé- 
dentes, ont été plus étudiées et sont beaucoup mieux connues. 



OVULA (STROMBUS) GIQA1STEA, Mùnst. sp 



«^ 



SYNONYMIES. 

1828. Conus giganteus. Ch. Keferstein. Deutschland geognostisch-geologisch dargestellt. 
1836. — — Quenstedt in A. Wiegmann's Archiv. fur Naturgeschichte, t. I, 

p. 249. 

1840. Ovula tuberculosa. D'Archiac. Desc. géol. du département de l'Aisne, p . 434. 

1841. Strombus giganteus. Goldfuss. Petrefaeta Germaniae, 3 e part., p. 14, pi. clxix, fig. 3. 
1848. — — Bronn. Index paleontologicus, t. I, p. 1205. 

1850. Ovula gigantea. D'Orbigny. Prodrome de Géologie, t. II, p. 303. 

1855. Strombus gigantea. Pictet. Traité de Paléontologie, t. III, p. 187. 

1863. -— — Schafhautl. Lethaea geog. der Kressenberg, p. 312, pi. 48, 

fig. 2. 
1865. — — Seghers. Bulletin Soc. Malacologique, t. I, p. xci. 

1868. Ovula Gisortianal Nyst in d'Omalius. Précis élémentaire de Géologie, p. 604. 

1868. — — Nyst in Dewalque. Prodrome d'une Desc. géol. de la Belgique, 

p. 402. 

1869. — gigantea. Th. Fuchs. Die Conchylienfauna der Eocaenbildungen von Kali- 

nowka, p. 6, pi. III, fig. 2-3. 

1870. — Gisortiana. Ortlieb et Chellonneix. Description des collines tertiaires, p. 111. 

1875. — — Vincent. Note sur la faune Bruxellienne. Ann. Soc. Mal., t. X, 

p. 29. 

1876. — — ? Lefèvre. Rapp. sur la desc. de la Rosteilaria robusta. Bull. Soc. 

Mal., t. XI, p. lxxix. 
1878. — — ? Lefèvre. Bull. Soc. Mal., Séance du 3 mars. 

RECHERCHES BIBLIOGRAPHIQUES. 

C'est en vain que nous avons cherché notre Ovule dans les travaux 
bien connus de Burtin, qui publia, en 1784, son livre intitulé : Orycto- 
grapMe des environs de Bruxelles, et dans le mémoire de Galeotti sur la 
constitution géognostique de la province de Brabant, mémoire couronné 
par l'Académie des Sciences et qui fut imprimé en 1837. 

Il nous a été facile de nous rendre compte de ce fait, qui semble au 
premier moment étrange, quand il s'agit d'un fossile dont les dimensions 



28 SOCIÉTÉ MALACOLOGÏQUE DE BELGIQUE 

auraient dû frapper l'attention de ces géologues, mais qui s'explique aisé- 
ment en admettant que les Ovules sont des Gastéropodes qui vivent 
groupés sur des points ordinairement très-localisés. 

C'est ce qui expliquerait qu'à l'état fossile, ces coquilles ne se retrouvent 
pas disséminées dans tous les gisements d'une même époque, et que quel- 
quefois à des distances très-voisines d'un gîte où elles sont en grand 
nombre, elles font complètement défaut. On doit aussi tenir compte des 
conditions d'existence, telles que la profondeur, la nature du fond, etc. 

Pour les environs de Bruxelles, le seul point connu jusqu'à présent est 
celui de Forest où, il y a une quinzaine d'années, l'on avait ouvert une grande 
exploitation pour l'extraction des moellons nécessaires à la construction 
des fondations de la station du chemin de fer de la gare du Midi. Depuis 
l'époque où ces travaux ont été terminés, il nous a été impossible de 
découvrir de nouveaux exemplaires de cette belle et grande coquille. 

Dès 1828, YOvula giganiea était connue sous le nom de Conus gigan- 
teus, Mùnst. C'est sous cette dénomination qu'elle est citée par Ch. Kefer- 
stein, dans un travail portant le titre de : Deutschland geognostisch-geo- 
logisch dargestellt, qu'il nous a été impossible de nous procurer jusqu'à 
présent. 

En 1836, l'espèce est renseignée encore sous le même nom par Quen- 
stedt, qui la cite du Kressenberg, comme on peut le voir dans une courte 
notice intitulée : Beitràge zur Petrefaktenhunde , insérée dans le recueil 
bien connu de Wiegmann, sous le titre de : Archivfur Naturgeschichte, 
publication qui se continue encore de nos jours, sous l'habile direction 
duD r F. H. Troschel. 

Peu de temps avant Goldfuss, d'Archiac, le premier à notre connais- 
sance, reconnut le véritable genre de notre gastéropode, qu'il cite dans 
son mémoire très-détaillé sur la géologie du département de l'Aisne, qu'il 
communiqua le 7 décembre 1840, à la Société Géologique de France. 

Seulement d'Archiac rapporta par erreur les moules, recueillis dans le 
calcaire grossier de Verneuil, à YOvula tuberculosa des sables inférieurs, 
espèce qui est bien différente de la nôtre, laquelle est identique aux moules 
que l'on trouve dans le Soissonnais. 

C'est seulement dans Goldfuss, qui étudia les collections délaissées par 
le comte de Munster, que l'on trouve, sous le nom de Strombus giganteus, 
la première description accompagnée d'une figure que nous reprodui- 
sons pi. 3, n° 2, et qui est celle d'un moule interne très-incomplet. 

Afin que Ton puisse reconnaître avec nous l'utilité du présent travail, 
nous publions textuellement ci-après la description que donne le 
savant professeur de l'Université de Bonn, dans son grand ouvrage, qui 
porte le titre de : Petrefacta Gfermaniœ : 



MÉMOIRES 29 

« Tab. CLXIX, fig. 3. Nucleus, naturali magnitudine. Ein Steinkern in natùrlicher Grosse. 
Strombus nucleo loevi, ventricoso abbreviato, spira retusa convexo plana. 
E. stratis recentioribus Bavariae meridionalis M. M. 

Dieser Steinkern ist glatt, bauchig, kurz, und hat drei sichtbare, so wenig vorstehende 
Windungen, dass das Gewinde eine convexe Flâche bildet. Es bleibt zweifelhaft ob er einer 
Art dieser Gattung oder einer Kegelschnecke angehôre; doch scheint seine schiefe Richtung 
und die am obern Ende der Mûndung vorspringende Ausfûllung eines Ausschnittes der 
Schale auf erstere Gattung zu deuten. 

Kommt am Kressenberge vor l . » 



En 1843, M. H. Nyst faisait connaître son mémoire sur les coquilles et 
les polypiers fossiles des terrains tertiaires de la Belgique, dans lequel nous 
ne trouvons encore aucune trace de l'Ovule que Goldfuss venait de faire 
connaître, pour l'Allemagne, d'une manière un peu plus précise que ses 
devanciers ; ce qui nous fait croire qu'à cette époque aucun gîte n'avait 
encore été signalé pour notre pays. 

En 1848, Bronn, rappelant les deux premières citations que nous avons 
données, renseigne l'espèce sous le nom de Stromliis giganteus, Mûnst., 
dans son Nomenclator de V Index paleontologicus. 

Deux ans plus tard, d'Orbigny publiait, en 1850, le prodrome de Géo- 
logie stratigraphique et il cite YOvulagigantea, du suessonien, qu'il a soin 
de séparer de Y Ovula tuberculosa du même niveau, selon lui; ce qui ferait 
supposer qu'il ignorait probablement l'existence du calcaire grossier dans 
la localité où les moules avaient été trouvés. 

Comme nous venons de le renseigner, il rapporte l'espèce à l'échan- 
tillon figuré par Goldfuss, du Kressenberg, et la cite à tort comme trouvée 
aux environs de Castellanne, dans le département des Basses- Alpes ; car 
cette dernière doit probablement être l'Ovule du nummulitique, décrite 
par Desbayes et dédiée à M. le professeur L. Bellardi. 

Après lui, Pictet, en 1855, dans son Traité de paléontologie, qui restera 
toujours l'ouvrage élémentaire par excellence et qui suffirait seul à immor- 
taliser le nom de son auteur, inscrit le Strombus giganteus, mais il s'em- 
presse d'ajouter que ce fossile pourrait être une Ovule. 

Dix ans plus tard, M. Schafhaùtl publiait son ouvrage portant pour 
titre : Lethaea geognostica, dans lequel il décrit, d'une façon très-com- 
plète et très-détaillée, la faune du Kressenberg. 



1 Ce noyau est uni, bombé, court et a trois circonvolutions si peu saillantes que sa 
forme présente une surface convexe. Il est douteux qu'il se rapporte à un strombe ou à 
une volute, mais sa direction oblique et le remplissage saillant d'une écbancrure de la 
coquille à l'extrémité supérieure de la bouche paraissent faire penser à la première forme. 

Provient du Kressenberg. 



30 SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Voici la traduction de ce que dit l'auteur dans ce mémoire ; 

« Supplément. — L'on doit intercaler parmi les Strombides du Kres- 
senberg : 

Strombus giganteus, Munster. 

Un des plus grands univalves des couches du Kressenberg, de forme 
ovoïde. Il n'existe pas de tour libre. Les divers tours de la spire se tou- 
chent dans le plan d'une section de cône, de telle sorte que le côté supé- 
rieur de la coquille paraît complètement arrondi et que la spire est recon- 
naissable seulement aux sillons en spirale de celle-ci. 

La bouche est en forme de fente, un peu courbée, le bord extérieur est 
arrondi, courbé en dedans, épais, rappelant celui de certaines cyprées. 

Provient des couches de Maximilien et de la partie inférieure des cou- 
ches Ferdinand. 

Pas très-commun. 

Goldfuss a figuré cette espèce dans son ouvrage, pi. 168, fig. 3. 

Je l'ai fait dessiner de nouveau, parce que, dans mon exemplaire, l'ex- 
pansion supérieure, en forme d'aile, du bord droit de l'ouverture, existe 
encore et que cette partie manque à la figure de Munster. » 

Nous reproduisons, pi. 3, fig. 3, le dessin qui accompagne la descrip- 
tion que l'on vient de lire. 

Comme on le voit, c'est encore une fois le mauvais état des exemplaires 
recueillis qui a empêché le savant paléontologue, non-seulement de publier 
une description un peu précise, mais encore de reconnaître le véritable 
genre auquel ils appartenaient. 

En 1865, notre regretté collègue, le capitaine Seghers, qui l'un des- pre- 
miers explora la localité de Forest, entretint à différentes reprises la 
Société Malacologique de ses découvertes. Il fit connaître, sous le nom 
de Strombus giganteus, de nombreux échantillons d'Ovules qu'il signala, 
avec raison, comme une espèce nouvelle pour la faune malacologique 
des terrains tertiaires de notre pays. 

L'année suivante, Deshayes terminait son troisième volume des ani- 
maux sans vertèbres, où il décrit très-longuement la grande Ovule 
trouvée à Gisors, et publiée dès 1843 par Valenciennes. 

Depuis cette publication de Deshayes, tous ceux qui ont donné, dans 
leurs travaux, notre fossile, l'ont renseigné sous le nom de cette dernière 
espèce, quoique cependant nous lisions dans cette description ce qui suit : 

« Il est probable pour nous que les moules de la grande Ovule de Crimée 
« devront se rattacher à celle-ci {0. Gisortiana) , préférablement à celle 
« du Kressenberg : opinion contraire à celle de d'Orbigny. Enfin, nous 
« voyons que Y Ovula Combii de Sowerby a infiniment plus de rapports 



MÉMOIRES 31 

« avec l'espèce actuelle qu'avec la tuberculosa. Enfin, nous ne devons 
« pas oublier la grande espèce découverte à Cassel (Nord), par M. Curtel 
« et communiquée par M. Lyell ; le croquis que nous a envoyé le célèbre 
« géologue annonce une coquille égale à celle de Gisors, le moule inté- 
« rieur ayant près de 17 centimètres de long. » 

D'où nous pouvons conclure avec Deshayes, que X Ovula Gisortiana ne 
peut être identifiée à celle dû Kressenberg; et que Desbayes séparait, 
comme formant une autre espèce, l'Ovule trouvée à Cassel, quoique ses 
dimensions soient les mêmes que celles des exemplaires de Gisors. 

Ajoutons que Desbayes se trompait quand il annonçait que la grande 
Ovule de Crimée devait se rapporter à Y Ovula Gisortiana de France, car 
les échantillons provenant de Kalinowka, sont en tout point semblables à 
ceux du Kressenberg, en Bavière, espèce qu'il a soin de signaler comme 
différente de celle de Gisors. 

La bonne conservation des individus silicifiés, trouvés par nous, et qui 
sont identiques aux moules de Laon et de Compiègne, nous permet d'affir- 
mer que ces derniers ne peuvent être rapportés à Y Ovula Gisortiana, 
comme le pensait à tort leminent conchvliologiste français. 

En 1868, deux publications nouvelles parurent en Belgique ; la 8 e édi- 
tion de la Géologie élémentaire de d'Omalius et le Prodrome d'une descrip- 
tion géologique de la Belgique de notre collègue M. Dewalque. 

Dans ces deux ouvrages se trouvent les listes des fossiles des sables cal- 
carifères ou du système bruxellien, communiquées aux auteurs par 
M. H. Nyst, qui adopte, mais cependant avec doute, la détermination de 
0. Gisortiana; ce qui semble résulter des dernières observations de Des- 
bayes, que nous venons de reproduire. 

Peu de temps après, notre honorable correspondant, M. Th. Fucbs, con- 
servateur à l'Institut I. R. de Minéralogie de Vienne, publiait un cata- 
logue détaillé de la faune des couches éocènes de Kalinowka, localité 
située en Crimée, dans le gouvernement de Kherson. 

L'auteur renseigne et figure sous le nom de Ovula gigantea, Mûnst. sp. 
un moule d'une coquille identique à la nôtre et qu'il rapporte au jStrom- 
hus giganteus, figuré par Goldfuss, ainsi qu'à la planche donnée par 
M. Schafhaùtl, opinion que nous partageons entièrement, mais qui, 
jusqu'à présent, n*est pas encore généralement admise chez nous. 

Malheureusement, M. Fuchs ne donne aucune description de la coquille 
de Crimée, dont il ne possède que des moules internes, qui ne sont pas 
mieux conservés que ceux recueillis en Bavière. On trouvera ces deux 
figures reproduites sous les numéros 2 et 3 de notre planche 4. 

Il renseigne comme localités : Kressenberg (Goldf.) et le Vicentin — 
couche de Priabona — d'après un exemplaire du Musée de l'Université de 
Vienne. 



32 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

En 1870, notre collègue M. Ortlieb publia, en collaboration de son ami 
M. Chellonneix, son travail bien connu sur les collines tertiaires du 
département du Nord, et il cite une Ovule, qui est bien celle de Bruxelles, 
comme rencontrée dans leur couche à Turritelles du svstème bruxellien, 
ainsi que dans l'argile sableuse et les sables blancs, avec Numm. vario- 
laria, de leur système laekenien. Elle porte encore une" fois le nom de 
Ovula Gisortiana. 

Ajoutons pour finir que, dans sa liste des fossiles de la zone des sables 
calcarifères du système bruxellien, notre collègue, M. Vincent, adopte la 
même manière de voir que celle des auteurs des collines tertiaires. 

Depuis longtemps nous avions remarqué l'erreur de cette détermination, 
que nous avions déjà signalée à la séance du 3 décembre 1876, à l'occa- 
sion d'un rapport sur un travail de M. Rutot, rapport dans lequel nous 
annoncions notre intention de décrire YOvule de Bruxelles comme une 
espèce nouvelle, ne connaissant alors que celle du calcaire grossier du 
bassin de Paris, figurée par Deshayes. 

Mais, à la suite d'une étude approfondie de la question, nous avons 
reconnu sans peine notre erreur et nous avons constaté l'analogie frap- 
pante de notre coquille avec l'ancien Strombus giganteus, qui, dans le 
principe, comme nous l'avons du reste rappelé, avait été rangé dans le 
genre Cône par Keferstein et aussi par Quenstedt, ce que Goldfuss a 
semblé ignorer. 

Nous donnons ci-après cette description qu'il nous a été facile d'établir 
au moyen des exemplaires qui font partie de notre collection de fossiles 
des terrains tertiaires. 



DESCRIPTION. 

0. testa maxima, lœvigata, ovato-subpyriformi, supra convexissima, anticè attenuata, 
extremitatibus prominentibus ; spira depressissima; apertura elon'gata, angusta, sinuata; 
labro dextro valdè dentato. 

La coquille de Y Ovula gigantea, qui atteint les dimensions des grandes 
Ovules de France et d'Angleterre, est ovalaire, prolongée en avant, très- 
bombée en dessus et un peu aplatie du côté opposé; sa forme rappelle un 
peu celle de certains cônes. 

Le plus grand diamètre transverse de la coquille occupe le tiers posté- 
rieur, celle-ci se rétrécit ensuite fortement pour se terminer, à la base, 
par un canal peu développé et légèrement oblique, qui s'arrête brusque- 
ment, sans montrer d'échancrure. 



MÉMOIRES 33 

Comme les exemplaires de Rostellaria ampïa, recueillis aussi à 
Forest, nos Ovules sont également comprimées, ayant subi l'influence 
(Tune forte pression des couches qui se sont déposées au-dessus et qui. a eu 
pour conséquence immédiate d'élargir légèrement tous les individus que 
nous possédons de cette localité. Cette modification ne s'observe pas dans 
ceux qui proviennent de la Bavière ou de la Crimée. 

Le test, quand il est conservé, est réduit à une couche siliceuse, très- 
mince, qui ne représente plus qu'une faible partie de l'enveloppe primi- 
tive. Celle-ci devait être assez épaisse, comme nous l'avons, du reste, 
exposé récemment, dans une publication précédente où nous avons parlé 
de cette altération que Ton observe aussi sur les Eostellaria, les Nau- 
tilus, les Cardita, etc., trouvés au même gisement que celui des Ovules, 
dont nous nous occupons en ce moment. 

La surface extérieure est entièrement lisse et dépourvue des gros tuber- 
cules qui donnent à l'Ovule de Gisors l'aspect original, si remarquable, 
que nous lui connaissons. 

La spire est fortement aplatie, naturellement, et située dans un même 
plan, perpendiculaire à l'axe de la columelle; elle se compose de cinq à 
six tours, dont le dernier occupe les deux tiers de la largeur totale. 

La suture du dernier tour est généralement assez profonde et diminue 
ensuite pour s'effacer complètement vers le sommet, qui remonte légère- 
ment et forme quelquefois une petite saillie. 

Sur l'individu du Kressenberg qui se trouve dans les collections de 
l'Ecole des Mines, la spire est beaucoup plus saillante et ses différents 
tours sont plus convexes que dans les échantillons de notre pays et que 
dans les figures données par MM. Schafhâutl et Fuchs, mais l'on ne doit 
pas tenir compte de ces différences, qui sont quelquefois locales ou même 
individuelles. 

Indépendamment du canal antérieur, le dernier tour offre aussi un 
canal postérieur, saillant, ayant son extrémité très-déprimée, qui s'inflé- 
chit obliquement en arrière vers la spire pour se terminer brusquement, 
comme l'indiquent les figures portant le n° 1 de nos planches III et V. 

Le côté ventral, qui est très-bien représenté dans les échantillons des 
planches IV et VI, offre une ouverture très-oblique, pas très-large, et à peu 
près égale sur toute sa longueur, sauf un léger renflement interne du 
bord droit vers la partie médiane. 

En remontant de la base vers le sommet, le bord gauche suit une ligne 
droite pour se courber ensuite légèrement et atteindre le plan de la spire 
où il s'arrête. En ce point, on observe une petite callosité triangulaire, 
souvent peu indiquée, mais qui est très- fortement accusée dans l'individu 
figuré sous le n° 1 de la planche VI. 

1878 3 



34 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Ajoutons encore que de ce côté de la coquille nous n'avons pas observé 
de dents, ni de plis, et que nous ne croyons pas à leur existence. 

Le côté droit de la coquille est épais, assez arqué et convexe; le bord est 
légèrement sinueux en dedans vers la moitié inférieure et un peu évasé 
vers la base où il rejoint le bord columellaire. 

Comme on le voit parfaitement dans notre exemplaire figuré pi. VI, le 
bord droit est garni d'une quinzaine de dents ou de plis qui ont près de 
trois millimètres de largeur et s'arrêtent à une strie qui les limite sur 
toute leur étendue. 

Ces dents ou plis occupent à peu près la moitié inférieure du bord 
droit, qui se termine par un canal postérieur, peu profond, formé par 
l'expansion du dernier tour de la spire, dont nous avons parlé. 

Dimensions. — Les deux spécimens figurés nous ont donné les 
mesures suivantes : celui représenté planche III, près de 11.5 centimètres 
de longueur, 9 centimètres de diamètre et 8 centimètres d'épaisseur, et le 
second, figuré planche V, 12 centimètres sur 9.5 et 9 centimètres d'épais- 
seur. 

Les quatre échantillons non figurés, qui font également partie de notre 
collection, offrent à peu près les mêmes proportions que les précédents, 

savoir : 

Longueur. . . . 12.5 13 13.5 14.5 

Largeur .... 10 10 11 12 

Épaisseur .... 8 8 8 9 

Il est inutile d'insister sur ces chiffres qui accusent une taille variant 
de 11.5 à 14.5 centimètres; mais nous devons faire remarquer que l'épais- 
seur réelle des exemplaires trouvés dans les environs de Bruxelles devait 
être supérieure à celle que nous constatons aujourd'hui ; écart qui est le 
résultat de la compression à laquelle ces coquilles ont dû céder pendant 
leur fossilisation, fait qui ne s'est pas produit sur tous les points où l'espèce 
a été rencontrée. 

Pour ne citer qu'un exemple, nous signalerons les exemplaires que nous 
avons vus du Kressenberg et qui sont presque sphériques, comme l'indique 
fort bien l'individu figuré par M. Schafhâutl et que nous reproduisons 
pi. III, fig. 3. 

Rapports et différences. — V Ovula gigantea est à peu près de 
même dimension que le type de Y Ovula Gisortiana et que celui de Y Ovula 
Coombii; comme ces espèces, elle est grande, triangulaire, ventrue 
et unie. 

Mais, comme on peut le voir facilement en comparant entre elles les 



MÉMOIRES 35 

différentes figures jointes à notre travail, YOvula gigantea diffère complè- 
tement de la coquille de Gisors et aussi de l'espèce anglaise. 

Ce qui frappe, en premier lieu, c'est l'absence complète des tubercules, 
si caractéristiques dans l'espèce de Deshayes. Ensuite, la disposition de 
l'ouverture, qui, dans l'espèce de Bruxelles, est égale en largeur sur la plus 
grande partie de son étendue, tandis qu'elle se rétrécit fortement, dans la 
coquille de Gisors, à mesure qu'elle se dirige vers l'extrémité postérieure ■. 
Considérée dans son ensemble, cette ouverture, très-sinueuse pour YOvula 
Gisortiana, est au contraire presque droite ou plutôt oblique dans YOvula 
gigantea, pour se recourber légèrement vers le sommet de la spire. 

Nous signalerons encore l'expansion bien différente du bord droit. 
Très-large, peu élevé et fortement comprimé dans notre espèce, ce 
prolongement du bord droit forme une pyramide triangulaire, obtuse au 
sommet, tordue et creusée par un canal profond dans l'autre. 

Enfin, vue de la face interne, la portion antérieure, très-étroite dans 
YOvula gigantea, est au contraire fortement évasée dans l'espèce française 
dont nous nous occupons. 

Ajoutons encore que, par leur nombre, leur forme et leur disposition, les 
dents qui garnissent le bord droit, et qui sont si nombreuses dans l'espèce 
que nous venons de décrire, sont bien différentes dans la coquille de 
Gisors, où elles sont représentées par quelques dents, assez fortes et sail- 
lantes, groupées sur une faible portion de cette partie de la coquille. 

L'on ne peut davantage réunir notre ovule à l'espèce anglaise, que nous 
considérons comme un type distinct, et non comme une variété de YOvula 
tulerculosa, de Duclos, comme le croyait à tort F. Edwards. Celle-ci est 
beaucoup plus massive et plus épaisse que la coquille de Bruxelles, dont 
on ne peut cependant connaître l'épaisseur réelle, le test étant mainte- 
nant réduit à une couche mince, siliceuse, qui a remplacé l'enveloppe 
primitive. Cependant, si ces espèces avaient été identiques, nous retrou- 
verions, sur nos échantillons, des traces ou des indices de ces espèces de 
callosités, ce qui n'est pas le cas. 

Au surplus, nous pouvons indiquer comme différence spécifique la 
forme de l'ouverture, qui ne correspond ni à celle que nous avons décrite, 
ni à celle de l'individu de Gisors, dont nous avons parlé précédemment. 
Elle est ordinairement beaucoup plus oblique dans les exemplaires de Bel- 
gique, et le bord droit est beaucoup plus large dans l'espèce anglaise que 
dans la nôtre. La portion antérieure interne rappelle celle de YOvula 
Gisortiana. Un point très-important à signaler, c'est que l'espèce anglaise 
est complètement dépourvue de dents sur le bord droit, tandis que ces 
dents se trouvent en plus ou moins grand nombre dans les deux espèces 
précitées. 



36 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Quant aux autres grandes ovules connues jusqu'à présent, elles s'écar- 
tent tellement de notre espèce, que nous croyons pouvoir nous dispenser 
de parler de leurs affinités avec la nôtre, d'autant plus qu'un examen 
sommaire de nos planches suffira pour dissiper les doutes que l'on pour- 
rait avoir et pour fixer complètement l'appréciation du lecteur. 

Nous devons mentionner que nous réunissons à Y Ovula gigantea, à titre 
de variété, une espèce manuscrite de MM. Hébert et Munier-Chalmas, 
que nous avons vue à l'Exposition universelle de Paris de cette année, 
où elle portait le nom de 0. Hôrnesi. Comme nous aurons l'occasion 
d'en reparler plus loin d'une manière spéciale, nous ne nous étendrons 
pas davantage, pour le moment, sur l'opportunité de créer cette nouvelle 
espèce, qui se rapporte du reste parfaitement à notre Ovula gigantea, 
quoiqu'elle en soit cependant bien différente par sa taille, parfois de 
beaucoup supérieure. 

GISEMENTS. 

Comme nous l'avons déjà dit, ï Ovula gigantea a été trouvée à Forest, 
près de Bruxelles, dans le système bruxellien de Dumont. Depuis nos 
recherches, qui remontent à plusieurs années, sa présence a été constatée 
récemment à Mariemont, dans le même système, par notre honorable 
Président, M. Briart. Ces deux localités sont jusqu'à présent les seules 
connues de Belgique. 

H Ovula gigantea existe en France, dans le calcaire grossier inférieur 
de Compiègne et de Laon, où elle a jusqu'ici été assimilée à Y Ovula Gisor- 
tiana, et citée ainsi, par erreur, d'un grand nombre de points différents 
du bassin de Paris. 

Nous en avons vu de beaux exemplaires, mais entièrement à l'état de 
moule, chez notre collègue M. A. Watelet, de Soissons, dont il est 
superflu de faire l'éloge des belles collections, si complètes et si riches, 
pour la faune et la flore fossiles du Soissonnais. 

lï Ovula gigantea est connue également dans le département du Nord, 
où notre ami M. Ortlieb en a recueilli plusieurs échantillons dans le 
même système qu'en Belgique et aussi dans les couches laekeniennes, 
ce qui, croyons-nous, est plus douteux et demande confirmation. 

Elle existe aussi en Russie, où elle est signalée dans les couches éocènes 
de Kalinowka (Crimée) et dans la haute Bavière, parmi les nombreux 
fossiles du Kressenberg, que le professeur E. Renevier rapporte à notre 
faune bruxellienne, dans son tableau des couches sédimentaires, si utile 
pour l'enseignement. 

D'après M. Th. Fuchs, l'espèce se trouve en Italie, à Brendola, dans les 



MÉMOIRES 37 

couches de Priabona, et nous réunissons à l'échantillon qui fait partie des 
collections de l'Université de Vienne, l'individu énorme, trouvé récem- 
ment par M. Munier-Chalmas, à Lonigo, également dans le Vicentin, 
horizon qui se rapporte à celui de l'exemplaire du Musée de Vienne. 

Nous avons cru utile de publier les croquis de ces deux individus, qui 
sout représentés pi. III et IV, fig. 4, et pi. VII et VIII, fig. 4. 

L'échantillon que nous avons vu à l'Exposition universelle, a été dessiné 
par notre collègue, M. A. Rutot, et le figuré de l'autre exemplaire nous 
a été obligeamment envoyé par M. Fuchs, qui croit maintenant, comme 
nous, que les couches du Kressenberg sont plus anciennes que celles de 
Priabona et correspondent au calcaire grossier. 

Si, dans les couches de Priabona, l'on observe beaucoup d'espèces 
appartenant aux genres Pecten, Ostrea, Spondylus, Lima, etc., connus 
dans la faune du Kressenberg, on remarque, par contre, dans cette der- 
nière localité, les grandes Nummulites et le CeritMum giganteum, qui 
n'existent plus dans les couches italiennes que nous venons de nommer, 
mais bien dans le calcaire de Ronca, inférieur à celles-ci. 

En résumé, nous basant sur les connaissances acquises, nous pouvons 
conclure que, dans les régions de l'Europe centrale, Z'Ovula gigantea est 
propre à Vèocène moyen, époque à la fin de laquelle elle a émigré vers le 
sud, où elle est représentée dans Vèocène supérieur, par une variété que 
nous désignons sous le nom de var. Hôrnesi. 

Cette émigration s'est produite quand les conditions de milieu se sont 
trouvées suffisamment modifiées pour forcer l'espèce à chercher un refuge 
sous d'autres latitudes et en des points qui offraient encore le faciès des 
mers bruxelliennes, lesquelles, dans notre pays, ont notablement changé 
d'aspect et de nature, dès le début du système suivant ou laekenien, et se 
sont ensuite complètement modifiées. 

Des faits analogues à celui que nous venons de citer sont très-nom- 
breux et nous pourrions en signaler plusieurs, si cela ne devait nous 
entraîner trop loin et nous écarter du but de notre travail. 

Nous mentionnerons cependant la Nerita Sclimidelliana, ce singulier 
gastéropode de l'éocène inférieur du bassin de Paris, sur lequel se basait 
à tort Deshayes, pour conclure à l'identification des dépôts océaniques 
contemporains des sables inférieurs du Soissonnais, dans toutes les loca- 
lités où cette espèce était recueillie. 

Ce fossile apparaît pour la première fois, au-dessus des lignites, dans 
les couches de l'horizon d'Aizy et s'arrête au calcaire grossier. 

Dans le midi de la France, au contraire, il se trouve à la Palarea, 
gisement que les géologues considèrent comme appartenant à l'éocène 
moyen. Cette même espèce est très-commune en Italie dans le calcaire 



38 SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

de Ronca, qui, d'après les travaux les plus récents, est regardé comme 
la partie supérieure de l'éocène moyen ; d'où il résulte encore une fois 
que cette espèce, de l'éocène inférieur dans le nord de la France où elle 
est représentée par un grand nombre d'individus de taille moyenne, s'est 
dirigée aussi vers des régions plus favorables à son développement, c'est- 
à-dire vers l'Italie, où elle acquiert des proportions énormes dans les 
couches les plus supérieures de l'éocène moyen ; après quoi, elle semble 
avoir disparu de l'Europe, comme notre ovule, quoique un peu plus 
tôt, et s'être dirigée peut-être vers les côtes d'Afrique ou vers l'Inde, si 
elle ne s'est pas éteinte aux dernières stations que nous avons indi- 
quées. 

L'étude de ces migrations des êtres organisés donnera lieu, par la 
suite, à des travaux d'ensemble d'un haut intérêt, mais qui ne pourront se 
faire que le jour où les faunes et les flores seront, sinon entièrement étu- 
diées, au moins beaucoup mieux connues qu'à présent. 

Pour atteindre ce but, la géologie devra faire aussi de grands progrès 
et fournir des renseignements plus exacts que ceux que Ton possède 
aujourd'hui; car, si les divisions principales sont en grande partie tra- 
cées, il est encore bien difficile d'identifier avec une entière certitude les 
époques successives des différents bassins de l'Europe, et d'arriver à des 
résultats précis. 

Comme nous le savons tous, les modifications de l'espèce sont intime- 
ment liées aux conditions des milieux où elle vit, et c'est pourquoi l'on 
constate souvent, notamment parmi les mollusques de la faune actuelle, 
que non-seulement une espèce est très-rare sur un point et abondante en 
un autre, mais aussi que cette même espèce a subi parfois des variations 
très-remarquables . 

N'est-ce pas par suite des conditions d'existence ou de milieu différem- 
ment favorables, qu'il faut expliquer le grand développement des nom- 
breux mollusques du pliocène italien, comparé à celui de cette même 
faune en Belgique et en Angleterre? Admettant la théorie des faits 
actuels pour l'étude des phénomènes anciens, nous voyons que les 
modifications qui se produisent de nos jours dans l'espace, et que 
nous avons citées aussi pour les dépôts pliocènes appartenant à des 
régions bien différentes, ont dû exister dans la longue série des temps 
géologiques. 

C'est ainsi qu'une espèce d'un terrain donné peut souvent se retrouver 
en des points géographiquement très-éloignés, dans une couche plus ou 
moins récente de l'échelle stratigraphique. 

Il est évident que les faits que nous avons mentionnés se sont produits 
continuellement et ont aussi bien agi sur les animaux inférieurs, comme 



MEMOIRES 39 

les mollusques, que sur les grands mammifères de l'époque quater- 
naire, par exemple, que nous avons vus s'éteindre ou changer de latitudes, 
quand le climat, et avec lui l'ensemble des conditions d'existence, venait 
à se modifier. 

Ce que nous devons faire dans l'état actuel de la science, c'est de 
décrire, soit comme espèces, soit comme variétés des types connus, toutes 
les modifications spécifiques appréciables, en ayant soin d'indiquer 
chaque fois, et aussi exactement que possible, le gisement et la localité 
des échantillons recueillis. 

Ceux qui nous suivront auront pour tâche de réunir tous les maté- 
riaux que nous aurons fait connaître, de grouper et d'étudier les nom- 
breux passages d'une espèce à une autre, pour en arriver enfin à la 
connaissance complète de l'évolution des êtres. C'est seulement alors 
que les grands problèmes soulevés dès le commencement du siècle pour- 
ront trouver une solution définitive qui devra être adoptée par les diffé- 
rentes écoles, si elles subsistent encore après la réalisation des travaux 
indiqués. 

Avant les importantes recherches de Darwin, en Angleterre, et de 
Haeckel, en Allemagne, la théorie de l'évolution avait été émise d'abord 
par Lamarck et plus tard par Pictet qui, dans son traité de paléontologie, 
réunit un certain nombre de lois conformes à ces principes. Nous les trou- 
vons reproduites dans un travail récent de notre collègue M. G. Dollfus, 
qui, dans sa Géologie transformiste, a commenté les faits établis par le 
savant paléontologue suisse enlevé à la science il y a peu d'années. 

Dans ce livre, M. Dollfus envisage l'espèce en stratigraphie, les séries 
parallèles et les migrations continentales, pour s'occuper ensuite de l'espèce 
en paléontologie et en zoologie. 

Revenant à notre sujet, nous devons ajouter que les faits que nous avons 
signalés pour Y Ovula gigantea s'appliquent à ses congénères, lesquels 
ne dépassent pas en Angleterre, comme en France, l'horizon de l'éocène 
moyen, sauf peut-être YOmla Bellardi, qui provient du nummulitique 
de la Palarea, terrain assimilé par M. le professeur E. Renevier et par 
M. le professeur C. Mayer aux couches de Priabona, que MM. Hébert et 
Munier-Chalmas rangent dans l'éocène supérieur. 

Mais ces couches de la Palarea sont encore l'objet de bien des doutes ; 
aux yeux des uns, elles sont l'analogue des Gypses de Paris ; d'autres y 
voient l'un des étages du Calcaire grossier. Il est vrai que l'on y rencontre 
quelques espèces de ces dernières couches ; mais on y renseigne à tort le 
Cerithium gigànteum, qui, d'après M. P. Matheron, n'est nullement 
semblable à l'espèce bien connue du bassin de Paris. 

M. Matheron, que nous venons de citer, voit dans les couches de la 



40 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Palarea l'équivalent manifeste des couches à Echinides et à Serpula 
spirulea, de Biarritz, dont on discute aussi la position exacte, et qu'il 
considère comme plus anciennes que le calcaire grossier, tandis que 
M. Renevier les mentionne comme synchroniques des sables moyens de 
Beauchamp. 

Ces divergences d'opinion prouvent à l'évidence la nécessité de nou- 
velles études stratigraphiques approfondies, afin qu'il soit possible d'éta- 
blir d'une façon précise l'évolution géographique des espèces, ainsi que 
leurs modifications successives dans le temps. 

i 

Néanmoins nous croyons pouvoir fixer notre opinion sur l'évolution 
des grandes ovules, fait qui, je crois, ne sera pas contesté et que nous 
résumons comme suit : 

Les grandes espèces du genre Ovula sont, dans une grande partie de 
V Europe, propres à Vêocène inférieur et à Vèocène moyen; pendant V époque 
suivante ou de Vèocène supérieur, elles sont reléguées dans le Vicentin ; 
après quoi, elles semblent avoir totalement disparu de notre continent. 

Comme nous l'avons annoncé au commencement du présent travail, 
il nous reste à donner, d'après les auteurs, les descriptions sommaires des 
autres espèces, telles que nous les admettons aujourd'hui. 

Dans cette seconde partie, nous parlerons successivement des espèces 
suivantes : 

Ovula Hornesiy espèce manuscrite de MM. Hébert et Munier, et que 

nous considérons comme une variété de YO, 
gigantea. 

Ovula Gisortiana, dont nous avons suffisamment parlé dans le cours 

de ce travail pour donner maintenant la description 
sans considérations complémentaires. 

Ovula tuberculosa, au sujet de laquelle nous publierons la diagnose pri- 
mitive de Duclos , que nous possédons et dont 
Deshayes semble ne pas avoir eu connaissance. 

Ovula Coombii, rapportée par Edwards comme variété de YO. tuber- 
culosa, de France, et qui en diffère d'une manière 
très-sensible. 

Ovula Hanikeni , espèce entièrement nouvelle, et dont nous devons la 

connaissance à M. Munier-Chalmas, qui est l'auteur 
/ de cette découverte importante. 

Ovula Bellardii, par laquelle nous terminerons et qui est curieuse par 

sa forme carénée, qui la sépare nettement des 
espèces précitées. 



MÉMOIRES 41 

OVULA GIGANTEA, var. HÔRNESL 
(PI. III, IV, VII, VIII, fîg. 4.) 

Ovula Hômesi, Mun-Chal. et Héb. (nom de collection). 

Localités : Lonigo, Vito di Brendola. * 

Gisement : Eocène supérieur. — Couches de Priabona. 

L'exemplaire que nous avons vu à l'Exposition universelle de Paris de 
cette année, et que nous figurons planches VII et VIII, un autre, trouvé 
également dans l'éocène supérieur du Vicentin, que nous reproduisons 
planches III et IV et qui nous a été obligeamment communiqué par le 
Cabinet I. R. de minéralogie de Vienne, sont malheureusement incomplets 
et à l'état de moule. 

M. Fuchs, par l'intermédiaire de qui nous avons reçu ce deuxième 
échantillon, l'a cité, dans un de ses nombreux travaux, sous le nom de 
0. gigantea; mais certaines différences que nous avons constatées sur 
l'autre spécimen adulte et moins incomplet lui ont échappé, par suite de la 
mauvaise conservation de son échantillon, auquel manque, indépendam- 
ment de la partie antérieure, une notable portion du dernier tour de la 
spire. 

D'un autre côté, les différences observées par nous, ne nous semblent 
pas assez tranchées pour partager l'opinion de MM. Hébert et Munier, 
qui voient dans la coquille trouvée par eux, à Lonigo, un type spécifique 
nettement caractérisé. 

Néanmoins, nous n'hésitons pas à considérer ces deux échantillons 
comme formant une variété de Y Ovula gigantea, dont nous avons donné 
la description et qui peut, en partie, s'appliquer aux coquilles italiennes. 
Tout en maintenant le nom de 0. Hômesi, déjà mentionné dans diffé- 
rentes publications dues à MM. Hébert et Munier, nous croyons pouvoir 
établir cette variété d'après les différences suivantes : 

Coquille très-allongée, de proportions vraiment gigantesques et qui, adulte, 
atteint près de trois fois les dimensions des plus grands exemplaires connus 
du type, dont elle s écarte par le nombre de tours moins nombreux. Le lord 
droit, très-large, fortement arrondi est plus arqué du côté postérieur, où il 
s'infléchit complètement vers le plan de la spire qui est excessivement 
comprimée; il se termine à son extrémité par une saillie en forme de cône. 

Cette variété se rapproche beaucoup plus du type que ne l'indiquent à 
première vue nos figures, par suite de déformations de ces échantillons, 
comme on en observe souvent dans les fossiles du Vicentin. Ces déforma- 



42 SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

tions sont quelquefois de nature à changer entièrement les caractères 
spécifiques des êtres et ont môme, dans certains cas, déterminé des auteurs 
à créer non-seulement des espèces distinctes, mais aussi des genres 
nouveaux. 

Comme le signale d'Orbigny, dans son Prodrome de paléontologie 
stratigraphique, ces déformations, assez rares dans les plaines où la strati- 
fication est horizontale, sont fréquentes dans les montagnes. 

L'exemplaire du Cabinet de Vienne offre une ouverture beaucoup 
plus large qu'elle ne l'était primitivement et celui de la Sorbonne semble 
maintenant garni d'un tubercule, qui n'existait pas non plus. Ces deux 
spécimens, que nous avons figurés, sont déformés transversalement. 

Si même ils étaient complets, la disparition du test ne nous permet- 
trait plus de constater si le bord droit était denté, et plusieurs autres carac- 
tères échappent à l'examen. Nous ne croyons pas cependant que cela doive 
modifier notre opinion, à l'appui de laquelle nous rappellerons que les 
échantillons à! Ovula gigantea de la Bavière, par exemple, ne sont pas en 
meilleur état et sont cependant considérés comme identiques au type que 
nous avons décrit. 

Les différences que nous avons signalées ne nous semblent pas de 
nature à déterminer la création d'un type nouveau ; elles ne sont que le 
résultat des conditions favorables de développement qui ont permis à 
l'espèce de se modifier légèrement. 

Pour peu que l'on admette les principes de l'évolution, il est évident que 
celle-ci est manifeste dans le cas présent, et que l'Ovule de l'éocène supé- 
rieur d'Italie n'est autre chose qu'une variété du type de l'éocène moyen 
des autres pays, que nous avons eu l'occasion de citer précédemment. 

L'individu de Vienne (jeune) ne mesure plus que 80 millimètres de 
longueur sur 90 millimètres de largeur. 

Celui de la Sorbonne (adulte) devait atteindre environ 300 millimètres 
de longueur sur 200 millimètres de largeur. 



OVULA GISOBTIANA, Valenc. 

(PL V, fig. 2-3.) 

O. testa maxima, crassa, ovato subpyriformi, convexissima, lœvigata, posterius obtusa, 
planiuscula, antice attenuata, obtuse truncata, profonde auguste atque oblique emarginata, 
posterius ad latus dextrum callo triangulari, obtuso prœdita ad latus sinistrum callo minore 
opposito; apertura elongata, angusta, antice sensim dilatata, posterius inter duas labias 



MEMOIRES 43 

inœquales oblique profundeque emarginata; labro lato, convexo, antice subangulato, ad 
aperturam declivi, pauci dentato; columella intus paulo excavata. 

Ovula Gisortiana, Valenciennes, 1843. Comptes rendus de l'Acad. des Se. 
— — Deshayes, 1866. Anim. sans Vert, du Bassin de Paris, t. III, p. 568, 

pi. 105 et 106, fig. 1. 

Localités : Chaumont, Gisors, le Vivray. 

Gisement : Eocène moyen, calcaire grossier inférieur. 

La forme générale de cette coquille est moins ovalaire que celle des 
grandes Porcelaines, son plus grand diamètre transverse se trouvant 
reporté vers le côté postérieur, ce qui la rend très-obtuse et même aplatie 
du côté de la spire ; en avant, elle est plus atténuée : elle se termine de 
ce côté par un large rostre inégalement partagé par réchancrure ; celle- 
ci est étroite, profonde et oblique. 

Le dos de la coquille est extrêmement convexe et proéminent, par son 
renflement, il déborde de chaque côté la largeur du plan inférieur. Ce 
plan reste convexe, il n'est point aplati par le développement de callo- 
sités latérales, telles que celles qui se voient dans le plus grand nombre 
des Porcelaines. Desbayes considère comme un vestige de ces callosités 
continues, un très-gros tubercule triangulaire, obtus, qui s'élève sur le 
côté extérieur du bord droit et en arrière, ainsi qu'un autre tubercule 
placé à gauche, à l'opposite du premier, mais plus court et plus oblong. 
Ces deux tubercules ainsi disposés donnent à la coquille un aspect tout 
particulier et fort original. L'ouverture est très-remarquable ; rétrécie en 
arrière, elle est non-seulement plus large en avant, mais encore évasée, 
la columelle et le bord droit formant de chaque côté un plan déclive qui 
s'incline vers l'ouverture. Le bord droit est large et épais ; en avant, il 
s'amincit en un angle obtus, et c'est de cet angle que descend oblique- 
ment le plan qui produit de ce côté Tévasement de l'ouverture ; un peu 
plus en arrière et sur le bord interne, se produisent sept à huit dente- 
lures assez grosses et rapprochées ; le reste du bord ainsi que la columelle 
sont absolument lisses. 

A son extrémité postérieure, l'ouverture s'infléchit vers l'axe ; elle est 
creusée d'un large et profond canal prolongé en dehors par deux lèvres 
inégales et parallèles ; la plus vive est oblique, l'autre est le prolonge- 
ment du bord droit, elle est deux fois plus longue et se projette directe- 
ment en arrière ; dans l'ensemble, elle forme une pyramide triangulaire 
obtuse au sommet. 

L'échantillon de Deshayes a près de 1 8 centimètres de long, 11 centi- 
mètres de diamètre et 10 centimètres d'épaisseur. L'individu trouvé à 
Gisors, qui figure dans les collections du Muséum, a au moins un tiers de 
plus que le type figuré. 



44 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

OVULA TUBERCULOSA, Duclos. I 

(PL V, VI, fig. 4 ; pi. VII, fig. 2-3.) | 

0. testa magna, ovata, inflata, lœvigata, dorso bituberculala; latere postico subpiano, 
angulis callosis circumdato ; apertura elongata, angusta, arcuata, antice latiore; labro 
superne snbauriculiformi. (Desh.) 

Ovula tuberculosa, Duclos, 1825. Note sur un foss . de Laon. Mém. Soc. d'Hist. Nat. de 
Paris, l. IL 

— — Deshayes, 1824-37. Coq foss. des env. de Paris, t. II, p. 717, n° 1, 

pi. 96, fig. 16; pi. 97, fig. 17. 

— — Melleville, 1843. Mém. s. les sables tert. inf., p. 24. (Catalogue.) • 

— — d'Orbigny, 1850. Prodrome de paléontologie, t. II, p. 314, n° 297. 

— — Pictet, 1855. Traité de paléontologie, t. III, p. 187; atlas, pi. LXIII, 

fig. 28. 

— — Watelet, 1855. Rech. dans les sables tert. des env. de Soissons. 

Fasc. III, p. 24. 

— — Deshayes, 1865. Anim. s. vert. duBass. de Paris, t. III, p. 570, 

n° 2. 

— — Watelet, 1870. Catalogue des Moll. des sables inf. p. 14. 

Localités : Rétheuil, La Versine, Cuise, Saint-Gobain, Laon. 
Gisement : Sables inférieurs. — Horizon de Cuise-Lamotte (Wat.). 

La découverte de cette coquille par Duclos remonte à plus d'un demi- 
siècle ; très-remarquable par les tubercules qu'elle présente, et qui lui ont 
valu son nom, cette espèce est fort rare dans le Bassin de Paris, où elle est 
propre aux sables inférieurs du Soissonnais. La fragilité de son test fait 
qu'il est toujours difficile de se procurer des exemplaires, sinon entiers, 
au moins assez complets pour étudier les variations individuelles que 
l'on observe dans le nombre, la forme et la position de ses tubercules. 

Desbayes, dans son premier ouvrage, en donne une bonne description 
dont nous reproduisons, ci-après, les points principaux, qui suffiront à 
différencier YOvula tuberculosa des autres espèces que nous admettons 
aujourd'hui. 

Elle est ovale oblongue, très-ventrue, fort élargie postérieurement et 
aplatie de ce côté postérieur. Cet aplatissement est circonscrit de chaque 
côté par une callosité oblongue, qui remonte et disparaît vers le dos. Sur 
la ligne médiane et dorsale s'élèvent deux tubercules inégaux : celui qui 
est le plus en arrière est le plus saillant, le second tubercule ressemble à 
une grosse pustule arrondie, placée à peu de distance du premier. La 
coquille est aplatie en dessous. L'ouverture est allongée, courbée dans sa 



MÉMOIRES 45 

longueur et principalement vers l'extrémité postérieure; elle se dilate 
légèrement vers la base, et dans l'endroit de cette dilatation les bords 
sont évasés. Le bord droit, qui est très-épais, porte du côté de l'ouverture 
quelques grosses rides irrégulières. A l'extrémité postérieure de l'ouver- 
ture, il se prolonge en une sorte d'oreillette recourbée, qui cache toute 
l'échancrure de ce côté lorsqu'on la regarde de face. Toute la surface de 
la coquille est lisse. 

Deshayes dit aussi, dans cette description, que l'espèce se rapproche 
d'une Cyprcea vivante, qui est également garnie de tubercules sur le dos; 
mais il ajoute que la coquille des sables inférieurs n'appartient pas aux 
Porcelaines proprement dites, par suite de l'absence des dents sur le bord 
de l'ouverture. Nous croyons mieux préciser la pensée de l'auteur en 
disant le bord columellaire, car cette espèce, comme la plupart des 
autres, offre une série plus ou moins nombreuse de dents sur le bord 
droit, tandis qu'elle n'en porte jamais sur le bord opposé, où l'on 
remarque tout au plus un ou deux plis ordinairement très-peu accusés. 

D'après le même auteur, Duclos ne distribua aux spécialistes ou ama- 
teurs de son époque qu'une figure lithographiée sans texte, et n'en aurait 
jamais donné de description. 

Comme cette erreur n'a pas été rectifiée par Deshayes, dans son second 
ouvrage sur les animaux sans vertèbres, nous croyons équitable de faire 
connaître la description primitive de Duclos, qui a été lue le 4 février 1825, 
à la Société d'Histoire Naturelle de Paris et publiée dans le tome II de ses 
Mémoires. 

Ce travail, qui est intitulé : Note sur %n fossile de Laon, se termine 
par la description suivante que nous reproduisons in extenso et qui est 
antérieure à celle de Deshayes, puisque celle-ci se trouve vers la fin du 
deuxième volume qui n'a été achevé qu'en 1837. 

Testa ovata, maxime turgida, applanata ab apertura; extremitatibus prominenùibus et 
truncatis, cum duobus magnis in dorso tuberculis rotundis; ore recto valde plicato ad 
extremitatem anteriorem, et tantum in tertia parte longitudinis ; duobus sinubus undulatis 
et parum prominentibus super eamdem extremitatem ora columellari. 

Coquille ovale, très-bombée, déforme presque triangulaire, aplatie du côté de V ouverture, 
a extrémités saillantes et tronquées, ayant sur le dos deux gros tubercules arrondis; bord 
droit fortement plissé vers l'extrémité antérieure, et seulement dans le tiers de sa longueur ; 
deux plis ondulés et peu saillants sur la même extrémité du bord columellaire. 

Longueur, quatre pouces une ligne; largeur, deux pouces sept lignes. 

Nous avons figuré le type de Deshayes et celui de Duclos, pour mon- 
trer que, tout en conservant ses caractères principaux, l'espèce varie nota- 
blement d'un échantillon à un autre. 



46 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

C'est ainsi que, vu de dos, l'exemplaire de Deshayes (pi. VII, fîg. 2-3) 
est beaucoup plus large que celui de Duclos que nous reproduisons pi. V 
et VI, fîg. 4. Les tubercules, qui sont situés sur la ligne médiane et dor- 
sale dans le premier spécimen, sont disposés horizontalement dans l'autre, 
où les extrémités antérieures et postérieures sont aussi beaucoup moins 
accusées. 

Vu en dessous, l'exemplaire de Deshayes offre des plis columellaires 
beaucoup moins marqués et la partie antérieure de l'ouverture est pro- 
portionnellement plus large et plus profonde que dans la coquille de 
Duclos. 

Il faut noter aussi que le type de Deshayes représente un spécimen 
beaucoup plus adulte que l'autre ; aussi, les différences que nous venons 
de signaler se rapportent- elles probablement à l'âge des individus. 

Ces modifications individuelles n'ont pas échappé à Duclos, qui dit, 
dans sa notice, à propos des tubercules, posséder dans sa collection un 
fragment d'un exemplaire sur lequel on en comptait trois fort gros placés 
sur deux lignes. 

Dans son dernier ouvrage sur le Bassin de Paris, Deshayes ne parle 
plus de l'espèce qu'au point de vue paléontologique ; il dit, entre autres, 
qu'elle a été citée à tort de la Crimée, par Murchison, opinion que nous 
partageons entièrement, puisque nous réunissons les exemplaires prove- 
nant de cette région, à notre espèce de Belgique. 

Il termine en disant que F. Edwards, dans sa belle monographie inti- 
tulée : The eocene Mollusca, a commis une erreur en rapportant à 
Y Ovula tuberculosa, à titre de variété, Y Ovula Coombii, de Sowerby, qui 
est bien distincte et dont la description fait suite à celle-ci. 

Avant de passer à l'espèce suivante, nous devons encore faire observer 
que Pictet, qui figure Y Ovula tuberculosa dans son traité de paléontologie, 
a omis d'indiquer les plis du bord droit, que l'on remarque sur tous les 
échantillons. 

Les plus grands exemplaires que nous connaissons de Y Ovula tiiber- 
culosa mesurent 125 millimètres de longueur et 92 millimètres de lar- 
geur. 



OVULA COOMBU, Sow. 
(PI. VI, fîg. 2-3.) 

C. testa magna, ventricosa, lœvi, dorso aliquando tuberculala, subtus planulata : 
apertura elongata, angustissima, fere edentula, arcuata, antice latiori, utraque extremilate 
canaliculata; canali posteriori ad spiram reflexo, canali anteriori recto : labro compresso 
postice exserto , sub-auriculiformi, lateraliter expanso (Edwards). 



MEMOIRES 47 

Cyprœa tuberculosa, J . Morris, 1843. Cal. of British fossils , p. 143. 

— Coombii, J. Sow, 1850. Dixon's Geology of Sussex,\). 108 et 188, pi. 8, fig. 6. 

— tuberculosa, var. Coombii, 1854. Edwards. Eocene Mollusca, partie III, p. 131, 

pi. XVI, fig. 2; pi. XVII, fig. 5. 
— J.-W. Lowry. Characteristic British tertiary fossils. Tab. 4. 

Localité : Bracklesham. 

Gisement: Eocène moyen, Bracklesham Beds. 

Avant la description donnée par Sowerby, cette espèce n'était connue 
que sous le nom de 0. tuberculosa, et c'est ainsi qu'elle est signalée dans 
la première édition du Catalogue de M. le professeur J. Morris. 

Dans le mémoire bien connu de Dixon, sur les fossiles du comté de 
Sussex, Sowerby publia, en 1850, une diagnose de la Cyprcea Coombii, 
espèce trouvée pour la première fois par M. Coombe, à qui il la dédia en 
donnant les caractères spécifiques suivants : 

Coquille triangulaire, ventrue, tronquée 'postérieurement, unie; base 
aplatie, lèvre extérieure à angles larges, avec une projection près de V extré- 
mité postérieure, presque sans dents; ouverture très-étroite, canal posté- 
rieur courbé vers le haut du côté de la spire ; Vautre extrémité droite. 

Sowerby ajoute que, par sa forme plus triangulaire et ses dimensions 
plus grandes, on la considère comme pouvant être une espèce distincte de 
la Cyprcea (Ovula) tuberculosa, de Duclos. Il dit que l'absence de dents 
(sur le bord columellaire) a conduit à donner à cette espèce le nom 
& Ovula, mais qu'il existe de légers indices de ces dents. Cette coquille 
appartient à la même division que la Cyprcea Mus et pourrait, avec cette 
dernière, former un bon sous-genre. 

Nous n'avons pas cru nécessaire de reproduire ici la figure de Sowerby, 
celle-ci étant identique à l'individu, vu de dos, publié quelque temps 
après par Edwards, et qui est dessiné des deux faces, planche VI. C'est 
pour le même motif que nous ne reproduisons pas non plus le croquis 
donné par M. Lowry, dans ses tableaux des fossiles caractéristiques des 
terrains tertiaires d'Angleterre. 

Quelques années plus tard, parut la troisième partie du consciencieux 
travail de F. Edwards, dans laquelle nous trouvons une étude très-com- 
plète de l'espèce, qu'il considère comme une variété de l'espèce précé- 
dente. 

Nous croyons utile de donner une traduction française de cette 
description, qui sera lue avec d'autant plus d'intérêt qu'il est assez difficile 
de se procurer le recueil des mémoires de la PalceontograpMcal /Society, 
vu son prix élevé, et que les monographies isolées sont rarement offertes 
en vente. 

Comme la diagnose d'Edwards n'est pas identique à celle de Sowerby, 



48 SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

nous croyons nécessaire de la joindre à la description, afin que Ton 
puisse mieux apprécier les caractères de l'espèce. 

Coquille grande, trigone, ventrue, lisse, présentant quelquefois un ou 
deux tubercules sur le dos; base aplatie, extrémité postérieure très-large, 
aplatie, presque tronquée. Ouverture allongée, courbée, très-étroite, plutôt 
plus large en avant ; Von dirait presque qu'elle n'est pas tout à fait sans 
dents; canal large à chaque extrémité : canal antérieur droit, canal posté- 
rieur courbé et replié vers le haut du côté de la spire; bord extérieur large- 
ment tranchant, s' épanouissant à V extrémité postérieure dans une projec- 
tion en forme d'oreille. 

« Les spécimens français de la Gyprcea tuberculosa sont plus petits et 
d'une forme moins triangulaire que nos coquilles anglaises ; l'extrémité 
postérieure aplatie est circonscrite par deux callosités latérales qui s'élè- 
vent une de chaque côté vers le dos. Ce singulier caractère, qui est 
remarquable dans le spécimen figuré par M. Deshayes et qui, d'après ce que 
m'assure l'auteur, est constant dans les coquilles françaises, manque dans 
les quelques exemplaires anglais, très-peu nombreux, que j'ai vus. 
Malgré ces différences, les coquilles anglaises présentent des affinités si 
étroites avec les spécimens de France, qu'elles doivent plutôt être 
regardées comme une variété locale, fortement accusée, que comme une 
espèce distincte. Les tubercules dorsaux, qui ont donné le nom à l'espèce, 
sont regardés par M. Sowerby comme n'étant pas un caractère constant ; 
ils paraissent certainement varier beaucoup en dimension et en position, 
car, dans la figure (pi. VII, fig. 2-3) et la description données par 
M. Deshayes, ils sont représentés comme d'une dimension considérable et 
comme rangés longitudinalement vers le milieu de la coquille, tandis 
que, dans la figure originale de Duclos (pi. V, VI, fig. 4), ils paraissent 
être beaucoup plus petits et sont placés transversalement près de l'extré- 
mité postérieure. 

« Les pécimen anglais, figuré maintenant (pi. VI, fig. 2-3), présente une 
surface unie; mais un autre, qui se trouvait jadis dans le musée de 
M. Bowerbank, mais qui est malheureusement tombé en pièces, avait 
un seul grand tubercule, près du milieu. » 

L'auteur parle ensuite du genre auquel appartient, selon lui, la coquille, 
qu'il range dans le genre Cyprœa; nous ne croyons pas nécessaire de 
publier ici ses observations à cet égard, d'autant plus que l'on classe 
maintenant ces coquilles parmi les Ovula, dont elles offrent tous les carac- 
tères. 

Nous devons signaler que nous ne partageons pas son opinion sur 
l'opportunité de relier, comme variété, l'espèce anglaise à YOvula tuber- 
culosa de France. Nous sommes de l'avis de Deshayes pour séparer nette- 



MÉMOIRES 49 

ment ces deux coquilles. L' Ovula Goombii diffère du type de la 0. tuber- 
culosa, non-seulement par sa taille, qui est de beaucoup supérieure, mais 
aussi par la forme de l'échancrure antérieure qui est beaucoup plus 
déprimée, plus prolongée en avant et plus profonde que celle de ['Ovula 
tuberculosa. 

Dans l'espèce anglaise, l'échancrure postérieure est toute différente ; 
elle se prolonge obliquement par deux lèvres parallèles, tandis que, dans 
l'espèce française, il n'existe qu'un seul prolongement du bord droit, 
qui, se recourbant sur lui-même, cache la plus grande partie de l'échan- 
crure. Quelle que soit notre opinion personnelle, nous ne pouvons, dans 
l'état présent de nos connaissances, relier, à titre de variété, l'espèce 
anglaise à TO. tuberculosa, comme nous avons cru pouvoir réunir la 
grande ovule d'Italie à YO. gigantea de Belgique, dont nous avons 
aussi retrouvé le type dans d'autres pays, notamment en Bavière et en 
Crimée. 

. Nous signalerons, à l'appui de notre manière de voir, l'absence des 
dents ou plis qui, dans l'espèce de Duclos, garnissent le bord droit, tandis 
qu'elles font complètement défaut dans l'autre ovule. Il ne peut y avoir 
de doute à cet égard, les échantillons que l'on possède de ces coquilles 
étant tous parfaitement conservés. Il se peut, et il est môme probable, que 
de nouvelles recherches nous fassent connaître un jour des exemplaires 
indiquant des passages insensibles de Y Ovula tuberculosa, des sables 
inférieurs, à YOvtùla Goombii, des couches de Bracklesham, qui, dans 
l'échelle stratigraphique, sont supérieures aux premières. 

Nous pourrons alors admettre les relations étroites entrevues par 
Edwards; mais, en attendant, nous préférons adopter l'opinion de 
Sowerby. 

OVULA HANTKENÎ. 

(PL VII, VIII, fig. 1.) 

0. testa magna, ovato-oblonga, i?iflata, lœvigata,crassa, antice et postice angulosa,postice 
tuberculo cylindrico elongato munita; dorso transverse bicarinato, carinis latis, rotundatis, 
subparallelis ; apertura sinuosa; labro dextro multidentato . 

Ovula Hantkeni. Héb. et Mun.-Ch., 1878. Nouv. rech. s. les terr. tert. du Vicentin. 

Acad. des sciences, t. LXXXVI, p. 1310. 

Localités : Monte-Pulli, Monte-Postale. 

Gisement : Eocène moyen, lignites de Monte-Pulli et calcaire de Monte- 
Postale. 

Nous devons la connaissance de cette curieuse espèce, qui s'écarte de 
toutes les formes connues du genre auquel elle appartient, à M. Munier- 

1878 4 



50 SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Chalmas, qui s'est empressé de nous communiquer les figures de Y Ovula 
Hantkeni ornant notre travail et représentant l'un des spécimens de la 
collection de la Sorbonne, que ceux d'entre nous qui ont visité l'Expo- 
sition universelle de Paris, de cette année, ont pu voir dans la section 
du Ministère de l'instruction publique de France, où les séries des fossiles 
du Vicentin et des couches correspondantes de la Hongrie, exposées par 
MM. Hébert et Munier, occupaient une place importante et offraient 
beaucoup d'intérêt. 

N'ayant pu nous procurer de description manuscrite de cette coquille, 
nous avons été obligé de rédiger la suivante, en maintenant naturellement 
le nom imposé par ces Messieurs, qui ont dédié cette nouvelle espèce à 
M. le chevalier M. Hantken, le savant directeur de l'Institut Géologique 
de la Hongrie. 

Coquille ovale oblongue, très-convexe, lisse, épaisse, anguleuse à ses 
extrémités antérieure et postérieure ; bombée en dessus et plate en dessous. 
Le dos porte deux carènes transverses, saillantes, massives, arrondies et 
presque parallèles sur toute leur étendue; l'espace compris entre celles-ci 
est fortement convexe et rappelle, dans son ensemble, la forme d'une selle 
garnie de ses arçons ; tandis que les parties au delà de ces carènes sont 
déclives vers les extrémités antérieure et postérieure. 

La carène postérieure est entièrement droite et se prolonge du côté 
gauche en une expansion cylindrique, allongée et recourbée en arrière en 
forme de crochet. L'existence de ce singulier tubercule, sur les deux seuls 
échantillons que nous avons vus, nous a démontré qu'il ne constitue pas 
une anomalie individuelle, comme on pourrait le croire, mais bien un 
caractère spécifique. La carène opposée est légèrement sinueuse dans sa 
partie médiane et ne porte pas de tubercule. 

L'on remarque encore une échancrure à chaque extrémité de la coquille ; 
l'échancrure postérieure est arrondie, coupée obliquement, tandis que 
l'autre , moins large que la première , est étroite et perpendiculaire à la 
carène. 

Vue en dessous, la coquille est partagée en deux parties inégales par 
l'ouverture qui est longitudinale, sinueuse, étroite dans la partie médiane, 
plus large postérieurement et fortement dilatée et évasée du côté opposé. 

Le bord droit est garni de dents nombreuses, obliques, peu saillantes, 
très-rapprochées et parallèles, qui remontent en s'affaiblissant pour dis- 
paraître complètement vers la moitié de la longueur. 

Le bord gauche ou columellaire n'offre aucune trace de dents ni de plis. 

On remarque des renflements arrondis, aux endroits correspondant aux 
extrémités des carènes du dos, qui donnent à la coquille un aspect hexa- 
gonal. 



MÉMOIRES 51 

Cette espèce n'est encore connue que dans le nord de l'Italie, où elle 
est propre à l'éocène moyen ; elle a été trouvée par M. Munier-Chalmas 
dans les calcaires de Monte-Postale et dans les lignites de Monte-Pulli. 

L'échantillon figuré mesure 69 millimètres à sa partie moyenne, et 
125 millimètres de longueur. 



OVULA BELLARDII, Desh. 
(PI. VIII, fig. 2-3.) 

0. testa maxima, lœvi, ovato-ventricosa; dorso bicarinato; carina postica acuta; anteriori 
obtusa; parte postica planulata; spira subdetecta; apertura sinuosa y postice intus, antice 
extus recurvata; labro marginato incrassato (Desh.). 

Ovula Bellardii, L. Bcllardi. Cat. rais, des foss. nummulitiques du comté de Nice. 
Mém. Soc. Géol. de France; 2 e série, t. IV, pi. XIV, XV, fig. 1. 

Localité : La Palarea. 

Gisement : Nummulitique à Nwmm. perforata (Renevier). — Calcaire 
sableux gris ou Marne à Nummulites (Mayer). 

Cette dernière espèce n'est pas moins curieuse que la précédente ; 
comme YOvula Hantkeni, elle est également très- remarquable par sa 
forme carénée. La description ci-après est celle qui a été publiée par 
Deshayes dans le travail de M. le professeur L. Bellardi, que nous 
venons de signaler. 

La forme générale de cette belle coquille est ovale, arrondie ; sa surface 
est lisse, divisée en trois portions par deux carènes différemment sail- 
lantes, qui la coupent transversalement. La partie postérieure est aplatie, 
perpendiculaire à l'axe d'enroulement des tours; ceux-ci sont visibles à 
travers une petite couche de test, et distingués par un léger sillon 
enfoncé; la partie médiane est légèrement concave ; la dernière, c'est-à- 
dire l'antérieure, est aussi presque plate, mais elle descend rapidement 
vers l'extrémité antérieure de l'ouverture ; cette dernière est assez large, 
sinueuse, se courbant en dedans postérieurement et en dehors antérieu- 
rement. Son bord est très-épais, arrondi; l'échancrure postérieure est 
cassée, mais elle était profonde. Les deux carènes caractérisent très-bien 
cette superbe coquille, un des géants du genre. 

L'échantillon figuré mesure 160 millimètres de longueur sur 135 mil- 
limètres de largeur. 



MOLLUSQUES MARINS D'ITALIE 



CEPHALOPODES, PTEROPODES, HETEROPODES 

VIVANTS DE LA MÉDITERRANÉE 
ET FOSSILES DU TERRAIN TERTIAIRE D'ITALIE 

PAR 

X-.E2 Dr IV. TIBE3RI 

(MÉMOIRE INÉDIT TRADUIT DE i/lTALIEN PAR JULES COLBEAU) 

— SÉANCE DU 4 AOUT 1878 — 

CLASSE I. — CÉPHALOPODES. — Cephalopoda, Cuvier. 

Ordre I. — DIBRANCHIATA (Dibranchia), Owen. 

Section I. — OCTOPODA, Woodward. 

Famille des Argonautid^e, Woodward. 

Genre ARGONAUTA, Linné. 
4. Argonauta Argo, Linné. 

Délie Chiaie. Anim. invert, del Reg. di Napoli. Edit. IL, Tav. 7, fig. 2 et 4 

(fœmina) . 
Verany. Moll. Ce'ph. de laMéd., pi. 17; 18 (fœmina). 
Chenu. Man. de Conch, I, p. 22, f. 52 (mas). 

L'on connaît bien aujourd'hui les différences des sexes chez l'Argo- 
naute. 

La femelle se rencontre dans presque toutes les parties de la Méditer- 
ranée et est seule munie de cette coquille remarquable que Ton voit dans 



MÉMOIRES 53 

toutes les collections et qui semble destinée à l'incubation des œufs. 
L'animal habitant cette coquille possède deux bras palmés, qui ont pour 
office de construire la coquille et de la protéger. 

Le mâle est représenté par un poulpe nu, privé de coquille, plus petit 
que la femelle, ayant tous les bras semblables et sans aucune expansion 
palmée : il est connu seulement depuis peu d'années, à cause de sa rareté 
provenant de son genre de vie. Ses habitudes sont plus nocturnes, plus 
pélagiques, et il n'habite que les grandes profondeurs, tandis que la 
femelle, afin de déposer plus facilement ses œufs, se rapproche davantage 
des rivages et se rencontre plus souvent. 

Sur la foi du professeur Ponzi, des fragments fossiles bien reconnais- 
sablés de Y Argonauta Argo ont été retirés de la Marne du Mont Vatican, 
à Borne. 

Espèces fossiles. 

2. Argonauta Sismondœ, Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig., Tav. I, f. 1, a, b, c. 
Argonauta Argo, Michelotti, non Linné. 

Fossile en Piémont, dans les sables azurés des collines d'Asti et dans le 
pliocène de S. Stefano Roero (Michelotti, Bellardi et Sismonda). 

3. Argonauta biarmata, Ponzi. 

Ponzi. Moll. del Monte Vat. Tav. III, f. ï, a, b. 

Fossile de la Marne du Mont Vatican, à Rome (Ponzi). 

Nota. A la connaissance de l'Argonaute se rattachent des questions 
d'une haute importance, parmi lesquelles figurent principalement : la 
reproduction de l'espèce au moyen de l'hectocotylisation qui lui est 
commune avec la famille suivante des Octopodidœ, le prétendu parasi- 
tisme de l'animal dans la coquille et les rapports de celle-ci avec son 
habitant ; et encore, si l'étude de son embryogénie a démontré la formation 
de cette coquille dès le commencement de l'œuf, et si les bras palmés 
font l'office de voiles, comme on l'a cru longtemps par erreur, ou s'ils sont 
destinés à divers autres usages. Je ne pourrais, à cause de la nature du 
présent travail, traiter longuement de semblables questions; je ne ferai 
que les effleurer le plus brièvement possible. 

Les caractères distinctifs des sexes et le mode extraordinaire d'accou- 
plement des Octopodes dibranchiaux, sur lesquels, jusque ces derniers 
temps, nous n'avions que des notions vagues et confuses, sont dignes de 
fixer toute l'attention des naturalistes. 

Les mâles et les femelles de cette section se ressemblent, sauf l'Argo- 
naute, et ont ceci de particulier que l'un des huit bras des mâles, à 
une époque déterminée, subit une transformation singulière et se change 



54 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

en un organe copulateur destiné à la reproduction de l'espèce. Ce bras, 
après s'être modifié et rempli de liqueur séminale, se détache du corps 
du mâle et en même temps se fixe, au moyen de ses ventouses, sur 
le corps de la femelle. Le premier qui eut l'heureuse chance d'observer 
cet organe fut notre compatriote Délie Chiaie qui, en 1825, le consi- 
dérant comme un ver parasite, le nomma TricliocepJialus acetabularis . 
En 1829, Cuvier, tout en restant dans la même croyance, changea son nom 
en celui de Hectocotylus octopodis. Finalement, feu le professeur Costa 
en fit l'objet d'une nouvelle description publiée dans les Annales des 
Sciences Naturelles, et pour la première fois il regarde l'Hectocotyle, non 
plus comme un ver parasite ayant une vie propre et indépendante, mais 
comme le vrai mâle de l'espèce ou comme le spermatophore du Céphalo- 
pode. Plus tard, Verany, en observant à Nice un Tremoctopus caréna, 
reconnut l'Hectocotyle dans un de ses bras anormal, et en vint à cette 
conclusion qu'il existait également chez l'Argonaute comme chez le 
Tremoctopus et qu'il devait être regardé comme un bras métamorphosé 
et caduc, servant d'organe mâle de copulation. Le fait a été vérifié, par 
la suite, dans les genres Octopus, Scœurgus, Bledoneet Philonexis; mais 
les observations manquent encore pour les autres genres. 

Kolliker et Mùller ont fait, dans ces derniers temps, de nouvelles 
recherches sur le sexe et l'hectocotylisation des susdits Céphalopodes, 
mais n ont pour ainsi dire pas fait avancer la question. Enfin il semblera 
étrange que ce fait du bras hectocotylisateur soit demeuré si longtemps 
ignoré de tant de naturalistes antérieurs aux derniers que nous venons 
de citer : et pourtant ce même fait semble avoir été noté depuis la plus 
haute antiquité par l'éminent Aristote, dans un passage où, à la vérité, 
la mention n'en paraît pas bien claire. 

L'on a cru longtemps que l'habitant de la coquille de l'Argonaute était 
un parasite, comme le Pagwrus qui s'empare des coquilles vides de beau- 
coup de Gastéropodes pour en faire sa propre demeure. L'éminent natura- 
liste Guiseppe Saverio Poli, en étudiant l'embryogénie de ce Céphalopode, 
démontra que la coquille commence à se manifester dès le commencement 
de la vie embryogénique, d'où l'on doit conclure que l'animal est bien le 
véritable constructeur de sa coquille. Les expériences relatives à ce fait 
furent exécutées par leur auteur dans le réservoir d'eau de mer de 
Granatello, à Portici, sous les auspices du roi Ferdinand I er de Bourbon. 

La coquille est propre au sexe femelle de l'Argonaute; par sa quille 
bicarénée, elle imite la forme d'un petit bateau. Elle n'est nullement 
modelée sur la forme de l'animal et sa destination est uniquement de 
servir à l'incubation des œufs qui, disposés par grappes, se rencontrent 
constamment déposés dans le fond de sa spire. L'animal est toujours 



MEMOIRES 55 

placé de façon à avoir l'entonnoir ou siphon tourné vers le côté ouvert de 
la carène, et jamais vers le côté opposé, comme on l'a figuré quelquefois. 
Les bras palmés se voient invariablement appliqués aux côtés de la 
coquille, dans le but probable qu'a Familial de s'en conserver la posses- 
sion, la coquille pouvant lui être enlevée par suite du manque d'attache 
musculaire capable d'en assurer l'adhérence. Un tel animal se voit 
naviguant par le procédé des autres poulpes, aussi à reculons, en pous- 
sant l'eau à diverses reprises avec sa bourse par la voie du siphon, la 
spire en avant en guise de proue; en arrière sont les six bras non palmés, 
rassemblés en faisceau, et étendus comme pour remplir l'office de gou- 
vernail. Peut-être ces six bras non palmés servent-ils encore, comme on 
l'a dit, à ramer; mais cela n'a pas encore été confirmé par l'observation. 
Il est certain cependant que, lorsque l'animal veut s'enfoncer dans la 
mer, alors il les retire et les renferme dans la coquille, et ayant touché le 
fond, il rampe et glisse au moyen de ses ventouses, la tête tournée vers 
la coquille et s'avançant à la manière des Gastéropodes, munis également 
d'une enveloppe testacée. Aujourd'hui l'on sait, en outre, que les deux 
bras palmés ne constituent pas seulement un organe de protection pour 
la coquille, mais sont aussi destinés à sécréter les granules calcaires 
servant à sa formation et à sa réparation, c'est-à-dire que ce même organe 
remplit la double fonction de protéger et de construire la coquille. 

La croyance des anciens sur l'usage des bras palmés était bien diffé- 
rente, et cette croyance de tous les temps est arrivée presque jusqu'à nos 
jours : Ton pensait que lorsque l'animal voulait naviguer sur la surface 
des eaux, il élevait et déployait ses membranes au vent comme les voiles 
d'un petit navire. De là est venue la fable de la navigation de l'Argonaute, 
sujet de prédilection des poètes, qui à diverses reprises leur a fourni le 
thème d'odes charmantes dans lesquelles ils rapportent que l'invention de 
l'art de naviguer est empruntée à la forme de la coquille et aux mœurs 
de ce curieux Céphalopode. Aujourd'hui la science a réduit cette croyance 
à des proportions plus modestes et plus réelles. Si l'on voulait enfin éta- 
blir une comparaison entre le mode de naviguer de l'Argonaute et les 
modes inventés par l'industrie humaine, on pourrait, avec un écrivain 
moderne, dire que l'Argonaute, exécutant toute sa locomotion par l'im- 
pulsion d'une force interne qui refoule l'eau dans un sens opposé à la 
propulsion, devrait avoir son mouvement assimilé plutôt à la navigation 
£t vapeur qu'à celle qui s'opère au moyen des voiles. 



56 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Famille des Octopodid^e, d'Orbigny. 

Genre OCTOPUS, Cuvier. 

(Sepia, h. — Polypus, Leach. — Cistopus, Gray.) 

4. Octopus vulgaris, Lamarck. 

Délie Chiaie. An. invert, del Reg. di Napoli. Edit. II, Tav. 1 (figure très- 
bonne). 
Verany. Moll. Céph. delà Méd. PI. 5, 6, 7. 
Sepia octopus, L. 
Polypus octopodia, Leach. 

Commun dans la Méditerranée. C'est le plus succulent de tous nos polypes 
édules. Il est très-recherché aux environs de Naples, où on le connaît sous 
le nom de Purpo terace et de Purpitiello de scoglio. 

2 . Octopus macropus, Risso. 

Délie Chiaie. An. invert, del Reg. di Nap. Tav. 2, fig. 26. 
Verany. Moll. Céph. de la Méd. PL 10. 
Octopus macropodîis, Sangiovanni. 
Octopus longimanus, Férussac (inédit). 

Très-répandu dans la Méditerranée. On le rencontre spécialement en 
vente sur les marchés de Gênes, Nice, Livourne, Tarente, Messine et 
Naples, sous le nom vulgaire de Purpessa : il n'est nullement estimé 
comme nourriture. 

Il se trouve encore dans l'océan Atlantique et dans la mer des Indes. 

3 . Octopus KœlJikeri, Verany. 

Verany. Catal. invert, del Golf, di Gen. e Nizza. Tav. II, ex Sic, fig. 4. 

Dans le détroit de Messine (Verany). 

4. Octopus Sallutii, Verany . 

Verany. Moll. Céph. de la Méd. PL 9. 

Dans le golfe de Gênes et de Nice (Verany). 

5. Octopus Alderi f M erany. 

Verany. Moll. Céph. de la Méd. PL 7 bis , fig. 3. 

Dans le golfe de Nice ; peut-être de passage, à la poursuite des sardines 
(Verany). 

6. Octopus De Filippii, Verany. 

Verany. Moll. Céph. de la Méd. PL 2, fig. d, f. 

Du golfe de Gênes et de Nice (Verany). 

Nota. Il est singulier que WeinkaurT, dans son catalogue édité 
en 1873 (Gâtai, der europ. Meeres-Conchjl., p. 44), cite comme vivant 
dans la Méditerranée Y Octopus incectus de Targioni, bien que celui-ci, 



MÉMOIRES 57 

dans sa description des Céphalopodes du Musée de Florence (Bull. 
Malac. ItaL, 1869, p. 160), indique cette espèce comme habitant l'océan 
Indien. Dans le môme travail, Weinkauff donne encore assez malheureu- 
sement YOctopus Cuvieri, d'Orb. etY Octopus Troscheli, Targioni, comme 
méditerranéens. Quant au premier, Targioni a soin de faire comprendre 
qu'il traite d'une espèce équivoque qu'il croit raccornie par l'action de 
l'alcool, pouvant être rapportée à YOctopus macropus et devant probable- 
ment être supprimée. Quant au second, que Verany et d'autres pensent 
n'être qu'un grand exemplaire de YOctopus mlgaris ou du Philonexis 
tuberculatus , nous le croyons aussi une espèce douteuse, parce que l'on 
n'a pas endore étudié suffisamment le développement de ces grandes 
espèces qui doivent certainement être très-variables selon leurs différents 
âges. Ainsi de ces trois espèces que Weinkauff attribue à la Méditerranée, 
l'une est exclusivement exotique, et non européenne, et les deux autres 
sont douteuses. 

Genre SCŒURGUS, Troschel. 
(Octopus, Délie Chiaie, Verany.) 

1 . Scœurgus tetracirrhus (Octopus), Délie Chiaie. 

Délie Chiaie. An. invert, del Reg. di Nap. Edit. II, Tav. 4, fig. 1. 
Verany. Moll. Céph. de la Méd. PL 7 et 7 bis . 

En 1828, Délie Chiaie a reçu, provenant du golfe de Naples, divers 
exemplaires de cette espèce que les marins appellent Purpo'ncammisato 
ou Purpo defunnale. Se trouve aussi dans le golfe de Gênes et à Nice 
(Verany). 

2. Scœurgus unicirrhus, Délie Chiaie (MS.). 

Verany. Moll. Céph. de la Méd. PI. 12 et 12 bis (Octopus Cocco). 
Verany. Cat. invert, del Gol. di Gen. e Nizza. Tav. 4, f. 1. 
Octopus Cocco, Verany. 

Le premier exemplaire, trouvé par Délie Chiaie dans le golfe de Naples, 
a été adressé par lui à Férussac sous le nom manuscrit de Octopus 
unicirrhus et publié sous ce même nom par Férussac et d'Orbigny dans 
leur Histoire naturelle des Mollusques Céphalopodes, pi. I. On ne 
comprend pas comment Délie Chiaie n'en fasse pas mention dans son 
ouvrage Animali Invertebrati del Regno di Napoli. L'espèce a été 
retrouvée depuis par Verany dans le golfe de Gènes et de Nice et publiée 
sous le nom de Octopus Cocco. Selon M. Targioni, elle se trouve encore à 
Cagliari en Sardaigne. 

Il faut noter que dans cette espèce n'existe pas la membrane interbra- 
chiale de la précédente. 



58 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Genre ELEDONE, « Aristote » Leach. 
(Ozœna, Rafinesque.' — Octopus, Lamk. aliique.) 

1. Eledone moschata (Octopus), Lamarck. 

Délie Chiaie. An. invert. delReg. di Nap. Edit. II, Tav. 5, fig. 1. 
Verany. Moll. Céph. de laMéd. PI. 4, 5, 6. 
Ozœna moschata, Rafinesque. 
Sepia moschata, Bosc. 

Espèce abondante dans la Méditerranée et mangée seulement par le 
vulgaire, à cause de l'odeur nauséabonde de musc dont sa chair est 
infectée. A Naples elle est communément appelée Purpo muscariello et 
en Sicile Purpo muscareddu. 

2. Eledone Aldrovandi (Ozœna), Rafinesque. 

Délie Chiaie. An. invert. delReg. diNap. Edit. Il, Tav. 6, fig. 5. 
Verany. Moll. Céph. de la Médit. PI. 2, 3. 
Octopus leucoderma, Sangiovanni. 
Eledone Aldrovandi et Genei, Verany. 

Commune dans la Méditerranée avec la précédente et également 
mangée seulement par le peuple à cause de sa saveur insipide ; elle 
diffère de l'autre espèce par sa taille plus grande et par l'absence d'odeur 
de musc, toutes deux ayant les bras munis d'une seule rangée de ven- 
touses. Les Napolitains nomment celle-ci Purpo sinisco. 

Nota. Verany créa une nouvelle espèce, Eledone Genei; mais plus 
tard il reconnut qu'elle était une variété de la présente. En réalité, elle 
n'est que le jeune âge de Y Eledone Aldrovandi et ne peut pas même être 
regardée comme une variété. 

Famille des Philonexid^e, d'Orbigny. 

Genre PHILONEXIS, d'Orbigny. 

(Parasira, Steenstrup.) 

1. Philonexis reticularis (Octopus), Petagna, 1826. 

Délie Chiaie. An. invert, del Reg. di Nap. Edit. II, Tav. 3, fig. 1 (Octopus 

tuberculatus, nonRisso), 1841. • 

Verany. Céph. de la Méd. in Atti délia 2 a Hun. degli se. Ital. a Tor. Tav. un. 

fig. 9 (Octopus catenulatus, Fér.). 
Octopus catenulatus, Férussac, 1828. 
Octopus Verany, Wagner, 1828. 
Octopus Ferussaci, Délie Chiaie (olim), 1829. 
Octopus tuberculatus , Délie Chiaie, non Risso, 1830. 
Philonexis tuberculatus, d'Orbigny, non Risso. 

Rare dans le golfe de Naples d'après Chiaie, qui se trompa en la rap- 
portant au Octopus tubercalatus de Risso, qui est une autre espèce, 



MEMOIRES 59 

comme Font démontré Verany et Vogt. Son véritable nom est Octopus 
reticularis de Petagna qui l'a connu deux années avant Férussac. Il se 
trouve encore à Messine (Rùppel) et à Gênes et Nice (Verany). Le genre 
PMlonexis est de beaucoup antérieur au genre Parasira et doit être 
raisonnablement adopté. 

2. Philonexis tuberculatus (Octopus), Risso, 1826. 

Verany. Moll. Céph. de laMéd. PI. 14, fig. 2, 3. PL 41, fig. 1, 4. 
Octopus et Tremoctopus caréna, Verany. 

Se trouve à Gênes et à Nice et sur les côtes de Provence (Verany). 

C'est une espèce à sexes distincts chez laquelle l'accouplement a lieu 
par hectocotylisation. Risso n'en a connu que la femelle : Verany et Vogt 
découvrirent plus tard les individus mâles, au moyen desquels ils véri- 
fièrent que l'accouplement se faisait par un bras caduc. 

Genre TREMOCTOPUS, Délie Chiaie, 1830. 

(Philonexis, d'Orbigny. — Ocythoe, Risso. — Fisoniscus, Rùppel.) 

1 . Tremoctopus violaceus, Délie Chiaie. 

Délie Chiaie. An. invert, del Reg. di Nap. Edit. II. Tav. 8. 

Verany. Moll. Céph. de la Me'd. PI. 14, 18, 19. 

Octopus velifer, Férussac. 

Octopus velatus, Rang. 

Philonexis velifer, d'Orbigny. 

Ocythoe mygaro, Risso, 1841. 

Fisoniscus velatus, Rùppel (MS.). 

Très-rare dans le golfe de Naples. Un unique exemplaire y fut ren- 
contré par Délie Chiaie en 1828, et l'espèce ne s'y est plus retrouvée 
depuis ; toutefois, Kôlliker lui assura qu'elle était beaucoup moins rare 
dans le détroit de Messine. Elle se trouve aussi dans le golfe de Gênes et 
Nice (Verany). 

Section II. — DECAPODA, Leaoh. 

Famille des Loligopsid^e , Gray. 

Genre L0LIG0PS1S, Lamarck. 
(Leachia, Lesueur. — Perotris, Eschscholtz.) 

1 . Loligopsis zigœna, Verany. 

Verany. Cat. invert, di Gen. eNizza. Tav. 2 a , ex Sic., fig. 2. 
Chenu. Man. de Conch. I, p. 25, fig. 59. 

Dans le détroit de Messine (Verany). 

2. Loligopsis vermicularis, Rùppel. 

Chenu. Man. de Conch. I, p. 25, fig. 57. 

Dans le détroit de Messine (Rùppel). 



60 SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Famille des Chiroteuthidjï, Gray. 

Genre CHIROTEUTHIS, d'Orbigny. 

(Loligopsis, Férussac.) 

1 . Chiroteuthis Veranyi (Loligopsis), Férussac. 

Verany. Céph. de la Méd. in Atti délia 2a riurt. degli se. ital. Tav. un. fig. 19. 
Verany. Moll. Céph. de la Méd. PI. 38, 39. 
Chenu. Mail, de Conch. I, p. 26, fig. 60. 

Trouvé dans le détroit de Messine par Verany et communiqué par lai à 
Férussac. 

Genre HISTIOTEUTHIS, d'Orbigny. 

1 . Histioteuihis Bonelliana (Cra?ichia), Férussac. 

Verany. Céph. de la Méd. in Atti délia 2a riun. degli se. ital. Tav. un. fig. 20. 
Verany. Moll. Céph. de la Méd. PL 19. 
Chenu. Man. de Conch. I, p. 26, fig. 61. 

Trouvée par Verany dans le golfe de Gênes et Nice et envoyée, en 1834, 
au "baron de Férussac, avec la condition de la dédier au professeur 
Bonelli. 

2 . Histioteuthis Ruppelii, Verany. 

Verany. Catal. invert, di Gen. e Nizza. Tav. 3. 
Verany. Moll. Céph. de la Méd. PI. 20, 21. 

Trouvée par Verany seulement dans le golfe de Gênes, où elle vit 
à 1,000 mètres de profondeur. 

Famille des Onychoteuthid^e, Gray. 

Genre EN0PL0TEUTHIS, d'Orbigny. 
(Onychia, partim, Lesueur.) 

1 . Enoploteuthis margaritifera, Riippel. 

Riippel. Intomo aie. Cefal. di Messina. Lett. al prof. Cocco, p. 2, Tav. un. fig. 1. 

Dans la mer de Messine (Riippel). 

2. Enoploteuthis Veranyi, Riippel. 

Riippel. Lett. al prof. Cocco, p. 3. Tav. un. fig. 2. 

Dans la mer de Messine (Rûppel). 

3. Enoploteuthis Owenii, Verany. 

•Verany. Cat. invert, di Gen. e Nizza. Tav. 4, fig. 2, 3. 
Chenu. Man. de Conch. I, p. 28, fig. 62. 

Dans le golfe de Nice, sur la côte ouest, un seul exemplaire (Verany). 



MEMOIRES 61 

Genre VERANYA, Krohn. 

(Octopoteuthis, Rûppel.) 

1 . Veranya Sicula (Octopoteuthis), Rùppel. 

Rùppel. Lett. al prof. Cocco, p. 6 (sans figure). 

Verany. Catal. invert, di Gen. e Nizza. Tav. 2, ex Sic, fig. 4. 

Chenu. Man. de Conch. I, p. 29, fig. 69. 

Rencontrée dans la mer de Messine par Rùppel, qui se trompa en la 
croyant pourvue de huit bras (OctopoteutMs), tandis qu'elle en a dix. 

Genre ANCISTROTEUTHIS, Gray. 

(Onychoteuthis , Férussac, Verany. ) 

1 . Ancistroteuthis Krohnii (Onychoteuthis), Verany. 

Verany. Cat. invert. Gen. e Nizza. Tav. H, ex Sic., fig. 3. 

Dans le détroit de Messine (Verany). 

2. Ancistroteuthis Lictensteini (Onychoteuthis), Férussac. 

Verany. Céph. de la Méd. m Atti délia 2 a riun. degli se. ital. Tav. un. fig. 18. 
Verany. Moll. Céph. de la Méd. PI. 29. 
Chenu. Man. de Conch. 1, p. 31, fig. 76. 

Découverte à Nice en 1835, par Verany, et envoyée à Férussac avec 
la figure. 

Genre OMMASTREPHES, d'Orbigny. 

(Cicria, Leach. — Hyaloteuthis, Gray.) 

1 . Ommastrephes todarus, Délie Chiaie, nec Rafinesque. 

Délie Chiaie. An. invert, del Reg. di Nap. Ed. II. Tav. 10, fig. 1. 

Verany. Céph. de la Méd. in Atti délia %*riun. degli se. ital. Tav. un. fig. 12. 

Verany. Moll. Céph. de la Méd. PI. 33. 

Chenu. Man. de Conch. I, p. 32, fig. 81 (médiocre). 

Loligo magna, Seba. 

Loligo arpagoy Montfort. 

Commun dans la Méditerranée et dur et coriace à manger. Les marins 
de Naples le nomment Totaro et cherchent à le faire passer auprès des 
personnes inexpérimentées pour un vrai Calmar, afin d'en recevoir un 
prix plus élevé. Les différences sont cependant faciles à saisir, car le 
Totaro a l'appendice natatoire court et cordiforme, tandis que le Calmar 
l'a plus grand, plus étendu, et rhomboïdal : le premier, en outre, a 
l'osselet svelte et atténué et le second large et ouvert. 

3 . Ommastrephes sagittatus (Loligo) , Lamarck . 

Délie Chiaie. An. invert, del Reg. diNap. Ed. II. Tav. 9, fig. 3. 

Verany. Céph. de la Méd. in Atti délia 2 a riun. degli se. ital. Tav. un. fig. 13. 

Verany. Moll. Céph. delà Méd. PI. 31, 32. 



62 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Chenu. Mail, de Conch. I, p. 32, fig. 79 (mauvaise). 

Loligo pelagica, Montfort. 
Loligo todarus, Rafmesque. 

Moins commun que le précédent dans la Méditerranée, mais également 
dur à manger. A Naples on l'appelle Totariello et l'on cherche aussi à 
le faire passer pour le Calmar, dont la chair est exquise. 

Nota. Délie Chiaie fut le premier, dans son ouvrage sur les Invertébrés 
du Royaume de Naples, qui supposa comme synonymes du Loligo 
sagittatus, les Loligo Bertlieloti et Loligo Coindeti de Verany, espèces 
représentées sous les figures 15 et 16 de son Cadre des Céphalopodes, 
exposé en 1840 au Congrès des Savants italiens, réuni à Turin. Ensuite 
Targioni, dans son travail mentionné sur les Céphalopodes du Musée de 
Florence, regarde comme synonymes du même Loligo sagittatus, bien 
qu'avec doute, non -seulement le Loligo Coindeti, mais encore les Loligo 
Menegliinii et Loligo Bianconii, deux espèces de Sicile qui se trouvent 
figurées sur la planche jointe à l'opuscule de Verany, tiré à part du 
Guide de Gênes et de Nice de 1846, sous le titre de : Animali inverte- 
hrati del Oolfo ai Genova e Nizza. Enfin Weinkauff, dans son cata- 
logue édité en 1873, retire du genre Loligo les Loligo œquipoda de 
Eûppel et les Loligo Coindeti et Loligo Pillce de Verany, pour les placer 
dans le genre Ommastrephes, tout en les considérant comme espèces 
distinctes, et non comme des synonymes, comme le supposent Délie 
Chiaie et Targioni. Nous pensons, au contraire, que de telles innovations 
sont au moins prématurées et peu fondées, d'autant plus qu'il s'agit 
d'espèces rares, vues seulement par ceux qui les ont découvertes, et qui 
n'ont pu être convenablement appréciées que par ceux-ci. Nous croyons, 
en outre, que Verany et Rûppel, juges plus compétents de leurs propres 
espèces, les ont avec raison placées dans le genre Loligo et considérées, 
non comme des synonymes, mais bien comme des espèces réelles et 
distinctes. Quant au Loligo œquipoda, placé par Weinkauff dans le 
genre Ommastrephes, nous pouvons affirmer qu'il y a erreur, les ventouses 
des espèces de ce genre étant dentées (voir Délie Chiaie, Ed. II), et non 
simples comme le dit Rùppel (voyez sa lettre au professeur Cocco). Et à 
l'égard des Loligo Coindeti et Pillce, en raison de ces mêmes ventouses, 
au lieu de les ranger dans le genre Ommastrephes, il serait préférable de 
les comprendre dans le genre Loligo. 

Genre THYSANOTEUTHIS, Troschel, 4857. 

4 . Thysanoteuthis rhombus, Troschel. 

Chenu. Mail, de Conch. I, p. 32, fig. 84. 

Découvert par Troschel, en 1857, dans la mer de Messine, en Sicile. 



MÉMOIRES 63 

2. Thysanoteuthis elegans, Troschel. 

Chenu. Mail, de Conch. I, p. 32, fig. SAbis. 

Trouvé également par Troschel, dans la mer de Messine. 

Famille des Loligil^e, d'Orbigny. 
Genre LOLIGO, Schneider. 

{Pteroteuthis, Blainville.) 

1 . Loligo vulgaris, Lamarck. 

Délie Chiaie. An. invert, del Reg. di Napoli. Ed. IT, Tav. 9, fig. 2. 

Verany . Ce'ph. de la Méd. in Atti délia 2 a Hun. degli se. ital. Tav. un. fig. 11. 

Verany. Moll. Ce'ph. de la Méd. PL 34. 

Chenu. Man. de Conch. I, p. 33, fig. 86. 

Loligo magna, Rondelet. 

Sepia loligo, Linné. 

Le Calmar est commun dans la Méditerranée. C'est le plus délicat et 
le plus succulent de tous les Céphalopodes édules. 

Nota. Targioni, dans le travail mentionné plus haut, nomme cette 
espèce Loligo Mediterranea, pour la distinguer de celle de l'Atlantique à 
laquelle il donne exclusivement le nom de Loligo vulgaris. En vérité, 
parce qu'il a décrit avec grand soin l'espèce de la Méditerranée, de la 
conclusion de son dire il ne résulte pas une différence essentielle entre 
les deux espèces qu'il veut séparer. Il est vrai que Linné (Syst. Nat., 
Edit. XII, p. 1096) assigne à sa Sepia loligo un habitat pélagien, 
« habitat in pelago, » ce qui signifie l'Atlantique; mais il est vrai aussi 
que son continuateur Gmelin a ajouté à plusieurs espèces « et in mari 
Mediterraneo » , comme on peut le voir pour l'habitat de la Sepia offieinalis , 
à laquelle Linné n'avait également donné pour patrie que l'Océan. On 
doit supposer que c'est l'habitat de la Sepia loligo, cité par Linné Gmelin, 
qui a engagé Targioni à séparer ses deux espèces. 

2. Loligo subulata, Lamarck. 

Délie Chiaie. An. invert. del Reg, di Napoli. Edit. H, Tav. 9, fig. 1 . 

Verany. Céph. de la Méd. in Atti délia 2 a Hun. degli se. ital. Tav. un. fig. 14. 

Verany. Moll. Céph. de la Méd. PL 34. 

Loligo parva, Rondelet. 

Sepia média, Linné. 

Petite espèce commune dans la Méditerranée, très-délicate à manger, 
et connue à Naples sous le nom vulgaire de « Calamar iello » . 

3. Loligo Meneghinii, Verany. 

. Verany. Catal. invert. Gen. e Nizza. Tav. I, ex Sic., fig. 1. 

Dans le détroit de Messine, en Sicile (Verany). 



64 SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

4 . Loligo A lessandrinii, Verany . 

Verany. Catal. invert. Gen. e Nizza. Tav. I, ex Sic, fig. 2. 

Dans le détroit de Messine (Verany). 

5. Loligo Bianconii, Verany. 

Verany. Catal. invert. Gen. e Nizza. Tav. I, ex Sic, fig. 3. 

Dans le détroit de Messine (Verany). 

6 . Loligo œquipoda, Rùppel . 

Rùppel. Lett. al prof . Cocco. Page 6 (sans figure). 

Dans la mer de Messine en Sicile (Rùppel). 

7. Loligo Marmorœ, Verany. 

Verany. Céph. de la Méd. in Atti délia 2 a riun. degli se. ital. Tav. un. fig. 17. 
Verany. Moll. Céph. delà Méd. PL 37. 

Dans le golfe de Gênes (Verany). 

8. Loligo Bertheloti, Verany. 

Verany. Céph. de la Méd. in Atti délia 2a riun. degli se. ital. Tav. un. fig. 15. 
Verany. Moll. Céph. de la Méd. PI. 36, fig. h-k. 

Dans le golfe de Gênes (Verany). 

9. Loligo Coindeti, Verany. 

Verany. Céph. de la Méd. in Atti délia 2a Hun. degli se. ital. Tav. un. fig. 16. 

Dans le golfe de Gênes (Verany). 

10. Loligo Pillœ, Verany. 

Nous n'en connaissons pas la figure. 
Probablement dans le golfe de Gênes (Verany). 

Genre SEPIOTEUTHIS, Férussac, Blainville. 

1 . Sepioteuthis Sicula, Rùppel. 

Nous ignorons dans quelle publication et n'en connaissons pas la 
figure. 

Non ailleurs que dans la mer de Messine (Rùppel). 

Genre ROSSIA, Gray, Owen. 

1 . Rossiamacrosoma (Sepiola), Délie Chiaie. 

Délie Chiaie. An. invert, del Reg. di Nap. Ed. II. Tav. H, fig. 4, 11. 
Verany. Céph. de la Méd. in Atti délia 2 a riun degli se. ital. Tav. un. fig. 22. 
Verany. Moll. Céph. delà Méd. Pi. 23. 

Dans le golfe de Naples où nos matelots la nomment « Purpo-seccia » 
(Délie Chiaie) et dans le golfe de Gênes et de Nice (Verany). 



MÉMOIRES 65 

2. Rossia Pancerii, Targioni. 

Targioni in Bull. Malac. ital. 1869, p. 231, Tav. VII, fig. 7. 

Serait-ce le mâle de l'espèce précédente? 

Du golfe de Naples. Envoyé au Musée de Florence par feu le profes- 
seur Panceri, sous le nom de Rossia macrosoma. 

3. Rossia dispar (Sepiola), RûppeL 

Giom. del Gab. diMessina, 1845. Tav. 26. 

Dans la mer de Messine en Sicile (Ruppel). 

Nota. C'est une erreur de Weinkauff (loc. cit., p. 47) de citer Verany 
comme auteur de la Rossia dispar, tandis que c'est Ruppel qui est réelle- 
ment le créateur de l'espèce. C'est également par erreur que Weinkauff 
dit qu'elle appartient à la zone celtique, puisqu'elle appartient à la zone 
méditerranéenne et particulièrement à la mer de Messine. 

Genre SEPIOLA, « Rondelet » Leach. 

1 . Sepiola vulgaris, Grant . 

Délie Chiaie. An. invert, del Reg. di Nap. Ed. IL Tav. 12, fig. 30 (Loligo sepiola). 
Verany. Céph. de la Méd. in Atti délia 2 a riun. degli se. ital. Tav. un. fig. 21 

(Sepiola Rondeleti, non Cuv.). 
Verany. Moll. Céph. delà Méd. PL 22, fig. c, d. (Sepiola Rondeleti, non Cuv.). 

Sepia sepiola, Linné. 

C'est la plus petite des espèces méditerranéennes. Elle est moins com- 
mune que la suivante. Toutes deux sont édules et connues vulgairement 
à Naples sous le nom de « Seccetella » . 

2. Sepiola Rondeleti, Gesner , Cuvier. 

Verany. Moll. Céph. de la Méd. PL 22, fig. a, h. 

Très-abondante dans toute la Méditerranée. 

3. Sepiola major, Targioni. 

Targioni, in Bull. Malac. ital., 1869, p. 230 (sans figure). 

D'après un unique exemplaire acheté sur le marché de Florence. Pro- 
venant probablement de la mer de Livourne (Targioni). 

Nota. Il n'est pas bien certain que les trois espèces citées soient réelle- 
ment distinctes ; il pourrait certainement arriver que les différences peu 
remarquables indiquées par les auteurs modernes ne fussent dues 
qu'à l'âge et au sexe d'une seule et môme espèce. Il est naturel de le 
supposer, puisqu'elles vivent toujours dans les mêmes localités et en 
promiscuité. L'argument étant douteux, nous engageons les Céphalo- 
podistes à y apporter l'examen le plus attentif. Quant à nous, sans nous 
prononcer sur la question, nous avons suivi l'opinion des naturalistes les 
plus récents. 

1878 5 



66 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

* 

Famille des Paleontid^e, Chenu. 

Genre SCAPTORRHYNCUS, Bellardi. 

1. Scaptorrhyncus miocenicus, Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. 1, fig. 1, a, b, c. 

Fossile en Piémont, aux collines de Turin, à Termo-Fourà,Bardassano 
et Resca (Rovasenda). 

Famille des Sepiadje, d'Orbigny. 

Genre SEPIA, Linné. 

1 . Sepia oflicinalis, Linné. 

Délie Chiaie. An. invert. delReg. di Nap. Edit. II, Tav. 12, fig. 1. 

Verany. Céph. de la Méd. in Atti délia 2& Hun. degli se. ital. Tav. un. fig. 23. 

Verany. Moll. Céph. de la Méd. Pi. 24, 25. 

Très-commune dans la Méditerranée et édule : elle est connue à Naples 
sous le nom vulgaire de « Seccia » . 

2. Sepia elegans, Blainville. 

Délie Chiaie. An. invert, del Reg. di Nap. Edit. II, Tav. 15, fig. 2 (Sepia 

d' Orbignyana, Fér.?) . 
Verany. Moll. Céph. de la Méd. PI. 26, fig. a-c. 
Sepia d' Orbignyana, Férussac. 

Rare dans le golfe de Naples (Délie Chiaie) et rare dans la mer 
Ligurienne (Verany). 

3 . Sepia biserialis , Montfort . 

Verany. Moll. Céph. de la Méd. PI. 26, fig. F. K. 
Sepia elegans, Férussac nec Blainville. 
Sepia rubens, Philippi. 

Dans la mer Ligurienne (Verany) et dans le golfe de Naples (Philippi). 

4. Sepia Hieredda, Rang. 

Je la cite comme appartenant à la Méditerranée, parce qu'elle a été 
trouvée par le D r Mercier, sur la côte du Maroc. 

Espèces fossiles. 

5. Sepia Gastaldi, Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. I, fig. 3. 

Fossile en Piémont, aux collines de Turin et dans la vallée des Ceppi 
près de Chieri (Gastaldi). 



MÉMOIRES 67 

6. Sepia Michelottii, Gastaldi . 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. I, fig. 4. 

Fossile en Piémont, aux collines de Turin et dans la vallée des Ceppi 
près de Chieri (Gastaldi). 

7. Sepia verrucosa, Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. I, fig. 5. 

Fossile en Piémont, au mont Capriolo près de Bra (Bellardi). 

8 . Sepia rugulosa, Bellardi . 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. II, fig. 1. 

Fossile en Piémont, au mont Capriolo près de Bra (Bellardi) et dans 
l'argile du mont Vatican à Kome (Ponzi). 

9. Sepia granosa, Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. II, fig. 2. 

Fossile en Ligurie, dans les marnes azurées près de Savona (Issel). 

10. Sepia Craverii, Gastaldi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. II, fig. 3. 

Fossile en Piémont, près de Bra (MM. Federico et Ettore Craveri, de 
Bra). 

11. Sepia stricta, Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. II, fig. 4. 

Fossile en Piémont, dans les marnes azurées du mont Capriolo, près de 
Bra (MM. Fed. et Ett. Craveri). 

12» Sepia sepulta, Michelotti . 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. II, fig. 5, a, b, c. 

Fossile en Piémont, aux collines de Turin et à Pino Torinese (Miche- 
lotti). 

13. Sepia complanata 3 Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. II, fig. 6, a, b, c. 

Fossile en Piémont, dans les marnes azurées du Mont Capriolo, près 
de Bra (MM. Fed. et Ett. Craveri). 

14. Sepia Isseli, Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. II, fig. 7, a, b. 

Fossile en Ligurie, dans les marnes azurées, près de Savona (Issel). 

Famille des Spirulid^î, d'Orbigny. 

Genre SP1RULIR0STRA, d'Orbigny. 

1 . Spirulirostra Bellardii > d'Orbigny. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. II, fig. 8, a, b, c. 



68 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Fossile en Piémont, aux collines de Turin, à Rio délia Batteria, Villa 
Forzano, Termo-Fourà, Pino Torinese et Baldissero (Michelotti et 
Sismonda). 

Ordre IL — TETRABRANCHIATA. 

Famille des Nautilid^e, Owen. 

Genre NAUTILUS, Linné. 

1. Nautilus Allionii, Michelotti. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. III, fig. 1, a, b, c, d. 
Nautilus umbilicatus, Michelotti non Lamarck. 
Nautilus excavatus, Michelotti et Sismonda . 
Nautilus Bucklandi, Michelotti. 
Nautilus Michelottii, d'Orbigny . 

Fossile en Piémont, aux collines de Turin et à Termo-Fourà (Miche- 
lotti et Rovasenda). 

2. Nautilus decipieus, Michelotti. 

Michelotti. Foss. mioc. infér., 1861. Tav. XIII, fig. 11. 

Fossile en Piémont, à Gassino, Dego et Calcare (Michelotti et Rova- 
senda). 

Genre RHYNCHOLITES, Faure-Biguet. 

1. Rhyncholites Allionii, Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. III, fig. 2, a, b, c. 

Ne serait-ce pas le bec du Nautilus Allionii mentionné ci-dessus? 
Fossile en Piémont, aux collines de Turin (Rovasenda). 

Famille des Clymenid^:, Edwards. 

Genre ATURIA, Bronn. 

1. Aturia Aturi (Nautilus), Basterot. 

Michelotti. Foss. mioc. de Vital, sept., 1847. PI. XV, fig. 4 (Clymenia Morrisi). 

Clymenia ziczac, Michelotti . 

Nautilus pompilius, Michelotti non Linné. 

Nautilus diluvii, Sismonda in Michelotti. 

Fossile en Piémont, aux collines de Turin et autres localités (Miche- 
lotti, Sismonda et Rovasenda). 

2. A turia radiata, Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. III, fig. 3 . 

Fossile en Piémont, aux collines de Turin (Michelotti). 



MÉMOIRES 69 

CLASSE IL — PTÉROPODES. — Pteropoda, Cuvier. 

Section I. — Munis de coquille. — THECOSOMATA, G-ray. 

Famille des Cavoliniad^e. 

(Hyalidœ, d'Orbigny.) 

Genre CAVOLINIA (Cavolina), Gioeni, 1783: Abildgaard, 1792. 
(Caulina, Poli. — Hyalœa, Lamarck aliique.) 

\ . Cavolinia tridentata (Anomia), Forskal 1775. 

Cantraine. Malac. Méd. et litt. PI. 1, fig. 3. 
Clio volitans, Cavolini . 
Cavolina natans, Abildgaard . 
Hyalœa tridentata, Lamarck aliique. 

Espèce pélagienne et errante comme toutes celles de cette classe. 
Celle-ci est la plus répandue dans la Méditerranée. Elle a été trouvée 
vivante, en premier lieu, dans le golfe de Naples, par l'illustre Cavolini, 
dans le golfe de Gênes (Verany), dans la mer de Sardaigne (Cantraine), 
dans la mer de Sicile, près de Catane (^Gioeni), et à Palerme et Messine, 
d'abord par Poli et ensuite par Philippi et par d'autres. 

Elle se rencontre aussi dans le golfe de Nice (Risso), dans la mer de 
Corse (Requien),dans celle de Malte (Cantraine), d'Alger (Tiberi), et enfin 
dans la mer Egée (Forbes). 

Fossile à Castellarquato dans le Plaisantin (Cantraine), dans l'argile 
du Mont Vatican, à Rome (Ponzi, qui la rapporte mal à propos au genre 
Diacria), dans l'île d'Iscbia et près de Pouzzoles (Scacchi et Pbilippi), 
près de ? Monteleone en Calabre (« Pilla » Philippi), en Sicile, près de 
Palerme (Pbilippi) et près de Messine (Seguenza). 

2. Cavolinia gibbosa (Hyalœa), Rang. 

Cantraine. Malac. Méd. et litt. PI. 1, fig. 5. 

Jusqu'à ce jour, elle n'a été trouvée dans la Méditerranée que dans le 
détroit de Messine par Cantraine. Nous ne la croyons pas aussi commune 
que le dit cet auteur, qui ne donne qu'une figure de la coquille privée de 
l'animal. 

3. Cavolinia inflexa (Hyalœa), Lesueur. 

Cantraine. Malac. Méd. et litt. PL 1, fig. 6. 

Hyalœa vaginella t Cantraine . 

Hyalœa uncinata, « Hôninghaus » Philippi (olim), nec Rang. 

Vivant dans le golfe de Gênes et à Nice (Verany, sous le nom de 
Hyalœa uncinata, d'après Jeffreys), dans le golfe de Naples (Costa junior 
et Tiberi), dans la mer de Sicile (Cantraine). 



70 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Elle s'étend à la mer de Corse (Requien) et à la mer Egée (Forbes, 
sons le nom de Hyalœa vaginellina) . 

Fossile dans l'argile près de Palerme en Sicile (Ab. Brugnone, suivant 
Allery), et dans l'argile du Mont Vatican à Rome (Ponzi, sous la dénomi- 
nation erronée de Diacria trispinosa) (1). 

Espèces fossiles. 

4. Cavolinia grandis (Hyalœa), Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. III, fig. 4. 

Fossile en Piémont dans les collines de Turin, près de Chieri (Bellardi). 

5 . Cavolinia gypsorum (Hyalœa), Bellardi . 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. III, fig. 5, a, b. 

Fossile en Piémont, à Guarene, près d'Alba, dans la marne qui accom- 
pagne le gypse (Bellardi). 

6. Cavolinia aurita (Hyalœa), Bonelli. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. III, fig. 6. 

Fossile en Piémont dans les collines de Turin et à Rio délia Batteria, 
dans les sables micacés (Bonelli et Sismonda). 

7 . Cavolinia interrupta (Hyalœa), Bonelli . 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. III, fig. 7, a, b, c. 

Fossile en Piémont dans les collines de Turin, à Rio délia Batteria et 
à Sciolze (Bonelli, Sismonda, Michelotti et Rovasenda). 

8. Cavolinia revoluta (Hyalœa), Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. III, fig. 8, a, b, c. 

Fossile en Piémont dans les collines de Turin, à Termo-Fourà et dans 
la vallée des Ceppi (Rovasenda). 

9 . Cavolinia peraffinis (Hyalœa), Seguenza . 

Seguenza. Pter. eEter. terz. Messin. Mem. délia Soc. ital. T. II, n° 9. Tav. un. 
fig. 5, a, b, c. 

Fossile dans la province de Messine, à Trapani, Scoppo, Tremonte, 
Gravitelli et Valdina (Seguenza). 

10. Cavolinia inflata (Hyalœa), Seguenza. 

Seguenza. Pter. e Eter. terz. Messin. Mem. délia Soc. ital. T. II, n° 9. Tav. un. 
fig. 6, a, b, c. 

Fossile dans l'argile miocène de Monforte et de Bianchi près de 
Messine (Seguenza). 

(!) Voyez Ponzi, / fossili del Monte Vaticano, p. 23. Tav. III, lig. 4, a, b. L'inspection 
de cette figure montre clairement qu'il s'agit de la Cavolinia inflexa et non pas de la 
Diacria trispinosa . 



MÉMOIRES 71 

Genre DIACRIA, Gray. 

i . Diacria trispinosa (Hyalœa), Lesueur. 

Chenu. Mm. de Conch. I, p. 109, fig. 465. 
Hyalœa triacantha, « Guidotti, » Bronn. 
Hyalœa mucronata, d'Orbigny. 
Hyalœa depressa, Bivona sen . 

Espèce observée jusqu'aujourd'hui dans le golfe de Gênes et à Nice 
(Verany, sous le nom de Hyalœa depressa), dans la mer de Sardaigne 
(Tiberi) et de Sicile (Cantraine). 

Elle se retrouve sur lai côte d'Espagne (Mac Andrew) et sur la côte 
d'Alger (Weinkauff). 

Fossile dans le pliocène des collines d'Asti, en Piémont (E. Sismonda), 
à Castellarquato dans le Plaisantin (Guidotti, dans Bronn), aux environs 
de Sienne et autres localités italiennes (Cantraine), à Rome au Monte 
Mario (A. Conti), en Sicile, près de Palerme (Bivona senior) et à 
Pagliarino, Valdina, Scoppo, Trapani et St-Philippe, près de Messine 
(Seguenza). 

Genre GAMOPLEURA, Bellardi. 

4 . Gamopleura Taurinensis (Hyalœa), Sismonda. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. III, fig. 9, a, b, c. 
Hyalœa gibbosa, Bonelli non Rang. 

Fossile en Piémont aux collines de Turin, à Termo-Fourà, Rio délia 
Batteria, etc. (Bonelli, Sismonda et Michelotti). 

Genre CLE0D0RA, Péron et Lesueur (*). 

1 . Cleodora pyramidata (Clio), Linné. 

Costa. Fauna del Reg. di Nap. Moll. Pterop. Tav. IV, fig. 1. 
Hyalœa lanceolata, Lesueur. 

Rencontrée vivante dans le golfe de Gênes (Verany), dans le golfe de 
Naples (Délie Chiaie et autres) et dans la mer de Sicile (Cantraine et 
Philippi). 

L'espèce s'étend au golfe de Nice (Risso), à la mer Egée (Forbes) et à 
d'autres localités de la Méditerranée, visitées pendant l'expédition du 
« Porcupine » (Jeffreys). 

(!) Quelques-uns des auteurs modernes qui ont écrit sur les genres Cleodora et Creseis, 
leur substituent l'ancien genre Clio, établi par Browne en 1756 ; celui-ci pourtant a 
employé ce nom de genre pour désigner indistinctement, tantôt des Ptéropodes nus, 
tantôt des Pétropodes munis de coquille ; nous ne croyons donc pas qu'il puisse être 
adopté dans notre travail. Le genre Clio, d'ailleurs, avec plus de raison que beaucoup 
d'autres, doit être restreint et réservé seulement pour certains Ptéropodes dont les 
branchies se voient répandues sur toute la surface de la peau, comme les Clio australis 
et Clio longicaudatus. 



72 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Fossile du pliocène près de Asti, et du miocène supérieur d'autres 
localités du Piémont (Cantraine, Michelotti et Sismonda), dans l'argile 
du Mont Vatican à Rome (Riccioli et Calandrelli avec le nom de Cleodora 
Vaticana), du Monte Mario également à Rome (A. Conti), dans la 
province de Modène (Coppi, d'après un exemplaire communiqué), dans 
le miocène près de Monteleone en Calabre (Scacchi, selon Philippi), en 
Sicile, près de Palerme (Philippi) et près de Melazzo et Messine (Aradas 
et Seguenza). 

2. Cleodora cuspidata (Hyalœa), Bosc. 

Cantraine. Malac. Méd. et litt. PL I, fig. 8. 

Recueillie vivante dans les golfes de Gênes et de Nice (Verany), sur le 
rivage de la Calabre (Délie Chiaie) et dans la mer de Sicile (Maggiore, 
selon Philippi). 

Se trouve aussi dans la mer Egée (Forbes). 

Fossile près de Palerme en Sicile (Aradas, selon Allery) et dans le 
calcaire pliocène de S. Filippo inferiore, près de Messine (Seguenza). 

Nota. Cantraine décrit cette espèce, sans parler de son habitat, que Ton 
doit supposer être le détroit de Messine. 

Espèce fossile. 

3 . Cleodora frigona, Seguenza . 

Seguenza. Pter. e Eter. terz. Messin. Tav. un. fig. 9, a,b. 

Fossile du calcaire de Scoppo, près de Messine (Seguenza). 

Genre BALANTIUM, Leach. 

1 . Balantium Ricciolii (Cleodora) , Calandrelli. 

Calandrelli. Scoperta di due Conchiglie. Estr. dall Album del 1844. Tav. un. 

fig. A,B. 
Bellardi. Moll. terz. del Piem. eLig. Tav. III, fig. 11 (Balantium sinuosum). 
Ponzi. Moll. del Monte Vaticano. Tav. III, fig. 5, a, b. (très-bonne). 

Fossile de l'argile du Mont Vatican, à Rome (Riccioli) et dans le 
Piémont aux collines de Turin et à S. Grato, près de Gassino (Rova- 
senda). 

2. Balantium Pedemontanum (Cleodora), Mayer. 

Mayer. Descr. de Coq.foss. in Journal de Conchyl. 1868, p. 104, pi. II, fig. 2. 
Cleodora Riccioli, Michelotti non Calandrelli . 

Fossile en Piémont aux collines de Turin (Michelotti) et dans la marne 
à Ptéropodes de Serravalle, de Scrivia et de Acqui (Mayer). 



MEMOIRES 73 

3. Balantium pulcherrimum (Cleodora), Mayer. 

Mayer. Descr. de Coq. foss. in Journal de Conchyl. 1868, p. 105, pi. II, fig. 3. 

Fossile en Piémont, aux environs de Serravalle, de Scrivia et de Acqui 
(Mayer, musée de Zurich"». 

Nota. Il est probable que l'espèce présente est une variété (pluriplicata) 
du Balantium Riccioli, Caland. 

4. Balantium braidense, Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. III, fig. 12. 

Fossile en Piémont au Mont Capriolo, près de Bra (Bellardi). 

Nota. En réfléchissant que Bellardi dit de cette espèce : rugce trans- 
versœ obsoletœ, tandis qu'elle a de vrais sillons, comme le montrent, du 
reste, sur la figure, les accroissements annuels de la coquille, et en tenant 
compte également de sa forme et de sa costulation, il semble que le 
Balantium braidense devra rentrer dans la synonymie de la Cleodora 
pyramidata. 

5. Balantium multicostatum, Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. III, fig. 14. 

Fossile en Piémont aux collines de Turin et à Pino Torinese (Miche- 
lotti). 

Nota. Cette espèce semble être une variété de la Cleodora pyramidata 
qui, en adoptant le nom de Bellardi, pourrait être nommée var. multi- 
costata. 

6 . Balantium sulcosum, Bonelli . 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. eLig. Tav. III, fig. 15. 

Fossile en Piémont aux collines de Turin et à Pino Torinese (Bonelli). 

7. Balantium calix, Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. III, fig. 16. 

Fossile en Piémont aux collines de Turin et à Pino Torinese (Michelotti). 

Nota. Il est évident que si cette espèce, ainsi que la précédente, ne 
sont que des anomalies de la Cleodora pyramidata, elles ne sont dues qu'à 
des fantaisies d'auteurs qui se plaisent à tout propos à multiplier les 
espèces sans aucune nécessité. En général, il y a très-peu d'espèces du 
genre Balantium qui peuvent être raisonnablement maintenues. 

Genre CUVIERIA, Rang. 

Espèces fossiles. 
. Cuvieria Atesana, Rang. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. e Lig. Tav. III, fig. 19. 



74 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Fossile en Piémont aux collines d'Asti (Sismonda et Michelotti) et dans 
l'argile du Mont Vatican, à Rome (Ponzi). 

2. Cuvieria intermedia, Bellardi. 

Bellardi. Mail. lerz. delPiem. eLig. Tav. III, fig. 20. 

Fossile en Piémont dans la marne grise, près de Mondovi (Bellardi). 

3, Cuvieria inflata (Vaginella), Bonelli. 

Bellardi. Moll. lerz. del Piem. e Lig. Tav. III, fig. 21. 

Fossile en Piémont aux collines Biellesi et àMagnano (Bonelli). 

Genre CRESEIS, Rang. 

1 . Creseis acicula (Cleodora), Rang. 

Costa. Fauna del Reg. di Nap. Moll. Pterop. Tav. IV, fig. 3, 4. 
Creseis clava (juv.), Rang. 
Hyalœa aciculata, d'Orbigny. 
Creseis acus, Eschscholtz. 
Creseis spiniformis, Benoit. 

Vivante dans le golfe de Naples (Délie Chiaie), et dans la mer de Sicile 
(Cantraine, Creseis clava). 

S'étend à la mer Egée (Forbes). 

Fossile de l'argile du Mont Vatican, à Rome (Ponzi, sous le nom de 
Vaginella acictila). 

2. Creseis subulata (Cleodora), Quoy et Gaimard. 

Cantraine. Malac. Méd. et litt. PL 1, fig. 11. 
Creseis spinigera, Rang. 

Fréquente dans le golfe de Naples (Costa jun. et Tiberi) et dans la mer 
de Sicile (Cantraine et Maggiore, d'après Philippi). 

Vit également dans la mer Egée (Forbes) et sur les côtes de" la Tunisie 
(Mac Andrew). 

Fossile près de Palerme, en Sicile (Allery) et dans l'argile du Mont 
Vatican, à Rome (Ponzi, sous le nom de Vaginella sfinifera). 

Nota. C'est par erreur que Weinkauff cite Cantraine pour la Creseis 
subulata fossile, avec les localités de Asti et de Sienne. En lisant Can- 
traine, on ne trouve d'autre mention que celle de Cuvieria Astesana 
comme fossile de Asti, et il est facile de comprendre que le genre Cuvieria 
n'a aucune communauté avec le genre Creseis. 

3. Creseis striata, Rang. 

Cantraine. Malac. Méd. etlitt. PI. I, fig. 10. 
Creseis compressa, Eschscholtz . 
Creseis sulcata et zonata, Délie Chiaie. 
Creseis sulcata, Benoit 



MEMOIRES 75 

Vit dans le golfe de Naples (Délie Chiaie), dans la mer de Sicile (Can- 
traine) et près de l'île de Pantelleria (Mac Andrew). 
Se trouve aussi dans la mer Egée (Forbes). 
Fossile de la marne jaunâtre de Trapani, près de Messine (Seguenza). 

4. Creseis conoidea (Cleodora), Costa junior. 

Costa. Fauna del Reg. di Nap. Tav. IV, fig. 6. 
Creseis conica, Costa junior (antea), nec Eschscholtz. 

Observée jusqu'à ce jour dans le golfe de Naples (Costa junior) et dans 
la mer de Sicile (Allery). 

Genre VAGINELLA, Daudin. 

Espèces fossiles. 

1 . Vaginella depressa, Daudin. 

Basterot. Mém. Bord. 1825. PL IV, fig. 16. - 

Fossile en Piémont aux collines de Turin, à Rio délia Batteria et à 
Baldissero (Sismonda et Michelotti) et dans l'argile du Mont Vatican, à 
Rome (Ponzi). 

2. Vaginella Calandrellii (Cleodora) , Michelotti. 

Bellardi. Mott. terz. del Piem. e Lig. Tav. III, fig. 17. 
Cleodora strangulata, Sismonda et Michelotti. 

Fossile en Piémont aux collines de Turin, à Rio délia Batteria, Baldis- 
sero, Termo-Fourà et Pino Torinese (Michelotti) et dans l'argile du Mont 
Vatican, à Rome (Ponzi). 

3. Vaginella testudinaria (Cleodora), Michelotti. 

Bellardi. Moll. terz. del Piem. eLig. Tav. III, fig. 18. 

Fossile en Piémont aux collines de Turin, Rio délia Batteria et Baldis- 
sero (Michelotti). 

Famille des Limacinid^e, Gray. 

Genre SPIRIALIS, Eydoux et Souleyel. 
(Peracle, Forbes. — Scœa, Philippi.) 

1. Spirialis retroversus (Fusus), Fleming. 

Jeffreys. Brit. Conch. V, pi. XCVIII, fig. 4. 

Spirialis trochiformis , Souleyet. 

Scœa stenogyra, Philippi. 

Spirialis Flemingii, Forbes et Hanley . 

Espèce recueillie vivante sur les côtes du Piémont (Jeffreys, sous les 
noms de Spirialis Flemingii, Jeffrey si et Mac Andreœ, Forbes et Hanley), 



76 SOCIÉTÉ MALACOLOGïQUE DE BELGIQUE 

dans le golfe de Naples (Tiberi), aux îles Eoliennes et dans la mer 
Ionienne (Acton), et dans la mer de Sicile (Allery). 

Fossile de l'argile du Mont Vatican, à Rome (Ponzi, sous le nom de 
Limacina stenogyra), à Carrubbare, près de Reggio en Calabre (Tiberi), 
à Pezzo dans cette même Calabre et en Sicile, près de Palerme (Philippi) 
et près de Messine et de Milazzo (Seguenza). 

2. Spirialis bulimoides, Eydoux et Souleyet. 

Voyag. Bonit. II, pi. d3, fig. 35-42. 

Jusqu'à ce jour n'a été trouvée dans les mers italiennes qu'uniquement 
en Sicile (Allery). 

Vit dans la mer Egée et autres lieux de la Méditerrannée, cités dans le 
voyage du « Porcupine, » (Jeffrey s). 

3. Spirialis recurvirosùra, Costa junior. 

Costa. Fauna del Reg. diNap. Moll, Pter. Tav. III, fig. 7. 
Peracle physoides, Forbes. 

Trouvée jusqu'à ce jour dans la Méditerranée seulement dans le golfe 
de Naples (Costa junior) et dans la mer Egée (Forbes). Le professeur 
A. Costa fait très-bien observer que cette espèce est voisine de la /Spirialis 
clathrata, Souleyet, mais en est distincte par la réticulation hexagonale 
et denticulée de la surface et par le prolongement caudal de la columelle. 

Nota. Il nous semble qu'un simple nom donné à une espèce, 
accompagné d'une phrase insuffisante pour la faire reconnaître, ne peut 
donner un droit valable de priorité. C'est le cas pour l'espèce qui nous 
occupe et qui a été décrite et figurée avec clarté et précision par le pro- 
fesseur A. Costa, tandis que Forbes n'en avait donné qu'une simple 
indication, sans figure. Nous nous sommes cru autorisé à adopter de pré- 
férence le nom de l'auteur italien ï . 



Espèce fossile. 

4. Spirialis globulosa, Seguenza. 

Seguenza. Pter. e Ettr. terz. Messin. Tav. un. fig. 12. 

Fossile dans le calcaire, à Pagliarino et dans la marne, à Rometta, 

5. Filippo et Trapani, près de Messine (Seguenza). 

(*) Peracle physoides, sp. nov. P. testa ovata, alba, pellucida (epidermide ? reticulata) ; 
cauda long u , arcuata, acutissima. — Cyclades, Lycia. — Forbes Rep. JEgean sea 
Moll. 1843, p. 186. 



MÉMOIRES 77 

Genre PROTOMEDEA, Costa senior, 1861. 
(Embolus, Jeffreys, 1869.) 

1 . Prolomedea rostralis (Spirialis), Souleyet. 

Costa. Faunadel Reg. diNap. Moll. Pter. Tav. III, fig. 5. 
Protomedea elata, Costa senior. 
Embolus rostralis, Jeffreys . 

Eecueillie jusqu'aujourd'hui dans le golfe de Naples (Acton et autres) 
et dans la mer de Sicile (Allery). 

Fossile dans l'argile, près de Palerme (Allery et Tiberi) et dans le pays 
de Modène (Coppi par exemplaire communiqué). 

Nota. C'est par erreur que Weinkauff inscrit la Spirialis Jeffreysi, 
Forb. comme synonyme de la Spirialis rostralis, Soûl., puisque Jeffreys 
regarde la Spirialis Jeffrey si, de môme que la Spirialis Mac Andréa de 
Forbes et Hanley, comme simples variétés de la Spirialis retroversa, 
Flem. De cette première erreur en est résulté une autre, c'est-à-dire que 
la S. rostralis a été pêcbée sur les côtes du Piémont, ce que Jeffreys n'a 
jamais avancé. 

Famille des Cymbulid^e, Cantraine. 
Genre CYMBULIA, Péron et Lesueur. 

1 . Cymbulia proboscidea, Péron. 

Costa. Fauna del Reg. diNap. Moll. Pter. Tav. I, fig. 1-4. 
Cymbulia Peronii, Cuvier. 

Pêcbée dans le golfe de Gênes (Verany), dans le golfe de Naples où 
les mariniers appellent la coquille petit soulier « Scarpetella » (Cavolini, 
avant Macri et Délie Cbiaie) et dans la mer de Sicile et de Malte (Can- 
traine). 

S'étend au golfe de Nice (Risso). 

Nota. Jeffreys n'a pas retrouvé cette espèce sur les côtes du Piémont, 
pourtant Risso et Verany l'y avaient découverte longtemps auparavant. 

Section II. — Manquant de coquille. — GYMNOSOMATA, Gray. 
Famille des Tiedemannid^j. 

Genre TIEDEMANNIA, Délie Chiaie. 

4 . Tiedemannia hyalina, Délie Chiaie. 

Délie Chiaie. An. invert, del Reg. di Nap. Edit. II. Tav. 32, fig. 4-7. 
Tiedemannia neapolitana, Van Beneden. 
Cymbulia proboscidea, Krohn nec Péron. 



78 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Apparaît par intervalles dans le golfe de Naples, où les matelots ont 
coutume de l'appeler « Palomma de mare » (Délie Chiaie), et aussi dans 
la mer de Sicile (Krohn, sous le nom erroné de Gymlulia proboscidea (*). 

Nota. Weinkauff a récemment publié cette espèce sous le nom de 
Tiedemannia cordata, Forskal. Nous laissons à d'autres le soin déjuger 
de l'exactitude d'une telle appréciation. 

L'espèce diffère essentiellement des Cymlulia par le manque de 
coquille et ne peut être comprise dans la famille des Cymbulidœ, pas plus 
que dans la section des Tliecosomata. 

Famille des Pneumodermid^e. 

Genre PNEUMODERMA (Pneumodermon), Cuvier. 

1. Pneumoderma Peronii (Pneumodermon), Lamarck. 

Costa. Faunadel Reg. di Nap. Moll. Pter. Tav. V, fig. 1-3. 

Jusqu'à ce jour n'a pas été rencontré ailleurs que dans le golfe de 
Naples (Costa jun.) 

Genre TRICHOCYCLUS, Eschscholtz. 

1. Trichocyclus meditermneuSy Costa junior. 

Costa. Faunadel Reg. diNap. Moll. Pter. Tav. V, fig. 10. 

Jusqu'à ce jour n'a pas été rencontré ailleurs que dans le golfe de 
Naples (Costa jun.). 

Famille des Clionopsid^e. 
Genre CLIONOPSIS, Troschel. 

1 . Clionopsis Krohnii, Troschel . 

Costa. Faunadel Reg. diNap. Moll. Pter. Tav. V, fig. 7-9. 
Clione medileiranea, Gegenb. 

Vit dans le golfe de Naples (Costa jun.). Nous ignorons dans quelles 
autres localités les deux auteurs cités l'ont rencontrée. 

(!) Nous possédons un petit opuscule de quatre pages, avec figure, de Krohn, portant 
pour titre : Su di una nuova specie di Cymbulia, canno di Augusto Krohn di Livonia, 
sans date ni lieu d'impression; mais, d'après un autre opuscule qui lui est annexé, l'on 
voit qu'il a été imprimé en Sicile, vers l'année 1840. Dans la description et la figure de 
l'auteur, l'on reconnaît clairement l'espèce présente du genre Tiedemannia, et l'on ne 
comprend pas pourquoi l'auteur l'a caractérisée comme une Cymbulia, pourquoi il la dit 
nouvelle et pourquoi encore il l'appelle Cymbulia proboscidea, nom qui avait déjà été 
employé par Péron, pour 1 espèce précédente. 



MÉMOIRES 79 

CLASSE III. — HÉTÉROPODES. — Heteropoda, Lamarck. 

(Nucleobranchiata, Blainville .) 

Ordre I. — MUNIS DE COQUILLES. 

Famille des Janthinid^e, Deshayes. 
Genre JANTHINA, Bolten. 

4. Janthina bicolor, Menke, 1828, et Costa senior, 1829. 

Costa. Faunadel Reg. diNap. Gaster. Pectinibr. Tav. I, fig. 4. 

? Hélix Janthina, Linné. 

t. Janthina communis, Lamarck. 

Janthina penicephala, Péron . 

Janthina fragilis, Swainson. 

Cette espèce pélagienne n'apparaît que rarement et à de longs intervalles 
dans le golfe de Naples. En 1840, on la vit arriver par troupes, et depuis 
cette époque, à peine ena-t-on aperçu quelques individus. Elle fut recueillie 
pour la première fois en 1609, près de la Torre Annunziata dans notre 
golfe, et citée en 1616 dans l'ouvrage « De Purpura » (l'illustre Fabio 
Colonna, et après lui Poli, Délie Chiaie, Costa et autres); trouvée dans 
l'Adriatique et dans la mer de Sicile (Costa senior et ensuite Philippi), 
et dans le golfe de Gênes (Verany). 

Se retrouve dans la mer de Corse (Payraudeau), dans la mer de Malte 
(Mamo-Caruana) , dans le golfe de Nice (Risso, sous le nom de JantMna 
fragilis). 

Nota. Nous ne pouvons accepter pour cette espèce le nom de JantMna 
rotundata, Leach (MS), Dillwyn 1840, nom adopté par l'éminent Jeffreys, 
et cela non-seulement par la raison que le nom de Menke et de Costa 
est de date antérieure, mais encore parce que la qualification de « rotun- 
data » s'adapte mieux à l'espèce suivante, dont les tours sont réellement 
arrondis, plutôt qu'à celle-ci dont les tours sont, au contraire, subcarénés. 
Je conviens cependant de l'incertitude dans laquelle nous laissent les 
noms donnés par Linné et par Lamarck, moins toutefois pour l'espèce de 
Linné, ;dont le caractère « subrotunda obtusa » la rapproche beaucoup 
de la Janthina bicolor. 

Weinkauff(CWc&. des Mittelm.) ne dit pas un mot du genre Janthina, 
comme s'il était absolument étranger à la Méditerranée. 

2. Janthina nitens, Menke. 

Philippi. Moll. utr. Sicil. I. Tab. IX, fig. 15. 
Janthina prolongata, Payraudeau, non Blainville . 
Janthina communis, Costa senior et Scacchi (an Lamarck?) 



80 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Dans le golfe de Gênes et de Nice (Verany, sous le nom de JantMna 
prolongata), dans le golfe de Naples (Costa senior et Scacchi, sous le 
nom de JantMna communié), dans l'île de Lipari, l'une des Eoliennes 
(Tiberi) et dans la mer de Sicile (Philippi). 

Se trouve aussi dans la mer de Corse (Payraudeau), dans celle de Malte 
(Mamo-Caruana) et dans la mer Egée (Forbes). 

3 . Janthina pallida, Harvey (teste Jeffreys) . 

Philippi. Moll. utr. Sicil. II. Tab. XXVIII, fig. 14. 
Janthina patula, Philippi . 

Rencontrée seulement dans le golfe de Naples (Scacchi et Philippi, 
celui-ci sous le nom de JantMna patula) et dans la mer de Palerme en 
Sicile (Allery). 

Nota. Weinkauff, dans son récent ouvrage (CataL des europ. Meeres 
Concliyl. p. 66), fait erreur, quant au nom d'auteur, en attribuant la 
JantMna pallida à Philippi. 

Espèces fossiles. 

4 . Janthina primigenia, Seguenza . 

Seguenza. Pter. etEter. terz. Messin. Tav. un. fig. 1 a, b. 

Fossile du calcaire de Scirpi près de Messine (Seguenza). 

5. Janthina delicata (Cyclostoma?), Philippi. 

Philippi. Moll. utr. Sicil. II, p. 222. Tab. XXVIII, fig. 3. 

Fossile du territoire de Messine (Philippi qui la reçut de Otto) et pro- 
prement dans le calcaire de la contrée de Gravitelli et de Scoppo, près de 
Messine (Seguenza). 

Famille des Atlantide, Rang. 

Genre ATLANTA, Lesueur. 

4. Atlanta Peronii, Lesueur. 

Cantraine. Malac. Méd. et litt. PI. I, fig. 1. 

Atlanta Keraudrenii, Quoy et Gaimard, non Lesueur. 

Atlanta Costœ, Pirajno. 

Atlanta Peronii, mediterranea junior et Lamanonii, Costa senior. 

Vit dans le golfe de Gênes et de Nice (Verany), dans le golfe de Naples, 
en jeunes individus (Hope, sur la foi de Costa senior, sous le nom de 
Atlanta mediterranea), dans la mer de Tropea en Calabre et près de 
Gallipoli en Ionie (Acton), et dans la mer de Sicile (Cantraine). 

S'étend à la mer de Malte et aux côtes de Tunis (Mac Andrew) et à la 
mer Egée (Forhes). 



MEMOIRES 81 

Fossile en exemplaires jeunes dans la marne argileuse jaune de Nota- 
resco dans l'Abruzze Teramano (Costa senior, sous le nom de Atlanta 

Lamanonii. 

Nota. Ce fut une erreur de Philippi de rapporter Y Atlanta Bivonœ de 
Pirajno comme synonyme de Y Atlanta Peronii, et Y Atlanta Costa du 
même auteur comme synonyme de l'espèce suivante A. Keraudrenii, 
tandis qu'en réalité ces synonymies doivent être interverties. Weinkauff 
a par la suite copié aveuglément l'erreur de Philippi. 

Genre OXYGYRUS, Benson. 

(Ladas, Cantraine. — ffelicophlegma, d'Orbigny.) 

1. Oxygyrus Keraudrenii {Atlanta), Lesueur. 

Cantraine. Malac. Méd. et litt. PI. I, %. 2. 
Atlanta Bivonœ, Pirajno. 

Rencontré seulement dans la mer de Sicile (Cantraine) et dans le golfe 
de Gênes et de Nice (Verany). 

Aussi dans la mer de Corse (Requien). 

Nota. Nous ignorons complètement ce que peut être la Ladas planor- 
loides de la mer Egée, de Forbes. Ne serait-ce pas, par hasard, le jeune 
âge de Y Atlanta Peronii ou Y Atlanta mediterranea de Costa? 

Famille des Carinarial\e. 

Genre CARINARIA, Lamarck. 

(Tithyonia, Cavolini . ) 

1 . Carinaria mediterranea, Péron et Lesueur. 

Cavolini in Délie Chiaie. An. invert, del Reg. di Nap. Edit. II. Tav. 173 (très- 
bonne). 

Argonauta vitreus, Gmelin. 

Tithyonia conchacea, Cavolini . 

Argonauta vitreus et Pterotrachea lophyra, Poli. — Délie Chiaie (figures 
renversées) (1). 

Pterotrachea navigera, Macri . 

Carinaria cymbium, Lamarck et autres, non Linné. 

(!) Dans le grand ouvrage de Poli et de Délie Chiaie (Test. utr. Sic. III, p. 26), à l'ar- 
ticle Arg. vitreus, ces auteurs citent inconsidérément Linné, qui ne fait pas mention de 
cete espèce dans son « Systema Naturae », tandis qu'ils auraient dû citer Gmelin, qui fut 
le premier à lui donner ce nom. 

1878 6 



82 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Apparaît rarement dans le golfe de Naples (l'illustre Cavolini d'abord, 
et ensuite Macri, Poli et Délie Chiaie, dont la belle planche et la descrip- 
tion demeurèrent longtemps sans voir le jour, par l'incurie ou le mauvais 
vouloir des académiciens de la classe des sciences de Naples), dans le 
golfe de Gênes (Verany, puis Jefïreys) et dans la mer de Sicile (Gemel- 
laro senior et le père Campanella, qui la donnèrent à Philippi). 

Se retrouve dans le golfe de Nice (Bisso), dans la mer de Corse 
(Requien), sur les côtes de France (Petit) et dans la mer Egée (Forbes). 

Espèces fossiles. 

2. Carinaria Hugardi, Bellardi. 

Bellardi. Moll. terz. del. Piem. e Lig. Tav. III, fig. 22. 

Fossile en Piémont aux collines de Turin et à Eio délia Batteria (Bel- 
lardi) . 

3. Carinaria Pareti, Mayer. 

Mayer. Descr. de Coq. foss. in Journal de Conchyl. 1868, p. 105, pi. II, fig. 4. 

Fossile en Piémont, à Serravalle di Scrivia (Mayer, Musée de Zurich) 
et à Rome dans l'argile du Mont Vatican (Ponzi). 

4. Carinaria Pelorilana, Seguenza. 

Seguenza. Pter. e Eter. terz. Messin. Tav. un. fig. 4. 

Fossile à Trapani près de Messine (Seguenza). 



Ordre II. — MANQUANT DE COQUILLE. 

Famille des Pterotracheid^:. 

(Genre PTEROTRACHEA, Forskal, 1775.) 
(Firola, Bruguière, 1792. — Hypterus, Rafinesque, 1814.) 

Pterotrachea coronata, Forskal. 

Délie Chiaie. An. invert, del Reg. di Nap. Ëdit. II. Tav. 64, fig. 12 (Ptero- 
trachea umbilicata) . 
Pterotrachea hyalina (juv.), Forskal (teste Cantraine). 
Pterophora hirudo, Cavolini. 
Hypterus erythrogaster , Rafinesque . 
Pterotrachea hyalina, coronata et umbilicata, Délie Chiaie. 
Firola Cuviera, Lesueur. 
Firola Fdiuardsiana, Deshayes (teste Délie Chiaie) . 



MÉMOIRES 83 



Dans le golfe de Gênes (Verany), dans le golfe de Naples, de temps en 
temps et le plus souvent au printemps (Cavolini et Délie Chiaie), et dans 
la mer de Sicile (Rafinesque, puis Cantraine). 

S'étend au golfe de Nice (Risso) et à la mer Egée (Forbes, sous le nom 
de Firola hyalina). 



2 . Pterotrachea Friderici (frederica), Lesueur. 

Délie Chiaie. An. invert, del Reg. di Nap. Edit. IL Tav. 65, fig. 3. 

Hypterus appendiculatus, Rafinesque . 

Pterotrachea Lesueuri, Risso . 

Pterotrachea hippocampus et fredeiicia, Philippi . 

Dans le golfe de Gênes (Verany), dans le golfe de Naples (Délie Chiaie) 
et dans la mer de Sicile (Rafinesque, puis Cantraine et Philippi). 
S'étend au golfe de Nice (Risso) et à la mer Egée (Forbes). 

Nota. Weinkauff (Cat. europ. Meeres Conch., p. 44), en suivant 
Philippi, sans examen critique, énumère la Pterotrachea hippocampus 
de cet auteur, comme distincte de la Pterotrachea Friderici de Lesueur, 
tandis que Philippi lui-même avait déjà supposé que son espèce pouvait 
être la même que cette dernière, ce qui est en réalité. Pour cette espèce 
et pour la précédente, nous avons cité les figures de la seconde édition de 
l'ouvrage « Animali Invertebrati » de Délie Chiaie, parce que, suivant 
l'appréciation de Philippi, elles sont plus correctes que celles de la pre- 
mière édition. 

3. Pterotrachea mutica (Firola), Lesueur. 

Lesueur. Acad. I,pl. /(sic Cantraine). 

Dans le golfe de Gênes et de Nice (Verany) et dans la mer de Sicile 
(Cantraine) . 

Serait-ce peut-être la troisième Firola de la mer Egée, signalée sans 
nom spécifique par Forbes? 

Genre SAGITTA, Quoy et Gaimard. 

1 . Sagitta hipunctata, Kro-hn . 

Chenu. Man. de Conch. I, p. 124, fig. 440-142 (la tête seule). 
? Sagitta mediterranea, Forbes . 

Jusqu'aujourd'hui observée seulement à Messine en Sicile (Krohn). 
Elle existe probablement dans la mer Egée (Forbes, ou comme Sagitta 
mediterranea, ou comme sa seconde espèce qu'il mentionne sans nom). 



84 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Nota. Ce genre a été omis par Weinkauff, dans son récent catalogue 
des Mollusques d'Europe. Cela a lieu de surprendre, car Woodward dit 
que, selon Huxley, ce genre déjà admis appartient à une Annélide. (Voir 
Woodward, Manuel de Conchyl., trad. par Humbert, p. 354, in nota.) 



Famille des Phylliroid^e, d'Orbigny. 

Genre PHYLLIROE, Péron et Lesueur. 

(Eurydice, Eschscholtz. — Phylirine, Menke.) 

\ . Phylliroe bucephala, Péron et Lesueur . 

Chenu. Mail. de. Conch. I, p. 128, fig. 550. 

Observée seulement jusqu'à ce jour dans le golfe de Gênes et à Nice 
(Verany), et à Messine en Sicile (Cantraine). , 



MUEEX HUTTONLE 



PAR 



BRYGE WRIGHT 



(PLANCHE IX) 



— SEANCE DU 2 NOVEMBRE 1878 — 



» oco « 



MUREX HUTTONI^E. Murex testa abbreviato-fusiformi ; varicibus conspicuis 
3 in corporis anfractû, usque ad apicem extensis, frondosis; frondibus foliaceis, muricatis, 
mi7ioribus antè majores; corpore testœ liris grandïbus omato ; testa ubique opertâ liris 
hnuiter gra?iulatis, secundum muricationes frondium, fortiter tuberculatâ inter varices, 
tenui sulco supemè in anfractibus. Spira brevi, corporis anfractû non multo amplius 
quam 2\3 totius longitudinis. Aperturâ acutè ovatâ, parviusculâ ; labro extemo denticulato , 
hitemo cum 2-3 sinubus supemè in columellari labro. Canali longiusculo, clauso, subcurvo. 
Apice, frondibus intus, aperturâ, subrosaceis; corpore subaurantio, pallescente versus 
frondium cuspides. 

Shell abbreviately fusiform, with well developed varices (3 on the body whorl) extending 
right up to the apex. Varices frondose, the fronds foliaceous and muricated, the lesser 
fronds in front of the greater. The body of the shell adorned with large ridges, shell 
every where covered with finely granulated ridges according to the murications of the 
fronds. Strongly tuberculated between the varices, with a slight groove on the top on 
the whorls. Spire short, with the body whorl rather more than 2/3 of the whole 
length. Mouth acutely ovate, somewhat small; the outer lip denticulated, the inner 
with 2-3 folds on the top in the columellar lip. Canal rather long, claused, slighty 
curved. The apex, the fronds inside, and the mouth pinkish. The body light orange, 
paling towards the points of the fronds. 

Coquille fusiforme, raccourcie, avec varices Lien développées (3 sur 
chaque tour de spire) se dirigeant en ligne droite vers le sommet. Varices 
rameuses, les frondes foliacées et muriquées, de plus petites se trouvant 
en avant des plus grandes. Corps de la coquille orné de larges sillons, 
coquille couverte partout de sillons finement granulés, correspondant aux 



86 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

murications des frondes; fortement tuberculée entre les varices, avec 
une légère rainure au sommet des tours de spire. Spire courte ; le 
dernier tour de la coquille pas beaucoup plus grand que les 2/3 de la 
longueur totale. Ouverture étroitement ovale, assez petite, lèvre exté- 
rieure denticulée, l'intérieure avec 2 ou 3 plis au sommet sur le bord 
columellaire. Canal assez long, fermé, légèrement courbé. Sommet de la 
spire, intérieur des frondes et bouche de couleur rosée. Corps de la 
coquille de couleur orange clair, pâlissant vers les pointes des frondes. 

Habite la Nouvelle-Calédonie. 

Cet élégant Murex, représenté de grandeur naturelle sur notre planche, 
peut être aisément distingué du Murex adustus par sa couleur et par le 
grand nombre de ses foliations étroites, lesquelles le différencient éga- 
lement des Murex Sauliœ et Murex Steeriœ, avec lesquels notre espèce a 
quelque ressemblance. 

Notre Murex appartient au groupe Chicoreus, établi par Denys de 
Montfort, en 1810. (Voir Chenu, Man. de Conch., 1. 1, p. 186.) Il est dédié 
à M lle Hutton de Milnthorpe, amateur enthousiaste de conchyliologie, et 
fait aujourd'hui partie de la collection de M me Bryce Wright. 



DESCRIPTION 



DE QUELQUES 



COQUILLES FOSSILES DES ARMES DE MORLANWELZ 



ALP. BRIART & F.-L. CORNET 



(PLANCHE X) 



— SÉANCE DU 7 DÉCEMBRE 1878 — 



I 

SILIQUA PARALLELA, Br. et C. 

(PL X,fig. 1, a, b.) 

Longueur de la coquille 17 mill. 100 

Largeur id. ..... 7 43 

Longueur du côté anal 13 76 

Id. id. buccal 4 24 

Épaisseur . 6 35 

Assez petite coquille, plus de deux fois aussi longue que large, sub- 
rectangulaire, très-inéquilatérale, les crochets se trouvant à peu près au 
quart de la longueur ; valves minces, assez bâillantes à la partie anté- 
rieure, beaucoup moins à la partie postérieure ; le bord palléal presque 
droit et presque parallèle au bord cardinal postérieur, le bord antérieur 
arrondi, le bord postérieur plus obtus. Toute la surface est ornée 
de sillons et de stries concentriques irréguliers. Une côte intérieure 
très-prononcée part du crochet transversalement à la valve et dispa- 
raît avant d'atteindre le bord palléal. Une impression musculaire pos- 



88 SOCIÉTÉ MALACOLOGïQUE DE BELGIQUE 

térieure arrondie se voit vers l'extrémité de la coquille, joignant presque 
le bord cardinal, et une antérieure en avant de la côte transverse. 

Remarques. — Woodwards fait du genre Siliqua, Mégerle, un syno- 
nyme de Macliœra, Gould, sous-genre de Cultellus, Schumacher. L'ani- 
mal, figuré par Middendorf, est semblable à celui du Solecurtus. 

Tous nos exemplaires de cette espèce sont à l'état de moule; un seul, 
qui a conservé une partie de son test, nous montre que la côte transverse, 
constituant un des principaux traits de cette coupe générique, n'apparaît 
pas du tout à l'extérieur. Les impressions musculaires sont assez obscures 
et l'impression palléale est trop vaguement indiquée pour permettre d'en 
dire quelque chose. Quant à la charnière, elle nous est entièrement 
inconnue. 

Il est probable que ce genre a été souvent méconnu, et que des espèces 
lui appartenant ont été décrites dans les genres Cultellus, Solemya, Sole- 
curtus et même Modiola. Aussi ne doit-on pas être étonné de nous voir 
sortir du genre Siliqua pour trouver nos points de comparaison. 

Le Cultellus affinis, Sow., donné par Dixon dans les fossiles de 
Bognor (Geol. of Sussex, 1850, p. 224, pi. XIV, fig. 6), est beaucoup 
plus allongé que notre Siliqua. Il est, du reste, assez probable qu'il 
diffère également au point de vue des caractères génériques et que 
l'espèce de Sowerby n'a pas de côte transverse interne. 

Notre espèce est très- voisine du S. papyracea, Desh. (1856, Anim. 
sans vert, I, p. 163), décrit en 1824 sous le nom de Solen papyraceus 
(Coq. foss. des env. de Paris, I, p. 26, pi. II, fig. 18, 19) appartenant à 
l'étage du calcaire grossier, mais remontant dans notre pays jusqu'au 
niveau des couches de Lethen, dans le Limbourg, ou Tongrien inférieur, 
d'après M. Nyst (Coq. et polyp. foss. des terr. tert. de Belgique, 1843, 
p. 47, pi. I, fig. 6, a, F). La synonymie de M. Nyst n'a pas été générale- 
ment admise et la coquille de Lethen a été rapportée par Deshayes, avec 
quelque doute, il est vrai, à une nouvelle espèce du bassin de Paris, du 
niveau des sables de Fontainebleau , qu'il a décrite sous le nom de 
S. Nystii (1856, I, p, 164, pi. XIX, fig. 9-11). Les deux espèces sont 
excessivement voisines et toutes deux se distinguent parfaitement de la 
nôtre par leur forme plus ovalaire et le côté antérieur beaucoup plus 
allongé. 

Il est une autre espèce du bassin de Paris qui, par sa forme extérieure, 
se rapproche beaucoup plus de la nôtre. C'est le Solemya angusta, Desh. 
(1860, Anim. sans vert., t. I, p. 732), décrit en 1824, sous le nom de 
Modiola angusta, parle même auteur (Coq. foss., t. I, p. 266, pi. XLI, 
fig. 7, 8). Les proportions sont à peu près les mêmes, bien que la taille 



MÉMOIRES 89 

soit notablement moindre et, chose assez singulière, la fig. 7 de Deshayes 
indique la côte intérieure partant du crochet sans qu'il en soit tenu 
compte dans la description. Dans tous les cas, cette côte paraît être moins 
saillante et moins prolongée que dans l'espèce de Morlanwelz. Il serait 
assez étonnant qu'un caractère aussi essentiel eût échappé au savant 
paléontologiste français, et, à ce titre, il serait intéressant de vérifier la 
chose. Cette coquille de Deshayes appartient à l'étage du calcaire 
grossier. 

C'est probablement notre Siliqna que M. Dewalque a donné sous le 
nom de Solemya Cuvieri, Desh., dans la liste qu'il donne des fossiles 
paniseliens(1868,Prodr. d'une Desc. géol. de la Belgique, p. 201), et c'est 
aussi la même espèce que M. Mourlon adonnée, sous le même nom, dans 
sa petite liste des fossiles des argilites de Morlanwelz (1873, Patria Bel- 
gica, Géol. de la Belgique, p. 69). Ces déterminations ne peuvent être 
admises. 

En résumé, notre coquille se distingue principalement de ses congé- 
nères par son côté antérieur, relativement beaucoup plus court que dans 
toutes les autres espèces données par les auteurs, soit dans le genre Sili- 
qua, soit dans des genres voisins. 

Fig. 1, a. Vue des deux valves à l'état de moule, engagées dans un 
bloc d'argilite. Grandeur naturelle. 

Fig. \.b. Vue au trait du côté de la charnière. 



II 

M0DI0LA DEPRESSA, /. Sow. 

(PL X, fig. 2, a, b.) 

Longueur de la coquille 29 mill. 100 

Largeur au côté anal 12 42 

Épaisseur . 8 28 

Longueur du côté buccal 2.5 8 

Id. id. anal 26.5 42 

SYNONYMIES. 

Modiola depressa, /. Sowerby, 1812, Min. conch., p. 29, pi. VIII, fig. 1 et 2. 

— Prestwich, 4847, Proc. geol. Soc, p. 404. 
'— Bronn, 1848, Index pal., 1. 1, p. 735. 

— Morris, 1854, Cat. of Brit. foss., p. 211. 

— Wood, 1861, Eoc. moll., p. 63, pi. XII, fig. 4. 



90 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Coquille de taille moyenne, assez déprimée sur toute la longueur, plus 
de deux fois aussi longue que large, le tqst très-mince, nacré à l'inté- 
rieur et assez uni à l'extérieur ; le côté antérieur très-court, assez étroit 
et arrondi ; le côté postérieur très-dé veloppé, s'élargissant insensiblement 
jusqu'à l'extrémité du ligament, pour se rétrécir ensuite et finir en ovale 
allongé ; le bord ventral presque droit, le bord ligamentaire long de plus 
des deux tiers de la longueur totale ; les crochets peu saillants, sub-ter- 
minaux. Toute la surface de la coquille est couverte de stries et d'ondu- . 
lations concentriques assez légères, excepté à la région ventrale et prin- 
cipalement à la partie antérieure. 

Remarques. — J. Sowerby a décrit deux Modioles très- voisines des 
terrains tertiaires inférieurs de l'Angleterre, le M. depressa, 1812, dans 
le Min. concli. et le M. siwiplex, 1850, dans le Geol. of Sussex de Dixon 
(p. 117 et 225, pi. XIV, fig. 16). Les deux espèces ont été reproduites 
par M. S.-V. Wood, la première comme nous l'indiquons à notre syno- 
nymie, la seconde, p. 71, pi. XII, fig. 7 a, b. D'après Sowerby, cette der- 
nière est plus pointue au côté antérieur, ce que montrent très-imparfai- 
tement les figures de cet auteur et celles plus récentes de M. Wood. Il eût 
été, par conséquent, assez difficile de baser là-dessus une détermination, 
non plus que sur certaines différences également très-légères que signale 
M. Wood dans la forme générale des deux coquilles. Ce qui ressort de la 
lecture des diagnoses des auteurs anglais, c'est qu'il leur reste un peu 
de doute, et que les deux coquilles pourraient bien n'être que deux 
variétés de la même espèce. M. Morris semble cependant être d'un avis 
contraire, dans son Catalogue of britisli fossils : il admet le M. depressa 
comme espèce du London clay, tandis qu'il fait descendre le M. simplex 
jusque dans les assises tertiaires les plus inférieures du bassin de Londres. 
Malgré cela, il y a de fortes présomptions pour que les deux espèces n'en 
forment qu'une. En l'absence des éléments nécessaires pour trancher la 
question, nous ne pouvons pas être plus affirmatifs à cet égard. 

Il est étrange qu'A. d'Orbigny ne mentionne ni l'une ni l'autre de ces 
espèces dans son Prodrome. Elles sont, il est vrai, étrangères au bassin 
de Paris, où elles n'ont pas encore, à notre connaissance, été signalées; 
mais ce n'est pas une raison pour les passer sous silence dans un catalogue 
de paléontologie universelle. 

Il n'en est pas de même du bassin belge, où le M. simplex a été signalé 
par M. Vincent dans l'étage supérieur du système yprésien. (Soc. Malac, 
1873, Bulletins des séances, p. xlv.) C'est probablement la même espèce 
que celle qui fut indiquée sans nom spécifique dans la liste des fossiles 
donnée par le même auteur l'année précédente (ibid. 1872, p. lxxxv). 
En 1874 (Dépôts paniseliens d'Anderlecht, p. 14), il indique de nouveau 



MÉMOIRES 91 

cette même espèce dans la liste des mollusques les plus répandus dans 
l'assise yprésiennede Saint-Josse-ten-Noode.Nous sommes portés à croire, 
sans pouvoir l'affirmer cependant d'une manière trop positive, que l'es- 
pèce recueillie dans l'yprésien du Brabant est la même que celle que nous 
décrivons actuellement et que nous avons recueillie dans les argilites de 
Morlanwelz, où elle est très-rare. Nos collègues de Bruxelles, qui ont si 
bien étudié la faune de l'éocène inférieur des bords de la Senne, pourront 
probablement être plus explicites à ce sujet l . 

Fig. 2, a. Vue des deux valves engagées dans un bloc d'argilite, gran- 
deur naturelle. 

Fig. 2, b. Vue au trait du côté de la charnière. 



III 

MYTIL'US 1NFLATUS, Br. et C. 

(PL X, fig. 3, a, h.) 

Longueur de la coquille . . . . . 

Largeur id 

Épaisseur id. 

Grande et belle espèce fortement renflée, plus de deux fois aussi longue 
que large; les crochets assez aigus, terminaux; le côté ventral un peu 
dilaté à la partie antérieure, mais se renfonçant assez fortement vers le 
milieu et produisant, avant d'atteindre le bord postérieur, une dépression 
allongée, assez profonde, dans laquelle se trouve le bâillement du byssus; 
le bord dorsal, presque droit sur toute la longueur du ligament, se con- 
tinue en une courbe assez raide qui s'adoucit bientôt pour rejoindre le 
côté postérieur presque parallèlement au côté ventral; le bord postérieur 
arrondi. Une carène, assez bien marquée vers la partie antérieure, 
limitant assez bien la région ventrale, part du crochet et rejoint le bord 
postérieur en s'effaçant de plus en plus. L'ornementation est très-simple; 
elle consiste en des stries et des sillons d'accroissement irréguliers géné- 
ralement assez faibles, si ce n'est à la région ventrale où ils sont très- 
prononcés. 



1 D'après une communication que veut bien nous faire M. Rutot, ces messieurs main- 
tiennent leur détermination. 



65 mill. 


100 


30 


46 


36 


55 



92 SOCIÉTÉ MALACOLOGïQUE DE BELGIQUE 

Remarques. — Le crochet est en partie enlevé à l'unique spécimen 
que nous possédons de cette espèce. Il devait être plus aigu que nous ne 
l'avons figuré. 

Cette espèce est du groupe du Mytilus edulis, et peut être placée dans 
le voisinage du M. affmis, J. Sow. (Min. conch., pi. 532, fig. 1) et du 
if. lœvigatus, Desh. (Anim. sans vert., t. II, p. 28, pi. 71, fig. 17-19). 
Cette dernière espèce, de l'étage des lignites, est excessivement abondante 
dans certains gisements du bassin de Paris. Elle ne dépasse jamais la 
taille de 28 mill. de longueur sur 20 de largeur. Cette seule considéra- 
tion nous empêche de lui rapporter notre espèce, beaucoup plus rare, 
puisque, comme nous venons de le dire, nous n'en possédons qu'un seul 
échantillon dont la taille est presque double. Quant à l'espèce de Sowerby, 
qui vient d'être reprise par M. S.-V. Wood. (The eocene mollusca, p. 60, 
pi. XII, fig. 1, a, b, c, d., Pal. Soc), nous ne pouvons non plus la rap- 
porter à l'espèce des argilites. L'espèce anglaise paraît être de forme assez 
variable et elle atteint souvent la taille de la nôtre. Mais si nous en 
jugeons d'après les figures, lesquelles paraissent être d'une très-grande 
exactitude, la région ventrale y serait beaucoup plus dilatée en arrière 
du crochet, et la carène allant du crochet au bord postérieur moins 
arrondie et, par conséquent, plus saillante. 

C'est probablement notre espèce qui a été rapportée au M.Hmosws, 
Lamk. (Ann. du Muséum, IX, pi. 17, fig. 9, a, b) par M. Dewalque 
d'abord (Prodr. d'une desc. géol. de la Belgique, p. 201) et par M. Mour- 
lon ensuite (Patria Belgica, Géol de la Belgique, p. 161). Nous ne pou- 
vons admettre cette identification. Le M. rimosus est une espèce du cal- 
caire grossier qui a été reprise par Deshayes (1824, I, p. 174, pi. XL, 
fig. 3). Cette espèce, dit ce dernier auteur, est déprimée dans presque 
toute son étendue, si ce n'est vers les crochets où elle est un peu renflée. 
Elle appartient évidemment au même groupe, mais l'espèce de Morlan- 
welz est, au contraire , très-renflée dans toute sa longueur. Les dimen- 
sions des deux espèces sont, en outre, un peu différentes. Il est regret- 
table que les auteurs ne donnent pas toujours les dessins des fossiles sous 
leurs faces essentielles. La vue par-dessus, d'une seule valve, comme on 
la donne d'habitude, ne peut guère faire apprécier l'épaisseur ou le renfle- 
ment de la coquille, et cependant c'est un élément de la dernière impor- 
tance. Quand, outre cela, les dimensions principales ne sont pas données, 
on est inévitablement amené à faire des déterminations inexactes. 

En résumé, nous ne voyons, dans tout ce qui a été décrit jusqu'à pré- 
sent, aucune identification possible pour notre coquille. Elle constitue 
certainement une espèce nouvelle. Ce qu'il y a d'étonnant, c'est qu'une 
si grande et si belle espèce ne nous a fourni qu'un seul spécimen, lequel 



MÉMOIRES 93 

a été rencontré dans les morts-terrains traversés par le puits n° 5 du 
charbonnage de Bascoup, à peu près au milieu de l'étage des argilites. 

Fig. 3, a. Vue par-dessus, grandeur naturelle. 

Fig. 3, b. Vue du côté ventral, id. 

IV 

NUCULA FRAGILIS, Desh. 

(PL X, fig. 4, a, b, c, d, e.) 

Longueur de la coquille 

Largeur id. 

Épaisseur id. ...... 



10 mill. 


100 


8 


80 


5 


50 



SYNONYMIES. 



Nucula fragilis, Desh., 1824, Desc. des coq. foss. des env. de Paris, t. I, p. 234, 
pi. XXXVI, fig. 10, 11, 12. 

— Desh., 1832, Encycl. méth. Vers, III, p. 635, n° 3. 

— Desh. dans Lamarck, 1835, Anim. sans vert., 2 e éd., VI, p. 510, n° 6. 

— Nyst, 1843, Desc. des coq. et des polyp. foss. des terr. tert. de Belgique, 

p. 232, pi. 17, fig. 10. 

— Bronn, 1848, Ind. pal., 1. 1, p. 821. 

— A . d'Orbigny, 1850, Prodr., III, 24 e étage, p. 306, n° 175. 

— ? D'Omalius d'Halloy, Géologie de l'encycl. popul., p. 381 et p. 382. 

— Deshayes, 1860, Desc. des anim. sans vertèbres, I, p. 821. 

— D'Omalius d'Halloy, 1868, Précis de géologie. Céol. de la Belgique, 

p. 605. 

— ? Dewalque, 1868, Prod. d'une desc. géol. de la Belgique, p. 191, 201 

et 406. 

— Ortlieb et Chelloneix, 1870, Étude géol. des coll. tert. , p. 60, 145 et 206. 

— Nyst et Mourlon, 1872. Ann. de la Soc. Malac. de Belg., t. VII. Note sur 

le gîte fossilifère d'Aeltre. 

— Vincent, 1874, Ann. de la Soc. Malac. de Belgique, t. IX. Note sur les 

dépôts paniseliens d'Anderlecht, près de Bruxelles. 

— Vincent, 1875, Ann. de la Soc. Malac. de Belgique, t. X. Note sur la faune 

bruxellienne, p. 11. 

Assez petite coquille, plus longue que large, sub-trigone; le côté dorsal 
assez droit, se recourbant assez fort à la région anale pour rejoindre, 
sous un angle arrondi, le bord palléal, lequel est largement arqué; le 
bord antérieur, un peu rentrant, rejoint, au contraire, le bord palléal 
sous un angle assez aigu. Les crochets sont assez forts ; au dessus existe 
une dépression allongée constituant un corselet limité d'une manière assez 



94 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

vague ; de l'autre côté, vers la région buccale, existe une lunule ovale, 
cordiforme, fort bien limitée et au milieu de laquelle les bords des deux 
valves se relèvent et dessinent une proéminence aiguë et allongée. 
La surface des valves est presque unie quand la coquille est intacte ; mais 
quand elle est usée, il s'y montre des stries ou sillons rayonnants très- 
réguliers, traversant des sillons d'accroissement concentriques toujours 
assez bien marqués, même quand la coquille est intacte, peu nombreux 
aux environs des crochets, mais le devenant davantage vers le bord pal- 
léal. La charnière est caractéristique ; la rangée des dents du bord dorsal, 
assez large vers le haut, diminue progressivement de largeur un peu plus 
bas, puis elle s'élargit de nouveau, les dents se resserrent en devenant 
plus étroites et elles diminuent finalement de largeur jusqu'au sommet : 
le bord palléal est garni d'une très-fine dentelure que Ton ne peut voir 
qu'à la loupe ; les impressions musculaires sont très-bien marquées. 

Eemakques. — Cette coquille fait partie du groupe des petites espèces 
tertiaires qu'il est parfois assez difficile de distinguer entre elles. Ses 
dimensions sont excessivement variables, à cause des déformations quelle 
a subies. Elle est parfois tellement aplatie, que l'épaisseur n'est plus que 
le quart de la longueur; d'autres fois elle est tellement renflée, que la lar- 
geur ne dépasse pas de beaucoup la moitié de la longueur, tandis que 
l'épaisseur approche des trois quarts de cette longueur. 

Plus large et moins épaisse, dans son état normal, que le N. lunulata, 
Nyst (Laekenien, sables moyens), elle s'en distingue encore par sa forme 
plus arrondie et par l'angle moins aigu qui réunit le bord palléal au bord 
antérieur. 

L'espèce avait été donnée par Deshayes dans son premier ouvrage, 
mais il avait omis d'en indiquer un caractère distinctif essentiel provenant 
de la disposition des dents de la charnière. Voici en quels termes il répare 
cette omission dans son dernier ouvrage : « Il ne faut pas négliger l'ob- 
« servation d'un caractère important que l'on retrouve dans tous les indi- 
ce vidus de l'espèce ; les dents cardinales du bord supérieur, après avoir 
« lentement diminué de largeur jusqu'à la hauteur du cuilleron, devien- 
« nent à ce point plus larges pour diminuer encore jusqu'au sommet; ces 
« dernières dents, plus longues que les précédentes, sont aussi plus ser- 
« rées et plus étroites. » 

Cette particularité remarquable est constatée sur nos spécimens, mais 
avec assez de difficultés, parce que nous ne possédons qu'une seule valve 
entière parfaitement dégagée 1 et que l'observation doit, dans les autres 

1 Cette valve parfaitement dégagée provient des sables du bois de Peissant, assise 
sableuse moyenne de l'étage des argilites et qui renferme assez bien de fossiles dont le 
test a été conservé, quoique habituellement en assez mauvais état. 



MÉMOIRES 95 

cas, se faire sur des moules. Les dents supérieures sont au nombre 
de 25 à 30, les inférieures au nombre de 9 à 12. 

Ce fossile est pour le moins aussi abondant dans les argilites de Mor- 
lanwelz que le Leda Cometi, Nyst, et on le retrouve partout où l'assise se 
montre. C'est le motif qui nous l'a fait donner ici et qui fait que nous 
nous étendons peut-être un peu longuement à son sujet; mais il est très- 
intéressant, pensons-nous, de discuter les déterminations qui en ont été 
données. 

En France, ce Nucula caractérise l'étage entier des sables inférieurs, 
sauf les sables de Bracheux, mais ne pénètre pas dans celui du calcaire 
grossier. Le N. Parisiensis, Desh., qui en est très-voisin, est exclusivement 
du calcaire grossier, mais il a les ornements concentriques beaucoup plus 
fins, et il s'en distingue surtout par les particularités de la charnière . 

D'après plusieurs déterminations, ce fossile remonterait, en Belgique, 
plus haut dans la série tertiaire qu'il ne le fait dans le bassin de Paris. 
Dans son grand ouvrage, M. Nyst l'indique comme ayant été trouvé dans 
les sables de Groenendael, de Fore s t et de Jette. D'après ce que nous écrit 
cet estimable collègue, il n'a pu vérifier par lui-même ces déterminations 
qui ont été faites anciennement par Galeotti. Il ajoute qu'il a cité l'espèce 
comme provenant des sables éocènes des remparts de Louvain, d'après la 
découverte qu'il en a faite lui-même, et il a rapporté à la même espèce 
des exemplaires d'Aeltre recueillis par MM. Henné et Mourlon. 
Les sables des remparts de Louvain dont parle M. Nyst appartiennent 
à l'assise bruxellienne, mais, d'après la figure qu'il donne de la coquille, 
la curieuse particularité de la charnière n'y existerait pas. C'est proba- 
blement pour cela que Desbayes ne l'a admise qu'avec doute dans sa syno- 
nymie. C'est également ce que nous avons fait. 

Quant aux sables d'Aeltre, dont on a fait jusqu'à présent la base du 
système bruxellien, il paraîtrait qu'on doit plutôt les rattacher à l'étage 
inférieur ou paniselien surmontant la grande assise de l'argile des Flan- 
dres dont font partie les argilites de Morlanwelz. 

Jusqu'ici rien ne prouve donc que le N.fragilis soit un fossile bruxellien, 
d'autant plus que chacun sait que les listes des fossiles de cet étage qui 
ont été publiées, soit par M. d'Omalius d'Halloy, soit par M. Dewalque, à 
la suite de leurs descriptions géologiques de la Belgique, ont été dressées 
d'après les travaux de M. Nyst et, en quelque sorte, sous son inspiration. 

Cependant, dans ces dernières années, M. Vincent a de nouveau 
signalé l'espèce dans l'assise inférieure ou du grès calcarifère de l'étage 
bruxellien. Nous sommes loin de révoquer en doute les déterminations de 
notre collègue, mais nous verrions avec plaisir que les remarques qui 
précèdent l'engageassent à revoir ses spécimens. 



96 SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Quoi qu'il en soit, cette espèce est plutôt caractéristique des sables infé- 
rieurs et des assises qui lui correspondent en Belgique. Elle ne paraît pas 
descendre, chez nous, en dessous des assises yprésiennes. M. D'Omalius 
d'Halloy avait cependant donné, dans les listes des fossiles qui font 
suite au traité de géologie publié dans Y Encyclopédie populaire, le N.fra- 
gilis comme se trouvant dans le tufeau d'Angres, et cela d'après des notes 
communiquées par MM. Nyst et Hébert. Nous ne l'y avons jamais ren- 
contré. Du reste, les nouvelles listes données par le même auteur en 1868 
ne mentionnent plus cette espèce dans nos terrains landeniens. 

MM. Ortlieb et Chelioneix, dans leur remarquable travail sur les col- 
lines tertiaires du département du Nord, comparées avec celles de la Bel- 
gique (1870) indiquent cette espèce : 1° Au Mont des Eécollets, près de 
Cassel (p. 60), dans un banc calcaréo-sableux grisâtre piqué de grains 
de glauconie ; 2° au Mont-Rouge (p. 145), lequel fait partie de la chaîne 
de collines des environs de Bailleul sur la frontière belge, dans une roche 
à peu près semblable, le Mont-Rouge se trouvant sur le territoire belge. 
Dans ces deux localités, le N> fragilis est associé aux mêmes espèces 
(Tnrritella édita, Cardium olliquum eîporzdosum, Bifrontia serrât a, etc.) 
et se trouve un peu plus haut que la couche à Cardita planicosta, tout 
en faisant encore partie cependant de la zone fossilifère d'Aeltre. 

M. Vincent indique également cette espèce dans les dépôts paniseliens 
de la rive droite de la Senne, dans sa Note sur les dépôts paniseliens d'An- 
derlecM près de Bruxelles, publiée dans le t. IX des xAnnales de notre 
Société (1874). Elle s'y rencontre avec la plupart des mêmes espèces, 
constituant une faune qui peut, d'après l'auteur, être assimilée à celle du 
Mont-Panisel. Cependant, au Mont-Panisel même, on ne l'a pas encore 
signalée. 

A ce sujet, nous nous permettrons ici une observation assez impor- 
tante. Jusqu'à présent, la faune du Mont-Panisel n'a pas été donnée iso- 
lément. On y a toujours confondu les espèces des argilites de Morlanwelz. 
Depuis longtemps nous avions constaté la différence existant entre ces 
deux faunes qui renferment assez peu d'espèces communes. Nous avions 
constaté, entre autres, que les espèces les plus caractéristiques de Mous, 
comme Pinna margaritacia, Lk. » Lucina squamula, Desh., etc., ne se ren- 
contrent pas dans les argilites de Morlanwelz, tandis que les deux espèces 
les plus abondantes de cette dernière assise, Leda Gorneti et Nucula 
fragilis, n'ont pas encore été signalées au Mont-Panisel l . 

1 D'après une obligeante communication que veulent bien nous faire MM. Vincent et 
Rutot, la présence du N. fragilis dans les assises bruxelliennes ne pourrait plus être con- 
testée. Ce fossile se rencontrerait positivement à Rouge-Cloître, à Woluwe-Saint-Lambert, 
aux remparts de Louvain, à^Groenendael et même dans le bruxellien supérieur de Ter- 



MEMOIRES 97 

Il est assez remarquable que cette espèce n'ait pas encore été rencontrée 
en Angleterre. Certaines espèces lui sont cependant très voisines. Parmi 
celles décrites par M. Wood en 1864 (A monograph of the mollusca, Pal. 
Soc), nous citerons celle que Fauteur nomme provisoirement N. graci- 
lenta, et qu'il dit être très rapprochée de N.fragilis. Il indique certaines 
différences, entre autres celle-ci, que nous admettons d'après sa figure : 
La crénelure du bord palléal est beaucoup plus apparente, moins serrée 
et pourrait se voir à la simple vue, tandis que, dans le N. fragilis, elle 
ne se peut voir qu'à la loupe. Il est une autre différence que nous tenons 
à signaler, c'est que la particularité indiquée par Deshayes aux dents de 
la charnière ne se rencontre pas dans l'espèce anglaise, en s'en rapportant 
toujours à la figure de M. Wood. Eemarquons cependant qu'au point de 
vue des charnières, les figures de l'auteur anglais laissent beaucoup à 
désirer. 

Fig. 4, a. Vue de face, au double de la grandeur naturelle. Le test de 
ce spécimen est un peu altéré et montre les stries ou sillons rayonnants 
qui ne se voient guère aussi bien quand le test est intact. 

Fig. 4, b. Vue du côté de la charnière, grandeur double. 

Fig. 4, c. Vue d'un moule montrant les impressions palléales, gran- 
deur double. 

Fig. 4, d. Vue de face, grandeur naturelle. 

Fig. 4, e. Vue de la charnière de la valve droite, fortement grossie. 



PECTEN DECEMCOSTATUS, Br. et C. 
(PL X, fig. 5, a, h *) 

Longueur de la coquille .*...... 4mill. 100 

Largeur id. „ . 3.5 88 

Largeur aux oreillettes • . . 3 75 

Très petite coquille orbiculaire, paraissant être assez déprimée, 
presque symétrique quant à la coquille, mais ayant les deux oreillettes 

munck et de Heverlé. Il se remontrerait également dans les couches paniseliennes de 
Mons, de Renaix et d'Anderlecht, ainsi que dans les couches à Cardita planicosta, d'Ael- 
tre et de Gand. Nous n'avons aucun motif pour contester les déterminations de ces 
Messieurs, et nous devons constater que leN.fragilis, en tant que fossile caractéristique, 
perd beaucoup de son prix, au moins pour notre pays. Il est, en effet, assez intéressant de 
signaler que, jusqu'à présent, cette coquille n'a pas été remontrée en France, dans l'étage 
du calcaire grossier, lequel correspond, comme chacun sait, à notre étage bruxellien, tel 
qu'il a été limité dans ces derniers temps. 

1878 7 



98 SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

assez différentes, la postérieure simple, l'antérieure plus développée 
montrant une large échancrure de byssus. L'extérieur de la valve 
est orné de très fines côtes concentriques assez régulières, très nom- 
breuses et diminuant régulièrement de saillie depuis le bord jusqu'au 
sommet; l'intérieur est occupé par dix fines côtes rayonnantes, assez 
saillantes, se prolongeant jusqu'au bord y où elles finissent en pointe, 
séparées par des intervalles plats assez larges; ces côtes, peu marquées à 
l'extérieur, correspondent à des angles fort obtus donnant à la coquille 
une apparence polygonale assez reconnaissable aux stries concen- 
triques. 

Remarques. — Nous ne trouvons rien dans le bassin de Paris qui se 
rapproche de cette espèce. 11 n'en est pas de même dans le bassin de 
Londres. Il s'y trouve, en effet, une coquille à peu près de même taille 
qui lui est très voisine. C'est le P. squamula, Sow. (Morris, Geol. of 
Sussex, p. 172, pi. III, fig. 29), qui a été repris récemment par M. Wood 
(Eoc. moll., p. 44, pi. IX, fig. 6). Si l'on ne voyait que l'intérieur, on 
lui rapporterait certainement notre coquille. Toutes deux ont, en effet, 
le même nombre de côtes disposées de la même façon. Mais l'extérieur 
est tout différent. Dans la coquille anglaise, la surface est unie, 
tandis que dans celle que nous décrivons elle est très finement 
costulée. 

Il est vrai que, dans le genre Pecten, les deux valves peuvent être très 
différentes, l'une étant fréquemment unie, tandis que l'autre est plus ou 
moins ornée. Nous croyons que ce n'est pas le cas ici. Nous n'avons pu, 
il est vrai, examiner qu'une seule valve, mais très probablement les 
auteurs anglais ont pu les voir toutes les deux, et ils n'auraient pas 
manqué de signaler la différence si celle-ci avait existé. 

La forme des oreillettes n'est pas non plus tout à fait la même ; l' échan- 
crure du byssus est beaucoup plus profonde dans celle des argilites de 
Morlanwelz. 

Le P. decemcostatus comme le P. squamula, Sow. auquel nous venons 
de le comparer, est une espèce très rare. Nous n'en avons rencontré que 
deux spécimens provenant de Bascoup et de la tranchée du Bois-du- 
Maître. 

Fig. 5, a. Vue extérieure de la valve droite, grossie cinq fois. 

Fig. 5, b. Vue intérieure de la même valve, grossie cinq fois. 

Fig. 5, c. Grandeur naturelle. 



MEMOIRES 99 

VI 
LIM0PS1S CONCENTRIONS, Br. et C. 

(PI. X, fig. 6, 0, h.) 

Longueur de la coquille 9 mill. 90 

Largeur id. 10 100 

Épaisseur id. ......... 8 80 

Coquille assez petite, transverse, renflée, inéquilatérale, les crochets 
assez forts et proéminents, recouvrant une charnière dont les détails nous 
sont inconnus. Le côté cardinal antérieur arrondi, le postérieur plus 
anguleux ; toute la région palléale largement arquée, si ce n'est à la partie 
postérieure plus saillante et où la courbure est plus prononcée ; de là, le 
bord rejoint l'angle postérieur de la charnière en ligne droite ou même 
un peu rentrante. Du crochet part une vague carène se dirigeant vers la 
partie saillante de la région palléale. Toute la surface est recouverte de 
stries et sillons de croissance plus ou moins réguliers, mais toujours très 
bien marqués et parfois larges et profonds, principalement vers les bords. 

Remarques. — Nous ne possédons qu'un seul spécimen de cette espèce. 
Bien qu'il soit un peu fruste et à l'état de moule, nous l'avons jugé assez 
caractérisé pour le donner ici. Les détails de la charnière nous sont 
inconnus, il est vrai, mais le genre, pensons-nous, ne peut être douteux. 

L'espèce de Deshayes qui s'en approche le plus est L. alter des sables 
inférieurs (Anim. sans vert., 1860, t. I er , p. 844, pi. 72, fîg. 13-15). Ses 
ornements sont tout différents et beaucoup moins simples que ceux de 
notre espèce. En général, tous les Limopsis donnés par les auteurs ont des 
ornements rayonnants parfois assez complexes. C'est ce que nous remar- 
quons, entre autres, aux espèces anglaises dunnées par MM. Dixon ou 
Wood, parmi lesquelles nous n'en voyons aucune qui puisse être comparée 
à celle des argilites de Morlanwelz. 

Fig. 6, a. Vue de la valve droite, grossie deux fois. 

Fig. 6, b. Vue de la même valve, du côté du crochet, grossie deux fois. 

Fig. 6, c. Grandeur naturelle. 



BULLETINS 



DE LA 




I 



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DE 



BELGIQUE 



TOME XIII 

(DEUXIÈME SÉRIE, TOME III) 



ANNEE 1878 



K 



RUXELLES 

TYP. DE M"« M. WEISSENBRUCH 

IMPRIMEUR DU ROI 
45, RUE DU POINÇON, 45 



BULLETIN DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



r r 



SOCIETE MALACOLOGIQUE 



DE 



BELGIQUE 



Séance du 6 janvier 1878. 

Présidence de M. Briart. 

La séance est ouverte à 2 1/2 heures. 

Sont présents: MM. Briart, président; Roffiaen; De la Fontaine; 
J. Cornet; Vanden Broeck; E. Colbeau; Lefèvre; J. Colbeau, secré- 
taire. 

M. H. Roffiaen assiste à la séance. 

MM. Deby, Lambotte, font excuser leur absence. 

Le procès-verbal de la séance du 4 novembre 1877 est adopté. 

Correspondance. 

Le Musée National de Rio de Janeiro, la Société des Sciences Naturelles 
de Neucbâtel, la Société Nationale d'Histoire Naturelle de Lyon, la 
Société Zoologique Néerlandaise, la Société Nationale pour l'étude de la 
Nature du Wurtemberg, remercient pour l'envoi de publications de la 
Société. 

La direction du journal YAthenceum belge demande que la Société lui 
fasse connaître ses travaux. L'Assemblée, adoptant cette proposition, 
décide que les Procès-verbaux lui seront adressés en échange. 



VI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Dons et envois reçus. 

Manuscrits de Gustave Collin, remis par la famille, comprenant plus 
de 600 feuillets avec nombreuses notes sur le genre Limnea, ainsi 
qu'une cinquantaine de dessins originaux d'espèces et variétés du même 
genre, etc. — Sur la proposition de M. le Président, MM. Roffiaen, 
Vanden Broeck et J. Colbeau sont chargés de voir s'il serait utile de publier 
quelques-unes de ces notes dans les Annales de la Société. 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. Fr. Roffiaen {Mollusques ter- 
restres et flumatiles recueillis à Waulsort), M. Ad. Senoner {Revue alle- 
mande et italienne), M. J. Barrande (Céphalopodes), M. A. Eck (Sur les 
sables blancs et les marnes lacustres de Rilly la Montagne), M. R. Lawley, 
(MonograHa del génère Notidanus ; Nota di concliiglie fossili di Val 
Lebiaia; Nuovi studi sopra ai pesci ed altre vertebrati fossili délie Col- 
line Toscane , Osservazioni sopra ad una mascella fossile del génère 
Sphœrodus). 

Publications reçues en échange, de la part de l'Académie I. des 
Sciences de Saint-Pétersbourg, de l'Académie R. des Sciences de Belgique, 
du Musée National de Rio de Janeiro, des rédactions de la Feuille des 
Jeunes Naturalistes, du Moniteur Industriel belge, du Moniteur horticole 
belge, du Bulletin Scientifique du Département du Nord, et des Sociétés 
suivantes : d'Histoire naturelle de Glasgow, R. des Sciences médicales et 
naturelles de Bruxelles, des Sciences naturelles de Neuchâtel, Malaco- 
zoologique Allemande, Entomologique de Belgique, Géologique de 'Hon- 
grie, Géologique de France, d'Étude des Sciences naturelles de Nîmes, 
R. Linnéenne de Bruxelles, Belge de Microscopie, Centrale d'Agriculture 
de Belgique, d'Agriculture et Histoire naturelle de Lyon, Botanique de 
Lyon, Médico-Chirurgicale de Liège, des Sciences historiques et naturelles 
de Semur, Belge de Géographie. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la Bibliothèque un exemplaire du tiré à 
part suivant des Annales, tome XII : Note sur des Mollusques terrestres 
et flumatiles recueillis à Waulsort y par Fr. Roffiaen. 

Communications du Conseil. 

Le Président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a reçu 
membre effectif de la Société, M. le D r N. Tiberi, à Portici près de Naples, 
présenté par MM. Vanden Broeck et Rutot. 

Présentation et réception de Membres correspondants. 

Sur la présentation de MM. Lefèvre et Vanden Broeck, sont reçus 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 VII 

membres correspondants de la Société M. le D r L. Foresti, à Bologne, 

et M. le D r Tapparone Canefri, professeur à Turin. 

Lecture. 

M. Lefèvre donne lecture de la note suivante de M. le D r A. Eck : 



NOTE SUR LE CALCAIRE DE LUDES, 

par André Eck. 

Si nous nous dirigeons de Ludes, petit pays de la Montagne de Reims 
(Marne), au sommet du plateau (sud de Reims), nous observons en gra- 
vissant : 

1° La craie blanche, à Belemnitella quadrata. 

2° La craie durcie tubuleuse. 

3° Les marnes lacustres de Rilly. 

4° Les argiles à lignites du Soissonnais. 

5° Les sables de Cuise sans fossiles (horizon glauconieux). 

6° Des couches d'argiles lie de vin et grisâtres, lignitifères, formant 
plusieurs lits. Le tout d'une épaisseur de 5 m 00 à 6 m 00. (C'est une nouvelle 
apparition des argiles à lignites, mais sans fossiles.) 

7° Série de lits de calcaire crayeux et de bancs d'argiles verdâtres ; 
nous les rapportons aux Caillasses, ou époque lacustre du calcaire gros- 
sier supérieur. 

Puis enfin la succession suivante, motif de cette communication. 

Étage du calcaire de Saint- Ouen. 

8° Couche de calcaire de Saint-Ouen, formée d'un calcaire assez sec, 
cassant, fournissant une chaux hydraulique (Lymnea longiscata, Pla- 
norbis rotundatus, Cyclostoma mumia, Paludines). Épaisseur, m 50. 

9° Banc de calcaire de Saint-Ouen, pétri de Lymnées. Quelques autres 
fossiles. Nous rencontrons dans ce banc des rognons de silex pyromaques, 
rognons siliceux divers empâtant la faune de Saint-Ouen, un peu de 
silex nectique, mais nous n'y avons pas rencontré le silex ménilite. 
Épaisseur, m 70 à l m 00. Fournit chaux et moellons. 

10° Marnes terreuses avec petits nodules siliceux se rapprochant de la 
ménilite. Fossiles siliceux bien conservés avec leur test, dans la terre. 
Épaisseur, m 30. 

Étage du calcaire de Ludes. 

11° Marnes blanches terreuses. Épaisseur, m 30. 

12° Calcaire de Ludes, rugueux, grossier, fossilifère. Épaisseur, m 70 à 



VIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

l m 00. C'est la couche à œils de bœuf des carriers, employée pour des 
moellons et de la chaux. 

Nous reviendrons sur ce banc important. 

13° Calcaire blanchâtre tendre, peu fossilifère, fournissant de la chaux. 
Épaisseur, m 15. 

14° Calcaire dur, compacte, cassant, sans fossiles. Épaisseur, m 20. 

15° Calcaire celluleux, géodique. Épaisseur, m 20. 

Étage des meulières et calcaire de Brie, 

16° Meulières celluleuses caverneuses, dans des argiles. Épaisseur, de 
m 50 à l m 00. 

17° Calcaire dur, compacte, avec quelques fossiles d'eau douce. Réap- 
parition àuLymnea longiscata et Planorbis rotundatus. Épaisseur, deO m 50 
à l m 00. 

18° Argiles jaunes plastiques. Épaisseur, de m 60 à l m 00. 

19° Meulières plus compactes, avec silex pyromaques, dans des argiles 
jaunâtres et blanchâtres. Épaisseur, m 30. 

20° Meulières en gros blocs disséminés dans des argiles jaunâtres, bru- 
nâtres, grisâtres. C'est ce banc qui fournit les meules et d'excellentes 
pierres pour les travaux d'art. Épaisseur, de 2 m 50 à 3 m 00. 

21° Argiles jaunâtres. Épaisseur, m 20. 

22° Meulières en rognons dans des argiles jaunâtres et brunâtres. 
Épaisseur, de m 50 à l m 00. 

23° Argiles jaunâtres et grisâtres. 

24° Terre végétale. 

Tous ces différents étages sont en stratification concordante, comme 
généralement les terrains du Bassin Parisien. Aussi est-il parfois très-dif- 
ficile de délimiter exactement un terrain. 

Le calcaire de Ludes recouvre le calcaire de Saint- Ouen et la succes- 
sion s'est opérée dans des eaux tellement tranquilles, que nous voyons 
les espèces du calcaire de Saint-Ouen se continuer et se mêler à la 
faune marine du calcaire de Ludes et à la ligne de démarcation sur 
le même échantillon de pierre, même de petite dimension; nous avons 
sur une face une couche de Lymnées et de l'autre une de Pholadomyes. 
Mais, comme tout le faisait supposer, on ne trouve aucune espèce du cal- 
caire de Ludes dans le travertin de Saint-Ouen, ce qui confirme bien les 
idées de notre savant et regretté géologue et conchyliologisteM. Deshayes, 
qui expliquait la faune marine observée à Argenteuil par MM. Bioche 
et Fabre, dans un dépôt recouvrant le calcaire de Saint-Ouen et connu 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 IX 

sous le nom de sables et grès infra-gypseux, comme une récurrence des 
sables de Beau champ ; écoutons ce qu'en dit M. Deshayes : 

t Tous ces fossiles, par leur aspect aussi bien que par celles des espèces 
« qui y sont disséminées, appartiennent incontestablement à la faune des 
« sables moyens ; la couche qui les recèle est donc très-probablement la 
« même que celle observée par M. Hébert à la place de l'Europe et ail- 
« leurs, et qui est considérée avec juste raison comme une récurrence de 
« la mer des sables moyens venant recouvrir le vaste dépôt lacustre de 
« Saint-Ouen. Il est très-intéressant de constater une fois de plus que le 
« gypse a commencé à se déposer dans les eaux d'une mer peu profonde 
« dans laquelle vivaient des animaux semblables à ceux des sables 
« moyens. La présence de ces animaux a même persévéré pendant le 
« dépôt des premières assises du gypse. » 

M. Deshayes a décrit plus de 30 fossiles dans cette couche, auxquels 
il a donné en grande partie des noms nouveaux ; nous pouvons citer 
principalement : 



Pholadomya Ludensis, Desh. Cardita divergens. 

Tellina Nystii, Desh . Anomya. 

Psammobia Stampinensis , D esh . Calyptrœa striatella, N . trochiformis, P . et D . 

» neglecta? Desh. Turritella communis , Ph. 

Cardium porulosum, P. et D. Cerithium tricarinatum, Lamk. 

» granulosum, Lamk. Voluta cithara . 

Lucina ffeberti, Desh. Fusus sublamellosus, Desh. 
Corbula Gallica, P. et D. 



Nous voyons souvent ces récurrences marines se renouveler et dans les 
bancs de marnes et d'argiles, séparant les masses de gypse, nous retrou- 
vons à plusieurs hauteurs des faunes marines avec Pholadomya Ludensis; 
c'est à une de ces récurrences que nous devons le dépôt de Ludes, qui 
occupe, dans la succession des terrains que nous avons donnée, les n os 11, 
12, 13, 14, 15. Deux de ces bancs, les n os 12 et 13, nous intéressent par 
leurs restes organisés. 

Le n° 12, banc principal de m 70 à l m 00 d'épaisseur, est formé d'un 
calcaire dur, sec, cassant et grossier, renfermant une assez grande quan- 
tité de fossiles, et entre autres la Pholadomya Ludensis, qui l'a fait appeler 
pierre à œil de bœuf par les ouvriers. 

Mais la rudesse et le grain grossier de ce calcaire rendent l'extraction 
des fossiles fort difficile, et la plupart des espèces ayant perdu leur test, 
sont réduites à l'état de moules internes ; aussi, la Société Géologique de 
France, dans une réunion extraordinaire à Ëpernay (Bull. II e série, 



X 



SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



tome VII, 1850), ne put-elle recueillir des spécimens, dont le genre seul 
fut déterminable. 
Voici la liste composée de 21 espèces. 



1° Clavagella coronata. 

2° Crassatella. 

3° Corbules. — 2 espèces. 

4° Psammobia. 

5° Pholadomya margaritina (Ludensis) . 

6° Lucina. 

7° Cytherea. 

8° Venericardia. 

9° Cardium. 
40° Arca. 
44° Chama. 



12° Ostrea. 

43° Calyptrœa. 

44° Anomia. 

15° Cyclostoma. 

46° Lymnea longiscala. 

47° Natica. 

48° Turritella. 

49° Cerithium. 

20° Fo/ata. 

21° Serpula. 



M. Rondot avait déjà donné les espèces suivantes : 



Pectunculus. 
Nucule. 
Modiole. 
Paludine. 



Turbo. 
Buccinum. 
Miliolites. 
Balanus. 



Le mauvais état de ces fossiles n'avait pas permis, comme nous l'avons 
déjà dit, une détermination spécifique ; aussi nous sommes-nous rendus 
sur les lieux et en nous servant des creux comme moules, nous avons 
relevé, au moyen du mastic, la plupart de ces espèces et d'autres nou- 
velles, que nous croyons pouvoir rapprocher des espèces suivantes : 



1° Clavagella coronata. Assez rare. 

2° Crassatella trigonata, Lk. Ass. rare. 

3° Corbula complanata, Sow. Rare. 

4° » striata, Desh. Ass. comm. 

5° » ficus y Brand. Ass. comm. 

6° » Gallica? Mauvais état. 

7° Tellina exclusa, Desh. Rare. 

8° » rostralis. Lk. Rare. 

9° Psammobia neglecta, Desh. Comm. 
10° Lucina elegans, Desh. Comm. 
il » undulala, Lk. Ass. rare. 
42° Cytherea rustica. Desh. Rare. 
43° Cardium porulosum,\A. Ass. fréq. 
44° » granulosum, Lk. Ass. rare. 
45° Pholadomya Ludensis, Desh. Comm. 
46° Arca rudis, Desh. Ass. comm. 
47° » hiantula, Desh. Ass. comm. 



48° Arca plunicostata, Desh. Rare. 

49° Pectunculus depressus, Desh. Très-rare. 

20° Nucule, Species, Très-rare. 

24° Chama sulcala, Desh. Comm. 

22° » rustica, Desh. Ass. comm. 

23° Ostrea lamellaris. Très-comm. 

24° Anomia. Très-rare. 

25° Pileopsis cornu copiœ. Lk. Rare. 

26° Calyptrœa trochiformis, Lk. Ass. rare. 

27° Bulla cylindrica, Brug. Rare. 

28° Auricula ovata, Lk. Rare. 

29° Cyclostoma mumia, Lk. Ass. rare. 

30° Planorbis rotundatus. Rare. 

34° Lymnea longiscata. Comm. 

32° Melania hordacea, Lk. Rare. 

33° Paludina conica. Rare. 

34° Natica cepacea, Desh. Rare. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 



XL 



35° Natica mutabilis, Desh. Ass. comm. 

36° » epiglottina, Lk. Rare. 

37° Turbo Species? Rare. 

38° Turritella imbricataria, Lk. Comm. 

39° » sulcifera, Desh. Rare. 

40° Ceriihium tuberculosum, Lk. Ass. com. 



41° 

42° 
43» 
44° 
45° 
46° 



scalaroïdes, Desh. Rare. 
Broechii ? ? Desh . Très-rare . 
marginatum, Desh. Comm. 
mutabile, Desh. Comm. 
lapidum, Lk. Com. 
tricarinatum, Lk.Ass. com. 



47° Fusus subcarinatus y Lk. Rare. 
48° » ficulneus, Lk. Ass. comm. 
49° » minutus, Lk. Rare. 
50° Pleurotoma turella, Lk . Rare . 
51° Murex tubifer?? Brug. Très-rare. 

(Mauvais état.) 
52° Voluta turgidula, Desh. Assez rare, 
53° » cythara, Desh. Rare. 

(Petite taille.) 
54° ^4 ncillaria (indéterminable). Rare. 
55° Serpula. Rare. 
56° Oursins. Rare. 



Dans les 56 espèces que nous venons de mentionner et que nous avons 
déterminées avec le plus de soin possible, quoique plusieurs soient fort 
douteuses, il est facile de reconnaître que cette faune offre la plus grande 
analogie avec les sables moyens; nous voyons qu'il y a simplement 
mélange des eaux lacustres en voie de former le travertin de Saint-Ouen 
avec les eaux marines de la mer de Beauchamp; que sur cette portion du 
Bassin nord-est de Paris, cette mer s'étendit bien plus loin que la pre- 
mière fois, car nous n'avons jamais rencontré, malgré nos recherches, les 
sables moyens, soit fossilifères, soit azoïques ; de même que le gypse, ces 
deux terrains font complètement défaut dans toute la montagne de Reims; 
aussi voyons-nous le calcaire de Saint-Ouen reposer directement sur le 
calcaire grossier supérieur et les meulières de Brie recouvrir immédiate- 
ment le calcaire de Ludes. 

Ce calcaire, qui tout d'abord avait été considéré comme un point 
perdu en quelque sorte, est au contraire assez étendu pour mériter le 
nom de couche; nous l'avons reconnu dans plusieurs autres localités : 
Verzenay, Mailly, Rilly, Montchenot, Berru, et il est présumable que du 
côté de la rive droite de la Vesle où la dénudation des plateaux a porté 
jusqu'au calcaire grossier supérieur, la meulière de Brie, le calcaire de 
Ludes et celui de Saint-Ouen ont disparu ensemble, comme semble l'at- 
tester la montagne de Berru, où ces couches sont restées. 

Le calcaire de Ludes doit très-probablement se continuer sur une 
grande partie des plateaux qui s'étendent au sud-ouest de cette localité. 
Quand ces pays seront mieux étudiés, ce calcaire pourra sans doute être 
relié avec celui des environs de Paris, qui est intercalé entre les masses 
de gypse. 

M. Carez vient, dans une communication faite à la Société Géologique 
de France, séance du 17 décembre 1877, de présenter sur la localité de 
Blesme, près Château-Thierry, une coupe montrant le même phénomène 
qu'à Argenteuil, c'est-à-dire la couche à Plioladomyia Ludensis et 



XII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

autres espèces marines, intercalée à l'étage gypseux, ce qui tend bien à 
prouver, comme nous l'avons supposé, que le calcaire de Ludes n'est pas 
synchronique des sables moyens des environs de Paris, mais bien du 
même temps que ces divers dépôts saumâtres, postérieurs au calcaire de 
Saint-Ouen et dus aux récurrences de la mer des sables moyens, et inter- 
calés aux gypses, quand ces terrains existent, et formant des couches à 
part quand ces derniers manquent. 

Communications et propositions diverses des Membres. 

M. Cornet, au sujet de la question d'un local à rechercher par la 
Société, dont il a été parlé à notre séance de novembre dernier, ne croit 
pas que l'on puisse obtenir de salles dans le grand bâtiment du Jardin 
Zoologique, dont l'État paraît avoir déjà disposé, d'après la réponse reçue 
par la Société de Numismatique belge, qui en avait fait pour elle-même 
la demande. Mais il pense que l'on pourrait peut-être eu obtenir pour plu- 
sieurs sociétés dans le Palais des Académies. Il croit qu'il serait conve- 
nable de faire une demande collective avec la Société de Numismatique 
et la Société de Microscopie. 

Après quelques observations, l'assemblée décide que la Commission 
nommée pour cet objet sera priée de ne pas perdre de vue la communica- 
tion de M. Cornet et de faire un rapport sur la question à la prochaine 
séance. 

La séance est levée à 4 heures. 



Séance du 3 février 1878. 



PRESIDENCE DE M. ROFFIAEN. 

La séance est ouverte à 2 1/2 heures. 

Sont présents : MM. Roffiaen, vice-président; De la Fontaine; Vanden 
Broeck; Vaughan; Lefèvre ; Denis; E. Colbeau; J. Colbeau, secrétaire. 

M. E. Vincent assiste à la séance. 

MM. le D r Thiriar, Weyers, Lambotte, font excuser leur absence. 

Les procès-verbaux des séances du 2 décembre 1877 et du 6 jan- 
vier 1878 sont adoptés. 



BULLETIN DES SÉANCES - ANNÉE 1878 XIII 

Correspondance. 

L'Institut Koyal Grand-Ducal de Luxembourg, le Musée de Zoologie de 
Cambridge, la Société Hollandaise des Sciences, l'Université de Leiden, 
la Société des Sciences Naturelles de Boston, l'Institut d'Essex, remer- 
cient pour la réception des Annales et des Procès-verbaux de la Société. 

La Société Hollandaise des Sciences, la Société des Sciences Naturelles 
de Boston annoncent l'envoi de leurs publications. 

Le Musée National de Mexico envoie le premier fascicule de ses publi- 
cations et demande l'échange. — Cet échange est accepté, et les publica- 
tions de la Société, à partir de l'année 1877, lui seront adressées. 

Le Comité d'organisation du Congrès géologique international de Paris 
annonce que ce Congrès s'ouvrira le 19 août prochain, et demande que la 
Société prenne cette œuvre sous son patronage. 

Dons et envois reçus. 

Environ 200 espèces fossiles du Pliocène d'Italie, don de M. L. Foresti. 

Ouvrages offerts par leurs auteurs : M. J. de Cossigny (Considérations 
sur les failles et les soulèvements. Réfutation de la prétendue nullité du 
soulèvement du Saucerrois. — Note rectificative sur le terrain crétacé infé- 
rieur du Département du Cher. — Note sur le terrain crétacé de la partie 
méridionale du Bassin de Paris et sur V argile à silex d'Allogny (Cher), 
et considérations géologiques générales à propos de ces terrains); 
M. G. Michaud (Description des coquilles fossiles découvertes dans les 
environs de Hauterive (Dr orne), 3° fascicule) ; M. Ern. Vanden Broeck 
(Analyse du travail de M. Brady, intitulé « Monographie des Foramini- 
fères carbonifères et permiens, le genre Fusulina excepté »). 

Recueil de documents concernant le projet d'une nouvelle carte géolo- 
gique de la Belgique, don de M. Dewalque. 

Publications reçues en échange, de la part du Département de l'Agri- 
culture des États-Unis, de l'Académie des Sciences de Saint-Louis, de 
l'Académie des Sciences de Philadelphie, du Comité Géologique des États- 
Unis, du Comité Royal géologique d'Italie, de l'Institution Smithsonienne, 
de l'Institut d'Essex, de l'Institut National Genevois, de l'Institut Royal 
Grand-Ducal de Luxembourg, de l'Institut Géologique de Hongrie, du 
Musée National de Mexico, de la Fédération des Sociétés d'Horticulture de 
Belgique, de la Ligue de l'Enseignement, des rédactions du Moniteur 
industriel belge, du Moniteur horticole belge, de la Feuille des Jeunes 
Naturalistes, de l'Athenseum belge, et des Sociétés suivantes : Entomo- 
logique de Belgique , Royale des Sciences médicales et naturelles de 
Bruxelles, Hollandaise des Sciences, d'Étude des Sciences naturelles de 



XIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Nîmes, Malacozoologique Allemande, Paléontologique et Archéologique 
de Charleroi, des Sciences naturelles de Boston, des Sciences naturelles 
de Buffalo, Centrale d'Agriculture de Belgique, des Naturalistes de 
Modène, Royale de Botanique de Belgique. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires des Procès- 
verbaux des séances de la Société (séances du 4 novembre 1877, du 
2 décembre 1877 et du 6 janvier 1878). 

Communications et propositions du Conseil. 

Le Président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a décidé 
qu'il proposerait à l'Assemblée de reporter du tome XI au tome XII des 
Annales, du consentement de Fauteur, le Mémoire de M. Craven sur le 
genre Sinusigera, afin de permettre le prompt achèvement du premier de 
ces volumes. 

Après quelques explications, cette proposition est unanimement adoptée. 

Présentation de travaux pour les publications de la Société. 

M. Vanden Broeck présente un travail de M. le D r N. Tiberi, intitulé : 
De quelques espèces terrestres Napolitaines nouvelles ou peu connues. 

M. Vanden Broeck montre les types des espèces qui y sont mentionnées 
et qui devront être figurés. 

Sont nommés commissaires pour l'examen du travail : MM. J. Colbeau, 
Koffiaen et Vanden Broeck. 

Communications et propositions diverses des Membres. 

M. Vanden Broeck donne lecture d'une circulaire de M. le profes- 
seur Charles Mayer, annonçant la publication prochaine du premier fas- 
cicule d'une Monographie des Bélemnites, et demandant communication 
d'échantillons appartenant au groupe du B. acutus. 

L'Assemblée décide qu'un résumé de cette circulaire sera inséré à la 
suite du Procès-verbal. 

M. Vanden Broeck annonce que M. Philippe Trois, de Venise, se pro- 
pose d'offrir à la Société une série de préparations an atomiques de mol- 
lusques. Les préparations de M. Trois, que M. Vanden Broeck a eu 
l'occasion de voir dans plusieurs Musées d'Italie, sont de toute beauté et 
d'un grand intérêt scientifique. 

M. Tapparone, notre nouveau membre correspondant de Turin, a promis 
des travaux pour les publications de la Société; M. Vanden Broeck 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 XV 

annonce également , de la part de M. le D r Tiberi , un mémoire avec 
planches sur des mollusques marins, qui sera présenté sous peu. 

La séance est levée à 4 heures. 



Séance du 3 mars 1878. 

Présidence de M. Briart. 

La séance est ouverte à 2 1/2 heures. 

Sont présents : MM. Briart, président ; Denis ; Crocq ; Roffiaen ; 
Fologne; J. Cornet; De la Fontaine; Lefèvre; Vanden Broeck; Rutot; 
E. Colbeau ; J. Colbeau, secrétaire. 

MM. Pire, F. Cornet, Vaughan, font excuser leur absence. 

Le procès-verbal de la séance du 3 février 1878 est adopté. 

Correspondance. 

L'Académie Royale des Sciences d'Amsterdam, l'Académie Impériale 
des Sciences de Vienne, la Société Linnéenne de Normandie, la Société 
Silésienne pour la culture du pays, la Société Royale Zoologique d'Am- 
sterdam, la' Société Royale des Sciences d'Upsal, la Société Helvétique 
des Sciences, la Société des Naturalistes de Berne, annoncent l'envoi de 
leurs publications. 

L'Académie des Sciences de Chicago, l'Académie Royale des Sciences 
d'Amsterdam, l'Académie Royale Allemande des Naturalistes de Dresde, 
la Société Helvétique des Sciences, la Société des Naturalistes de Berne, 
remercient pour la réception des Annales et des Procès- verbaux. 

M. le D r Tiberi remercie pour sa réception comme membre effectif et 
annonce la préparation d'un nouveau travail pour les Annales de la Société. 

M. le D r Foresti et M. le D r Tapparone Canefri remercient pour leur 
nomination de membres correspondants et annoncent l'envoi de publica- 
tions. 

M. le professeur Bellardi remercie pour sa nomination comme membre 
honoraire et annonce l'envoi de plusieurs de ses ouvrages. 

Dons et envois reçus. 

Brochures envoyées par leurs auteurs : M. Senoner (Notizeri) ; M. De- 
walque (A MM. les membres du Sénat)', M. le professeur Capellini (l.Fos- 



XVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

sili infraliassici deidintorni del Qolfo délia Spezia. 2.Sulla propo ta ai 
un Gongresso Internazionale Geologico in Italia. 3. Marne glauconifere 
dei dintomi di Bologna); M. le D r Foresti (1. Catalogo dei Mollusclii fos- 
sili pliocenici délie colline Bolognesi. 2. Cenni geologici e paleontologici 
sul pliocène antico di Gastrocaro. 3. Note sur une nouvelle espèce de Geri- 
thium de Vèocène du Bassin de Paris) ; M. Vanden Broeck {Note sur les 
Foraminifères du littoral du Gard). 

Publications reçues en échange, de la part de l'Académie d'Agriculture 
de Vérone, de l'Académie des Arts et Sciences du Connecticut, de l'Aca- 
démie Royale des Sciences d'Amsterdam, de l'Académie Royale des 
Sciences de Belgique, de l'Académie Impériale des Sciences de Vienne, 
de l'Académie des Sciences de Metz, de l'Académie Royale des Sciences de 
Munich, de l'Académie Royale Allemande des Naturalistes de Dresde, de 
l'Institut Impérial Royal Géologique d'Autriche, de la Ligue de l'Ensei- 
gnement, des rédactions du Moniteur Industriel Belge, du Moniteur Hor- 
ticole Belge, de l'Athenseum Belge, du Bulletin Scientifique du Départe- 
ment du Nord, et des Sociétés suivantes : Belge de Microscopie, Linnéenne 
de Normandie, des Sciences du Hainaut, Géologique du Nord, Entomo- 
logique de Belgique, Géologique de France, Malacozoologique Allemande, 
Centrale d'Agriculture de Belgique, Entomologique Italienne, Silésienne 
pour la culture du pays, Royale Linnéenne de Bruxelles, Royale des 
Sciences Médicales et Naturelles de Bruxelles, d'Étude des Sciences Natu- 
relles de Nîmes, Royale de Londres, Zoologique d'Amsterdam, Médico- 
Chirurgicale de Liège, Géologique de Londres, Royale des Sciences 
d'Upsal, Linnéenne de Londres, des Sciences Naturelles de Saint-Gall, 
Helvétique des Sciences Naturelles, des Naturalistes de Berne, des Natu- 
ralistes de Coire. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la Bibliothèque trois exemplaires du Procès- 
verbal de la séance de la Société du 3 février 1878, ainsi qu'un exemplaire 
du tiré à part suivant des Annales tome XII, 1877 : Observations sur les 
couches quaternaires et pliocènes de Merxem près d'Anvers, par Ern. 
Vanden Broeck et Paul Cogels. 

Communications du Gonseil. 

M. le Président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a 
reconnu l'urgence de retirer nos livres de la salle où ils se trouvent 
actuellement et de prendre les mesures nécessaires pour éviter leur dété- 
rioration ; il a ensuite nommé bibliothécaire, notre collègue M. Lefèvre. 

Le Conseil a appris avec douleur le décès de deux membres de la 
Société ; M. Armand Thielens, membre effectif fondateur, et M. le D r 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 XVII 

Môrch, membre correspondant. Il y aura lieu d'insérer une notice 
biographique sur chacun d'eux dans nos Bulletins. 

Rapports. 

M. J. Colbeau donne lecture du rapport suivant auquel se rallient 
MM. Roffiaen et Vanden Broeck, sur les manuscrits délaissés par 
Gustave Collin. 



Rapport sur les manuscrits laissés par Gustave Collin à la Société 
Malacologique de Belgique. 

Les manuscrits laissés par Gustave Collin se composent d'extraits de 
divers auteurs, texte et figures, ayant rapport au genre Limnsea, ainsi 
que d'un certain nombre de dessins et de notes inédites sur le même genre, 
et qui lui sont propres. 

Il s'y trouve aussi une copie des travaux qu'il a publiés dans nos 
Annales. 

On remarque : 1° une série d'environ 475 feuillets détachés et uniformes 
portant chacun le nom d'une espèce ou d'une variété de Limnsea avec 
mention de l'auteur et de l'ouvrage où elle se trouve décrite pour la pre- 
mière fois, avec la patrie et aussi quelques synonymies ; 2° une seconde 
série d'environ 135 feuillets, d'un format plus petit, portant en tête le nom 
d'un auteur qui s'est occupé du genre, avec l'indication de ses ouvrages ; 
3° une suite d'environ 45 dessins, la plupart originaux et bien exécutés, 
représentant des Limnsea, avec l'indication de la localité d'où chacune 
provient, mais généralement sans nom spécifique. Ces dessins, exécutés 
sur des cartons uniformes, portent chacun en tête : « Matériaux pour la 
Monographie du genre Limnea. » 

Dans chacune de ces séries, qui pourraient être séparément brochées, se 
trouvent çà et là quelques notes de Gustave Collin ; mais celles-ci ne sont 
pas rattachées entre elles et sont tout à fait préparatoires. On serait même 
porté à croire que d'autres notes, plus avancées, ont pu être égarées. 

Quoi qu'il en soit, l'on ne pourrait publier celles qui nous restent telles 
qu'elles sont, et nous pensons que l'auteur seul aurait pu les compléter et 
les relier entre elles, par des idées générales. 

Ces manuscrits toutefois ne sont pas sans importance, et pourraient 
être d'un grand secours à celui qui voudrait s'occuper spécialement de 
l'étude si difficile des espèces du genre Limnsea, en lui épargnant de 
longues et fatigantes recherches dans une quantité d'ouvrages et en lui 
montrant plusieurs figures de formes nouvelles. 

2 



XVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Nous proposons donc de déposer ces manuscrits aux Archives, en appe- 
lant sur eux toute l'attention des membres de la Société. 

Les conclusions du rapport sont adoptées et l'Assemblée décide que les 
manuscrits seront brochés. 

Communications et propositions diverses des Membres. 

M. Lefèvre dit que la grande espèce d'Ovula, qu'on trouve dans le 
Bruxellien de Saint-Gilles, ne peut pas être rapportée à la 0. Gisortiana, 
comme on le pense généralement ici, mais plutôt à la 0. gigantea Mun- 
ster. Il se propose de remettre une note à ce sujet à la prochaine séance. 

M. Briart vient de découvrir la môme espèce dans le Bruxellien de 
Mariemont. 

M. J. Colbeau rappelle qu'il y a déjà bien longtemps M. le capitaine 
Seghers avait déterminé l'espèce sous ce même nom de Strombus gigan- 
teus Munst., et l'avait annoncée comme nouvelle pour notre pays, aux 
séances de la Société du 6 août et du 5 novembre 1865. (Voir Annales, 
tome I, pages lxxxvi et xci.) Cette détermination n'a pas été admise par 
plusieurs membres, parce qu'on a dit que l'espèce de Munster se trouvait 
dans un autre terrain. 

M. Vanden Broeck annonce le retour en Angleterre de notre collègue 
M. Alfr. Craven, revenu malade de Zanzibar. Les résultats malacologiques 
de ses voyages en Afrique et à Madagascar ont été brillants. 

M. E. Colbeau a observé cette année, le 1 er mars, dans un jardin 
d'Ixelles, les premiers Hélix nemoralis et H.hortensis sortis de leur sommeil 
hibernal et montant en nombre aux arbustes et aux murailles ; aussi 
quelques H. arbustorum qui y avaient été apportés d'Hastière il y a deux ou 
trois ans. Le temps était très-doux, une pluie fine tombait depuis deux 
jours : le thermomètre marquait 13 degrés, le baromètre était au variable, 
le vent à l'ouest. 

La séance est levée à 4 heures. 



Séance du 7 avril 1878. 

Présidence de M. Roffiaen. 

La séance est ouverte à 3 heures. 

Sont présents : MM. Roffiaen, vice-président; Denis; De la Fontaine; 
Lefèvre; E. Colbeau; Lambotte; J. Colbeau, secrétaire. 



BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 4878 XIX 

M. H. Roffiaen assiste à la séance. 

Le procès-verbal de la séance du 3 mars 1878 est adopté. 

Correspondance. 

La Société des Naturalistes de Riga et la Société des Sciences naturelles 
de Chemnitz remercient pour la réception des Annales et des Procès- 
verbaux. 

M. Taylor, éditeur du Journal de Conchyliologie de Leeds, demande 
l'échange de son Journal contre les Annales de la Société. — Accepté. 

L'Académie Royale des Sciences de Belgique adresse son programme 
de concours pour 1879. — Aucune question ne se rapporte à la Mala- 
cologie. 

Dons et envois reçus. 

M. E. Col beau fait don de son portrait photographié. 

Brochures et ouvrages offerts par leurs auteurs, M. le prof. Bellardi 
(1. Descrizione di un nuovo génère délia famiglia délie JBullide, fossile del 
terreno pliocenico inferiore del Piemonte. 2. Monografia délie Nuctilidi 
trovate finora nei terreni terziari del Piemonte. 3. / MolluscM dei ter- 
rent terziari del Piemonte. Part. 1-2); M. L. Foresti (Le Marne di 
S. Luca e di Paderno e lorifossili), M. le D r A. Issel (1. Dei MolluscM 
raccolti dalla missione Italiana in Persia. 2. Dei MolluscM raccolti nella 
provincia di Pisa. 3. Appendice al catalogo dei MolluscM raccolti nella 
provincia di Pisa), M. C. Tapparone Canefri (Zoûlogia del maggio 
intorno al globo délia regia fregata Magenta : Malacologia), MM. Issel 
et Tapparone Canefri (Studio monografico sopra i Muricidi e i Strombidi 
del Mar Rosso). 

Brochure offerte par M. Bellardi : Belazione intorno ad una memoria 
del prof. Bellardi avente per titolo, I MolluscM dei terreni terziari del 
Piemonte, par Lessone et Gastaldi. 

Publications reçues en échange, de la part de l'Académie des Sciences 
de Chicago, des rédactions du Moniteur Industriel Belge, de la Feuille 
des Jeunes Naturalistes, de l'Athenaeum Belge, du Moniteur Horticole 
Belge, du Bulletin Scientifique du Département du Nord et des Sociétés 
suivantes : Belge de Microscopie, Malacozoologique Allemande, Entomo- 
logique de Belgique, Géologique de Hongrie, Royale des Sciences Médi- 
cales et Naturelles de Bruxelles, Centrale d'Agriculture de Belgique, 
Linnéenne du Nord de la France, des Naturalistes de Riga, Royale des 
Sciences de Liège, Belge de Géographie. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 



XX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUfi DE BELGIQUE 

Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du Procès- 
verbal de la séance de la Société du 3 mars 1878, ainsi qu'un exemplaire 
du tiré à part suivant du tome XII, 1877, des Annales : Note succincte 
sur les Bostellaria ampla, etc., par Th. Lefèvre. 

Rapports. 

M. J. Colbeau fait son rapport sur le travail présenté par M. le D r Tiberi, 
intitulé : De quelques Mollusques terrestres Napolitains, ou nouveaux ou 
peu connus; rapport proposant l'insertion du travail, avec une ou deux 
planches, dans les Mémoires de la Société. 

M. Roffiaen se rallie aux conclusions du rapport de M. Colbeau, qui 
sont unanimement adoptées par l'Assemblée. 

Présentation de travaux pour les publications de la /Société. 

M. Lefèvre croyait pouvoir donner en cette séance une notice sur 
Y Ovula gigantea, mais il lui manque encore un ouvrage qu'il doit con- 
sulter, le « Lethaea geognostica » du D r K. Schafhâutl, publié en 1863, 
dans lequel le Strombus giganteus Munster se trouve figuré. Il présentera 
probablement sa notice à la séance prochaine. 

M. le Président rappelle à ce propos qu'il est bien entendu que la 
Société n'accepte plus de travaux inachevés et que les manuscrits doivent 
être remis séance tenante au Secrétaire. 

Communications et propositions diverses des Membres. 

Le Secrétaire donne lecture de la communication suivante de M. le pas- 
teur J.-H. Kawall, membre correspondant de la Société : 

« Depuis longtemps déjà, j'avais l'intention de réunir les observations qui 
m'étaient connues sur les parasites et les ennemis des Mollusques, afin de 
pouvoir présenter un petit travail à la Société Malacologique, dans le but 
de provoquer des études du même genre chez d'autres membres de la 
Société, études qui me paraissent mériter l'attention des Conchyliologistes 
et qui peuvent avoir quelque utilité. Mais l'état actuel de mes yeux affai- 
blis m'empêche de continuer mes recherches comme je me le proposais, et 
pour aujourd'hui je dois me borner à donner quelques indications sur ce 
qui a été publié, à ma connaissance, sur ce sujet, souhaitant d'attirer 
l'attention de quelques-uns de mes collègues désireux d'augmenter nos 
connaissances en cette matière par quelques notices, dont la plus petite 
peut avoir quelque valeur. Je commence par citer le livre fort intéressant 



BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1878 XXI 

de M. Van Beneden, Les parasites du règne animal {Die Schmarotzer des 
TMerreichs. Leipzig, Brockhaus, 1876), et ce que donne George Johnston, 
dans son ouvrage Introduction to Gonchology ovo Eléments of tlie Natural 
History of Molluscous Animais. 416 p. with 102 woodcuts. London. 
J. Van Voorst, 1850. (Édition allemande par le D r H. -G. Bronn, à Hei- 
delberg. Stuttgart, 1850. 8°, 401 p.). Des observations plus récentes ont 
constaté que des Vertébrés même ont mis à profit des Mollusques pou r 
subir leur métamorphose. Des poissons (Rhodeus amarus) déposent leurs 
œufs dans les coquilles des Unio tumidus, U. pictorum, U. batavias, 
U. crassus et Anodonta cellensis, comme nous le voyons dans les obser- 
vations publiées par le D r Noll, dans Der Zoologische Cfarten. ZeiU 
schrift fur Beobaclitung, Pflege und Zuclit der TMere. Frankfurt a/M., 
1869. S. 257. (Abhandlung von D r F.-C. Noll, Bitterling und Water- 
muschel.) Il est probable que les larves de quelque insecte diptère, encore 
à définir, se trouvent dans la Succinea amphibia. Les rapports des autres 
êtres vivants aux Mollusques peuvent offrir beaucoup d'intérêt et l'on 
peut désirer voir publier à cet égard des observations en plus grand 
nombre. » 

La séance est levée à 4 heures. 



Séance du 5 mai 1878. 

Présidence de M. Briart. 

La séance est ouverte à 2 heures. 

Sont présents : MM. Briart, président; Crocq; Rofïiaen; Gaucher; 
Neissen; De la Fontaine ; E. Colbeau; Le Comte; De Bullemont ; Bau- 
wens; Denis; J. Colbeau, secrétaire. 

MM. Vanden Broeck, J. Cornet, Lefèvre, font excuser leur absence. 

M. H. Rofïiaen assiste à la séance. 

Le procès-verbal de la séance du 7 avril 1878 est adopté. 

Correspondance. 

M. le Secrétaire de l'Université de Bruxelles annonce que le Conseil 
d'administration de l'Université a accueilli très-favorablement notre 
demande tendant à obtenir une salle dépendante de l'Université. — L'As- 
semblée décide qu'une lettre de remercîments sera adressée par le Conseil, 



XXII SOCIETE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

au nom de la Société, au Conseil d'administration de l'Université de 
Bruxelles. 

La Société des Naturalistes de Baie, la Société des Sciences naturelles 
de Styrie et la Société des Naturalistes d'Aarau remercient pour la récep- 
tion des Annales et des Procès-verbaux. 

M. le prof. D r Francesco Coppi, de Modène, adresse des circulaires 
offrant en vente diverses collections de fossiles d'Italie. 

La Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut adresse 
son programme de concours pour 1878. — La XV e question porte : « Faire 
la description géologique et paléontologique des terrains tertiaires du 
Hainaut.» — Le prix est une médaille d'or. Les mémoires doivent être remis 
franco, aux conditions ordinaires des concours, avant le 31 décembre 1878, 
chez M. le Président de la Société, rue des Compagnons, n° 21, à Mons. 

Le Comité d'organisation de la fête en l'honneur de M. B.-C. Du Mor- 
tier demande que la Société veuille bien se joindre à lui en lui adressant 
une lettre de félicitations qu'il communiquera à l'illustre botaniste belge. 
— M. le Président annonce que le Conseil s'est réuni au sujet de cette 
demande et a pensé que la Société ne pouvait mieux s'associer à la pensée 
des auteurs de la touchante manifestation dont M. Du Mortier sera aujour- 
d'hui même l'objet, qu'en offrant à ce vétéran de la science le diplôme de 
membre honoraire, M. Du Mortier s'étant, au commencement de sa carrière 
scientifique, occupé de l'étude des Mollusques, et ses travaux sur cette 
matière, parmi lesquels une étude importante sur l'Embryogénie des Mol- 
lusques gastéropodes, ayant été publiés dans les Mémoires de l'Académie 
des Sciences. Le Conseil vous propose donc, Messieurs, de proclamer 
M. B.-C. Du Mortier membre honoraire de la Société Malacologique et de 
lui en adresser immédiatement le diplôme avec la lettre de félicitations 
pour le Comité d'organisation de la fête, afin qu'il puisse lui être remis 
aujourd'hui même, pendant le cours de la manifestation. 

La proposition du Conseil est unanimement adoptée. 

Dons et envois reçus. 

ù 

Coquilles terrestres et nuviatiles du Tennessee, envoyées par M. Geo. 
Andrews. 

Brochures offertes par leurs auteurs M. J.-H. Kawall (Organisclie 
Einsclûùsse im Berghrystall), M. Ch. Barrois (Note sur les traces de 
l'époque glaciaire en quelques points de la côte delà Bretagne) , MM.Ch. Bar- 
rois et J. de Guerne {Description de quelques espèces nouvelles de la craie 
de l'Est du bassin de Paris), M. N. Tiberi (1. Articles de Conchyliologie 
méditerranéenne. 2. Sur les espèces du genre Cassidaria qui vivent dans la 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 XXIII 

Méditerranée. 3. Qeneri e specie délia famiglia Bolariidce viventi nel Medi- 
terraneo e fossili nel terreno pliocenico Italiano. 4. Note addizionali alV 
articolo del Sig. v. Martens intorno ad alcune GoncMglie degli Abruzzi. 
5. Spigolamenti nella ConcMliologia Mediterranea). 

Publications reçues en échange, de la part des Départements de l'Inté- 
rieur et d'e l'Agriculture des États-Unis, de l'Académie royale des Sciences 
de Belgique, de l'Académie Nationale des Sciences de Bordeaux, du 
Comité royal géologique d'Italie, des rédactions du Moniteur industriel 
belge, de la Feuille des Jeunes Naturalistes, de l'Athenaeum belge, du 
Moniteur horticole belge et du Bulletin scientifique du Département du 
Nord, ainsi que des Sociétés suivantes : des Sciences naturelles Isis de 
Dresde, Zoologique de Londres, Royale des Sciences médicales et natu- 
relles de Bruxelles, des Sciences physiques et naturelles d'Alger, Géo- 
logique de France, Royale Linnéenne de Bruxelles, Linnéenne de Nor- 
mandie, Hollandaise de Zoologie, des Sciences historiques et naturelles de 
l'Yonne, des Sciences naturelles de Styrie, Malacozoologique allemande, 
Géologique de Hongrie, des Naturalistes de Modène, Adriatique des 
Sciences naturelles, Entomologique italienne, Entomologique de Bel- 
gique, Royale de Botanique de Belgique, Médico-Chirurgicale de Liège. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du Procès- 
verbal de la séance de la Société du 7 avril 1878, ainsi qu'un exemplaire 
du tiré à part suivant du tome XI (1876) des Annales : « Notice sur les 
Foraminifères vivants et fossiles de la Jamaïque, par T. Rupert Jones et 
W. Parker.» 

Communication du Conseil. 

M. le Président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a 
reçu membre effectif de la Société M. Jean Stevens, à Laeken, présenté 
par MM. J. Cornet et Ern. Vanden Broeck. 

Communications des Membres. 

Le Secrétaire annonce que M. Lefèvre, empêché d'assister à la séance, 
présentera à la prochaine assemblée son travail, avec planches, sur 
Y Ovula gigantea, Munster. 

M. Briart présentera prochainement une notice, également avec figures, 
sur des fossiles de l'argilite de Morlanwelz. 

La séance est levée à 3 heures. 



XXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Séance du 2 juin 1878. 

Présidence de M. Roffiaen. 



La séance est ouverte à 2 1/2 heures. 

Sont présents : MM. Roffiaen, vice-président ; Stevens ; Vanden Broeck 
E. Colbeau ; Fontaine; Lefèvre; Denis; J. Colbeau, secrétaire. 
MM. Briart, De la Fontaine, Le Comte, font excuser leur absence. 
Le procès-verbal de la séance du 5 mai 1878 est adopté. 

Correspondance. 

M. Stevens remercie pour sa réception comme membre effectif de la 
Société. 

L'Académie Impériale des Sciences de Vienne, la Société d'Histoire 
naturelle de Nuremberg", la Société des Naturalistes de Brunn, annoncent 
l'envoi de leurs publications. 

La Société Royale Hongroise des Sciences Naturelles annonce l'envoi 
de ses publications en demandant l'échange. — L'assemblée accepte avec 
empressement l'échange demandé et décide que la collection des Annales 
sera adressée à la Société Hongroise. 

La Société Royale Linnéenne de Bruxelles adresse le programme de 
ses excursions pendant l'été 1878, savoir : 

2 juin. — Jette-Saint-Pierre, Ganshoren, etc. — Départ : 7 h. matin, station du Nord. 
30 juin. — Environs de Dinant. — Départ par le 1 er train, station du Luxembourg. 
14 juillet. — Evere, Haeren, etc. — Départ par le 2 e train, station du Nord. 
4 août. — Environs de Malines. — Départ par le 2 e train, station du Nord. 

La Société Entomologique de Belgique invite les Membres de la Société 
à prendre part à son excursion annuelle qui aura lieu le dimanche 16 juin 
prochain et jours suivants, au barrage de la Gileppe. 

Le Congrès Géologique international de Paris donne divers détails sur 
son organisation. Le Congrès s'ouvrira le jeudi 29 août 1878 et durera 
environ quinze jours. La cotisation est de 12 francs, etc. S'adresser au siège 
de la Société Géologique de France, 7, rue des Grands-Augustins, à 
Paris. 



BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1878 XXV 

Dons et envois reçus. 

M. J. Stevens fait don de son portrait photographié. 

Brochures offertes par leurs auteurs M. Jonas Collin (Konchyliologen 
Otto, Andréas, Lowson Morch. En biografisk skizze), M. le D r Legrand 
{La Nouvelle Société Indo-Chinoise, fondée par le Marquis de Croiziez, et 
son ouvrage « l'Art Klimer »). 

Publications reçues en échange de la part de l'Académie Impériale des 
Sciences de Saint-Pétersbourg, de l'Académie de Mâcon, de l'Académie 
de La Rochelle, de l'Académie des Sciences de Besançon, de l'Académie 
Nationale des Sciences de Caen, de l'Académie Slavo-Méridionale des 
Sciences d'Agram, de l'Académie Impériale des Sciences de Vienne, de 
l'Académie Royale des Sciences de Belgique, de l'Institut Impérial-Royal 
Géologique d'Autriche, des rédactions de l'Athenseum belge, du Moniteur 
Horticole Belge, du Moniteur Industriel Belge, du Bulletin Scientifique 
du département du Nord, et des Sociétés suivantes : Linnéenne de la 
Nouvelle-Galles du Sud, Géologique de France, Royale de Tasmanie, 
Linnéenne de Bordeaux, Agricole et Scientifique des Pyrénées Orientales, 
Nationale des Sciences Naturelles de Cherbourg, d'Agriculture du 
département du Var, Centrale d'Agriculture de Belgique, des Sciences 
Naturelles de Brème, Royale des Sciences Médicales et Naturelles de 
Bruxelles, Malacozoologique Allemande, d'Agriculture et Sciences du 
département d'Indre-et-Loire, Vaudoise des Sciences Naturelles, Géolo- 
gique de Belgique, Belge de Géographie, d'Histoire Naturelle du Nort- 
humberland et Durham, Physico-Économique de Kônigsberg, Entomo- 
logique de Belgique, des Naturalistes de Baie, Géologique de Londres, 
pour l'étude de la Nature du Duché de Nassau, Impériale des Natura- 
listes de Moscou, d'Histoire Naturelle de Nuremberg, de Naturalistes de 
Brunn, Royale Hongroise des Sciences Naturelles, d'Histoire Naturelle 
du Wisconsin, Malacologique Italienne, Belge de Microscopie, Royale de 
Zoologie d'Amsterdam, d'Étude des Sciences Naturelles de Nîmes. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du Procès- 
verbal de la séance de la Société du 5 mai 1878. 

Communications et propositions du Conseil. 

M. le Président fait remarquer que parmi les envois reçus figurent les 
publications de deux Sociétés (outre celle des Sciences de Hongrie) avec 
lesquelles nous n'étions pas encore en relations : l'Académie de Besançon et 
la Société d'Histoire Naturelle du Wisconsin. Ces publications, bien que 






XXVI SOCIÉTÉ MALACOLOGÏQUE DE BELGIQUE 

n'étant pas accompagnées de lettres, doivent être considérées, pense-t-il, 
comme envoyées dans le but de commencer un échange. 

L'assemblée, adoptant cette manière de voir, décide l'échange de publi- 
cations avec les deux Sociétés précitées. 

M. le Président rappelle que la prochaine réunion de la Société, qui 
aura lieu le 7 juillet, sera l'Assemblée générale annuelle. Il prie les 
Membres qui se proposeraient d y faire quelques propositions, de vouloir 
bien les faire connaître aujourd'hui , afin qu'elles puissent être appuyées 
et mises à l'ordre du jour et annoncées dans l'avis relatif à cette assem- 
blée. 

M. Vanden Broeck propose de mettre à l'ordre du jour de l'assemblée 
générale la question d'une Exposition Malacologique coïncidant avec les 
Fêtes nationales de 1880. Il expose les motifs de sa proposition et les 
avantages qui peuvent en résulter. 

Après diverses observations de plusieurs membres, l'assemblée adopte 
la proposition de M. Vanden Broeck pour être portée à l'ordre du jour de 
l'assemblée générale prochaine. 

M. Lefèvre propose de mettre également à l'ordre du jour les questions 
relatives à la bibliothèque de la Société. Il parle de diverses mesures à 
prendre pour assurer la bonne marche de ce service et fait voir un premier 
catalogue qu'il a dressé, dans ce but, des publications périodiques reçues 
par la Société depuis sa fondation jusqu'à l'année 1878. 

La proposition de M. Lefèvre est également adoptée pour être mise à 
l'ordre du jour de l'assemblée générale. 

Présentation de travaux pour les publications de la Société. 

M. Lefèvre dépose un travail sur Y Ovula gigantea, accompagné de 
5 planches, et en donne lecture. 

L'assemblée décide que le travail de M. Lefèvre sera publié dans les 
Mémoires de la Société. 

Communications diverses des Membres. 

M. Lefèvre annonce que M. Crocq vient de découvrir dans le Bruxel- 
lien des coquilles lithophages, probablement des Lithodomes, genre qu'il 
croit n'avoir pas encore été cité dans les listes des fossiles de ce système. 

La séance est levée à 3 1/2 heures. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 XXVII 



Assemblée générale ordinaire annuelle du 7 juillet 1878. 

Présidence de M. Briart. 

La séance est ouverte à 2 1/2 heures. 

La liste de présence porte les signatures de MM. J.-F. Cornet; E. Po- 
logne; Neissen; Jules Colbeau; Élie Gaucher; H. Denis; Fr. Roffiaen; 
Ernest Vanden Broeck; Th. Lefèvre; Al. Briart; A. Rutot ; Emile Col- 
beau. 

M. Vaughan fait excuser son absence. 

Le procès-verbal de l'assemblée générale du 1 er juillet 1877 est adopté. 

Rapport du Président. 

M. le Président donne lecture du rapport suivant sur la situation de 
la Société et sur ses travaux pendant Tannée sociale 1877-1878. 

Messieurs et chers confrères, 

J'ai l'honneur de vous présenter mon rapport sur la situation actuelle 
de la Société et sur ses travaux pendant l'exercice écoulé. 

Membres. — Au jour de notre assemblée générale de l'année dernière» 
la Société comptait 150 membres, répartis comme suit : 10 membres 
honoraires, 36 membres correspondants et 104 membres effectifs. 

La mort nous a enlevé, pendant le courant de l'année sociale 1877- 
1878, un membre honoraire, M. L. Pfeiffer, un membre correspondant, 
M. Môrch, et deux membres effectifs, MM. Cousin etThielens. Cinq mem- 
bres effectifs ont donné leur démission ; ce sont MM. Candèze, Goblet, 
Rosart, Van Bemmel et Wilkins. De plus, trois membres ont été rayés. 

Par contre, nous avons reçu deux membres honoraires, MM Bellardi et 
Dumortier, deux membres correspondants, MM. Foresti et Tapparone, et 
cinq membres effectifs, MM. Mors, Stevens, Tiberi, Vaughan et Faly. 

A ce jour, les membres se répartissent comme suit : membres hono- 
raires 11, membres correspondants 37, membres effectifs 99. 

Album. — Le nombre des portraits qu'il contenait en 1877, était de 
108. Ce nombre a été porté à 112, grâce à l'envoi qu'ont bien voulu nous 
faire de leur photographie MM. Crocq, Brot, E. Colbeau et Stevens. 

Local. — Une grave question a été posée cette année. 



XXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Vous savez tous qu'une convention existe entre la Société Malacologique 
et la Société Royale de Zoologie, par laquelle cette dernière nous aban- 
donne gratuitement la jouissance d'un local au Jardin Zoologique et cela 
pendant la durée entière de notre Société, à la condition, pour nous, d'y 
laisser nos collections, dont elle aurait l'accès. 

Or c'est la Société de Zoologie qui s'est dissoute, et nous avons dû nous 
préoccuper de l'éventualité de devoir quitter notre local du Jardin, sans 
cependant y renoncer prématurément de nous-mêmes, pas plus qu'à aucun 
des droits et avantages que nous assure la convention précitée. 

En attendant, Messieurs, nous nous sommes enquis d'un local où nous 
puissions déposer, au moins provisoirement, notre bibliothèque, qu'aucune 
clause de la convention ne nous oblige à laisser au Jardin Zoologique, et 
où pourraient également se tenir nos séances mensuelles. 

La question était plus difficile à résoudre qu'elle ne le paraît au premier 
abord et nous ne pouvons trop remercier la commission nommée parmi 
nos membres, composée de MM. Crocq, Denis et Lefèvre, qui a bien 
voulu s'en occuper et qui est arrivée à une solution satisfaisante, au moins 
pour le moment. Cette commission s'est mise en rapport avec les autorités 
universitaires, lesquelles ont consenti à mettre à notre disposition une des 
salles de l'Université de Bruxelles. 

Selon nos conventions avec la Société de Zoologie, nos collections 
resteront au local qu'elles occupent actuellement au Jardin, tandis qu'il 
a été décidé de transporter, aussitôt que possible, notre bibliothèque dans 
le nouveau local de l'Université. Une convention avec cet établissement 
en réglera l'usage, tout en réservant les droits de la Société Malacologique. 

Comme vous le voyez, Messieurs, la solution donnée à cette importante 
question n'est pas complète. Elle n'est que provisoire, et l'on ne doit pas 
se dissimuler les inconvénients qui résulteront nécessairement de l'éloigne- 
ment du local de nos séances, des intéressantes et nombreuses collections 
que nous sommes parvenus à réunir jusqu'à présent. Mais, d'un autre 
côté, il serait injuste de ne pas reconnaître qu'elle nous procure certains 
avantages, celui, entre autres, d'avoir le lieu de nos réunions au centre de 
la ville. J'ajouterai que l'on nous a fait entrevoir, dans l'avenir, une solu- 
tion définitive, plus avantageuse encore et qui résoudrait la question à 
tous les points de vue. 

Je ne dois pas passer sous silence, Messieurs, l'extrême obligeance des 
autorités universitaires et l'empressement qu'elles ont mis à venir à notre 
aide. Votre Conseil d'administration a été chargé de leur adresser des 
remercîments, ce qu'il a fait avec le plus grand plaisir. 

Mobilier et archives. — Tout est resté dans le même état que l'année 
précédente, sauf une augmentation de soixante caisses vides pour collée- 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 XXIX 

tions et d une bibliothèque installée dans la salle qui nous a été accordée 
à l'Université. 

Réunions, — Les assemblées mensuelles ont été assez suivies. Cepen- 
dant, à ce point de vue, une amélioration serait très-désirable. Vous 
jugerez probablement convenable d'examiner s'il n'y a pas lieu de changer 
le jour et l'heure de nos séances. 

Jusqu'à présent, le jour des séances a été fixé au dimanche qui suit 
le premier samedi de chaque mois, c'est-à-dire au lendemain du jour 
consacré d'ancienne date aux séances ordinaires de la classe des sciences 
de l'Académie Royale de Belgique. Cette combinaison avait été admise 
pour permettre à ceux de nos confrères qui font partie de la classe des 
sciences et qui sont étrangers à la capitale, d'assister à la séance de la 
Société Malacologique, le dimanche, après avoir assisté le samedi à la 
séance de l'Académie, sans être astreints à deux déplacements. Le but 
n'a été atteint qu'imparfaitement. En effet, si un voyage est évité pour 
nos confrères de la province, ils n'en doivent pas moins prolonger d'une 
journée leur séjour à Bruxelles et y passer la nuit, ce qui n'est pas 
toujours possible. 

Il est probable que si, au lieu de reporter au dimanche les séances de 
la Société Malacologique, on s'arrangeait de façon à les avoir le samedi, 
c'est-à-dire le jour même des séances de la classe des sciences, nos con- 
frères de la province y trouveraient un avantage réel et pourraient 
prendre une part plus active à nos travaux. Les séances de la classe des 
sciences sont généralement terminées vers trois heures : il serait, me 
semble-t-il, extrêmement facile de trouver place entre cette heure et les 
heures de départ des derniers trains, pour les séances de notre Société. 

Quant à l'excursion annuelle qui, cette année, devait avoir lieu àBattice, 
dans le pays de Hervé, elle n'a pu se faire, à cause du temps qui était 
par trop défavorable. 

Collections. — Nos collections ont reçu, cette année, de notables 
accroissements, grâce aux dons de MM. Denis, Eessmann, Andrews, et 
surtout de M. Foresti, qui nous a envoyé plus de 200 espèces de fossiles 
pliocènes d'Italie. 

Bibliothèque. — Elle s'est considérablement accrue par les échanges 
avec les Sociétés savantes et par les dons d'auteurs. Je citerai principale- 
ment, comme ayant bien voulu nous favoriser de ces envois, MM. Crépin, 
Dali, De Folin et Bérillon, Brot, Vanden Broeck, Jeffreys, Hidalgo, 
Rohiaen, Senoner, Barrande, Eck, Lawley, De Cossigny, Michaud, 
Dewalque, Capellini, Foresti, Bellardi, Issel, Tapparone, Kawall, Barrois, 
De Guerne, Tiberi, Collin, Legrand. 

Notre confrère, M. Th. Lefèvre, qui a bien voulu accepter la charge 



XXX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

de mettre en ordre notre bibliothèque et d'en dresser le catalogue, aura 
une proposition à vous faire sur laquelle vous serez appelés à délibérer 
aujourd'hui. 

Relations. — De nouvelles Sociétés savantes sont entrées en relations 
avec notre Société. Une dizaine d'entre elles nous ont envoyé leurs publi- 
cations, soit en demandant d'elles-mêmes l'échange, soit par l'entremise 
de nos collègues MM. Vanden Broeck et Lefèvre, lors de leur voyage en 
Italie. Il est probable que ces relations ne feront que s'étendre, ce que 
l'on doit attribuer, au moins en partie, à ce que nos études se portent de 
plus en plus vers le domaine de la paléontologie. 

Publications. — Le tome XI de nos Annales (1876, 1 er de la seconde 
série) a paru dans le courant de cette année. Il est aussi volumineux 
que les précédents, quoique l'impression en soit plus serrée, et il est 
accompagné de dix planches dues à l'habile crayon de notre confrère 
M. Rutot. 

Les travaux qu'ils renferment ne sont pas moins importants que ceux 
précédemment publiés. Je n'ai besoin, pour vous prouver ce que j'avance, 
que de vous citer les titres des deux mémoires dont la publication est seu- 
lement commencée, savoir : Description de la faune de l'oligocène infé- 
rieur de Belgique {terrain tongrien inférieur de Dumont), par M. A. 
Rutot; et Description de la faune de V étage landenien inférieur de Bel- 
gique, par M. G. Vincent. Ces deux ouvrages sont incontestablement des- 
tinés à occuper une place des plus honorables dans la paléontographie de 
notrej pays. 

Je mentionnerai encore le mémoire de M. Julien Deby : Note sur 
l'argile des polders, suivie d'une liste des fossiles qui y ont été observés dans 
la Flandre occidentale. Cette liste comprend les mollusques et les forami- 
nifères, mais, élargissant le cercle de nos études, notre confrère nous a 
donné la liste et la description succincte des diatomées qui y ont été 
observées. 

La fin du tome IX a également paru et forme presque un volume et 
est entièrement rempli par Y Esquisse géologique et paléontologique des 
dépôts pliocènes des environs d Anvers, par M. Ernest Vanden Broeck. 
Il est inutile de faire ressortir l'importance de ce travail, qui n'est en 
quelque sorte que l'introduction à un travail annoncé et impatiemment 
attendu sur Les for aminif ères des couches pliocènes de la Belgique, par 
MM. E. Vanden Broeck et H. Miller. 

Le tome XII (1877) paraîtra dans le courant de cette année. Il sera 
accompagné de cinq planches, dont 4 chromo-lithographiques. Quant au 
tome XIII (1878), il est déjà à l'impression, ainsi que les 7 planches qui 
l'accompagnent dès maintenant. 



BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1878 XXXI 

Les procès-verbaux de nos séances ont paru régulièrement. Ils con- 
tiennent d'intéressantes communications de MM. Vanden Broeck, Cogels, 
Koffiaen, Lefèvre, Eck, Kawall, Rutot, etc. 

Il est assez difficile, Messieurs, d'éviter, dans de semblables publica- 
tions, certaines irrégularités, certains retards, assez préjudiciables par- 
fois, il faut le reconnaître. Les travaux dans le genre de ceux auxquels 
nous nous livrons ne sont pas toujours faciles à terminer, à cause des 
recherches souvent fort difficiles à faire, de renseignements demandés 
qui se font attendre ou qui n'arrivent pas, toutes choses qui font naître 
des hésitations au lieu de les dissiper, hésitations que tous vous avez 
certainement éprouvées plus d'une fois. Il n'est pas toujours facile de tenir 
ses engagements (et j'en sais quelque chose) d'une manière aussi rigou- 
reuse qu'on l'avait pensé d'abord. Malgré cela, nous ne pouvons que nous 
féliciter du résultat dès à présent acquis, et je suis heureux de constater, 
une fois de plus, que, pas plus cette année que les années précédentes, 
ces retards, ces irrégularités ne peuvent être imputés à notre honorable 
secrétaire, M. Jules Colbeau, dont le zèle, au contraire, ne se ralentit 
pas. 

— Applaudissements. 

Budget. 

M. Fologne, trésorier, expose au nom du Conseil les comptes de la 
Société pour l'exercice écoulé, arrêtés à la date du 2 juillet 1878 et vérifiés 
par la Commission des Comptes. — Ces comptes sont approuvés et des 
remercîments sont votés à M. Fologne. 

Le trésorier présente ensuite le projet de budget pour l'année 1878- 
1879, préparé par le Conseil, prévoyant, en recettes et en dépenses, la 
somme de 8,902 fr. 77 c. , en laissant à 15 francs la cotisation des membres 
effectifs pour l'année sociale 1878-1879. 

Après diverses observations et discussion sur chacun de ses articles, ce 
projet est adopté. 

Fixation des jours et heures des assemblées de la Société. 

Sur la proposition du Conseil, il est décidé que les assemblées de la 
Société, pendant l'année sociale 1878-1879, continueront à avoir lieu le 
1 er dimanche de chaque mois, à 2 heures de relevée, au local du Jardin 
Zoologique, pendant les mois d'été (avril à septembre), et le 1 er samedi de 
chaque mois, à 6 heures du soir, au local de l'Université, pendant les 
mois d'hiver (octobre à mars). 



XXXII SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Choix de la localité et de l'époque de l'excursion annuelle de la /Société. 

Sur la proposition de M. Rutot, l'assemblée décide que l'excursion de la 
Société se fera à Renaix, Audenarde et environs, le 1 er dimanche du mois 
de mai 1879 et jours suivants ; l'assemblée mensuelle de la Société se 
tiendra en même temps dans une de ces localités. 

Propositions diverses. 

M. Vanden Broeck donne lecture de la proposition suivante, relative 
à l'organisation d'une exposition malacologique en 1880, coïncidant avec 
les fêtes nationales projetées pour cette année. 

Messieurs, 

En proposant, à la séance de juin dernier, de porter à l'ordre du jour de 
notre assemblée générale la question de savoir si la Société ne pourrait 
organiser une Exposition pendant les fêtes nationales de 1880, je crois 
m'être rendu l'organe d'un certain nombre de mes collègues. 

Bien souvent, en effet, il a été question dans nos réunions intimes de 
renouveler l'expérience si heureuse de notre exposition de 1866 ; mais il 
ne s'était jusqu'ici présenté aucune occasion favorable à l'exécution de ce 
projet. Or, il me paraît que la célébration du cinquantième anniversaire 
de l'indépendance de la Belgique se prête admirablement à la réalisation 
de nos vues et nous fournit un ensemble de circonstances réunissant tous 
les avantages désirables. 

Sans m'étendre ici sur bien des considérations qu'il serait aisé de faire 
valoir en faveur de ce projet, je me bornerai à effleurer la question à trois 
points de vue : celui du sentiment patriotique et national, celui de l'intérêt 
scientifique et enfin celui de l'intérêt de la Société. 

Augmenter, sinon l'éclat, au moins l'attrait des fêtes de 1880 par une 
exhibition intéressante, utile et curieuse, n'est-ce pas, en dehors de toute 
considération scientifique, faire œuvre méritoire et affirmer ainsi les sen- 
timents patriotiques qui nous animent tous? 

Les nombreux et riches matériaux accumulés par la Société et par ses 
membres seront, exposés aux yeux d'un immense concours de monde, la 
preuve irrécusable de l'influence bienfaisante qu'a fait rejaillir sur l'étude 
et sur les progrès de la science un demi-siècle de paix et de prospérité. 

N'est-ce pas d'ailleurs un devoir, et un devoir bien doux à remplir, que 
de dévoiler aux milliers de compatriotes qui viendront de tous les points 
du pays, les sources de ce bonheur pur et véritable que l'on trouve dans 
l'étude et la contemplation de la nature : jouissances encore trop peu 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 XXXIII 

appréciées, bien que les études sur lesquelles elles se basent se rattachent 
si souvent aux intérêts matériels de l'homme ou de la société et bien 
qu'elles soient, à un point de vue plus élevé et plus noble, l'une des 
sources les plus fécondes de l'avancement de nos connaissances et, par con- 
séquent, du progrès moral de l'humanité. 

Quant aux nombreux hôtes étrangers auxquels le Bruxelles de 1880 
offrira son hospitalité et le spectacle de ses splendeurs, ils pourront juger 
des résultats imposants et vraiment remarquables que peut donner, sous 
notre régime de liberté, l'initiative personnelle dans les recherches scien- 
tifiques, et ils pourront se rendre compte aussi du rôle dévolu dans les 
progrès de la science, à nos Sociétés savantes qui, tout en laissant à 
chacun sa liberté individuelle, ont su réunir en un faisceau solide et plein 
d'essor les travailleurs isolés et ont su coordonner leurs efforts, illustrant 
ainsi, sous cette nouvelle forme, notre devise nationale : l'Union fait la force. 

L'intérêt scientifique que doit présenter une exhibition de ce genre 
n'est pas contestable. Autrefois peut-être une exposition du genre de celle 
que la Société aura à organiser n'eût guère offert qu'un simple attrait de 
curiosité. En effet, les anciennes collections — et nous parlons même de 
celles que l'on formait chez nous il y a vingt ou trente ans — étaient 
presque toujours composées de séries générales, à peu près semblables les 
unes aux autres et ne différant guère que par la, présence d'un nombre 
plus ou moins considérable de pièces rares ou curieuses. Mais il n'en est 
plus de même aujourd'hui : le champ de la science s'est immensément 
étendu et le naturaliste qui veut se livrer à un labeur utile et vraiment 
fécond se trouve obligé de consacrer toute son activité à en cultiver une 
minime parcelle ; en un mot, il doit restreindre et spécialiser ses études. Il 
en résulte que les collections particulières — qu'un esprit vraiment scien- 
tifique ne peut considérer autrement que comme des matériaux nécessaires 
à l'étude — il en résulte, dis-je, que ces collections deviennent moins 
étendues, moins encombrantes qu'autrefois ; par contre, elles deviennent 
plus sérieuses, plus instructives, et elles se montrent même plus utiles aux 
progrès de la science que les collections générales des Musées et de nos 
grands établissements d'instruction publique. 

On comprend tout l'intérêt que présentera une exhibition réunissant 
ces nombreuses séries spéciales, et l'on prévoit aisément les précieux ensei- 
gnements qui se dégageront de ce brillant ensemble, dont les diverses 
parties, se complétant mutuellement, nous dévoileront les éléments si 
divers des faunes qui se sont succédé sur le sol et dans les mers depuis les 
temps les plus reculés de l'histoire du monde jusqu'à nos jours, et nous 
familiariseront avec les faciès fauniques des provinces naturelles du sol 
et des eaux de la période actuelle. 

2 



XXXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Il importe, d'autre part, que cette exhibition comprenne également les 
applications, plus nombreuses et plus variées qu'on ne pense, de nos 
études favorites à l'industrie, aux arts et à l'agriculture. 

L'exposition de 1880 permettra à chacun de nous de se rendre exacte- 
ment compte des richesses dispersées dans une foule de collections parti- 
culières, où elles sont souvent trop peu connues ; elle nous indiquera 
aussi ceux de nos confrères auxquels il faudra nous adresser pour obtenir 
en communication ou en échange des pièces intéressantes pour nos 
études spéciales et dont, sans cela, nous eussions peut-être complètement 
ignoré l'existence. Chacun de nous enfin, exhibant les types illustrés par 
ses travaux, ou bien indiquant les matériaux manquants, augmentera 
la valeur de ses recherches passées et futures, soit en permettant un 
contrôle public des travaux publiés, soit en signalant à la bienveillance 
de confrères mieux partagés les lacunes des collections spéciales destinées 
à l'étude. 

Un autre résultat de cette exhibition, au point de vue purement scien- 
tifique, sera de mettre en évidence les parties de notre vaste champ 
d'étude encore non défrichées par les spécialistes, et d'indiquer ainsi, 
non-seulement ce qui est fait, mais encore ce qui reste à faire. Ceux 
d'entre nous, et particulièrement ceux d'entre nos visiteurs qui se senti- 
raient portés vers telle ou telle étude, et qui seraient désireux de s'appli- 
quer à l'une ou l'autre spécialité, pourraient faire un choix judicieux et 
favorable à leurs aptitudes ; ils sauront en même temps où il leur sera 
possible de consulter les premiers éléments d'étude ainsi que les maté- 
riaux qui pourraient être mis à leur disposition. 

Si nous examinons maintenant la question de l'exposition au point de 
vue des intérêts de la Société, n'est-il pas évident que jamais celle-ci 
n'aura une plus belle occasion de se faire connaître, elle et ses travaux, et 
de montrer que sous un nom modeste et encore trop peu connu sous sa 
vraie signification, elle comprend un immense champ d'étude et de tra- 
vail ouvert à l'activité, non-seulement des malacologues et des paléonto- 
logues, mais de bien d'autres groupes de naturalistes. 

Les publications et les collections de la Société, celles de ses membres, 
forment assurément aujourd'hui un ensemble que nous serons fiers de 
pouvoir exhiber aux milliers de nationaux et d'étrangers qui afflueront à 
Bruxelles et il n'est pas douteux que nous n'attirions à nous bien des 
forces vives inoccupées, bien des intelligences ouvertes aux travaux et aux 
recherches de la science, et que nous ne fassions éclore le goût de l'étude 
parmi un certain nombre de nos jeunes visiteurs. Cela est si vrai, que 
l'auteur de ces lignes doit uniquement à la révélation que fut pour lui 
l'exposition de 1866, organisée par la Société Malacologique, le bonheur 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 XXXV 

d'avoir su comprendre le charme des études qui nous unissent et l'honneur 
de pouvoir aujourd'hui contribuer aux travaux de la Société. 

Organiser une exposition dans les conditions qui s'offrent à nous n'est 
pas seulement pour la Société une chose utile; c'est pour nous un véritable 
devoir auquel nous ne pouvons manquer, sans transgresser à l'article 2 
de nos statuts, qui dit : Le but de la Société est de propager le goût des 
études malacologiques, d'en faire apprécier l'utilité et de concourir au 
progrès de la science, en formant des collections, etc., et en prenant telle 
autre mesure qui pourra être jugée utile. 

Or, est-il possible que la Société prenne une mesure plus utile, plus 
efficace que celle sur laquelle elle va avoir à se prononcer, pour propager 
le goût des études malacologiques et en faire apprécier toute l'utilité? 

Nous ne croyons pas devoir entrer ici dans les considérations relatives 
au côté matériel et pratique de la question, notre but étant simplement 
d'attirer l'attention de nos collègues sur la question d'opportunité. Cepen- 
dant, nous croyons devoir faire remarquer que le Gouvernement ne peut 
manquer de soutenir les efforts de tous ceux qui, sous une forme quel- 
conque, contribueront à rehausser l'attrait des fêtes nationales de 1880, 
auxquelles on entend donner une splendeur et un développement inconnus 
jusqu'à ce jour. Nous pouvons évidemment compter sur le concours pécu- 
niaire du gouvernement éclairé auquel reviendra l'honneur d'organiser 
ces fêtes. Une demande préalable devra d'ailleurs être faite par le Con- 
seil, et cela avant que la Société ne se trouve officiellement engagée dans 
cette entreprise. Il est à remarquer que la clôture de l'Exposition univer- 
selle de Paris, qui aura lieu dans les derniers mois de cette année, facilitera 
singulièrement l'acquisition des meubles, montres et vitrines nécessaires à 
notre exhibition. Un premier subside pourrait être demandé dans ce sens 
lorsque le concours du Gouvernement nous sera assuré en principe. 

Nous avons cru utile de formuler notre proposition deux ans à l'avance, 
afin que chacun de nous puisse se trouver en mesure d'avoir ses collec- 
tions prêtes en temps ; le délai sera amplement suffisant. 

La question des locaux est généralement à Bruxelles la pierre d'achop- 
pement de ces sortes d'entreprises. Mais de nombreux édifices qui s'élèvent 
ou s'achèvent en ce moment doivent être terminés et inaugurés en 1880 ; 
un palais de fer et de verre, consacré à nos grandes fêtes publiques, sera 
élevé pour cette époque sur l'un de nos plus beaux emplacements; il sera 
donc facile au Gouvernement de nous procurer le local nécessaire. 

Il resterait à tenir compte de la bonne volonté des membres, si nous 
n'étions pleinement assurés qu'elle ne nous fera pas défaut, car le triple 
mobile de nos sentiments patriotiques, de l'intérêt de la science et de la 
prospérité de la Société sera assez puissant pour nous guider et nous 



XXXVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

unir fraternellement dans l'accomplissement d'une tâche aussi belle et 
aussi noble que celle à laquelle nous nous trouvons conviés. 

En terminant, je crois utile de résumer sous une forme succincte 
les propositions me paraissant découler des considérations précédentes. 

I. L'assemblée voterait, en principe, mais avec les réserves ci-après 
indiquées, l'organisation d'une Exposition coïncidant avec les fêtes natio- 
nales de 1880. 

IL Elle nommerait une commission chargée, conjointement avec le 
Conseil, de faire les démarches préliminaires destinées à s'assurer le 
concours du Gouvernement, celui des membres et enfin celui d'autres 
Sociétés scientifiques qu'il y aura sans doute lieu d'inviter à rehausser 
l'éclat et l'intérêt de cette exhibition. 

III. La Commission et le Conseil seraient chargés de présenter à la 
Société, dans un temps déterminé, un compte rendu détaillé des diverses 
démarches et négociations effectuées à cet effet. 

IV. L'assemblée déléguerait, soit à une assemblée générale extraordi- 
naire convoquée à cet effet, soit à une assemblée mensuelle ordinaire, 
le droit de statuer sur les conclusions du rapport présenté parle Conseil 
et la Commission spéciale. 

V. Dans le cas où ces conclusions nous permettraient de compter sur 
un appui suffisant de la part du Gouvernement d'une part, et des membres 
de l'autre, l'Exposition serait irrévocablement résolue et organisée direc- 
tement sous les auspices de la Société. 

M. Lefèvre donne lecture de ses propositions concernant le service de 
la bibliothèque de la Société. 

Messieurs, 

Vous m'avez confié, au mois de mars dernier, la mission de veiller à 
la conservation de vos livres et je voudrais pouvoir vous annoncer que 
notre Bibliothèque est, dès maintenant, en état d'être consultée ; mais, 
malheureusement, il n'en est pas ainsi. Le grand nombre de volumes, 
l'absence de catalogue, l'installation nouvelle que nous avons dû établir 
en sont cause. 

Quoique, aucun article des statuts ne parle du rapport du bibliothécaire, 
je crois de mon devoir de vous faire connaître ce qui a été fait pendant 
le trimestre écoulé et de vous entretenir ensuite des mesures à prendre, 
ainsi que des nouveaux besoins que va créer une organisation sérieuse 
de notre Bibliothèque. 

Cette organisation nécessitera un budget annuel en raison de nos 
ressources sociales, afin de faire face aux exigences de ce service 
nouveau, que nous nous sommes engagés à établir, au profit de MM. les 



BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1878. XXXVII 

professeurs et les étudiants de l'université libre de Bruxelles; organisa- 
tion qui procurera également les plus grands avantages à nos membres. 

Nous nous sommes occupés d'abord de notre nouvelle installation 
et, d'un commun accord avec notre Trésorier, M. Fologne, nous avons 
fait approprier la salle affectée à notre Bibliothèque. Nous pouvons vous 
annoncer aujourd'hui que cette besogne est à peu près terminée et que 
les livres qui sont encore ici pourront bientôt être transférés à l'Univer- 
sité et réunis à ceux qui s'y trouvent déjà. 

Afin de pouvoir opérer le plus tôt possible le récolement complet des 
publications reçues par la Société depuis sa fondation, et nous rendre 
enfin un compte exact des dégâts occasionnés par l'incendie qui, il y a 
quatre ans, faillit engloutir toutes nos richesses, et dont nous devons la 
conservation à l'initiative intelligente de M. Lafontaine, nous avons 
dressé un catalogue préliminaire pour faciliter et mener à bonne fin 
cette vérification. 

Ce premier catalogue, que nous avons l'honneur de soumettre à l'appré- 
ciation de nos collègues, a été établi sur des cartons mobiles, afin de 
permettre les intercalations nécessaires et inévitables, et a été arrêté à 
l'année 1878 inclusivement. 

Ce travail est divisé en deux parties distinctes : la première com- 
prenant les publications périodiques reçues en échange des nôtres et 
composées des revues, annales, bulletins et journaux qui nous parviennent 
régulièrement, et la seconde partie réservée aux autres travaux dont nous 
sommes redevables à l'initiative individuelle. 

Nous pouvons annoncer, dès à présent, qu'à la date du 1 er janvier de 
cette année, nos publications périodiques atteignaient le nombre de 242 
environ, fournies par 174 Sociétés ou Institutions correspondantes et 
représentaient un ensemble de 1,512 volumes. Les travaux séparés se chif- 
fraient par 920 mémoires et brochures qui ont été offerts par 291 donateurs. 

Comme on le voit par cette récapitulation succincte, notre Bibliothèque 
peut être citée, au point de vue des sciences physiques et naturelles, 
comme une des plus riches de notre pays, en fait de publications périodi- 
ques. Aussi, il est à espérer que le Gouvernement et la ville de Bruxelles 
comprendront l'importance qui s'attache à en favoriser le développement. 

Ce premier travail nous a fait constater un assez grand nombre d'irré- 
gularités dans la réception des publications étrangères ; c'est ainsi que 
nous possédons plusieurs volumes en double, tandis que d'autres font 
défaut. 

Il y aurait lieu de remédier à cette situation fâcheuse; le meilleur 
moyen, selon nous, serait de décider aujourd'hui l'envoi d'une circulaire 
à toutes nos Sociétés correspondantes. Dans chaque circulaire, qui rap- 



XXXVI11 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

pellera les dégâts que nous avons essuyés, nous mentionnerions les 
volumes qui ont été détériorés ou détruits lors de l'incendie, ainsi que 
ceux qui ne nous sont jamais parvenus et qui ont toujours manqué dans 
nos collections. 

Nous appelons spécialement l'attention de nos collègues sur cette 
mesure importante que l'on ne peut perdre de vue si l'on veut acquérir 
une Bibliothèque sérieuse, pouvant nous procurer les services que nous 
sommes en droit de réclamer d'une bonne organisation. 

Je crois aussi que Ton devrait, Messieurs, tâcher autant que possible 
de compléter, par voie d'échange avec certains libraires, et moyennant 
des collections de nos volumes, les publications dont nous possédons des 
séries incomplètes. Je saisirai le Conseil de la question, dès que j'aurai 
reçu les renseignements que j'ai demandés récemment à plusieurs maisons 
de librairie et qui ne me sont pas encore parvenus. 

Afin d'assurer la conservation de notre Bibliothèque, ainsi que la 
marche régulière du service des prêts, je crois urgent d'adopter un 
règlement d'ordre intérieur qui, du reste, est prévu par l'article 9 de nos 
statuts. 

En conséquence, j'ai l'honneur de vous proposer, Messieurs, le projet 
de règlement ci-annexé, dont je propose la discussion immédiate et la 
publication des articles adoptés. 

Malgré les modestes ressources dont nous disposons et qui sont en 
grande partie absorbées par l'impression de nos publications, nous serons 
forcés d'inscrire annuellement à notre budget une certaine somme néces- 
saire à la rétribution du préposé au service de la Bibliothèque et aussi 
pour couvrir les frais d'exécution du catalogue. 

Nos livres aussi réclament impérieusement une reliure. Ceux dont la 
réception est antérieure à 1875 ont été partiellement noircis par les 
vapeurs de l'incendie et ne peuvent rester dans l'état où ils se trouvent. 

Il sera d'autant plus nécessaire de faire cartonner d'une manière 
simple et uniforme ces belles et nombreuses publications, qu'elles devront, 
pour la plupart, supporter une certaine fatig'ue, par suite du prêt 
à MM. les Étudiants qui fréquentent la salle de lecture de l'Université. 

Mais je m'empresse d'ajouter, Messieurs, qu'à ce point de vue, il y 
aura lieu, je crois, de demander à la ville de Bruxelles un subside spécial 
à cet effet; subside qui, j'en ai la conviction, sera accordé par l'Admi- 
nistration communale de la capitale, qui ne refuse jamais son concours 
lorsqu'il s'agit de l'instruction publique et surtout de notre Université, 
à laquelle nous avons offert la jouissance d'une Bibliothèque scienti- 
fique presque unique en Belgique. 

Je termine, Messieurs, en vous remerciant de l'honneur que vous 



BULLETIN DES SEANCES. — ANNÉE 1878 XXXIX 

m'avez fait en me confiant cet important dépôt et en vous assurant de 
mon zèle et de mon dévouement dans l'exécution de ma mission. 

M. Denis propose la révision de l'article 13 des statuts, ainsi conçu : 

« Article 13. La direction de la Société est confiée à un Conseil qui 
la représente. 

Ce Conseil se compose d'un président et de six membres. Il choisit 
chaque année dans son sein un vice-président et un secrétaire. » 

Il croit qu'il est nécessaire d'y ajouter qu'un trésorier, un bibliothécaire 
et un conservateur des collections seront également choisis parmi les 
membres du Conseil. Il croit aussi que le nombre des membres du Conseil 
devrait être porté à sept. 

La proposition de M. Denis étant appuyée par sept membres effectifs est 
prise en considération, et il est décidé que la Société se réunira le 
4 août prochain, en assemblée générale extraordinaire, à l'effet de la dis- 
cuter et d'élire un septième membre du Conseil si la proposition est 
adoptée. 

Les propositions de MM. Vanden Broeck et Lefèvre seront également 
portées à l'ordre du jour de cette même assemblée. 

Élection de trois membres du Conseil pour les années sociales 1878-1879 
et 1879-1880. 

MM. Fologne, Rutot et |Vanden Broeck sont élus membres du Con- 
seil. 

Élection de trois membres de la Commission des comptes pour Vannée 
sociale 1878-1879. 

MM. De Bullemont, Lefèvre et J. Cornet sont élus. 

La séance est levée à 4 1/2 heures. 



Assemblée générale extraordinaire du 4 août 1878. 

PEÉSIDENCE DE M. ROFFIAEN. 

La séance est ouverte à 2 1/2 heures. 

La liste de présence porte les signatures de MM. Fr. Roffiaen ; Jules 
Colbeau ; E. Vanden Broeck; Th. Le Comte; C. Fontaine; Julien Deby ; 
H. Denis; Th. Lefèvre. 



XL SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

MM. Pire, Rutot, Vincent, font excuser leur absence. 
Le procès-verbal de l'Assemblée générale annuelle ordinaire du 
7 juillet 1878 est adopté. 

Il est procédé à la discussion des propositions portées à l'ordre du jour 
de l'Assemblée, savoir : 

1 . Proposition d'organiser une Exposition Malacologique lors des fêtes 
nationales de 1880. 

M. Vanden Broeck développe les raisons qu'il a déjà fait valoir à 
l'appui de sa proposition, à l'Assemblée générale ordinaire du 7 juillet 
dernier : il demande que l'on en adopte d'abord le principe. 

Après diverses observations faites par plusieurs membres, le principe de 
l'organisation d'une Exposition est adopté. 

L'Assemblée entend ensuite différentes propositions faites par la plu- 
part des membres, concernant le mode d'organisation de cette exposition : 
Ton est d'accord pour reconnaître que l'exposition ne peut avoir lieu que 
si l'on est certain d'abord d'obtenir les subsides nécessaires pour en couvrir 
les frais ; dans ces conditions, Ton pourra certainement compter sur un 
nombre d'adbésions tel, que l'exposition offrira le plus grand intérêt scien- 
tifique. 

L'on est aussi d'accord pour l'institution d'une commission cbargée de 
faire toutes les démarcbes préparatoires et d'en rendre compte à l'une 
des assemblées de la Société, qui pourra alors décider, en toute connais- 
sance de cause, s'il y aura lieu ou non de donner suite au projet dont le 
principe vient d'être adopté. 

Après une longue discussion sur la composition de cette commission, 
il est enfin décidé que le Conseil est cbargé de faire toutes les démarches 
préparatoires nécessaires pour s'assurer si l'exposition peut être menée à 
bonne fin. Le Conseil pourra s'adjoindre au besoin des membres de la 
Société et s'adresser aussi à d'autres sociétés belges qui pourraient aider à 
atteindre le but proposé. Il fera son rapport à l'une des séances ordinaires 
delà Société, avant l'expiration de l'année 1878. 

2. Questions relatives à là Bibliothèque de la Société. 

Le Président fait remarquer que l'article 14 des statuts, chargeant le 
Conseil de faire les règlements nécessaires, celui-ci s'en occupera inces- 
samment en prenant connaissance du projet présenté par M. Lefèvre, et 
communiquera le règlement qu'il aura élaboré à l'une des prochaines 
assemblées de la Société. 



BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1878 XLI 

3. Modification proposée à V article 13 des Statuts. 

Art. 13 {actuel). La direction de la Société est confiée à un Conseil qui la 

représente. 
Ce Conseil se compose d'un Président et de six Membres. Il choisit chaque année 

dans son sein un Vice-Président et un Secrétaire. 
Art. 13 [proposé). La direction de la Société est confiée à un Conseil qui la 

représente. 
Ce Conseil se compose d'un Président et de sept Membres. Il choisit chaque année 

dans son sein un Vice-Président, un Secrétaire, un Trésorier, un Bibliothécaire 

et un Conservateur des collections. 
En cas de partage, le Président aura voix prépondérante. 

M. Denis explique les motifs qui l'ont engagé à faire sa proposition : 
il est absolument indispensable que le Trésorier fasse partie du Conseil. 
Le Bibliothécaire et le Conservateur des collections doivent également en 
faire partie pour assurer la marche régulière de l'administration, l'unité 
de vue et le concours permanent de tous les fonctionnaires. Mais, recon- 
naissant les difficultés pour ainsi dire insurmontables, apportées par les 
statuts à l'adoption de sa proposition, M. Denis serait disposé, la question 
de principe adoptée, à se rallier à un amendement qui permettrait de se 
rapprocher du but qu'il veut atteindre. 

M. Le Comte voudrait que le Secrétaire et le Bibliothécaire fussent 
nommés à vie et non soumis annuellement à réélection, un long espace 
de temps étant nécessaire pour qu'ils puissent se mettre parfaitement au 
courant de leurs fonctions. 

M. Colbeau fait remarquer que la proposition de M. Denis devrait, pour 
être complète, impliquer l'obligation pour les membres du Conseil 
d'accepter les fonctions de Trésorier, de Bibliothécaire et de Conservateur; 
car, sans cela, la marche de l'administration pourrait, en certains cas, se 
trouver enrayée ; cette obligation elle-même pourrait aussi, d'un autre côté, 
créer des embarras. M. Colbeau reconnaît qu'il est très-désirable de voir 
ces fonctions remplies par des membres du Conseil, mais, comme il n'en 
voit pas cependant la nécessité, il ne peut en ce cas admettre un change- 
ment à nos statuts. 

M. Eoffiaen propose l'amendement suivant, auquel se rallie M. Denis et 
qui, ne touchant plus aux statuts, peut être adopté aujourd'hui : 

Dans le cas où le Trésorier on le Bibliothécaire ne feraient pas partie 
du Conseil, ils seront convoqués à ses séances et auront voix consultative 
dans les questions qui ont rapport à leurs fonctions . 

Cette proposition est adoptée à l'unanimité moins une voix. 



XLT1 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

4. Élection éventuelle d'un septième Membre du Conseil. 

La troisième proposition à l'ordre du jour de l'assemblée n'ayant pas été 
adoptée, il n'y a pas lieu de s'occuper de celle-ci. 

La séance est levée à 4 heures. 



Séance du 4 août 1878. 

Présidence de M. Roffiaen. 

La séance est ouverte à 4 heures. 

Sont présents MM. Fr. Roffiaen, vice-président; Vanden Broeck; 
Le Comte; Fontaine; Deby; Denis; Lefèvre ; Jules Colbeau, secrétaire. 
MM. Pire, Rutot, Vincent, font excuser leur absence. 
Le procès-verbal de la séance du 2 juin est adopté. 

Correspondance. 

L'Académie Palermitaine des sciences, la Société des Naturalistes de 
Dorpat, l'Institut d'Essex, la Société d'Histoire naturelle de Boston, la 
Société Royale Zoologique d'Amsterdam, remercient pour la réception des 
Annales et des Procès-verbaux de la Société. 

La Société Impériale-Royale Zoologique-Botanique de Vienne, la Société 
des Naturalistes de Dorpat, l'Observatoire Royal de Bruxelles, l'Institution 
Teylerienne de Harlem, la Société d'Histoire naturelle de Boston, 
annoncent l'envoi de leurs publications. 

Les curateurs de l'Université de Leiden annoncent que la publication 
« Annales Academici Neerlandici » a cessé de paraître, en conséquence de 
la suppression légale des fonds destinés en partie à couvrir les frais 
d'impression de cet ouvrage. 

L'Institution Teylerienne demande que la Société veuille lui adresser 
la première série de ses annales en échange de la collection des archives 
du Musée Teyler. — Accepté. 

L'Institution Smithsonienne fait part du décès de son Secrétaire et 
Directeur M. Joseph Henry, né à Albany, le 17 décembre 1799, et mort à 
Washington, le 13 mai 1878. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 XLIII 

Lettre de faire part du décès de M. Barthélémy Dumortier, récemment 
élu membre honoraire delà Société. — M. le Président rappelle en peu de 
mots la carrière scientifique du défunt et exprime les regrets de la Société. 

L'assemblée est d'avis qu'il y aura lieu d'insérer dans les Bulletins une 
notice biographique de M. Dumortier. 

L'Académie des lettres, sciences, arts et agriculture de Metz adresse le 
programme des concours ouverts chez elle pendant l'année 1878-1779. 

Dons et envois reçus. 

Fossile des environs de Bruxelles, don de M. Elie Gaucher. 

Coquilles vivantes de Géorgie et d'Andalousie, don de M. Deby. 

Ouvrages offerts par leurs auteurs M. C.-A. Westerlund (Sibiriens Land- 
ocli Sôtvatten-Mollusher), M. Karl Zittel (JStudien ilber fossile Spongien), 
M. W.-H. Dali (1. Index to Ihe names whicJi hâve been applied to tfie 
subdivisions of the Class Brachiopoda. 2. Note on « Die Gasteropoden 
Fauna Baïkalsees. » 3. On a provisional hypothesis of S altatory évolution. 
4. On the Califomian species of Fusus. 5. Preliminary descriptions of 
new species of Mollusks from the Northwest coast of America. 6. Report 
on the Brachiopoda of Alaska), M me M. Paulucci (Matériaux pour servir 
à l'étude de la faune malacologique terrestre et fluviatile de l'Italie et de 
ses îles), M. Art. Issel (Crociera del Violante durante l'anno 1876. 
Testacei), MM. Ph. David, J. Foucaud et P. Vincent, trois exemplaires 
de : Catalogue des plantes vasculaires qui croissent spontanément dans le 
département de la Charente-Inférieure pour servir à l'étude de la carte 
botanique. 

Publications reçues en échange, de la part de l'Académie des Lettres et 
Sciences de Metz, de l'Académie royale des Sciences de Belgique, de l'Aca- 
démie royale des Sciences de Munich, de l'Académie Impériale des 
Sciences de Saint-Pétersbourg, de l'Académie des Sciences de Saint-Louis, 
de l'Académie des Sciences naturelles de Philadelphie, de l'Académie des 
Arts et Sciences du Connecticut, du Comité Royal Géologique d'Italie, de 
l'Observatoire Royal de Bruxelles, de l'Institut d'Essex, des rédactions du 
Moniteur horticole belge, du Moniteur industriel, de FAthenseum belge, 
de la Feuille des Jeunes Naturalistes, du Journal de Conchyliologie et du 
Bulletin scientifique du département du Nord, et des Sociétés suivantes: 
Eoyale des Sciences Médicales et naturelles de Bruxelles, Royale Lin néenne 
de Bruxelles, Linnéenne du Nord de la France, Géologique de Hongrie, 
Impériale-Royale Zoologique-Botanique de Vienne, Médico-Chirurgicale de 
Liège, des Amis de l'étude de la nature du Mecklembourg, Malacozookr 
gique Allemande, Centrale d'Agriculture de Belgique, des Sciences natu- 
relles de Transylvanie, Belge de Microscopie, Entomologique de Bel- 



XLIV 



SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



gique, Géologique de France, des Naturalistes de Dorpat, Zoologique- 
Minéralogique de Ratisbonne, d'Histoire naturelle de Nuremberg, Impé- 
riale des Naturalistes de Moscou, Géologique de Londres, des Naturalistes 
de Modène, d'Étude des Sciences naturelles de Nîmes, Belge de Géo- 
graphie, d'Histoire naturelle de Boston, d'Histoire naturelle et de méde- 
cine de Heidelberg, Entomologique Suisse, Zoologique de Londres, 
d'Histoire naturelle de Groningue. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du Procès- 
verbal de la séance de la Société du 2 juin et de l'Assemblée générale du 
7 juillet 1878, et trois exemplaires des Annales de la Société, tome IX, 
1874 (second et dernier fascicule), et tome XI, 1876 (premier de la seconde 
série), ainsi qu'un exemplaire des tirés à part suivants : « Note sur le 
calcaire de Ludes » , par A. Eck, extrait du tome XIII, 1878; « Descrip- 
tion de la faune de l'étage landenien inférieur de Belgique » , par 
G. Vincent, extrait du tome XI, 1876; « Les Foraminifères des couches 
pliocènes de la Belgique; Esquisse géologique et paléontologique des 
dépôts pliocènes des environs d'Anvers », par Ern. Vanden Broeck, extrait 
du tome IX, 1874. 

Communications du Conseil. 

Le Président annonce que le Conseil, dans sa séance du 7 juillet, 
a nommé pour l'année sociale 1878-1879, Vice-Président M. Roffiaen, 
Secrétaire M. J. Colbeau , Trésorier M. Fologne , Bibliothécaire 
M. Lefèvre (en dehors du Conseil). 

'Présentation et réception de Membres honoraires. 

M. le Président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, sur 
la demande de MM. Julien Deby et Jules Colbeau, a décidé de proposer à 
l'Assemblée l'élection comme membres honoraires de MM. F. V. Hayden, 
Géologue des États-Unis, à Washington, et Alf. R. C. Selwyn, Directeur 
du Geological Survey du Canada, à Montréal. 

MM. Hayden et Selwyn sont proclamés membres honoraires de la 
Société. 

Présentation de travaux pour les publications de la Société. 

Le Secrétaire dépose de la part de M. le D r N. Tiberi un travail intitulé : 
/ Molluschi marini d'Italia : Cefalopodi, Pteropodi, Eteropodi, viventi nel 
Mediterraneo efossilinel terreno terziario italiano. 

Sont nommés commissaires pour l'examen de ce travail MM. J. Colbeau, 
Roffiaen, Vanden Broeck. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 XLV 

Communications et propositions diverses des Membres. 

M. Colbeau annonce que M. Pire, dans une excursion faite à Saint- 
Gilles, près de Bruxelles, en mai dernier, a trouvé dans un fossé des 
prairies un exemplaire du Planorbis complanatus parfaitement scalaire, 
parmi un grand nombre d'exemplaires normaux. M. Pire a remarqué que 
ce fossé ne renfermait pas de lemna, mais seulement des conferves et des 
callitriches. Déjà, en 1869, M. Vanden Broeck avait recueilli un exem- 
plaire scalariforme de cette même espèce dans la même localité. (Voir 
Annal, delà Soc. Malac, t. IV, p. 82.) Il serait intéressant de faire dans 
ces environs des recherches suivies. 

M. Deby fait part du désir qui lui a été exprimé par M. Hancks, Commis- 
saire de la Californie à l'Exposition universelle de Paris, d'échanger les 
publications géologiques et paléontologiques du Gouvernement Californien 
contre la collection de nos Annales. — Cet échange est accepté. 

La séance est levée à 4 1/2 heures. 



Séance du 1 er septembre 1878. 

Présidence de M. Denis. 

La séance est ouverte à 2 1/2 heures. 

Sont présents : MM. Denis; De la Fontaine; E. Colbeau; J. Cornet; 
J. Colbeau, secrétaire. 

MM. Roûiaen, Vanden Broeck, Rutot, Lefèvre, font excuser leur 
absence. 

En l'absence du Président et du Vice-Président de la Société, M. Denis, 
membre du Conseil, préside la séance. 

Le Procès-verbal de la séance du 4 août 1878 est adopté. 

Le Procès-verbal de l'assemblée générale extraordinaire du même jour 
ne donne lieu à aucune observation. 

Correspondance. 

Les Universités Néerlandaises et la Société Hollandaise des Sciences 
annoncent l'envoi de publications. 



XL VI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

La Société Hollandaise des Sciences remercie pour la réception des 
Annales et des Procès-verbaux, et adresse son programme de l'année 
1878. Parmi les questions proposées comme sujet de prix se trouve la 
suivante : « VIL On demande la Monographie d'une espèce encore peu 
étudiée prise parmi les animaux marins inférieurs. » Le prix consiste en 
une médaille d'or. Les Mémoires doivent être envoyés franco, avant le 
1 er janvier 1879, à M. E.-H. von Baumhauer, secrétaire de la Société, 
à Harlem. 

Dons et envois reçus. 

Brochures offertes par leurs auteurs M. Adolf Stossich (Il Velebit) , 
M. Michèle Stossich (La Teoria délia Vescica germinativa), M. Thomas 
Davidson (Extract from report to prof. Wyville Thomson, on the 
Bracliiopoda dredged by « Challenger. » 

Publications reçues en échange de la part de l'Académie Royale des 
Sciences de Belgique, du Comité Royal Géologique d'Italie, des Univer- 
sités Néerlandaises, des rédactions de l'Athenœum Belge, du Moniteur 
Horticole Belge, du Bulletin Scientifique du Département du Nord et du 
Moniteur Industriel, ainsi que des Sociétés suivantes : d'Histoire Naturelle 
du Wisconsin, Géologique de Belgique, Entomologique de Belgique, 
Hollandaise des Sciences, Adriatique des Sciences Naturelles, des Natu- 
ralistes d'Argovie, Malacozoologique Allemande, Médico-Chirurgicale de 
Liège. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du Procès- 
verbal de l'assemblée générale extraordinaire de la Société du 4 août 
1878, et trois exemplaires du Procès- verbal de l'assemblée mensuelle de 
la même date. 

Communication du Conseil. 

M. le Président rappelle que la prochaine assemblée de la Société doit 
avoir lieu le samedi 5 octobre, à 6 heures, au local de l'Université de 
Bruxelles. Il espère que les Membres de la Société seront nombreux à 
cette première réunion dans notre nouveau local d'hiver. 

Rapports sur les travaux présentés. 

M. Colbeau annonce qu'il a terminé la traduction du travail de 
M. Tiberi : « Les Mollusques Marins d'Italie. Céphalopodes, Ptéropodes, 
Hétéropodes vivants de la Méditerranée et fossiles du terrain tertiaire 
d'Italie. » Il fera son rapport à la séance prochaine, en même temps que 



BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1878 XLV1I 

les autres commissaires qui n'ont pas encore reçu communication du 
travail et de la traduction. 

Communications diverses des Membres. 

M. Colbeau, au nom du bibliothécaire, M. Lefèvre, annonce que tous 
les livres de la Société qui se trouvaient au Jardin Zoologique, sont 
transportés au local de l'Université et placés dans leurs rayons. Les 
dégâts occasionnés par l'incendie peuvent aujourd'hui être mieux appré- 
ciés et paraissent plus grands qu'on ne l'a cru d'abord. 

La circulaire à adresser aux Sociétés correspondantes pour les prier de 
vouloir bien remplacer les volumes détruits, pourrait aujourd'hui être 
utilement faite et mentionner les avaries que les publications de chacune 
d'elles ont subies. 

La séance est levée à 3 heures. 



Séance du 5 octobre 1878. 

Présidence de M. Eoffiaen. 

La séance est ouverte à 6 heures. 

Sont présents MM. Eoffiaen, vice-président; Lefèvre; Vanden Broeck; 
De la Fontaine; Bauwens ; J. Cornet; Crocq ; Vincent ; Crépin ; Lambotte ; 
J. Colbeau, secrétaire. 

MM. Briart, Eutot, E. Colbeau, font excuser leur absence. 

Le procès- verbal de la séance du 1 er septembre 1878 est adopté. 

M. le Président prend la parole en ces termes : 

« Messieurs et chers collègues, 

« Nous sommes réunis pour la première fois dans notre nouveau local 
d'hiver, que nous devons à la sollicitude bienveillante et éclairée du 
Conseil d'administration de l'Université libre, toujours prêt à soutenir tout 
ce qui peut être utile aux intérêts de la science, quelle que soit la branche 
dont celle-ci s'occupe particulièrement. 

Que notre première parole soit l'expression de notre gratitude envers 
les membres éminents de l'Université qui composent ce Conseil. 

En donnant à la Société Malacologique de Belgique, dans ce temple de 
la science en accord avec la raison, un local si avantageusement situé 



XLVII1 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

pour ses séances, ils lui auront rendu un service signalé, et nous avons 
le droit d'espérer qu'ils lui auront ouvert une nouvelle ère de prospérité. 

Merci donc, au nom de notre Société tout entière, au Conseil d'admi- 
nistration de l'Université libre. (Applaudissements.) 

Nous devons aussi nos chaleureux remercîments à nos chers collègues 
MM. le D r Crocq et Denis, qui font partie du corps professoral de l'Uni- 
versité et qui nous ont si puissamment aidé à nous faire obtenir ce local 
qui nous permettra de compléter le but que nos Statuts nous indiquent. 

Remercions encore nos cbers collègues MM. Th. Lefèvre et Fologne, 
pour les soins et le temps qu'ils ont consacrés à l'ameublement de notre 
nouvelle salle et à l'installation de notre bibliothèque. 

Je vous disais, Messieurs, que nous avions le droit d'espérer, sous les 
auspices de ce temple de la science, une ère nouvelle de prospérité pour 
notre Société; en effet, si d'un côté, parles richesses de notre bibliothèque 
qui (aussitôt le catalogue complètement dressé) sera mise à la disposition 
de MM. les professeurs et étudiants de l'Université, nous pourrons rendre 
un service signalé à la jeunesse studieuse qui se presse dans son enceinte, 
nous sommes convaincus, d'un autre côté, qu'un certain nombre parmi 
MM. les étudiants prendront goût à l'étude plus approfondie de la Mala- 
cologie, de la Paléontologie qui nous fait pénétrer dans les premiers âges 
de notre planète et aide si puissamment la Géologie à constater ses for- 
mations successives. 

Nous verrons ainsi grossir le nombre de nos membres et se multiplier 
des travaux destinés surtout à mettre au jour toutes les découvertes nou- 
velles qui se rattachent à l'étude que nous aimons. » (Applaudissements.) 

Correspondance. 

La Société pour l'étude de la nature de Zwickau remercie pour la récep- 
tion des Annales et annonce l'envoi de publications. 

La Société Scientifique xArgentine adresse une livraison de ses Annales 
en demandant l'échange. — L'Assemblée accepte avec empressement 
l'échange proposé. 

L'Administration communale de Bruxelles, devenue propriétaire du 
Jardin Zoologique, informe la Société de la nécessité où elle se trouve de 
dénoncer la convention faite par nous avec la Société Zoologique, aujour- 
d'hui dissoute, relative à la concession d'un local pour nos réunions, le 
bâtiment dans lequel se trouve ce local devant être démoli. L'Adminis- 
tration de Bruxelles ajoute qu'elle sera toujours heureuse de pouvoir nous 
offrir l'hospitalité. — L'Assemblée charge le Conseil, en accusant la récep- 
tion de cette lettre, d'accepter l'offre qui nous est faite et de remercier 
l'Administration delà Ville. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 XLIX 

La Société pour la diffusion des connaissances scientifiques de Vienne, 
communique le programme de ses conférences populaires pour l'année 
courante. 

Dons et envois reçus. 

'Brochures offertes par leurs auteurs, M. Giotto Ulivi (La nuova teoria 
di riproduzione), M. Ad. Senoner [Revue Allemande et Italienne), 
M. T.-C. Winkler {Mémoire sur V origine des dunes maritimes des Pays- 
Bas), M. Bryce Wright (Description of the nero genus Delphinulopsis and 
oftJie new species Delphinulopsis Lesourdi), MM. H. Mazé et A. Schramm 
(Essai de classification des algues de la Guadeloupe), M. E. Tournouër 
(Étude sur des fossiles tertiaires de Vile de Cos), M. Ern. Vanden 
Broeck (Instructions pour la récolte des Foraminifères vivants et Notices 
bibliographiques) . 

Ouvrages offerts par M. Lefèvre. 

Publications reçues en échange, de la part de l'Académie Slavo-Méri- 
dionale des sciences d'Agram , de l'Académie royale des sciences de 
Munich, de l'Académie des sciences de La Rochelle, de l'Académie natio- 
nale des sciences de Bordeaux, de l'Académie des sciences naturelles de 
Catane, de l'Institut impérial-royal géologique d'Autriche, du Muséum 
Francisco-Carolinum de Linz, des rédactions de l'Athaeneum Belge, 
du Moniteur Industriel, du Moniteur Horticole Belge, de la Feuille 
des Jeunes Naturalistes et du Bulletin Scientifique du département du 
Nord, ainsi que des Sociétés suivantes : Royale des Sciences Médicales 
et Naturelles de Bruxelles, Belge de Microscopie, Royale Linnéenne de 
Bruxelles, Centrale d'Agriculture de Belgique, pour l'Étude de la Nature 
de Zwickau, pour la diffusion des connaissances scientifiques de Vienne, 
Impériale des Naturalistes de Moscou, Linnéenne du Nord de la France, 
Linnéenne de Bordeaux, d'Agriculture, etc., du département du Var, 
d'Agriculture et Sciences, du département de la Marne, Scientifique 
Argentine, Entomologique de Belgique, Géologique de France, Belge de 
Géographie, de Borda à Dax. 

Des remerciments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du Pro- 
cès-verbal de la séance de la Société du 1 er septembre 1878. 

Rapports sur les travaux présentés. 

M. Colbeau donne lecture du rapport suivant, auquel se rallient 
MM. Roffiaen et Vanden Broeck : 

« Le travail que M. le D r Tiberi nous a adressé et dont nous avons 
terminé la traduction est intitulé : « I Moïluschi marini d'Italia. Cefalo- 

4 



L SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

podi, Pteropodi, JEteropodi, viventi nel Mediterraneo e fossili nel terreno 
terziario Ilaliano. » (Les Mollusques marins d'Italie, Céphalopodes, Ptè- 
ropodes, Hètèropodes vivants de la Méditerranée et fossiles des terrains 
tertiaires d'Italie.) 

C'est une liste soignée des espèces de ces trois classes de Mollusques, 
avec synonymies des principaux auteurs, surtout italiens, et indications 
exactes des localités où elles ont été rencontrées. 

Mais, outre rénumération des espèces, il se trouve dans ce travail plu- 
sieurs remarques critiques et diverses considérations effleurant d'intéres- 
santes questions. Je citerai, par exemple, celles relatives à l'Argonaute, 
telles que son mode de reproduction par hectocotilisation ; le prétendu 
parasitisme de l'animal dans la coquille, l'époque de formation de celle-ci, 
son usage, ainsi que l'usage des bras palmés de la femelle, etc., etc. 

C'est avec un grand plaisir que nous proposons l'insertion du travail de 
M. Tiberi dans les Mémoires de la Société ; et tout en remerciant l'auteur, 
nous émettrons le vœu de le voir prochainement compléter son travail, si 
heureusement commencé, en nous donnant, pour nos Annales, les listes 
des autres classes de Mollusques marins de l'Italie. » 

L'impression du travail de M. le D r Tiberi dans les Mémoires de la 
Société est ordonnée. 

Communications et propositons diverses des Membres. 

M. Vincent fait passer sous les yeux de la Société quelques fossiles qu'il 
a rencontrés aux environs de Louvain, et fait en son nom et en celui 
de M. A. Rutot, la communication suivante : 

Quelques nouvelles observations relatives au système Wemmelien. 

Depuis les quelques mois qui nous séparent de la date de la création du 
système Wemmelien \ que nous avons faite, d'accord avec M. Rutot, les 
observations nouvelles se sont rapidement succédé, grâce au temps 
favorable, qui a permis d'organiser de nombreuses et fructueuses 
excursions. 

•Rappelons que notre système Wemmelien, qui représente l'éocène supé- 
rieur en Belgique, comprend le groupe de couches que Dumont a teintées 
sur sa carte géologique, dans les environs immédiats de Bruxelles, comme 
appartenant aux systèmes : Laekenien supérieur, Tongrien, Rupelien et 
Diestien, couches dont nous avons reconnu les rapports intimes, qui ne 

1 Note sur l'absence du système Diestien aux environs de Bruxelles et sur de nouvelles 
observations relatives au système Laekenien, par G. Vincent et A. Rutot. (Ann. de la Soc. 
géol. deBelg.,t. V. 1878.) 



BULLETIN DES SEANCES — ANNEE 1878. Ll 

permettent pas de les séparer et obligent, au contraire, à les considérer 
comme déposées pendant une même période de sédimentation. 

Nous en sommes maintenant arrivés à pouvoir tracer très-approxima- 
tivement les limites de l'ancienne mer Wemmelienne, qui recouvrait une 
étendue très-considérable de la Belgique, c'est-à-dire les deux Flandres, 
une partie du Brabant et de la province d'Anvers, et dont les rivages 
peuvent être représentés par une ligne passant entre Lille et Cassel, à 
Mouscron, au sud de Renaix, au sud de Grammont, au sud de Bruxelles, 
au sud de Louvain, puis tournant brusquement par l'est de Louvain, vers 
le nord, se continuant vers l'est de Malines, puis vers la Hollande, les 
contours ne pouvant plus être suivis à partir de Malines, à cause de la 
présence de dépôts superficiels. 

Vers le nord, le Wemmelien atteint une grande puissance qui indique, 
dans cette région, l'existence des parties profondes de la mer Wemme- 
lienne, et qui explique également l'extension notable que prennent les 
éléments fins et argileux. 

A Aertselaer, au sud d'Anvers, un puits artésien creusé par M. 0. Van 
Ertborn, a rencontré, à la profondeur de 49 mètres, les sables chamois 
sur une épaisseur de 18 m 35 , Y argile glauconifère, sur 35 mètres et les 
sables de Wemmel, avec leur faune caractéristique et le gravier de la base, 
sur 22 m 30. 

Au nord-ouest de Bruxelles, les mêmes assises, surmontées des grès 
ferrugineux provenant de l'altération de la partie supérieure glauconifère 
et grossière des sables cliamois, présentent ordinairement les épaisseurs 
suivantes : 



Grès et sables ferrugineux et sables chamois . . 7 à 8 mètres. 

Argile glauconifère 3à6 — 

Sable de Wemmel et gravier . . . . . . 5 à 6 — 



"C 



Il y a quelques semaines, nous avons longé une partie du rivage de 
l'ancienne mer Weinmelienne, et ce que nous avons constaté nous engage 
à entretenir principalement la Société de cette visite. 

Partis d'un point situé entre Bruxelles et Ninove, et où l'on voit d'assez 
bonnes coupes de Wemmelien, nous nous sommes dirigés sur Wemmel, 
puis sur Cortemberg, où l'ancien rivage passe non loin vers le sud. 

Nous avons vu ainsi se modifier peu à peu les sédiments déposés par 
la mer, suivant l'ordre naturel qui les classe d'après leur poids et leur 
volume. 

Vers Dilbeek, par exemple, l'influence d'une profondeur d'eau assez 
notable rend les sables de Wemmel très-sensiblement argileux; aussi, la 
faune que renferment ces sables est-elle influencée par les circonstances et 



LU SOCIÉTÉ MALACOLOGÏQUE DE BELGIQUE 

présente-t-elle une proportion de lamellibranches bien supérieure à celle 
rencontrée en des points moins profonds et plus côtiers. 

A mesure qu'on se rapproche de Wemmel, le sable devient de moins 
en moins argileux et les coupes, plus élevées, commencent à montrer les 
superpositions successives du nouveau système. 

Comme on le sait, c'est le long de la Chaussée Romaine et surtout dans 
les talus des chemins montants qui y aboutissent, que s'observe le mieux 
toute la série. 

Le gîte de Wemmel, trop connu pour que nous nous y arrêtions, montre 
le passage des sables inférieurs à l'argile glauconifère, qui renferme, vers 
la base, un banc compact de Nummulites planulata, var. minor, accom- 
pagné d'autres coquilles. D'un autre côté, les chemins montants offrent la 
masse de Y argile glauconifère, laquelle passe insensiblement aux sables 
chamois et ceux-ci aux sables et grès ferrugineux, ainsi que nous l'avions 
déjà remarqué, non sans peine, et ainsi qu'on peut maintenant le voir à 
l'évidence, dans une magnifique tranchée de près de 5 mètres de haut, 
qui vient d'être creusée à l'intersection de la Chaussée Romaine et de la 
route de Merchtem, pour l'aplanissement de celle-ci. 

C'est dans cette tranchée, faite, dirait-on, à l'intention des géologues, 
que l'on voit, aussi clairement que possible, cette série de transitions 
insensibles qui démontre si bien l'âge éocène des grès ferrugineux, que 
tout le monde croyait jusqu'ici d'origine Diestienne, c'est-à-dire pliocène. 

En continuant à se diriger vers l'est, de nouvelles coupes de Wemrne- 
lien peuvent s'observer jusqu'à Over-Hembeek, où elles sont interrompues 
par la vallée de la Senne ; mais bientôt, sur l'autre versant, elles ne tardent 
pas à reparaître. 

C'est ainsi que l'on peut voir une très-belle coupe dans la grande tran- 
chée du chemin de fer de Bruxelles à Louvain, entre Saventhem et Cor- 
te'mberg, en face de Nosseghem. 

Mais, comme on s'est beaucoup rapproché de la côte, les choses ont déjà 
bien changé et peut-être aurait-on de la peine à s'y reconnaître si l'on n'y 
retrouvait des points de repère d'une certitude absolue. 

En effet, grâce à quelques petites exploitations de sable Bruxellien, 
creusées en contre-bas, on peut voir, directement sur ces sables, reposer 
le gravier, base du Wemmelien. 

Au-dessus de ce gravier viennent se développer des sables demi-fins, 
meubles, blanchâtres vers le bas ; mais bientôt la masse se charge de 
glaucome, prend une teinte orangée, puis rousse, et on la voit aussitôt 
traversée par des lits de plaquettes ferrugineuses qui prennent subitement 
des proportions considérables et forment des bancs cohérents, lenticu- 
laires, horizontaux, de plusieurs décimètres d'épaisseur. Cette masse, qui 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 



LUI 



a environ 5 mètres d'épaisseur, est brusquement interrompue dans sa 
hauteur par un banc continu, horizontal, siliceux, assez dur, composé 
uniquement de Nummulites planulata, var. minor, silicifiées et renfer- 
mant également des coquilles, dont voici la liste : 



4 Turritella brevis, Sow, 

2 Vermetus Nysti, Gai. 

3 Cerithium, sp. ? 

4 Corbula pisum, Sow. 

5 Lucina Galeottiana, Nyst. 

6 Crassatella Nystana, d'Orb. 

7 Cardita pulchra, Desh. 

8 Pectunculus Nysti, Gai. 



9 Pectunculus piilvinatus, Lamk. 
10 Pecten corneus, Sow. 
44 Pecten Honi, Nyst. 

42 Lunvlites urceolata, Lamr. 

43 Turbinolia sulcata, Lamk. 

44 Eupsammia Burtinana, Edw. 

4 5 Nummulites planulata, var. minor, d'Arch . 
46 Operculina Orbignyi, Gai. 



Au-dessus de ce banc dur, qui n'est autre chose que la continuation 
du banc à Nummulites de Wemrnel, qui se trouve vers le bas de Yargile 
glauconifère, se représentent des sables ocreux, semblables à ceux du 
dessous. Ces sables montrent encore, immédiatement au-dessus du banc à 
Nummulites, un ou deux bancs ferrugineux, épais; mais ceux-ci ne se 
reproduisent plus sur une hauteur de 2 à 3 mètres, après quoi de nouvelles 
lignes de plaquettes se rencontrent. 

C'est dans l'une de ces lignes de plaquettes ferrugineuses qu'a été 
retrouvée toute la faune de Wemrnel, parmi laquelle nous citerons : 



Fusus longœvus, Lamk. 
Pleurotoma sp. nov. 

— sp.? 

Voluta Barrandei, Desh. 
Scalaria curvilamella, Vinc. 
Vermetus Nysti, Gai. 
Turritella brevis, Sow. 
Natica conica, Desh. 
Bulla conica, Desh. 
Cerithium multispiratum, Desh 
Tornatella simulata, Brand. 
Dentalium substriatum, Desh. 
Solecurtus Parisiensis, Mon. 
Corbula pisum, Sow. 

— Lamarcki, Desh. 

— ficus, Brand. 
Thracia Nysti, Le Hon . 
Tellina rostralis, Lamk. 

— filosa, Edw. 
Cytherea lœvigata? Lamk. 
— - sulcataria, Desh. 



Cytherea Honi, Nyst. 

— suberycinoïdes, Desh. 
Cypricardia pectinifera, Sow. 
Cardium porulosum, Brand. 

— Parile, Desh. 
Diplodonta puncturata, Nyst. 
Crassatella Nystana, d'Orb. 
Astarte Nysti, Kickx. 
Cardita pulchra, Desh. 

— ■ deltoïdea, Edw. 
Arca aviculina, Desh. 
Pectunculus pulvinatus, Lamk. 
Limopsis auritoïdes, Gai. 
Nucula Parisiensis, Desh. 
Pecten corneus, Sow. 

— Honi, Nyst. 
Ostrea flabellula, Lamk. 
Lunulites urceolata, Lamr. 
Eupsammia Burtinana, Edw. et Haime. 
Nummulites planulata, var. minor, d'Arcli 
Operculina Orbignyi, Gai. 



L!V SOCIÉTÉ MALACOLQGIQUE DE BELGIQUE 

A environ 50 centimètres au-dessus du lit de plaquettes fossilifères, se 
montre une couche d'argile un peu sableuse, gris-bleuâtre, épaisse de l m 50 
au maximum; c'est le représentant, bien affaibli, de la masse de Y argile 
glauconifère ; enfin, plus haut, dans un trou creusé au sommet de la 
colline, on peut observer les sables chamois, encore très-argile ux, ravinés 
à leur partie supérieure par le diluvium caillouteux, présentant une 
masse de cailloux de silex roulés, de 1 mètre d'épaisseur, empâtés dans 
un mélange hétérogène d'argile verdâtre et de gros grains de glauconie 
grossière, arrachée à la partie supérieure des salles chamois. 

Ainsi qu'on peut en juger, le faciès côtier ou sableux s'est remarqua- 
blement développé en se rapprochant du rivage; c'est ce que montre 
encore la faune, représentée surtout par un grand nombre de Turritelles 
(T. brevis) et même par des Cerithes (C. multispiratum Desh. et d'autres 
espèces non encore déterminées). 

A l'aspect des fossiles recueillis dans le lit ferrugineux, situé au- 
dessus du banc dur à Nummulites, il est facile d'y reconnaître les restes 
d'un ancien cordon littoral, composé de valves de lamellibranches dépa- 
reillées et brisées, accompagnées de nombreux gastéropodes bien con- 
servés, habitants ordinaires des côtes. 

Si l'on quitte la tranchée pour se diriger vers Cortemberg et au sud-est 
vers Everbergh, la transformation est complète. 

Au-dessus des sables Bruxelliens, repose le gravier, base du Wemme- 
lien, avec ses fossiles ordinaires, puis on voit se développer une assise 
entièrement sableuse, de 15 à 20 mètres d'épaisseur, dont les grains, 
d'abord assez fins, deviennent de plus en plus gros et plus glauconifères 
en montant et se changent finalement, au sommet, en masses de grès 
ferrugineux, assez durs, qui constituent ce que Dumont prenait comme 
représentant son système Diestien. 

C'est dans les collines d'Everbergh, entièrement dépouillées de limon 
et simplement couronnées au sommet par une calotte superficielle de 
cailloux roulés du diluvium, que l'on peut observer partout ces coupes si 
intéressantes des anciennes plages émergées du Wemmelien. C'est là , 
dans ces petites vallées solitaires, creusées au milieu des collines cou- 
vertes de sapins et que n'a guère foulé jusqu'ici le pied du géologue, 
qu'il faut aller chercher la véritable solution de questions aussi délicates. 
Cette fois encore, c'est en nous écartant des chemins battus, des coupes 
classiques — que l'on se contente généralement de regarder et dont on 
accepte une fois pour toutes l'interprétation, sans se donner la peine 
d'observer et de réfléchir — qu'il nous a été possible de faire des décou- 
vertes intéressantes, montrant d'une façon inattendue l'inexactitude de 
l'interprétation adoptée auparavant par tout le monde. 



BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1878 LV 

C'est donc dans le biseau formé par l'extrême bord des dépôts, qu'il 
faut aller chercher le passage, ou plutôt la fusion des sables de Wemmel 
avec les sables chamois et les sables et grès ferrugineux supérieurs, pour 
établir, à l'abri de toute objection, l'existence et l'homogénéité de notre 
nouveau système Wemmelien. 

Tels sont les résultats intéressants auxquels on peut parvenir, par 
l'étude minutieuse et bien comprise de la géologie, c'est-à-dire par l'ap- 
plication stricte et raisonnée des principes qui découlent de l'observation 
des phénomènes actuels , principes que quelques géologues semblent 
encore hésiter à adopter, comme s'ils ne se résumaient pas en entier dans 
l'énoncé des lois immuables de la pesanteur. 

M. Vanden Broeck montre un certain nombre de coquilles fossiles de 
l'étage fluvio-marin du Limbourg, ainsi que du quaternaire de la même 
province, et fait à leur sujet la communication suivante : 

« Ayant assisté avec M. Rutot aux excursions organisées dans le Lim- 
bourg, à l'occasion de la session annuelle de la Société Géologique de Bel- 
gique, je crois utile de faire connaître à la Société Malacologique les résul- 
tats les plus saillants des explorations paléontologiques faites, à cette occa- 
sion, dans la faune des couches oligocènes et quaternaires de cette région. 

« Le gîte classique de Vieux-Jonc, près Tongres, a fourni aux explora- 
teurs, qui ne s'y sont cependant guère attardés, d'intéressantes additions 
à la faune de l'étage moyen ou fluvio-marin du Limbourg. Outre une série 
très-complète d'espèces marines et saumâtres, parmi lesquelles certaines 
formes très-intéressantes et d'autres rares ou peu connues, nous avons 
recueilli plusieurs coquilles d'eau douce, entre autres deux espèces de 
Planorbis, dont l'une au moins n'avait pas été signalée dans les sables 
du Limbourg. La découverte la plus intéressante, faite dans le gîte de 
Vieux-Jonc, consiste en la trouvaille d'un beau Pupa admirablement 
conservé (à l'intérieur d'un Cérithe) et rappelant quelque peu certaines 
formes exotiques de la faune actuelle. Cette coquille, qui ne ressemble à 
aucune des espèces vivantes de nos régions, est le premier P%pa fossile 
mentionné en Belgique. 

« Dans un dépôt de diluvium observé à Neerepen et principalement 
constitué par des galets mélangés avec les éléments fauniques des sables 
fluvio-marins du Limbourg, nous avons noté la présence, encore non 
signalée auparavant en Belgique, du Ceritlimm trochleare Desh., espèce 
caractéristique de l'horizon de Morigny (sables de Fontainebleau) dans 
le bassin de Paris, c'est-à-dire d'un niveau auquel correspondent précisé- 
ment nos sables fluvio-marins. 

« Les échantillons recueillis représentent, non précisément le type du 



LVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

0. trochleare, mais une variété voisine qu'il y aura sans doute lieu de 
décrire et de figurer. . 

« Des entomostracés et quelques foraminifères appartenant à la famille 
des Mïliolidœ, se trouvent épars dans les sables de Vieux-Jonc, dont ils 
confirment le faciès littoral et fluvio-marin. 

« Le dépôt des sables de Berg, qui représente un faciès plus profond du 
même horizon géologique, a également fourni quelques coquilles inté- 
ressantes. 

« L'argile à Nucules, dépôt de l'horizon marin supérieur du Limbourg, 
n'a pas répondu à l'attente des explorateurs au point de vue malacolo- 
gique ; mais il est acquis qu'elle contient une faune de Foraminifères et 
d' Entomostracés qui fait entrevoir d'intéressants résultats. 

« L'exploration de la tranchée du chemin de fer en construction de 
Tongres à Saint-Trond a fourni des données précieuses au point de 
vue de l'étude du quaternaire et de sa faune. C'est ainsi que sous un 
limon friable et tendre à Hélix liispida et Succinea oblonga, extraordinai- 
rement riche en la première de ces deux espèces, et qui se trouve lui- 
même surmonté d'autres dépôts quaternaires, il existe, dans certaines 
poches représentant le diluvium ancien, de petits lits argileux localisés, 
renfermant en abondance plusieurs espèces de coquilles terrestres et 
fluviatiles, qui manquent dans le limon à Hélix. Ces coquilles appar- 
tiennent aux genres : Hélix, Piipa, Vertigo, Succinea et Lymnea; toutes 
paraissent se rapporter à des formes encore vivantes actuellement. » 

MM. Vanden Broeck et Rutot se proposent d'exposer ces résultats en 
détail dans une notice qui sera présentée sous peu à la Société et qui sera 
probablement accompagnée d'une planche. 

M. Crépin fait voir quelques coquilles fossiles de Wemmel (Peclun- 
culus, Tellina, Crassatella) rendues fort solides par le vernis vitrificateur 
Ruidant, et donne les renseignements suivants sur les applications de ce 
vernis aux objets d'histoire naturelle : 

Note sur le vernis vitrificateur de Ruidant, propre à la conservation 

des fossiles. 

Le vernis vitrificateur Ruidant, pour lequel l'inventeur a pris un 
brevet, sert spécialement au vernissage des meubles, des voitures, etc. , etc. ; 
il s'applique sur les métaux ; il solidifie des pierres tendres, etc. 

L'inventeur a bien voulu me remettre deux flacous de son vernis, afin 
que je pusse en reconnaître les qualités pour la conservation des fossiles 
friables ou renfermant de la pyrite. 

D'après les essais que j'ai faits sur des empreintes végétales du terrain 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 LVfl 

houiller, je suis porté à croire que ce vernis empêche les efflorescences 
pyriteuses de se produire. Il rend plus distinctes les impressions charbon- 
neuses, auxquelles il donne un beau vernis sans encrasser les reliefs ou les 
creux de la nervation comme le font d'ordinaire les autres vernis ; et, 
chose précieuse, il ne donne aucun luisant aux parties des pièces non 
recouvertes de charbon. Imprégnées du vernis Ruidant, les pièces de 
schiste, de grès ou de psammite, paraissent être mises complètement à 
l'abri de l'humidité et peuvent être lavées sans inconvénient. 

J'ai voulu m'assurer si ce vernis pouvait rendre des services à la mala- 
cologie, et des expériences que j'ai faites sur diverses catégories de 
coquilles fossiles friables m'ont donné la certitude que ce vernis est encore 
plus précieux pour la malacologie que pour la paléontologie végétale. 
Ainsi que je lai marqué, il a admirablement solidifié des coquilles du 
système Laekenien de Wemmel avec le sable qui y était adhérent. 
M. Lefèvre, qui m'avait fourni ces premières coquilles, a bien voulu m'en 
remettre d'autres plus délicates encore, des coquilles des sables blancs 
d'Auderghem, telles que, Cytherea, Tellina, Lucina. Ces derniers fossiles se 
sont admirablement solidifiés par l'application de ce vernis. Chose bien 
précieuse, ce vernis ne laisse aucune trace luisante, conserve aux fossiles 
leur couleur naturelle et ne fait pas adhérer ceux-ci à la plaque de 
verre ou à la feuille de papier sur laquelle on les imbibe. En outre, l'imbi- 
bition du vernis est très-rapide et la dessiccation peut se faire lentement à 
la température ordinaire ou bien très-promptement au-dessus d'un poêle. 
De même que les empreintes végétales, les coquilles fossiles imbibées du 
vernis Ruidant sont mises complètement à l'abri de l'humidité. 

11 est probable que ce vernis est appelé à rendre de grands services 
pour la conservation des ossements fossiles. 

M. Lefèvre rend compte des démarches qu'il a faites, au nom de la 
Société, pendant son séjour à Paris, à l'occasion du Congrès géologique 
international, auprès des institutions étrangères qui étaient représentées 
à cette réunion et avec lesquelles des relations n'avaient pas encore été 
établies . 

Il annonce que, grâce à l'obligeance de M. Ribeiro, chef de la Commis- 
sion géologique de Portugal, la Société recevra les travaux publiés par 
ce service qui renferment, entre autres, les deux parties parues du 
mémoire de M. P. Da Costa, sur les Gastéropodes des couches pliocènes 
de ce pays. 

Une autre publication du même geure et non moins importante, nous 
sera adressée par les soins de M. le Chev, M. Hantken, directeur de l'In- 
stitut géologique de la Hongrie, lequel s'est empressé d'accepter immédia- 
tement l'échange proposé. 



LVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Quoique nous possédions déjà les principales Sociétés scientifiques 
Suisses, M. le professeur C. Mayer, président de la Société d'Histoire 
naturelle de Zurich, a offert une collection complète des publications de 
cette Société, en nous demandant notre première série d'annales, qui est 
entièrement terminée et dont nous pouvons encore disposer. 

Pour l'Italie, M. le professeur G. Guiscardi nous donnera une suite, 
aussi complète que possible, des Annales de la Société des Sciences phy- 
siques et naturelles de Naples; cette proposition d'échange mérite d'autant 
plus d'être appuyée, que nous n'avons encore à Naples aucune Société 
correspondante. 

Il croit pouvoir annoncer dès à présent que, sur la demande de M. le 
professeur F. Karrer, de Vienne, la Société pourra probablement recevoir 
les volumes qui lui manquent, et qui sont au nombre de sept, des 
Mémoires de l'Institut I. R. Géologique d'Autriche, dont elle ne possède 
que les deux premiers, renfermant le grand travail de Hôrnes. 

M. le professeur Cope a montré un fascicule d'une publication inti- 
tulée : The American naiuralist Journal, qui se publie depuis quelques 
années à Philadelphie. Les auteurs, par l'intermédiaire de M. Cope, 
ont témoigné le désir de recevoir des publications étrangères et ils 
pourraient, si nous le voulions, nous envoyer les volumes parus précé- 
demment. 

M. Lefèvre annonce également que notre collègue M. E. Vanden 
Broeck a obtenu pour notre bibliothèque, de M. J.-H. Liversidge, la 
série complète des Transactions ot tlie New Zealand Instilute, et il espère 
que cet échange s'effectuera sans tarder, car il serait regrettable pour la 
Société de ne pas posséder une publication de cette importance. 

M. Lefèvre est d'avis que notre première série d'Annales soit envoyée, 
sans retard, à ces différentes institutions scientifiques, et il ne doute pas 
qu'il soit donné suite aux promesses qui lui ont été faites et dont il vient 
de parler. 

Il donne encore quelques renseignements complémentaires, après quoi 
l'Assemblée, consultée, accepte à l'unanimité ces différentes propositions. 

Sur la proposition du bibliothécaire, l'Assemblée décide que MM. les 
Membres qui conservent encore en prêt des livres de la Société, seront 
invités à les remettre sans tarder à la bibliothèque, sauf à les réemprunter 
ensuite, s'ils le désirent, d'après le nouveau mode adopté. 

La séance est levée à 7 1/2 heures. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 LIX 



Séance du 2 novembre 1878. 

Présidence de M. Roffiaen. 

La séance est ouverte à 6 1/2 heures. 

Sont présents : MM. Roffiaen, vice-président ; Lefèvre ; De la Fontaine ; 
E. Colbeau; Rutot; Delacre ; Vanden Broeck; Bauwens; Crépin ; 
Fologne; Denis; Vincent; J. Colbeau, secrétaire. 

M. E. Vincent assiste à la séance. 

Le procès- verbal de la séance du 5 octobre 1878 est adopté. 

Correspondance. 

La Commission de la carte géologique d'Espagne, la Ligue de l'ensei- 
gnement, la Société royale Grand-Ducale des Sciences naturelles de 
Luxembourg, la Société d'Agriculture, Histoire naturelle et Arts utiles 
de Lyon, remercient pour la réception des Annales et des Procès-ver- 
baux. 

La Commission de la carte géologique d'Espagne, en envoyant plu- 
sieurs volumes de ses mémoires et bulletins, annonce qu'elle nous adres- 
sera toutes ses publications en échange des nôtres. 

La Société Botanique de Lyon fait savoir qu'elle a transféré son siège 
au Palais des Beaux-Arts, place des Terreaux, à Lyon. 

L'Institution Smithsonienne envoie la liste de ses travaux en demandant 
qu'on veuille lui indiquer ceux qui n'ont pas été reçus par la Société. 
Elle- fait également connaître ses correspondants dans les différents pays, 
pour l'envoi de ses publications, et joint la liste des Sociétés et établisse- 
ments, etc., de Bruxelles, au nombre de trente-quatre, auxquels elle les 
adresse. 

M. Georges W. Tryon, J r , Cor. Idth and Race Sts, à Philadelphie, 
Pens. (Etats-Unis), envoie le prospectus d'un ouvrage qu'il va publier, 
intitulé : Manual of Qonchology ; Structural and Systematic. 

Dons et envois reçus. 

Brochures offertes par leurs auteurs, M. Robert Stearns (List of papers 
contributions to N attirai History, etc., cliiefly on the Qoncliology of North 
America) , M. A. Senoner (Qelelirte Qesellschaften. Zoologie). 



LX SOCIÉTÉ MALAC0L0G1QUE DE BELGIQUE 

Publications reçues en échange, de la part de l'Académie impériale des 
Sciences de Saint-Pétersbourg', du Comité royal géologique d'Italie, de 
la Commission de la carte géologique d'Espagne, de l'Institution Smith- 
sonienne, des rédactions de l'Athenseum belge et du Moniteur industriel, 
et des Sociétés suivantes : Scientifique Argentine, de Borda à Dax, Zoolo- 
gique de Londres, Belge de Microscopie, Médico- chirurgicale de Liège, des 
Sciences historiques et naturelles de l'Yonne, Malacologique Italienne, 
Vaudoise des Sciences naturelles, Entomologique de Belgique, Malaco- 
zoologique Allemande, d'Étude des Sciences naturelles de Nîmes, Cen- 
trale d'Agriculture de Belgique, Royale Linnéenne de Bruxelles, d'Agri- 
culture et d'Histoire naturelle de Lyon, Botauique de Lyon. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du Procès- 
verbal de la séance de la Société, du 5 octobre 1878. 

Présentation de travaux pour les publications de la Société. 

M. Lefèvre dépose, de la part de M. Wright, un travail intitulé : Des- 
cription d'un Murex nouveau {Murex Huttoniœ , Bryce Wright). 

Sont chargés de faire un rapport sur ce travail, MM. Colbeau et 
Lefèvre. 

Communications et propositions diverses des Membres. 

M. E. Vanden Broeck, parlant au nom de M. Rutot et au sien, 
annonce la continuation, dans le Limbourg, des explorations stratigra- 
phiques et paléontologiques dont il a déjà dit quelques mots à la séance 
du 5 octobre. 

« Comme suite à cette première communication, dit-il, nous déférerons 
d'abord au vœu exprimé par quelques collègues, qui désirent connaître 
la situation exacte, au sein des couches quaternaires de la tranchée du 
chemin de fer de Tongres à Saint-Trond, de l'argile à Pupa, Vertigo, 
Lymnea, etc., mentionnée dans notre dernière note. 

Le terrain quaternaire présente un remarquable développement dans 
une première tranchée, qui s'étend depuis Tongres jusqu'à la rencontre de 
la route de Bilsen, dans la direction de Looz. 

On y voit les dépôts quaternaires raviner l'argile de Hénis, ainsi que 
l'assise sableuse sous-jacente des sables de Neerepen. 

Voici, sommairement indiquée, la succession des couches quaternaires 
observées, en partant du bas : 



BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1878 LXI 

I. Un lit de gros galets de silex roulés, accompagné d'argiles et sur- 
tout de sables tertiaires remaniés et stratifiés. Des coquilles marines, de 
môme origine, triturées, s'observent au même niveau, surtout avec les 
galets. Ce dépôt ne se montre que dans les dépressions les plus profondes 
des poches de ravinement des strates tertiaires, aux dépens desquelles il 
est formé. 

II. Un limon jaunâtre calcarifère, tendre et friable en certaines places, 
nettement stratifié, moins homogène et plus sableux en d'autres. Là où le 
dépôt est limoneux, il contient des quantités considérables à! Hélix Jiispida 
et de Succinea oblonga, coquilles qui, toutes deux, présentent ici un aspect 
spécial et caractéristique. 

C'est à la base de ce limon à Hélix que l'on observe le mince lit argi- 
leux grisâtre où se trouvent les Pupa, Vertigo, Succinea, Hélix et Lymnea, 
dont il a été question à la dernière séance. Cette argile a été retrouvée 
dans nos nouvelles explorations, bien plus étendue et plus développée que 
nos observations primitives l'avaient laissé supposer. 

Des débris remaniés de la faune tertiaire fluvio-marine du Limbourg 
accompagnent souvent les coquilles terrestres et fluviatiles du lit argileux, 
qui est surtout riche en diverses espèces du genre Pupa et particulière- 
ment en échantillons du Pupa muscorum. 

L'argile à Pupa, qui n'est pas constamment fossilifère, passe insensi- 
blement au limon jaunâtre à Hélix qui la surmonte et dont elle ne peut, 
stratigraphiquement, être séparée. Elle paraît surtout développée là où 
les couches sableuses de la couche n° I manquent, c'est-à-dire dans les 
poches de ravinement peu profondes creusées dans les dépôts tertiaires. 
De rares galets accompagnent l'argile à Pupa, 

III. Une zone sableuse stratifiée, très-constante, recouvre le limon à 
Hélix, dont elle est séparée en certains points par des lits plus ou moins 
continus de graviers de silex roulés, concassés et accompagnés d'un 
grand nombre de débris coquilliers de l'étage fluvio-marin du Limbourg. 
Cette zone sableuse qui, là où le limon à Hélix devient sableux et stra- 
tifié, se confond avec lui, contient parfois elle-même dans sa masse des 
lits limoneux en tous points. semblables au limon à Hélix proprement dit. 
Malgré ces variations locales, la zone stratifiée sableuse forme un dépôt 
continu, facile à distinguer sur toute l'étendue de la tranchée, laquelle 
n'a pas moins de 800 mètres de longueur. 

IV. Un limon argileux, généralement décalcifié et altéré par le fait des 
infiltrations pluviales, recouvre généralement l'assise sableuse et présente 
à sa base un lit continu de galets roulés, qui le sépare nettement des 
alternances argilo-sableuses précédentes. 



LXII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Telle est la coupe générale des dépôts quaternaires de cette intéres- 
sante tranchée. Nous croyons, en la donnant ici, avoir suffisamment 
indiqué la position du mince lit d'argile à Pujja qu'elle comprend, et 
avoir montré, par la même occasion, tout l'intérêt que présentent ces 
dépôts. 

Nous ajouterons encore que les sédiments composant les couches I à III 
proviennent incontestablement du remaniement d'assises tertiaires voi- 
sines et sous-jacentes par les premiers courants diluviens. 

Ces couches représentent le diluvium ancien ; les alternances argi- 
leuses et sableuses dénotant les variations de vitesse des eaux quater- 
naires, entraînant tantôt des galets et des sables, déposant tantôt des 
limons et des argiles. Ces derniers dénotent un transport par des eaux 
calmes et tranquilles, indiquées d'ailleurs par la présence abondante de 
coquilles terrestres et fluviatiles, bien conservées malgré leur grande 
fragilité. 

La couche IV représente le loess ou limon quaternaire. Elle est nette- 
ment séparée partout du diluvium ancien par un lit de gros galets roulés. 
Cette couche, assez mince dans la première tranchée, vers Tongres, où 
elle ne dépasse pas 3 ou 4 mètres, s'y montre généralement décalcifiée et 
changée en limon argileux ou terre à brique, par le fait des infiltrations 
pluviales. 

On la retrouve plus loin, dans la direction de Looz, avec tous les carac- 
tères de Tergeron, surtout vers la partie inférieure du dépôt : elle abonde 
alors en ces concrétions calcaires si caractérisques de l'ergeron. 

Non loin de la rencontre de la première tranchée avec la route de 
Bilsen, nous avons pu observer en place, vers la partie supérieure de 
l'argile de Hénis, le lit coquillier à Cytherea, qui a été si souvent déjà 
signalé dans le Limbourg, mais dont la position stratigraphique n'était 
pas encore nettement établie , d'autant plus que cette couche a été 
souvent remaniée par le quaternaire. 

En un autre point de la voie, à Kerniel, près de Looz (Kermel, d'après 
la carte du Dépôt de la Guerre), nous avons retrouvé le lit coquillier à 
Cytherea, constituant la partie supérieure de la glaise verte de Hénis et 
recouvert, en superposition directe, par les sables fluvio-marins du Lim- 
bourg. C'est d'ailleurs ce qui résulte aussi de nos observations à Vieux- 
Jonc. La position stratigraphique de l'argile à Cytherea se trouve donc 
nettement établie. Les Cytlierea sont bivalves et non remaniées. 

Avant d'explorer le gisement d'argile à Cytherea de Kerniel, nous avons 
étudié les tranchées qui précèdent et où l'argile à Nucules (de l'étage 
marin supérieur du Limbourg) affleure en plusieurs points. Ces tranchées 
sont creusées à une altitude supérieure à celle de la tranchée de Tongres. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 LXI1I 

L'argile à Nucules s'y présente dans des conditions qui paraissent favo- 
rables aux recherches paléontologiques. Le temps nous a manqué pour 
entreprendre ces recherches ; mais nous avons, à diverses reprises, con- 
staté que la Nucula Lyelliana est extrêmement abondante dans ce dépôt 
et quelle est facile à obtenir en bon état, ce qui n'est guère le cas dans 
les rares gisements déjà explorés de l'argile à Nucules. 

On voit, à Kerniel, l'argile à Nucules recouverte par un puissant dépôt 
de sables boldériens ; le contact est visible sur plus d'un kilomètre et nous 
avons pu nous assurer, de la manière la plus certaine, qu'entre l'argile 
à Nucules et le salle boldérien, il existe, an point de vue s trati graphique et 
lithologique, un passage graduel et insensible, constant sur tous les points 
de contact. Il n'existe ni galets, ni graviers, ni aucune ligne de séparation 
entre les deux dépôts. 

Cette observation importante confirme d'une façon péremptoire l'opi- 
nion exprimée d'une manière indépendante par MM. Dollfus et Ortlieb l 3 
et par nous 2 , en 1874, et d'après laquelle le sable boldérien de Dumont 
ne serait autre chose que le terme le plus élevé de la série oligocène. Ce 
sable meuble et sans fossiles, loin de constituer un système distinct dans 
la série tertiaire, représente simplement la phase d'émergence, la plage 
sableuse et la dune des couches marines (argile de Boom et argile à 
Nucules) qui terminèrent dans nos régions la sédimentation oligocène. 

Presque en contre-bas de la tranchée de Kerniel, on observe, dans la 
vallée voisine, traversée en remblai par la voie ferrée, et sous l'argile à 
Nucules, les sables fluvio-marins du Limbourg. Ceux-ci reposent sur 
l'argile à Cytlierea qui, elle-même, forme le sommet de l'argile verte de 
Hénis. 

Vers la base du dépôt des sables fluvio-marins, nous avons recueilli les 
Pétoncles, le Pecten Hœninghausi et quelques autres coquilles propres à 
l'horizon des sables de Bergh, Vers le haut du dépôt, nous avons retrouvé, 
nettement caractérisée, toute la faune des sables de Vieux- Jonc. 

Certains auteurs paraissent considérer l'horizon des sables à Pétoncles 
de Bergh comme postérieur à celui de Vieux-Jonc ou de Klein-Spauwen. 
La présence, ici à Kerniel, à la base du dépôt fluvio-marin, des Pétoncles, 
du Pecten Jïœninghausi, etc. — si caractéristiques des sables de Bergh et 
qui manquent dans les sables de Vieux- Jonc — n'est guère favorable à 



1 Compte-rendu de géologie straligrapKique de îexcutsion de la Soc. Malacol. de Belg. 
dans le Limbourg belge, les 18 et 19 mai 1873, par J. Ortlieb et G. Dollfus. — Ann. Soc. 
Malac. de Belg. T. VIII, 1873. Voir p. 54. 

Principes de géologie transformiste, par G-. Dollfus. — Paris, 1874. Voir p. 100-101. 

2 Rapport sur une excursion faite le 16 juillet 1874, au Bolderberg, près de Hasselt, 
par E. Vanden Broeck. — Ann. Soc. Malac. de Belg. T. IX. 1874. Bull. Voir pp. 170-172. 



LXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

cette interprétation. Nos observations nous conduisent d'ailleurs à consi- 
dérer les dépôts de Bergh et de Vieux-Jonc comme contemporains : le 
premier représentant simplement un faciès d'eau plus profonde que le 
second. 

L'horizon coquillier de Vieux- Jonc nous a fourni, à Kerniel, une abon- 
dante moisson, et ce gite mérite d'être signalé comme très-favorable aux 
recherches paléontologiques. Les coquilles paraissent un peu plus tritu- 
rées qu'à Vieux-Jonc, ce qui provient sans doute de la situation encore 
plus littorale du dépôt l . On y trouve d'ailleurs les Mélanies, les Néri- 
tines, les Planorbes, etc., du gite de Vieux-Jonc, plus une petite Auricula, 
probablement nouvelle pour la faune des sables fluvio-marins du Lim- 
bourg. La découverte la plus intéressante que nous ayons faite au gîte 
de Kerniel, est celle d'une seconde espèce de Pupa, différente de celle que 
nous avons trouvée à Vieux-Jonc. Ce Pnpa, qui a la taille et l'aspect d'un 
petit Vertigo, est bien caractérisé et très-curieux ; il sera décrit et figuré 
dans le travail annoncé à la dernière séance, et que M. Ru tôt et nous 
comptons présenter bientôt à la Société. 

Parmi les coquilles marines du gîte fluvio-marin de Kerniel, nous cite- 
rons des exemplaires assez nombreux d'une bonne espèce de Cerithmm : 
le Cerithnim LamarcM, Desh. que nous n'avons pas trouvé à Vieux- 
Jonc. 

En terminant cet exposé sommaire, nous ajouterons que les coupes que 
nous avons étudiées, et notamment celles de la nouvelle voie entre Ton- 
gres à Looz, seront publiées bientôt à la Société Géologique de Belgique, 
où elles figureront, avec les résultats straligraphiques de nos explorations, 
dans un travail que nous préparons en ce moment avec M. Rutot. » 

La séance est levée à 7 1/2 heures. 



1 Les coquilles, généralement roulées et usées, de l'horizon de Bergh, observées par nous 
vers la base du dépôt fluvio-marin de Kerniel, seraient simplement des épaves, rejetées 
sur ce rivage, de la faune plus profonde qui florissait à quelque distance du littoral, dans 
la direction du nord. 



BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 4878. LXV 



Séance du 7 décembre 1878. 

Présidence de M. Briart. 

La séance est ouverte à 6 heures. 

Sont présents MM. Briart, président; Rofîiaen; Vanden Broeck; 
Rutot ; De la Fontaine; E. Colbeau; Vaughan; Lefèvre; Fologne; 
Vincent; Pire; Malaise; J. Colbeau, secrétaire. 

MM. Meeus, directeur du Moniteur industriel, Sax, homme de lettres, 
et E. Vincent, étudiant, assistent à la séance. 

MM. Blanchart, J. Cornet et Denis font excuser leur absence. 

Le procès-verbal de la séance du 2 novembre 1878 est adopté. 

Correspondance. 

M. Ed. Van Beneden, professeur à l'Université de Liège, fait part du 
désir de M. le professeur J. Carus, de Leipzig, d'échanger le journal 
qu'il dirige, « Zoologischer Anzeiger » , contre les Annales de la Société. 
~ Cet échange est accepté. 

M. Hayden, géologue des États-Unis, remercie pour sa nomination 
comme membre honoraire de la Société et compte pouvoir participer à 
ses travaux. 

L'Institut Royal Géologique de Hongrie et la Société des Sciences 
Naturelles du Schleswig-Holstein annoncent l'envoi de leurs publica- 
tions. 

La Société Néerlandaise de Zoologie remercie pour la réception de nos 
Annales et annonce l'envoi de publications. 

La Société Royale Linnéenne de Bruxelles adresse le programme de 
ses conférences de la période d'hiver 1878-1879. 

Les réponses suivantes à la circulaire du 6 novembre 1878, relative à 
l'Exposition de 1880, sont parvenues jusqu'à ce jour à la Société : 

M. Fr. Berchem, ne possédant pas lui-môme de collections malacolo- 
giques, s'est adressé à plusieurs personnes de Namur pour 

5 



LXVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

savoir s'il n'existait pas en cette ville quelque collection digne 
de figurer à l'Exposition ; mais il est au regret de devoir dire 
qu'il n'a rien pu trouver. 

M. C. Blanchart, en envoyant à la Société diverses coquilles de la Médi- 
terranée et du département de l'Aude, espère qu'il pourra y 
avoir parmi elles quelques espèces curieuses à exposer. 
M. Alph. Briart, approuvant entièrement l'idée défaire une Exposition 
Malacologique, lors des fêtes nationales de 1880, avec les 
réserves mentionnées dans la circulaire, pourra exposer les 
séries de fossiles suivantes : 

Étage supracrétacé de Ciply. 

Meule de Bracquegnies. 

Calcaire grossier de Mons. 

M. P. Cogels, espérant que le projet de la Société pourra se réaliser, se 
propose d'exposer une collection de fossiles recueillis aux envi- 
rons d'Anvers. Il mettra à la disposition du Comité d'organi- 
sation les autres coquilles, soit vivantes, soit fossiles, de ses 
collections qui pourraient offrir quelque intérêt à être montrées. 

M. E. Colbeau exposera : 

Collection des mollusques terrestres et fluviatiles vivants et 

fossiles de Belgique. 
Collection spéciale des variétés et sous-variétés des Hélix nemo- 

ralis, Sauveuri et hortensis de Belgique. 
Monstruosités de coquilles rencontrées en Belgique. 
Mollusques utiles et mollusques nuisibles de Belgique. 
M. J. Colbeau pourra exposer les collections suivantes : 

Collection des mollusques terrestres, fluviatiles et marins vivants, 

de Belgique. 
Fossiles de divers systèmes géologiques de Belgique, parmi lesquels 

plusieurs séries intéressantes. 
Collection de mollusques terrestres et fluviatiles, fossiles et vivants, 

du globe. 
Collection générale des mollusques fossiles et vivants. 
Animaux rayonnes vivants de Belgique. 
M.F.-L. Cornet compte pouvoir participer à l'Exposition, en y envoyant: 
Collection complète du terrain tertiaire du Hainaut. 
Collection complète du terrain crétacé de la Belgique. 
Collection de coquilles fossiles du terrain houiller de Belgique. 
M. J.-F. Cornet est partisan, en principe, de l'Exposition projetée. Si 

cette Exposition est décidée, il fera son possible pour pouvoir 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 LXVII 

aider, d'une façon quelconque, à la réalisation de cette manifes- 
tation scientifique. 

M. Ph. Dautzenberg, sans s'engager positivement, espère coopérer à 
l'Exposition et y envoyer quelques séries spéciales de coquilles 
vivantes. 

M. Amb. Delacre a l'intention d'exposer une collection de fossiles du 
Bassin de Paris, ou tout au moins du calcaire grossier. 

M. J. De la Fontaine pourrait montrer une collection de fossiles 
recueillie à Gand. 

M. le comte G. de Looz-Corswarem compte exposer les séries suivantes, 
à la condition que le matériel nécessaire soit mis à sa disposition : 

Coquilles du Tongrien inférieur et supérieur. 

Coquilles du Heersien, et aussi plantes Heersiennes (types figurés 
dans le travail de M. de Saporta), si les plantes fossiles peu- 
vent être admises. 

Coquilles du Hervien et du Sénonien remanié d'Hosden. 

Il pourrait aussi, si d'autres paléontologistes ne possédaient pas 
mieux, exposer de bonnes séries de 

Maestrichtien de Jandrain. 

Polypiers Maestrichtiens de Wansin. 

Fossiles silicifiés du Hervien de Vaels. 

Il possède encore de très belles et très rares pièces isolées du 
Maestricbtien de Maastricht, du Dévonien de Nîmes, du Houiller 
(flore) de Liège, etc., qui pourraient servir à enrichir des col- 
lections complètes exposées par d'autres membres de la Société. 

M. G. Dewalque est très désireux d'exposer en 1880; son intention est 
de montrer une collection très riche et tout à fait choisie de 
fossiles belges, une centaine de tiroirs; mais il craint d'en être 
peut-être empêché par le manque de temps nécessaire pour 
coller sur carton la moitié au moins de cette collection et pour 
en faire convenablement l'emballage, et aussi par les grands 
frais que cela lui occasionnera. 

M. P. Hallez est tout disposé à prendre part à l'Exposition, en y 
envoyant une collection de fossiles Laekeniens et des spécimens 
choisis de belles et rares espèces de coquilles vivantes. 

M. Ed. Lanszweert, en envoyant son adhésion au projet d'Exposition, 
annonce qu'il pourra y faire figurer une collection des mollus- 
ques et des polypiers flexibles du littoral Belge. 

M. Th. Lefevre pourra exposer une collection nombreuse de fossiles 
tertiaires du pays et de l'étranger. 



LXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGÏQUE DE BELGIQUE 

M. C. Malaise compte prendre part à l'Exposition : il exposera des fos- 
siles siluriens et cambriens et probablement d'autres fossiles 
primaires. Il exposerait aussi d'autres séries, si celles-ci pou- 
vaient combler des lacunes, pour le cas où la Société expo- 
serait une collection de fossiles des divers étages géologiques. 

M. Aug. Neissen ne possède qu'un certain nombre de fossiles, coquilles 
et polypiers, de l'assise moyenne du terrain dévonien, ou cal- 
caire de Givet, recueillis à Bergisch Gladbacb : il est tout 
disposé à les confier à un collègue qui voudrait augmenter ou 
compléter une collection à exposer. 

M. L. Pire a vu avec le plus grand plaisir que la Société se disposait 
à organiser une Exposition : il se propose bien d'y prendre part. 

M. J.-C. Purves transmet son adhésion et espère pouvoir exposer une 
collection générale des coquilles terrestres, fluviatiles et marines 
des Antilles et notamment une série spéciale de l'île d'Antigoa, 
et peut-être aussi une riche série de fossiles du terrain dévonien 
inférieur de TArdenne. 

M. Fr. Roffiaen est disposé à prendre part à l'Exposition Malacolo- 
gique, si toutefois le concours moral et matériel de l'État lui 
est acquis. En ce cas, il exposera : 

Collection générale des espèces nationales, européennes et 
exotiques du genre Hélix. 

Collection spéciale de nos variétés d'Hélix nemoralis et hortensis. 

M. A. Rutot a l'intention de prendre part à l'Exposition; il pourra étaler, 
avec M. G. Vincent, des séries tertiaires remarquables, ainsi 
qu'une collection très riche du système Hervien. 

M. M. Schepman se propose d'envoyer la collection des mollusques 
terrestres et fluviatiles vivants de la Hollande, si les conditions 
de l'Exposition ne sont pas trop défavorables. 

M. Ern. Vanden Broeck compte pouvoir exposer : 

Une collection des coquilles terrestres et fluviatiles de Belgique. 
Une collection générale des coquilles terrestres et fluviatiles du 

globe. 
Une collection générale de coquilles pliocènes. 
Une série de coquilles du calcaire grossier de Mons. 
(Conjointement avec M. Rutot) une collection de coquilles des 

couches oligocènes de la Belgique. 
La collection complète des Foraminifères des côtes de Belgique 
Une collection de Foraminifères du golfe de Gascogne. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 LX!X 

La collection complète des Foraminifères des couches pliocènes du 
Bassin d'Anvers. 

Une collection générale des Nummulites. 

Une série de préparations microscopiques d'animaux inférieurs 
(mollusques, etc.). 

Deux séries de modèles en plâtre, représentant, très fortement 
grossis , les principaux types de Foraminifères ; ensemble 
200 spécimens. 

Une série de planches murales sur toile, représentant des types 
de Foraminifères. 

Une collection spéciale de vulgarisation malacologique, compre- 
nant, sous un très grand nombre de divisions, toutes les appli- 
cations de la Malacologie, de la Conchyliologie et de la Paléon- 
tologie, aux Arts, aux Sciences, à l'Industrie, à l'Agriculture 
et à l'Économie domestique. 

Cette dernière collection surtout, nécessitant beaucoup de peines 
et de soins, ne pourrait être formée qu'à la condition d'être 
assuré d'avance que notre Exposition sera moralement et maté- 
riellement soutenue par le Gouvernement. 

M. G. Vincent s'associe entièrement à l'idée d'organiser une Exposition 
malacologique : il est probable qu'il pourra y prendre part ; en 
ce cas, il exposera, avec M. Rutot, plusieurs groupes de l'éocène 
du pays. 

Dons et envois reçus. 

Coquilles marines de la Méditerranée et terrestres du département de 
l'Aude, don de M. C. Blanchart ; coquilles terrestres et fluviatiles de 
Carinthie, don de M. le D r F. Ressmann. 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. Gwyn Jeffrey s (Notes on some 
British Land and Freshwater Shells), M. Karl Zittel (Studien iiber 
fossile Spongien. Dritter AMheilung),M.. M. Schepman (1. Over het onder- 
scheid tusschen Succinea putfis L . en S. Pfeifferi Rossm. 2. Hélix tetra- 
zona Jan. 3. Over Leucochroa degenerans Mouss. en Hélix mograbina Mot. 
en Jiunne plaats in het systeem). 

Publications reçues en échange, de la part de la Commission Géolo- 
gique directrice des États-Unis, de l'Académie des Sciences de Californie, 
de l'Académie Bavaroise des Sciences de Munich, de l'Académie Slavo- 
méridionale des Sciences d'Agram, de l'Institut Impérial-Royal Géolo- 
gique d'Autriche, de l'Institut Royal Géologique de Hongrie, du Comité 
Royal Géologique d'Italie, du Muséum d'Histoire naturelle de Budapest, 
du Muséum de Zoologie comparée de Cambridge, de la Fédération des 



LXX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Sociétés d'Horticulture de Belgique, des rédactions du Moniteur indus* 
triel, de l'Athenaeum Belge, du Bulletin Scientifique du Département du 
Nord, de la Feuille des Jeunes Naturalistes, du Moniteur Horticole 
Belge, et des Sociétés suivantes : Belge de Microscopie, Géologique de 
Belgique, Néerlandaise de Zoologie, des Sciences naturelles de Rouen, 
Centrale d'Agriculture de Belgique, Scientifique Argentine, Entomolo- 
gique Italienne, d'Histoire naturelle de Glasgow, Médico-chirurgicale de 
Liège, des Sciences naturelles d'Elberfeld, des Mélophiles de Hasselt, des 
Sciences historiques et naturelles de Semur, Géologique de Hongrie, 
Géologique de France, Belge de Géographie, d'Étude des Sciences natu- 
relles de Nîmes, Zoologique de Londres, Géologique de Londres, Lin- 
néenne de la Nouvelle-Galles du Sud, des Naturalistes de Bâle, des 
Sciences naturelles de Saint-Gall, d'Histoire naturelle de Colmar, Royale 
des Sciences Médicales et Naturelles de Bruxelles, Royale Linnéenne de 
Bruxelles, Entomologique de Belgique, Botanique de Lyon, Malacozoo- 
logique Allemande, des Sciences naturelles du Schleswig-Holstein. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque, trois exemplaires du Procès- 
verbal de la séance de la Société du 2 novembre 1878, ainsi qu'un exem- 
plaire du travail suivant, tiré à part du t. XIII, 1878, des Annales : « De 
quelques Mollusques napolitains, ou nouveaux ou peu connus, par le 
D r N. Tiberi. » 

Communications et propositions du Conseil. 

Le Président a le regret d'annoncer que le Conseil a reçu avis du décès 
de M. Morton Allport, l'un des membres effectifs à vie de la Société. 

M. Roffiaen, vice-président, rend compte d'une entrevue qui a eu lieu 
entre la Société et l'Administration communale de Bruxelles : 

« Nous avons reçu, comme vous le savez, une lettre de M. le Directeur 
du Jardin Royal de Zoologie, qui, au nom de M. l'Échevin des Finances 
de la ville de Bruxelles, nous dénonçant le contrat intervenu en 1863, 
entre la Société Malacologique de Belgique et la Société Royale de 
Zoologie, nous retirait ainsi la jouissance du local que nous possédions au 
Jardin Zoologique, appartenant aujourd'hui à la ville. 

« En exécution d'une résolution du Conseil, notre Secrétaire a répondu 
à M. l'Échevin des Finances, en lui demandant une audience au nom de 
notre Société. 

« Le jour ayant été fixé par M. l'Échevin, les membres de notre com- 
mission spéciale pour le local, auxquels se sont joints notre Secrétaire, 
notre Trésorier et notre Vice-Président, se sont rendus à l'Hôtel-de-Ville. 



BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1878 LXXÏ 

« M. l'Échevin des Finances, indisposé et absent, avait chargé 
M. De Vergnies de le remplacer. 

« Nous avons reçu le plus sympathique accueil et notre collègue M. le 
sénateur Crocq, s'étant fait notre interprète, a exposé les embarras et les 
préjudices qui allaient être causés à notre Société, dont les importantes 
collections pourraient être exposées à se trouver un certain temps sans 
abri. 

« M. De Vergnies a bien voulu nous dire, au nom de l'Administration 
communale, que la bienveillante sollicitude de cette dernière était acquise 
à notre Société et que, si nous pouvions obtenir à l'Université libre, où se 
trouve déjà notre bibliothèque, une place quelconque pour nos collections 
malacologiques et paléontologiques, la ville de Bruxelles serait certaine- 
ment disposée à intervenir dans les frais d'établissement et de mobilier 
que nécessiteraient ces collections, surtout s'il lui était assuré qu'elles 
pourraient servir aux études de la jeunesse studieuse qui suit les cours de 
l'Université. 

« Ceci ne pouvant faire l'objet d'aucun doute, puisque la paléontologie 
y est l'objet d'un cours spécial, nous avons espoir qu'appuyés par le 
Conseil d'administration de l'Université libre, nos importantes collections, 
dont l'abord nous est si difficile depuis l'incendie qui nous a causé un si 
grave préjudice, seront bientôt classées et mises à la disposition de nos 
membres qu'elles peuvent aider si puissamment dans leurs travaux. » 

Le Secrétaire propose de décider l'échange des Annales avec la Société 
des Sciences naturelles d'Elberfeld, qui vient de nous adresser ses publi- 
cations. — Accepté. 

Rapports sur les travaux présentés. 

M. J. Colbeau donne lecture du rapport suivant sur le travail de 
M. Wright. 

« Le travail de notre collègue M. Bryce Wright, qui nous a été remis à 
notre dernière séance, comprend la description, latine et anglaise, d'un 
Murex remarquable, provenant de la Nouvelle-Calédonie et qu'il nomme 
Murex Huttonice. M.Wright nous a en même temps communiqué l'exem- 
plaire sur lequel la description a été faite, afin que la figure en soit jointe 
à son travail. 

« La description donnée par l'auteur nous paraît conforme à l'échan- 
tillon. Quant à la question de savoir si celui-ci doit être regardé comme 
une espèce distincte de ses congénères ou bien comme une variété remar- 
quable de l'une d'elles, nous ne pouvons nous prononcer sur un seul 
échantillon, d'autant plus que nous ne connaissons pas toutes les espèces 
du même groupe et que celles-ci peuvent être assez variables; nous avons 



LXXII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

cependant reconnu des différences sensibles avec celles que nous connais- 
sions. 

« Nous proposons bien volontiers l'impression du travail de M. Wright 
dans nos Annales avec la figure de l'espèce décrite, et nous émettons le 
vœu de voir notre collègue nous donner encore une ou deux descriptions 
d'espèces nouvelles, afin que les figures de celles-ci puissent compléter la 
planche où doit se trouver le Murex Huttonice. » 

M. Lefèvre se rallie aux conclusions de M. Colbeau et ajoute que 
M. Wright lui a écrit qu'il se proposait d'envoyer dans quelque temps 
de nouvelles descriptions d'espèces pour joindre à sa première notice. 

L'impression du travail de M. Wright dans les Annales est décidée. 

Présentation de travaux pour les publications de la Société. 

M. Briart dépose un travail, avec planche, intitulé : « Description de 
quelques coquilles fossiles des Argilites de Morlanwelz, par Alph. Briart 
et F. L. Cornet. » — Sont désignés commissaires-rapporteurs, MM. Rutot 
et Malaise. 

M. Pire dépose un « Tableau analytique, avec figures, des Genres de 
mollusques terrestres et fluviatiles de Belgique, » et un « Rapport sur les 
collections Malacologiques exposées à l'Exposition universelle de Paris de 
1878. » M. Lefèvre remettra prochainement, pour pouvoir être inséré dans 
le volume d'Annales de 1878, son Rapport sur les collections paléontolo- 
giques, etc., qui se trouvaient réunies à la même Exposition. 

Sont désignés comme commissaires pour l'examen de ces deux travaux, 
MM. J. Colbeau et Vanden Broeck. 

Lectures. 

M. Vincent, au nom de M. Rutot et au sien, donne lecture de la notice 
suivante : 

Note sur quelques observations géologiques et paléontologiques faites 
aux environs de Louvain, par 0. Vincent et A. Rutot. 

On a bien peu écrit, jusqu'ici, sur la géologie et la paléontologie des 
environs de Louvain. 

Nous avons entrepris, dans ces derniers temps, d'assez nombreuses 
excursions, faites en vue de reconnaître l'extension de notre nouveau 
système Wemmelien, et nous vous avons fait récemment connaître 
les importants résultats que nous avions retirés de l'étude de ce terrain, 
aux environs de Bruxelles. 

Nous nous sommes décidés à vous entretenir aujourd'hui de ce que 
nous avons observé aux environs de Louvain. 



BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1878 LXXI1I 

Nous avons visité, à cet effet, la ligne de collines qui longe la route de 
Tirlemont et dont Dumont a publié la coupe; puis, nous avons également 
exploré en détail la montagne des Dominicains et la montagne de Fer, 
c'est-à-dire la région comprise entre les routes de Louvain à Malines et de 
Louvain à Tervueren, afin de rattacher ces parties à celles déjà connues, 
situées entre Louvain et Bruxelles et dont M. Vincent vous a parlé 
dernièrement. 

Nous avons facilement reconnu notre système Wemmelien partout où 
il se présente et principalement dans les localités de Terbanck et de Ter- 
munck, citées par Dumont, ainsi que dans les collines du Predikheren- 
berg, le long de la route de Tirlemont. 

A Terbanck et à Termunck, dans les chemins creux qui se détachent 
des deux côtés de la route de Tervueren, on peut observer des coupes qui 
offrent d une manière presque complète et surtout bien reconnaissable, 
toute notre série Wemmelienne. 

Si Ton part d'une ancienne tranchée de chemin de fer abandonnée, 
entièrement creusée, sur une profondeur de cinq mètres, dans les sables 
bruxelliens avec grès fistuleux et lustrés vers le bas, devenant plus calca- 
reux vers le haut, on peut constater, en se dirigeant vers la route de 
Tervueren, le contact du gravier, base du Wemmelien, sur les sables 
Bruxelliens; puis on voit se développer les sables de Wemmel, sur- 
montés de l'argile glauconifère non directement observable, mais dont la 
présence n'est pas douteuse, à cause de l'inclinaison du chemin et de la 
boue constante qui le recouvre. L'argile glauconifère cesse à peu près au 
niveau de la grand'route ; puis on voit dans les talus des chemins mon- 
tants, de l'autre côté de la route, ainsi que dans de petites exploitations, 
des sables fins, blancs, à bandes ocreuses, qui passent vers le haut à des 
sables de couleur orangée, recouverts eux-mêmes par les sables verts, 
grossiers, à lits de plaquettes ferrugineuses, qui constituent le système 
Diestien de Dumont. Ces sables verts, grossiers, sont nettement séparés 
des sables orangés sous-jacents par un lit épais de gros silex roulés, 
ovoïdes, identiques à ceux de la base du dilumum ancien. 

Le long de la chaussée de Tirlemont, la série se présente d'une façon à 
peu près semblable, mais plus complète encore. 

Nous avons eu le plaisir de constater, à un niveau un peu inférieur à 
celui de la chaussée, plusieurs affleurements bien caractérisés de sable 
Bruxellien et dans une excavation, creusée au niveau de la chaussée, et 
par conséquent au pied de la colline, le Bruxellien calcareux et fossilifère, 
surmonté par le gravier, base du Wemmelien. Ce contact avait échappé 
à Dumont. 

A quelques mètres de là, une autre petite excavation nous donnait une 



LXXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

coupe des sables de Wemmel jusqu'à leur passage à l'argile glauconifère; 
puis, une grande briqueterie nous montrait la masse de l'argile glauco- 
nifère, passant insensiblement aux sables chamois, surmontés eux-mêmes, 
par transitions insensibles, de sables de plus en plus grossiers, blancs, 
avec petites lignes ferrugineuses et ressemblant à s'y méprendre, aux 
sables blancs du Bruxellien inférieur. 

Cette partie supérieure des sables chamois était subitement recouverte 
par une ligne de gravier épaisse de m 40 à m 50, composée de galets de 
silex ronds, noirs et plats, de grains quartzeux très roulés et translucides 
et d'assez nombreux fragments, moins roulés, de roches appartenant à des 
calcaires dévoniens ou carbonifères. Enfin, ce lit de galets était surmonté 
de sables jaunâtres meubles, se transformant vers le haut en une argile 
grise avec concrétions calcaires, peu épaisse et passant insensiblement à 
un sable à grain assez fin, ferrugineux, devenant de plus en plus grossier 
jusqu'au sommet où il est agglutiné en bancs ferrugineux, durs, encore 
signalés comme Diestien par Dumont. 

Les dernières couches dont nous venons de parler étant entièrement 
privées de fossiles, nous nous garderons bien d'entamer ici une discussion 
stratigraphique au sujet de l'âge qu'on doit leur assigner, mais il n'en 
est pas de même du Bruxellien et de quelques niveaux de notre système 
Wemmelien; c'est des fossiles rencontrés à ces niveaux que nous allons 
vous entretenir. 

Nous avons rencontré des fossiles Bruxelliens en quatre endroits diffé- 
rents, aux environs de Louvain ; en trois endroits dans le terrain en place, 
et à l'état remanié dans le quatrième. 

Quant au système Wemmelien, il en a donné une certaine quantité de 
très intéressants, dans le gravier de la base, agglutiné en grès durs. 

Les points où nous avons rencontré des fossiles Bruxelliens sont : 
Terbanck, à la traversée de la tranchée de chemin de fer abandonnée, par 
le chemin qui quitte la route de Tervueren au couvent de Terbanck. Nous 
avons rencontré dans des grès du Bruxellien inférieur : 

Nautilus Lamarcki, Desh. Spatangus pes equuli, Le Hon. 

Bulla sp? Spatangus Omaliusi, Gai. 

Nucula fragilis , Desh. (très abondante). 

A Termunck,un autre chemin creux nous a montré une très belle coupe 
de Bruxellien supérieur ou calcareux, duquel nous avons retiré, à l'état de 
coquilles munies de leur test : 

Nucula fragilis, Desh. (très abondante). Panopœa intemxeàia, Sow. 

Cytherea lœvigata, Lamk. Corbula Lamarcki, Desh. 

Lucina Volderiatia, Nyst. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 LXXV 

Le troisième gisement coquillier du Bruxellien se trouve le long de la 
route de Tirlemont, au point précis où nous avons vu son contact avec la 
base du Wemmelien ; mais, à cause du peu d'étendue de l'excavation et de 
l'altération du sable, nous n'avons pu retirer que quelques fragments de 
coquilles silicifiées, parmi lesquelles : Lucina Volderiana, Nyst. 

En cet endroit, c'est le Bruxellien calcareux ou supérieur qui affleure. 

Enfin le quatrième point où l'on trouve des fossiles Bruxelliens est situé 
dans' la grande tranchée creusée au pied du mont César, à l'extrémité des 
Bassins, entre le canal et la chaussée de Malines. 

Les fossiles, consistant principalement en dents de poissons fortement 
altérées et réduites à l'émail, se rencontrent à la superficie des sables du 
Bruxellien inférieur, dans le lit de cailloux roulés dont Dumont a fait la 
base de son système Diestien, représenté en ce point par environ 12 mètres 
de sables grossiers stratifiés, traversés par des bancs de grès ferrugineux. 

Nous contestons l'opinion, généralement adoptée, qui fait de cette 
masse sableuse — dont la base est formée d'un gravier de silex roulés 
identiques à ceux de la base du diluvmm ancien, mêlés à des silex ronds, 
noirs et plats et à des dents de poissons dont l'origine n'est pas douteus 
— un dépôt d'âge pliocène ; mais ce n'est pas le moment de développer 
ici nos idées et nos preuves. Disons donc simplement que pour nous ces 
sables représentent le quaternaire ancien, formé aux dépeus de la partie 
supérieure du Wemmelien dénudé, vu en place dans les collines d'Ever- 
bergh, et que les fossiles recueillis dans le gravier de la base et qui sont : 

Lamnaelegans, Ag. Otodus Vincenti, Winkl . 

Lamna cuspidata, Ag. Car char odon disauris, Ag. 

Otodus macroius, Ag. Cardium porulosum, Brand. 

proviennent simplement du remaniement des couches Bruxelliennes 
sous-jacentes par les mêmes phénomènes diluviens. 

En ce qui concerne le Wemmelien, nous en avons rencontré la base 
très fossilifère dans un chemin creux à Terrnunck. 

Au-dessus de plusieurs mètres de Bruxellien calcareux avec lits de grès 
fossilifères, on remarque une ligne plus ou moins régulière de blocs de 
grès très durs, blancs, que l'on prendrait à première vue pour le dernier 
banc de grès du Bruxellien. Au-dessus de ces grès et entre eux, lorsque 
la ligne est interrompue, on aperçoit un gravier fin surmonté de sables 
ocreux, qui ne sont autres que la base du Wemmelien, surmontée des 
sables de Wemmel. 

En brisant les blocs solides, on s'aperçoit aussitôt qu'ils sont composés 
de grains de gravier agglutinés par du calcaire, provenant de la dissolu- 
tion de nombreux fossiles dont il ne reste que les empreintes. A Louvain, 



LXXVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

comme en tous les autres points très nombreux où nous avons pu voir ce 
gravier, on le trouve pétri de coquilles enlevées au Laekenien ou sable à 
Ditrupa slrangulata, qui devait primitivement exister dans ces régions et 
qui a été, presque partout, entièrement enlevé et détruit lors de l'arrivée 
des eaux de la mer Wemmelienne. 

Mais ce qui est surtout intéressant, c'est de constater qu'il a dû exister 
des couches Laekeniennes, à la partie supérieure des sables à Ditrupa, 
qui étaient caractérisées par de nombreuses coquilles du calcaire grossier 
moyen et que nous ne retrouvons plus aujourd'hui dans les lambeaux de 
Laekenien échappés à la dénudation Wemmelienne 1 . 

C'est ainsi que nous trouvons dans le gravier, base du Wemmelien, à 
Forest, à Laeken, à Melsbroeck, des quantités de Cames, de Cardites, de 
Crassatelles et de grandes Lucines, assez souvent brisées, mêlées à de 
nombreux Ditrupa, à des OrUtolites complanata, à des osselets de Cre- 
naster et à des dents de poissons roulées. 

Toutes ces particularités ont été retrouvées dans le gravier de 
Termunck et nous saisissons cette occasion pour donner ci-après une liste 
des espèces que nous en avons extraites : 

Otodusmacrotus, Ag. Chama lamellosa, Lamk. 

Turritella sp ? Lucina sp ? 

Naticasyï Arca sp? 

Calyptrœa sulcata ? Vinc . Cypricardia pectinifera, Sow . 

Tellina patellaris, Lamk . Ostrea gryphina, Desh . 

Cardita imbricata, Lamk. Ostrea cariosa, Desh. 

Crassatella sinuosa, Desh . Spondylus rarispinus, Desh . 

Cytherea suberycinoïdes, Desh . Ditrupa strangulata, Desh . 

Cardium asperulurn, Lamk . Crenaster poritoïdes, Desmar . 

Chama calcarata, Lamk. Nummulites lœvigata, Lamk. 

Tels sont les faits qui nous ont paru devoir intéresser la Société, car ils 
font connaître l'existence en Belgique de couches dont nous n'avons pas 
encore retrouvé le représentant intact, et caractérisées par des espèces très 
communes dans le calcaire grossier moyen du Bassin de Paris et dont la 
présence, en grand nombre, n'avait encore été signalée dans aucune des 
listes de fossiles des terrains tertiaires de notre pays. 

Dans tous les cas, ces découvertes ne font que rendre plus évident le 
synchronisme que nous avions déjà établi depuis quelque temps, entre 
notre Laekenien, réduit à la couche à Ditrupa, et le calcaire grossier 
moyen du Bassin de Paris. 

i A Bruxelles, près de la plaine des Manœuvres, et à Forest, nous avons cependant 
reconnu de très petites parties de ces couches, encore en place, et renfermant des Cames, 
des Crassatelle*, des Corbis, etc. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1878 LXXVII 

Ces découvertes ont encore nu autre résultat utile ; c'est de montrer, d'une 
manière irrécusable, la parfaite indépendance de notre système Wemme- 
lien, des couches Laekeniennes et Tongriennes avec lesquelles on l'avait 
jusqu'ici confondu, en faisant remarquer qu'il présente, partout où il 
existe, des faciès minéralogiques et paléontologiques bien reconnaissables 
et parfaitement caractérisés, qui ne se modifient que dans les limites des 
conditions de sédimentation et de vie. 

Question à Tordre du jour. Exposition Malacologique. 

Le Président dit que, suivant la décision de la Société, le Conseil a 
adressé une circulaire pour demander aux Membres de faire savoir s'ils 
seraient disposés à prendre part à l'Exposition de 1880. Vingt-cinq 
adhésions nous sont parvenues jusqu'à ce jour. Le Conseil devait aussi 
faire une demande au Gouvernement, pour s'informer si celui-ci accor- 
derait à la Société son appui moral et matériel ; la demande a été faite, mais 
la réponse ne nous est pas encore parvenue. Par suite de l'absence de cette 
réponse, l'Assemblée se trouve dans l'impossibilité de prendre aujourd'hui 
une résolution quant à l'organisation de l'Exposition : la décision doit 
forcément être remise à une séance prochaine. 

Plusieurs membres entretiennent l'Assemblée de diverses mesures 
qu'il y aurait lieu de prendre pour assurer la réussite de l'Exposition 
projetée. 

La question sera reportée à Tordre du jour de la prochaine séance de la 
Société. 

Communications et propositions diverses des Membres. 

M. Rutot fait la communication suivante, relativement à un cas de 
phosphorescence remarquable : 

« Dimanche dernier, 1 er décembre, vers 5 1/2 heures du soir, je dînais 
dans l'un des restaurants les plus suivis de Bruxelles. Je dégustais une 
douzaine d'huîtres dites « Zélandaises » , lorsqu'au moment de gober l'un 
de ces précieux mollusques, je remarquai, sur le bord de la coquille, un 
petit appendice noirâtre, dépassant de 4 à 5 millimètres. Croyant avoir 
affaire à une petite algue ou à un petit fragment de bois adhérant à l'exté- 
rieur de la coquille, je frottai vivement avec l'index de la main droite 
pour enlever l'objet. Je vis en effet que je l'avais enlevé et, suivant des 
yeux l'extrémité de mon doigt, quel ne fut pas mon étonnement en voyant 
le petit corps noir émettre soudainement une lueur d'un beau vert jaunâtre 
tellement intense, que l'extrême clarté qui régnait dans la salle était 
impuissante à l'éteindre. 



LXXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

« Surpris, je frottai vivement mon doigt sur la nappe et je pus alors 
distinguer que l'objet qui émettait cette lumière intense n'était autre qu'un 
annélide marin, long d'environ 20 millimètres, que j'avais en partie 
écrasé et qui remuait encore. 

« Quoique posé en pleine lumière, sur la nappe blanche, la phosphores- 
cence persista pendant au moins une minute et demie, s'affaiblissant peu 
à peu et continuant à briller le long des parties écrasées, longtemps après 
que le reste intact était redevenu obscur. 

« Dans les premiers moments, alors que l'animal se trouvait encore à 
l'extrémité de mon index, le phénomène se présenta avec une intensité 
extraordinaire, la phosphorescence se propagea assez lentement le long du 
corps, en pétillant, comme le ferait un grain de phosphore que l'on écra- 
serait avec le doigt et qui s'enflammerait. 

« N'ayant pas de loupe sur moi, je n'ai pu étudier l'animal comme je 
l'aurais désiré; ainsi que je l'ai dit, ilpouvait avoir 20 millimètres de long 
et 1 de diamètre ; il m'a paru composé d'une série d'anneaux, mais je n'ai 
pas remarqué d'appendices latéraux. Il m'a semblé qu'il portait sur chaque 
anneau deux taches noires sur fond gris. 

« La phosphorescence est commune à beaucoup d'animaux marins, 
surtout aux animaux inférieurs, et je me serais bien gardé de signaler un 
tel fait s'il s'était présenté dans des conditions ordinaires. 

« Il m'a semblé qu'il n'en était pas de même dans le cas actuel; de plus, 
l'intensité du phénomène était tellement remarquable qu'elle dépassait de 
beaucoup tous ceux du même genre qu'il m'avait été donné d'observer. 

« Je vous ai donc relaté ce que j'ai vu, non sans songer à la singulière 
destinée de cette petite bestiole qui ne peut guère se faire remarquer des 
vivants que par la mort. » 

M. VandenBroeck demande l'échange de publications avec les Sociétés : 
« Norfolk and Norwich Naturalist's Society » (Annales à partir de la 
seconde série) et « Norwich Geological Society » (Procès-verbaux à 
partir de 1878). — Ces propositions d'échange sont acceptées. 

La séance est levée à 7 1/2 heures. 



LA MALACOLOGIE 

A L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE PARIS (1878), 



PAR 

L. PIRE et Th. LEFÈVRE, 



En présentant à la Société ce compte-rendu bien imparfait des collec- 
tions malacologiques que nous avons vues à Paris, notre but n'a pas été 
d'en donner une analyse détaillée, mais de laisser une trace, dans nos 
Annales, de cette réunion remarquable d'objets qui se rapportent à nos 
études, tant au point de vue de la faune vivante que de la faune fossile. 

Si parmi les sciences naturelles la Malacologie n'attirait pas autant les 
regards que la Géologie avec ses nombreuses cartes, elle était néanmoins 
représentée par des séries très importantes. Nous ne pouvons nous empê- 
cher de signaler d'une manière spéciale la magnifique collection de 
coquilles terrestres et fluviatiles de l'Italie, de M me la marquise Paulucci, 
ainsi que le contingent des Colonies françaises et anglaises. 

Pour les fossiles, la belle vitrine de MM. Hébert et Munier-Chalmas, 
renfermant le fruit de leurs voyages en Hongrie et dans le Vicentin, le 
groupe des Nummulites fossiles de M. le chevalier Von Hantken et aussi 
les Échinides de l'Algérie, recueillis par M. Pommel. 

Nous avions l'intention de signaler indistinctement toutes les collections 
paléontologiques, mais cela nous eût entraînés trop loin. C'est pourquoi 
nous sommes forcés, bien à regret, de limiter aux collections malacolo- 
giques ce rapport, qui du reste s'adresse ainsi plus spécialement à la 
Société. 

Il nous a semblé pratique d'adopter simplement le classement par pays 
et par ordre alphabétique, et grâce aux nombreux documents que nous 
possédons, notre besogne nous a été rendue facile. Mentionnons parmi 



LXXX SOCIÉTÉ MALAC0L0G1QUE DE BELGIQUE 

ces publications ' le Guide du géologue , dû à l'aimable initiative de 
MM. Hébert et Munier-Chalmas, publié à l'occasion du Congrès interna- 
tional de Géologie, ainsi que les catalogues spéciaux qui nous ont été 
partout offerts avec beaucoup d'empressement, et les nombreuses publica- 
tions, telles que les précieusesbrochures sur l'Algérie, le Japon, le Canada, 
l'Australie, etc. 

ALGÉRIE. 

Le service de la marine, à Alger, avait organisé une Exposition spé- 
ciale des objets et engins concernant la pêche et l'exploitation du corail, 
qui se fait sous la direction de M. l'amiral Dupin de Saint-André, com- 
mandant la marine en Algérie. 

Cette exhibition se composait d'un type de bateau corailleur et de ses 
engins, construit par MM. Noto frères, constructeurs à La Calle et dont 
le prix n'est que de 450 francs ; en outre, d'une aquarelle de M. de Pajol, 
représentant trois bateaux corailleurs sur les lieux de pêche, et de nom- 
breux produits, parmi lesquels nous citerons : Un rocher de corail, pré- 
senté par M. Gaetano, de Bône, et valant 150 francs, trois blocs de coraux 
envoyés par M. Palmarino, de Bône, et enfin de nombreux échantillons 
de rochers, branches de corail, éponges, madrépores, etc., recueillis le 
long des côtes. 

Nous croyons utile de reproduire ici quelques extraits du catalogue 
spécial de l'Algérie, qui se rapportent à l'industrie du corail : 

« Le corail (du grec coralliori) est un polypier corticifère, de nature 
« calcaire, qui se développe avec une lenteur séculaire, sous forme de 
« récifs arborescents, dans les eaux de la Méditerranée. 

« C'est surtout sur les côtes de l'Algérie, aux environs de la Calle, que 
a se rencontrent les bancs de coraux rouges et roses les plus estimés ; il 
« s'en trouve aussi du côté de Mers-el-Kébir, près d'Oran. 

« Depuis le commencement du xvi e siècle jusqu'en 1794, la France 
« fut en possession presque exclusive de la pêche du corail sur les côtes 
« de Barbarie. La Calle devint le principal établissement d'une riche corn- 
et pagnie fondée par des habitants de Marseille qui, moyennant redevance 
« payée à l'État, acquit le monopole de l'exploitation des bancs de coraux 
« et en fit une industrie très florissante. La suppression de ce privilège 
« en 179i, et la liberté de concurrence que les traités de commerce accor- 
« dèrent aux Italiens et particulièrement aux Génois, amenèrent la ruine 
a de l'industrie coraillère en France et la firent passer aux mains de 
« l'Italie, qui devint à peu près maîtresse du marché. La redevance de 
« 800 francs qu'exige la France, pour chaque barque de pêcheur, est à 
« peine suffisante pour couvrir les frais de surveillance et de contrôle. 



BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1878 LXXXI 

« La pêche du corail sur les côtes de l'Algérie est très fructueuse pour 
« les entrepreneurs; elle offre, d'après M. Lacaze-Duthiers, un rendement 
« annuel d'environ 30,000 kilogrammes, estimés en moyenne à deux 
« millions et demi. Cette valeur brute, transformée en bijoux par l'in- 
« dustrie, représente commercialement 11 à 12 millions de francs. Il est 
« donc évident que la France aurait intérêt à adopter une combinaison 
« qui, sans porter atteinte à la liberté de la pêche, exciterait, chez les 
« Algériens, l'industrie et le commerce des coraux ouvrés. 

« Le nombre des bateaux corailleurs, qui était de 212 en 1867, a été de 
« 225 en 1876. La quantité de corail pêchée annuellement sur les côtes 
« de l'Algérie depuis dix ans, n'a pas sensiblement varié et s'est mainte- 
« nue dans une moyenne de 33,000 kilogrammes qui, à 60 francs, repré- 
« sente une valeur de au moins 2 millions. Ainsi, pendant la période décen- 
« nale qui vient de s'écouler, la production du corail peut s'évaluer à 
« plus de 20 millions de francs, tandis que le montant total de*s patentes 
« versées au Trésor n'a été que de 342,000 francs. » 

Nous extrayons encore du même catalogue les lignes suivantes qui se 
rapportent à la pêche des éponges : 

« Diverses expériences tentées depuis 1858 ont montré qu'il existait, 
« sur le littoral algérien, des éponges d'une grande finesse, comparables 
« à celles que Ton recueille sur les côtes de Syrie. Il y a là, comme pour 
« la pêche de corail, une source d'industrie et de fortune dont la marine 
« algérienne commence à se préoccuper sérieusement. » 

Le commerce du corail était encore représenté par des coraux bruts et 
ouvrés, exposés par M. Herbert, rue Thévenot, 12, à Paris. 

En fait de fossiles, nous n'avons remarqué, pour cette région, qu'une 
série très remarquable, composée de 60 échantillons de Clypeaster. Ces 
échinodermes ont été recueillis par M. Pommel, dans le Miocène moyen 
de l'Algérie occidentale. 

AUSTRALIE. 

Collection de corallinaires roses, rouges et blancs, d'épongés et de 
coquilles de l'Australie occidentale appartenant à M. A. H. Courderot. 

CANADA. 

Nous avons trouvé, dans la section du Canada, quatre blocs à'Eozoon 
Canadense, accompagnés de diverses préparations et de photographies de 
cet organisme aussi problématique que rudimentaire, si discuté daas le 
cours de ces dernières années. 

6 



LXXXII SOCIÉTÉ MALACQLOGIQUE DE BELGIQUE 

La Commission géologique du Canada, dont le directeur est M. Sel- 
wyn, à Montréal, avait aussi envoyé une série de coquilles et de polypiers 
fossiles, appartenant principalement au Terrain Silurien (109 cartons) et 
au Terrain Dévonien (30 cartons), si développé dans le pays; plus quel- 
ques spécimens du Trias, du Jurassique et du Crétacé supérieur. 

Mentionnons également les cartons du Post-pliocène, dont on trouvera 
une liste des espèces, dans le travail de notre collègue M. J. F. Matthew, 
publié dans le tome IX des Annales de la Société, et dont nous sommes 
redevable de la traduction française à notre regretté Arm. Thielens. 

Ajoutons pour le Canada, un groupe d'écaillés d'huîtres comestibles de 
M. Whinkin et C°, à Barrington. 

CEYLAN. 

La Commission de l'île de Ceylan offrait une collection montrant 
l'écaillé de l'huître perlière dans ses diverses périodes de croissance ; une 
seconde collection réunissant les produits de 3,000 huîtres à perles ; et 
enfin, une caisse d'échantillons provenant de 1,000 huîtres à perles 
pêchées à bord du « Cheval Par » . 

Collection de coraux et de corallines appartenant à Sir Ch. Layard. 

COCHINCHINE. 

Coquilles nacrées du genre turbo et autres, pour nacre d'incrustation. 

Encornets secs, espèce de seiche recherchée des gens riches qui les 
mangent en prenant le thé. Ce Céphalopode est très abondant sur les 
côtes de Cochinchine et du Tonkin. 

ESPAGNE. 

Dans la galerie d'Anthropologie du Trocadero, se trouvaient deux 
vitrines renfermant des fossiles néocomiens des environs de Valence, 
exposés par M. Nicolas Ferrer y Salve. 

FRANCE. 

Exposition très remarquable du Ministère de l'Instruction publique, 
grâce aux belles collections formées, par MM. Hébert et Munier Chalmas, 
pendant leurs missions en Allemagne, en Suisse, en Italie et en Hongrie. 

Nous avons pu voir environ 400 espèces des assises tertiaires inférieures 
ou éocènes du Vicentin et des couches synchroniques de la Hongrie; ce 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 4878 LXXXIII 

qui ne représente encore qu'une faible partie des richesses accumulées 
pendant ces nombreux voyages et qui se trouvent maintenant réunies à 
la Sorbonne. 

La collection provenant de l'Italie septentrionale était classée de la 
manière suivante et en commençant par les couches les plus anciennes : 

Calcaire à RhyncJionella polymorpha. 

Couche à poissons de Monte- Valleco ; calcaire de Monte-Postale. 

Calcaires à Échinides de Brusa-Ferri ; lignites de Pulli. 

Couches de San-Giovanni-Ilarione à Nummulites spira. 

Couches de Ronca ; zone inférieure à Cérites ; zone supérieure à Fin- 
ir ia major. 

Couches à CeritMum DiaMi. 

Calcaire marneux à Nummulites orMtoides (groupe de Priabona). 
Marnes à Bryozoaires de Brendola. 

Et enfin les calcaires à Polypiers de Crosara. 

L'ordre de succession des couches était établi par des coupes géologi- 
ques placées au-dessus de la vitrine. Dans la partie inférieure de cette 
même vitrine se trouvait une belle série stratigraphique des fossiles 
éocènes caractéristiques de la Hongrie, classée de la manière suivante : 

Lignites à Cyrena grandis ; couches à Ceritkmm Bakonicum. 

Couches à Nummulites Hantkeni, Nummulites suhplanulata. 

Couches à Nummulites spira. 

Couches à Nummulites striata (Ronca). 

Couche à Nummulites TcliiliatcTieffi et Nummulites orbitoides; calcaire 
de Bude ; marnes à Clavulina Szaboi. 

Cette cinquième couche représente pour MM. Hébert et Munier 
Chalmas, l'Éocène supérieur. 

Dans une petite vitrine adossée à la grande collection dont nous venons 
de parler, se trouvaient différentes préparations paléontologiques, toutes 
très remarquables, faites par M. Munier. Nous citerons entre autres : un 
oursin (Hemicidaris crenularis) de l'Étage corallien et une suite d'ap- 
pareils internes de Brachiopodes j urassiques et crétacés, merveilleusement 
dégagés de leur gangue. Ces Brachiopodes appartenaient aux genres 
Terebratula, Waldhemia, Terebratella et Spiriferina. 

Pour les terrains quaternaires nous avons trouvé : 

Les coquilles des tufs de la Selle, près Moret (département de Seine-et- 
Marne) représentées par une cinquantaine d'espèces appartenant à notre 
collègue M. R. Tournouer, rue de Lille, 21, à Paris. Le Musée de Troyes 
avait aussi exposé les coquilles des tufs calcaires de Rssson, dans le 
département de l'Aube. 



LXXXIV SOCIÉTÉ MÀLÀCOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Le Pliocène se composait de 200 échantillons trouvés au Castel d'Appio, 
(Alpes maritimes) par M. le D r E. Rivière et exposés par lui dans le com- 
partiment de l'Instruction publique. 

Nous ne pouvons omettre de mentionner une magnifique série de près 
de 800 échantillons des fossiles caractéristiques des différents étages 
jurassiques du département de la Haute-Marne ; exposant, M. Royer. Nous 
avons remarqué surtout de nombreuses Ammonites de grande taille, 
parmi lesquelles nous pouvons citer: A. Bucklandi, A. coronatus, 
A. Jason, A. plicatilis, A. Martelli, A. ScJiilU, A. Achilles, A. gigas, 
A . rotwndatus et A. Autissiodorensis , etc. 

Le même exposant avait aussi une intéressante série de Polypiers de 
l'étage corallien. Cette belle collection se trouvait dans les annexes de 
l'Exposition agricole du quai d'Orsay, ainsi que les deux suivantes: 

Collection de 120 fossiles de l'Oolithe inférieure du Calvados, zone à 
Ammonites Murchisonce et A. Humplireysianus, exposée par MM. de 
Molon et Guillier, et une nombreuse série de coquilles des Faluns miocènes 
de Dax, près Bordeaux. 

Nous avons encore à signaler, pour la France, des fossiles siluriens de 
la Meignanne et des fossiles dévoniens de Vern, dans le département de 
Maine-et-Loire, envoyés par M. Danton, ainsi que divers fossiles de Val- 
lency, département du Cher, exposés par M. Perot. 

A l'Exposition ostréicole, qui occupait toute une annexe, nous avons 
vu de nombreux aquariums renfermant des huîtres de diverses prove- 
nances. Enfin, dans la même salle, des séries d'huîtres fossiles des ter- 
rains tertiaires. 

GUADELOUPE. 

1. Camées sur coquilles de la Guadeloupe. Cette exposition est destinée 
à montrer toutes les phases de transformation de la matière brute en 
produit fabriqué. 

2. Éponges brutes. 

3. Collection de coquilles. 781 espèces appartenant aux genres : 

Octopus (1). Pyrula (3).. Fasciolaria (1). 

Argonauta (1). Pusio(l). Turbinella(7). 

Onychoteuthis (1). Pleurotoma (48 dont 12 non Voluta (2). 

Sepiotheutis (1). déterminés). Mitra (i3 dont 3 indét.). 

Spirula(l). Mangelia (2). Marginella (12). 

Ilyalea (2). Triton (15 dont 3 indét.) Volvaria (1). 

Janthina (4). Ranella(4). Erato(l). 

Atlanta (1). Buccinum (3). Columbella (18 dont 2 indét.). 

Pterosoma (1 indéterminé). Phos (3 dont 1 indét.). Engina (4 dont 1 indét.). 

Murex (30 espèces, dont 4 Nassa (10 dont 2 indét.). Cassis (8). 

non déterminées). Purpura (7). Oniscia (2). 

Fusus (3 dont 1 indét.). Oliva (14). Dolium (2). 



BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1878 



LXXXY 



Natica(lO). 
Sigaretus (2). 

Scalaria (18 dont 1 indét.). 
Terebra(7). 
Pyrami délia (1). 
Chemnitzia (7 dont 2 indét.). 
Eulima (6 dont 4 indét.). 
Stylifer (2). 
Solarium (4). 
Skenea(4). 
Pleurotomaria (1). 
Conus(48). 

Strombus(6 dont 1 indét.). 
Cypraaa (11). 
Ovula (2 dont 1 indét.). 
Cancellaria (3). 
Cerithium (18). 
Cerithiopsis (3 dont 1 indét.). 
Triphoris (4). 
Littorina (14). 
Modulus(2). 
Fossarus (1). 
Paludestrina (2) . 
Planaxis(2). 
Litiopa (1). 
Rissoa(3). 
Rissoina (5). 
Ampullaria(l). 
Turritella(l). 
Cœcum (1 ind.). 
Vermetus (2). 

Siliquaria (2 dont 1 non dét.). 
Xenophora (2). 
Calyptrsea (1). 
Crucibulum (1). 
Infundibulum(l). 
Crepidula (3 dont 1 non dét.). 
Pileopsis (3). 
Capulus(l). 
Narica (3). 
Nerita (4). 
Neritina (6). 
Phasianella (4). 
Turbo (6). 

Trochus (12 dont 1 non dét.). 
Delphinula(4). 
Stomatella (2). 
Acmea (1). 

Haliotis (1 espèce fossile non 
déterminée) . 



Fissurella(17dont 1 non dét.). 

Emarginula (1). 

Submarginula (2). 

Dentalium (4). 

Patella (8 dont 3 non dét.). 

Chiton (17 dont 2 non dét.). 

Chitonellus (4). 

Tornatella (1). 

Bulla (12 dont 1 non dét.). 

Lophocerus(l non dét.). 

Cylindrobulla (1). 

Lobiger (1). 

Dolabrifera (1). 

Àphysia (4). 

Aclesia (1 non dét.). 

Pleurobranchus (1). 

Umbrella (1 non dét.). 

Doris (2 non dét.). 

Tridachia(l). 

Flabellina (1 non dét.). 

Hermaea (1). 

Elysia (1 non dét.) . 

01eacina(l non dét.). 

Stenogyra (2). 

Subulina (1 non dét.). 

Tornatellina (1). 

Zonites (2 dont 1 non dét.). 

Discus (1). 

Succinea(2). 

Amphibulina(2). 

Pellicula(l). 

Omalonyx(l). 

Bulimus (6). 

Pupa(l). 

Cylindrella (1). 

Hélix (6). 

Veronicella (1). 

Blauneria (1). 

Auricula (3). 

Pepides (1). 

Physa(3 dont 1 non dét.). 

Planorbis (4). 

Ancylus(3). 

Siphonaria (1). 

Cyclostoma (3). 

Helicina (3 dont 2 non dét.). 

Truncatella(S). 

Pholas(3). 

Teredo(2). 

Gastrochœna (2) . 

GUATEMALA. 



Solen(2). 

Solecurtus (1). 

Machsera (1). 

Corbula(4). 

Eucharis (2). 

Sphena(2). 

Periploma (1). 

Lyonsia (1). 

Thracia (1 ind.). 

Pholadomya (2). 

Mactra(2). 

Lutraria (1). 

Lavignon (1). 

Capsa(l). 

Sanguinolaria (1). 

Tellina(35 dont 1 non dét.). 

Arcopagia(l). 

Donax (4). 

Amphidesma(6). 

Cumingia (2). 

Ervilia (1). 

Venus (20). 

Dosinia (1). 

Cyclina (1). 

Cyprieardia(2). 

Petricola (2). 

Sphœrium (4 non dét.). 

Cardium (10 dont 1 n. dét.). 

Chaîna (7) 

Lucinà (45 dont 1 non dét.). 

Diplodonta (4). 

Poronia (1 non dét.) . 

Solenomya(l). 

Gouldia (4 non dét.). 

Crassatella (1). 

Cardita(4 non dét.). 

Mytilus(6 dont 2 non dét.). 

Lithodomus (5). 

Àvicula (3). 

Perna(3). 

Pinna (2). 

Arca(43 dont 1 non dét.). 

Pectunculus (6). 

Pecten (9 dont 2 non dét.). 

Lima (6 dont 2 non dét.). 

Spondylus ^3). 

Plicatula (2). 

Anomia (4). 

Placunanomia (2). 

Ostrea(2). 



Mollusques terrestres et fluviatiles récoltés dans le département de 
Vera-Paz, par M. A. Boucard. Nous citerons les espèces suivantes : 

Glandina fusiformis, Pf. Hélix Ghiesbreghtii, Nyst. Hélix eximia,jP/„ 
Streptostyla Delattrei, Pf Streptostyla nigricans, Pf. Eucalodiura 
Walpoleanum, Gros. Tomocyclos Gealei, Walp, 



LXXXVI 



SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



HONGRIE. 

Série remarquable de préparations de Nummulites, faites par M. le 
chev. von Hantken, Directeur de laCommission Géologique delà Hongrie, 
et composée de 174 fiches. 

Le Musée de Transylvanie, à Clausenburg, avait un envoi assez riche de 
Céphalopodes des genres Ammonites et Nautilus, et provenant du Lias et 
de TOolithe de la Transylvanie orientale. 

ITALIE. 

Si, dans la section italienne, nous n'avons rien trouvé pour les fossiles, 
en revanche, elle nous a offerte la belle et unique collection, sans contredit 
la plus complète, des coquilles terrestres et fluviatiles de l'Italie. 

Cette collection, qui est celle de M me la marquise Paulucci, est classée 
non seulement zoologiquement, mais aussi d'après les différentes régions 
malacologiques, et ce travail a été fait avec beaucoup de soin. 

Voici l'énumération des genres qui y sont représentés : 



Testacella, Cuv. (8 espèces). 

Daudebardia, Hart. (5). 

Glandina, Schum. (1 et 2 var.). 

Vitrina, Drap. (9). 

Hyalina, Fer. (31). 

Zonites, Montf. (4). 

Leucochroa, Beck. (1). 

Hélix, L. (146 espèces, plusieurs présentant 

de nombreuses variétés) . 
Bulimus, Ehr. (9). 
Cionella,/e/frq/s(24). 
Stenogyra, Shuttl. (1). 
Pupa, Drap. (46). 
Zospeum, Bourguignat (1) . 
Balea, Prideaux (1 av. 1 var.). 
Clausilia, Drap. (80 esp. plusieurs avec des 

variétés) . 
Succinea, Drap. (11). 
Carychium, Mùll. (4). 
Limngea, Drap. (10). 
Amphipeplea, Nils. (1). 
Physa, Drap. (9). 



Planorbis, Guett. (20). 
Ancylus, Geoffr. (11). 
Acme, Hartm. (4). 
Pomatias, Stud. (22). 
Cyclostoma, Drap. (4). 
Paludina, Lam. (3). 
Bythinia, Leach. (7). 
Thermhydrobia, Paulucci (2). 
Amnicola, Gould. (9). 
Bythinella, Moq.-Tand. (9). 
Lilhoglyphus, Mûhlf. (1). 
Emmericia, Brusina (1 av. 1 var.). 
Pvrgula, Jan. (1). 
Valvata, Mùll. (6). 
Melanopsis, Fer. (1). 
Neritina, Lam. (6). 
Unio, Retz. (10). 
Margaritana, Schum. (2). 
Anodonta, Cuv. (5). 
Sphœrium, Scop. (3). 
Pisidium, Pfeiff. (4). 



MAURICE. 

D r Fressanges, collection de coquilles des Seychelles. 
M me Salmon, suite de coquilles terrestres et marines. 

NOUVELLE-CALÉDONIE. 

Cette colonie importante nous présente de riches collections tant au 
point de vue de la zoologie qu'à celui de la botanique et surtout de la 
minéralogie et de la géologie. 



BULLETIN DES SÉANCES— ANNÉE 4878. LXXXVII 

Dans la riche collection géologique exposée par le D r Garnier, nous 
remarquons plusieurs fossiles intéressants : tels que Ostrea siiblamellosa, 
Oardium Caledonicum, Turbo non déterminé, Nucida Bammeri, un Pinna 
du type crétacé, un Nautilus et un Conus non déterminés, etc. Dans la 
collection non moins riche des terrains anciens et métamorphiques du nord 
de l'île, exposée par M. l'ingénieur Heurteau, nous observons : un moule 
de Spirifer dans un schiste calcaire métamorphique, Athyris pyrigera 
(Wreyi Suess.), plusieurs échantillons de Monotis Richemoncliana, des 
empreintes de Monotis sur une roche siliceuse métamorphique, Mytilus 
problematicus Zittel, dans un schiste calcaire métamorphique, un moule 
de Cardium dans les grès au voisinage du charbon, etc. 

Les coquilles vivantes sont aussi fort nombreuses dans l'exhibition 
des produits de la Nouvelle-Calédonie ; indépendamment d'une collection 
industrielle d'huîtres perlières, troques, turbos, nautiles, haliotides,etc, 
nous mentionnerons les belles collections de coquilles de la Nouvelle- 
Calédonie exposées par MM. le D r Jousseaume, R.-P. Lambert et 
Fr. Lèques, ingénieur civil à Nouméa. 

NOUVELLE-GALLES DU SUD. 

Collection des principaux fossiles caractéristiques des terrains anciens 
de ce pays, exposée par M. G. -S. Wilkinson, directeur de la Commission 
Géologique à Sydney. 

Ces nombreux fossiles se rapportent aux terrains suivants : 

Silurien : Trilobites, Orthocères et Polypiers. 

Dévonien : Acéphales et Brachiopodes. 

Carbonifère : Nombreuse série de Spirifers. 

Houiller : Grands exemplaires du Spirifer vespertilio. 

RÉPUBLIQUE ARGENTINE. 

Collection paléontologique et géologique dans laquelle nous remarquons 
des mollusques d'eau douce d'anciennes lagunes, actuellement desséchées. 

Signalons aussi quelques mollusques quaternaires dans la riche et 
curieuse série paléontologique des fossiles des Pampas, formée par 
M. F. Ameghino. 

RÉPUBLIQUE DE SAINT-MARIN. 

Collection de fossiles miocènes du Mont Titan, recueillie par M. le prof. 
A,. Manzoni. Remarquable par ses Echinodermes. 



LXXXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

SAINT-PIERRE ET MIQUELON. 

Encornet l — Céphalopode qui affectionne particulièrement la rade de 
Saint-Pierre où les Anglais ont souvent tenté de venir le prendre en con- 
currence avec les Français. On évalue à 1,200,000 environ par an la 
quantité d'encornets embarqués comme appât pour la pêche du banc. Les 
pêcheurs en font également leur nourriture. 

SÉNÉGAL. 

Collection de mollusques non déterminés. 

SUÈDE. 

Commission Géologique de Suède, directeur M. Torell: 

Coquilles marines glaciaires et post-glaciaires. 

Coquilles fossiles arctiques des argiles d'eau douce glaciaires de la 
Scanie. 

Fossiles du Silurien comprenant les fossiles des couches à Dictyonema : 
Dictyonema flabelliforme, Dichograptus, Obolella Salteri. 

Fossiles des schistes à Olenus : Olenus truncatus , Leptoplastus 
ovatus, Eurycare brevicauda,E. latum, E. angustatum, Sphœrophtalmus 
alatus, S. flagellifer?, Acerocare écorne, Parabolina spinulosa, Beyrichia 
Angelini, Peltura scarabœoides, Cyclognathus micropygus, Agnostus 
pisiformis, A. reticulatus, Orthis lenticularis, Dichograptus tenellus. 

Fossiles des schistes à Paradoxides : Paradoxides Tessini, P. Davidis, 
P. Hicksii, P. Œlandicus, P. Loveni, P. Forchhammeri, P. Sjoegreni, 
Liostracus aculeatus, L. microphtalmus, L. costatus, Anomocare lim- 
batum, A. excavatum, Arionellus difformis, Dolichometopus suecicus, 
Selenopleura holometopa, S. brachymetopa, Conocoryphe Dalmani, C.co- 
ronata, C. laticeps, Microdiscus punctatus, Agnostus fallax, A. gibbus, 
A. punctuosus, A. glandiformis, A. rex, A. laevigatus, A. parvifrons, 
A. Nathorsti, Leperditia primordialis, Hyolithus tenuistriatus, H. teretius- 
culus, H. plicatus, Orthis Lindstromi, O. exporrecta, Acrothele coriacea, 
A. granulata, Acrotreta socialis, Obolella sagittalis, Iphidea ornatella, 
Protospongia fenestrata . 

Grès à EopJiyton et grès à Fucoïdes: Obolella? favosa, Eophyton Lin- 
nœanum, Halopoa composita, Archœorhiza tuberosa, Cruziana dispar- 
Monocraterion tentaculatum, Harnalia tenella, Spiroscolex spiralis.Spa- 
tangopsis costata, Astylospongia radiata, Obolus monilifer. 

1 Nom vulgaire d'une petite seiche dont les morues sont très friandes. 



BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1878 LXXXIX 

Vitrine de M. le professeur Nordenskioeld : 

Fossiles siluriens du Jenissei : SpiriferWaigatensis, OrtMs Waigatensis, 
Favosites Forbesi, Alvéolites microstoma, Syringopora fenestrata, ainsi 
qu'une dizaine d'espèces de fossiles quaternaires du Jenissei, recueillis 
en Sibérie pendant l'expédition de 1875-1876. Ammonites et fossiles de 
la Nouvelle-Zemble : Ammonites subcordatus , Ancella concentrica> etc. 

TAHITI. 

Nacres. D'importantes pêcheries d'huîtres perlières (MeUagrina mar- 
gariti/era) existent dans l'archipel des Pomotous ou Taamotous et des 
Gambiers. L'avidité des pêcheurs et le manque de réglementation ont 
malheureusement fait disparaître beaucoup de bancs, surtout ceux se 
trouvant par de petits fonds dans des lagons bien abrités ; mais ceux 
placés par les grandes profondeurs ont échappé à ces déprédations et four- 
nissent le naissain nécessaire au repeuplement que favorise aujourd'hui 
une bonne réglementation. 

Quelques essais de nacroculture tentés dans les Pomotous ont déjà 
donné des résultats satisfaisants et seront probablement imités par les 
indigènes. 

La nacre de ce dernier archipel est noire à l'exception de celle de l'île 
de Marutea, la plus voisine du groupe des Gambiers. Cette variété qui 
valait, en 1873, 30 à 60 cent, le kil. se vend aujourd'hui 1 fr. 25 c. sur les 
lieux de pêche et son prix tend encore à monter. Les perles qu'on y 
trouve sont bien supérieures, comme orient, à celles de Ceylan, et les plus 
belles se trouvent généralement dans les huîtres de 4 à 5 ans, au plus. 

Les îles des Pomotous les plus riches en perles sont celles d'Arutea, 
Kaukura, Fakarava, Toau et Aratika. 

Parmi les nombreux spécimens exposés, nous citerons une coquille de 
nacre pêchée à l'île Toau en juin 1876 et contenant 115 perles; une 
huître provenant du banc de Te Aria (Iles Gambiers) et dont les deux 
valves pèsent 6 kil. 500 gr. ; une valve de nacre jaune, fort rare aux 
Gambiers ; ces huîtres à nacre jaune provenant de l'île de Te Moe sont 
trop petites pour que l'on puisse en utiliser la nacre, mais elles fournissent 
des perles de même couleur, fort grosses, relativement à la taille de 
l'huître. 

La pêche des archipels des Pomotous et des Gambiers est estimée à 
environ deux millions de kilogrammes de nacre et 5 à 600,000 francs de 
perles noires et blanches. Ces perles sont généralement envoyées à Saint- 
Pétersbourg, Amsterdam, Hambourg, Londres, d'où on les renvoie à 
Paris. 

Outre les nombreux échantillons de Meleagrina margaritifera qui 



XC SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

constituent la partie la plus importante de cette intéressante exhibition, 
nous remarquons quelques spécimens du grand Turbo désigné dans ces 
régions sous le nom de Maoa ; cette coquille, très abondante à Tahiti, est 
recherchée par les Allemands, qui l'exportent à destination de Hambourg, 
Berlin, Vienne ; la poudre plus ou moins fine de cette coquille sert à la 
confection des stucs et à la fabrication d'objets moulés ayant l'apparence 
de la nacre. Nous mentionnerons, en outre, plusieurs beaux échantillons 
d'Haliotides, de Troques et de Nautiles, une belle collection de Spon- 
giaires et quelques coraux des îles Tuamotous ■ . 

1. Voyez Catalogue des colonies françaises, p. 303 et suiv. 



II 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 



LISTE DES OUVRAGES 

DÉPOSÉS 

A LA BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ 

PENDANT L'ANNÉE 1878 



(Les ouvrages dont le format n'est pas indiqué sont in-8°) 



Academia Lugduno-Batava. — Annales Academici 1874-1875. Lugduno-Batavorum, 

1877, in-4°. 

Académie de Maçon, Société des Sciences, Arts, Belles-Lettres et d'Agriculture. 
— Annales. Tome XII. Mâeon, 1875. 

académie des Belles -Lettres, Sciences et Arts de la Rochelle. — Section des 
Sciences Naturelles. — Annales 1870-1873, n° 10; 1876, n° 13; 1877, 
n° 14. La Rochelle, 1874, 1877 et 1878, carte et planches. 

— Catalogue des plantes vasculaires qui croissent spontanément dans le départe- 

ment de la Charente-Inférieure, pour servir à l'étude de la carte botanique, 
dressée par Ph. David, J. Foucaud et P. Vincent. (3 exemplaires.) 

— Sections réunies. Annales, année 1874. La Rochelle, 1875 (Section des 

sciences naturelles, 1874, n° 11. Section de littérature, n° 20). 
Académie des Lettres, Sciences, Arts et Agriculture de Metz. — Mémoires, 57 e et 
58 e années, 1875-76 et 1876-77 (3 e série, 5 e et 6 e années). Metz, 1877 et 

1878, planches. 

Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon. — Séance publique 
du 25 août 1874, Besançon, 1874; et séances publiques des 28 janvier 
et 25 août 1875, Besançon, 1875, planches. 

Académie Impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg. — Bulletin. Tome XXIV, n° 8 3 
et 4. St-Pétersbourg, 1877 et 1878, planches et figures, et tome XXV, 
n os 1 et 2. Saint-Pétersbourg, 1878, in-4°, planches et figures. 



XCIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Académie Nationale des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Caen. — Mémoires, 
4872, 1874, 4875, figures. 

Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux. — Actes, 
3 e série, 36 e année, 1874, Paris, '1874; 37 e année, 1875, Paris, 1875, 
figures. 38 e volume, 1876, 1 er trimestre, Paris, 1877, figures; et 2 e , 3 e 
et 4 e trimestres, Bordeaux, 1877 et 1878, planches et figures. 

Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. — 
Annuaire, 1878. 44 e année, portraits. 

— Bulletin, 46 e année, 2 e série, tome XLIV (n os 9 à 12), Bruxelles, 1877, 

planches. 47 e année, 2 e série, tome XLV (n os 1 à 6), Bruxelles, 1878, 

planches. 47 e année, 2 e série, tome XLVI, n 09 7, 9 et 10. Bruxelles, 1878, 

planches et figures. 
Academy of Natural Sciences of Philadelphia. — Proceedings, 1876 et 1877, Part. 1, 

2, 3. Philadelphia, 1876 et 1877, planches et figures. 
Academy of Sciences of St-Louis. — The transactions, vol. 1 (1856-1860). Vol. 2 

(1861-1868). Vol. 3 (1869-1877). St-Louis, 1857-60, 1863-68 et 1873-78, 

planches et figures. 
Accademia d'Agricoltura, Arti e Commercio di Verona. — Memorie. Vol. LV (vol. XII 

de la 2 e série), fascicules 1 et 2. Verona, 1877. 
Accademia Gioenia di Scienze Naturali in Catania. — Atti. Série terza. Tomes XI et XIL 

Catania, 1877 et 1878, in-4°, planches. 
Allen, Joël, Asaph. — ( Vide : United States of America. Department of the Interior. 

Geological and geographical Survey of the Territories.) 
Argauische Naturforschende Gesellschaft zu Aarau. — Mittheilungen. I Heft. Aarau, 

1878, planches. 
Athen^eum Belge. — l re année 1878, n 08 1-24. Bruxelles, 1878, in-4°. 
Barrois, D r Charles. — Note sur les traces de l'époque glaciaire en quelques points des 

côtes de la Bretagne. Lille, 1877. 

Extrait des Annales de la Soc. Géol. du Nord. Tome IV. 

— et De Guerne, Jules. — Description de quelques espèces nouvelles de la 

craie de l'Est du Bassin de Paris. Lille, 1878, planches. 

Idem. Tome V. 

Bellardi, Prof. L. — Descrizione di un nuovo génère délia famiglia délie Bullide, fossile 
del terreno pliocenico inferiore del Piemonte e délia Liguria. Pisa, 1877, 
planche. 

Extrait du Bullettino délia Societa Malacologica Italiana. 

— I Molluschi dei terreni terziari del Piemonte e délia Liguria. Parte I et Parte II. 

Roma, 1873 et 1877, in-4°, planches. 

Extrait des Memorie délia R. Accademia di Scienze di Torino. Série 2., t. 27 et 29. 

— Monografia délie Nuculidi trovate finora nei terreni terziari del Piemonte e 

délia Liguria. Torino, 1875, in-4°. 

Publication du R. Liceo Gioberti. 

Bleeker, P. — (Vide : Hollandsche Maatschappij der Wetenschappen te Haarlem.) 
Boston Society of Natural History. — Memoirs. Vol. II, part. 4, number 5 et 6. 
Boston, 1877 et 1878, in-4°, planches et figures. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE ÎGV 

— Proceedings. Vol. XVIII, 1875-1876, part. 3 et 4. Boston, 1876 et 1877, et 

vol. XIX, part. 1 et 2. Boston, 1877, planches. 
Brady, H.-B. — (Vide : Jones, T. Rupert et Parker, W.-K.) 
Buffàlo Society of Natural Sciences. — Bulletin. Vol. III, n° 4. Buffalo, 1877, 

planche. 
Bulletin scientifique du département du Nord et des Pays voisins, publié sous la 

direction de Alf. Giàrd et Jules de Guerne. — 2 e série, l re année, n 08 1 

à 10, janvier et octobre 1878. Lille, 1878, planche. 
Bulletin scientifique, historique et littéraire du département du Nord et des Pays 

voisins, publié sous la direction de J. Gosselet. — 9 e année, n° 12, 

décembre 1877, et table des matières. Lille, 1878. 
California Academy of Natural Sciences. — Proceedings. Vol. VII, part. 1, 1876. 

San Francisco, 1877, planches. 
Capellini, Prof. Cav. Giovanni. — Fossili infraliassici dei dintorni del Golfo délia Spezia 

Bologna, 1866-1867, in-4°, planches. 

Extrait des Memorie dell' Accademia di Se. del' Ist. di Bologna, ser. 2, t. 5. 

— Marne glauconifere dei dintorni di Bologna. 

Extrait du Rendiconto dell' Ace. di Scienze del' Istituto di Bologna, 1877. 

— Sulla proposta di un Congresso internazionale Geologico in Italia. 
Caton, John, Dean — Artesian wells. 

Publication de la Chicago Academy of Sciences, 1874. 

Chicago Academy of Sciences. — Annual address, 1878. Chicago, 1878. 

Cogels, Paul. — (Vide : Vanden Broeck, Ernest.) 

Colbeau, Jules. — (Vide: Tiberi, D r N.) 

Collin, Jonas. — Konchyliologen Otto Andréas Lowson Morch. En biografisk Skizze. 

Kjôbenhavn, 1878, portrait. 
Comision del Mapa geologico de Espana. — Boletin, tomo 4. Cuaderno 1° et 2°. Madrid, 

1877, planches et tome 5. Cuaderno 1°. Madrid, 1878, planches. 

— Memorias. Descripcion fisica, geolôgica y agrolôgica de la Provincia de 

Valladolid, par Daniel de Cortazar. Madrid, 1877, planches. 
Connecticut Academy of Arts and Sciences. — Transactions. Vol. III, part. 2, et 

vol. IV, part. 1. New-Haven, 1877 et 1878, planches et figures. 
CorlNET, F.-L. — A Messieurs les Membres des Chambres législatives. Avec annexes 

concernant le projet d'une nouvelle carte géologique de la Belgique. 
Coues, Elliott. — (Vide: United States of America. Department of the Interior. 

Geological and geographical Survey of the Territories.) 
Crosse, H. — (Vide: Journal de Conchyliologie.) 
Dall, William-H. — Index to the names which hâve been applied to the subdivisions 

of the Class Brachiopoda, excluding the Rudistes, previous to the year 1877. 

Washington, 1877- 

Extrait du Bulletin of the U. S. National Muséum. 

— Note on « Die Gasteropoden Fauna Baikalsees ». 

Extrait des Proceedings of Bost. Soc. Vol. 19. 

— On a provisional hypothesis of saltatory évolution. 

Extrait du American Naturalist, 1817. 

« — On the Californian species of Fusus. 

Extrait des Proceedings of Calif. Acad., 1877. 



XCVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

— Preliminary descriptions of new species of Mollusks, from the northwest coast 
s of America. 

Idem. 

— Report on the Brachiopoda of Alaska and the adjacent shores of Northwest 

America. 

Extrait des Proceedings of Acad. of Nat. Se. of Philadelphia. 

Davidson, Thomas. — Extract from report to Prof. Wyville Thomson, on the Brachiopoda 
dredged by « Challenger». 

Extrait des Proceedings de la Royal Society, 1878. 

De Chambrun de Rosemont, A. — Le préhistorique rajeuni par l'histoire et la géologie. 
Nice, 4878. 

Extrait de la Soc. Niçoise des Sciences Naturelles et Historiques. 

De Cortazar, Daniel. — (Vide : Comision del Mapa geologico de Espana.) 
De Cossigny, J. Charpentier. — Considérations sur les failles et les soulèvements: réfu- 
tation de la prétendue nullité du soulèvement du Saucerrois. Figures. 

Extrait du Bulletin de la Soc. Géol. de France, 1876. 

— Note rectificative sur le terrain crétacé inférieur du Département du Cher. 

Idem. 1877. 

— Note sur le terrain crétacé de la partie méridionale du Bassin de Paris et sur 

l'argile à silex d'Àllogny (Cher) et considérations géologiques générales à 
propos de ces terrains. 

Idem, 1876. 

De Guerne, Jules. -— (Vide: Barrois, Ch.) 

— (Vide : Bulletin scientifique du Département du Nord et des pays voisins.) 
Deutsche Malakozoologische Gesellschaft. — Jahrbùcher. Fùnfter Jahrgang, 1878. 

(Heft. 1-4.) Frankfurt a M. 1878, planches. 

— Nachrichtsblatt. Neunter Jahrgang, 1877 (grand titre et table des matières) et 

Zehnter Jahrgang, 1878 (n os 1-8, janvier-décembre). Frankfurt a M., 1878, 
figures. 

Dewalque, G. — A Messieurs les Membres du Sénat. Liège, 1878. 

Dorpater Naturforscher Gesellschaft. — Archiv fur die Naturkunde Liv.-Ehst.-und 

Kurlands. 1 Série, Band 8, heft 3. Dorpat, 1877, planches. 2 Série, Band 7. 

Lieferung4, Dorpat, 1877. 2 série, Band 8, Lieferungen 1, 2, Dorpat, 1877 

et 1878. 

— Sitzungsberichte. 4 Band, Heft 3, 1877. Dorpat, 1878. 
Eck, A. — Note sur le calcaire de Ludes. 

Extrait des Annales de la Société Malacologique de Belgique. Tome XIII, 1878. 

— Sur les sables blancs et les marnes lacustres de Rilly-la-Montagne. Figures. 

Extrait du Bulletin de la Soc. Géologique de France, 3* série, t. 5, 1877. 

Essex Institute. — Bulletin, vol. VIII, 1876, Salem Mass. 1877; et vol. IX, 1877, Salem 

Mass. 1878, planche. 
Fédération des Sociétés d'Horticulture de Belgique. — Bulletin, 1876 et 1877. 

Liège, 1877 et 1878. 
Feuille des Jeunes Naturalistes. — 8 e année, 1877-1878, n os 87-96, janvier-octobre 

1878. 9 e année, 1878-1879, n os 97 et 98, novembre et décembre 1878. 

Rennes et Paris, 1878, planches et figures. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE XCV1I 

— Table des communications contenues dans les six premières années de la Feuille 

des Jeunes Naturalistes. 
Fischer, Paul. — (Vide: Journal de Conchyliologie.) 
Foresti, D r Lodovico. — Catalogo dei Molluschi fossili ph'ocenici délie colline Bolognesi. 

Bologna, 1874, in-4°, planche. 

Extrait des Memorie dell' Accad. délie Se., dell' Istituto di Bologna. Ser. 3, t. IV. 

— Cenni geologici e paleonlologici sul pliocène antico di Castrocavo. Bologna, 

1876, in-4°, planche. 

Idem. Ser. 3, t. VI. 

— Li Marne di S. Luca e di Paderno e lorï fossili. Bologna, 1877. 

Extrait du Rendicondo dell' Accad. délie Se. dell lstit. di Bologna. 

— Note sur une nouvelle espèce de Cerithium de l'éocène du Bassin de Paris. 

Paris, 1877, planche. 

Extrait du Journal de Conchyliologie. 

Gastaldi, B. — (Vide : Lessone, M.) 

Geological Society of London. — List of the Geological Society of London. l st novem- 
ber 1877. 

— The quarterly Journal. Vol. XXXIII, part. 4, n° 132. London, november 1877, 

planches et figures; et Vol. XXXIV, part. 1, £, 3. London, 1878, planches et 

figures. 
Giard, Alfr. — (Vide : Bulletin scientifique, etc. du Département du Nord.) 
Gillekens, L.-G. — (Vide: Moniteur horticole belge.) 

Gosselet, Jules. — (Vide : Bulletin scientifique, etc. du Département du Nord.) 
Hayden, F.-V. — (Vide:V. S. geological and geographical Survey of.the Territories. 
Hollandsche Maatschappij der Wetenschappen te Haarlem (Société Hollandaise des 

Sciences a Harlem). — Archives néerlandaises des sciences exactes et 

naturelles, t. XII, 2, 3, 4, 5 livraisons et t. XIII, 1, 2, 3 livraisons. Harlem 

1877 et 1878, planches et figures. 

— Naamlijst van Directeuren en Leden van de Hollandsche Maatschappij der 

Wetenschappen te Haarlem, 1877, in-4°. 

— Natuurkundige Verhandelingen der Hollandsche Maatschappij der Wetenschap- 

pen. 3 e Verzameling, Deel II. n° 6. Haarlem, 1877, in-4°. (Mémoires sur les 
Chromides marins ou Pomacentroides de l'Inde Archipélagique, par 
P. Bleeker.) 

— Programma van de Hollandsche Maatschappij der Wetenschappen voor het 

jaar 1876 et 1877, in-4°. 

— Programme de la Société Hollandaise des Sciences, à Harlem, année 1878. 
Institut National Genevois. — Bulletin, t. XXIL Genève, 1877, planches. 

Institut Royal Grand Ducal de Luxembourg. Section des Sciences Naturelles. — 
Publications, tome XVI. Luxembourg, 1877, planches. 

Issel, Arturo. — Appendice al catalogo dei Molluschi raccolti nella provincia di Pisa. 
Milano, 1872. 

— Dei Molluschi raccolti dalla missione Italiana in Persia. Torino, 1865, in-4°, 

planches. 

Extrait des Memorie délia R. Accad. délie Scienze di Torino. Ser. 2, vol. XXIII. 

— Dei Molluschi raccolti nella provincia di Pisa. Milano, 1866, in-4°. 

Extrait du T. 2 des Mem. dei. Soc. ltal. di Se. Nat 



XCY1I1 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

— Crociera del Violante comandato dell Capitano armatore Enrico d'Albertis, 

durante l'anno 4876. Testacei. Genova, 1878. 

Extrait des Ann. del Mus. Civico di Storia Nat. di Genova. Vol. XI. 

— et Tapparone Canefri,Cesare. — Studio monografico sopra gli Strombidi del 

Mar Rosso. Genova, 1875. 

Idem. Tome VII. 

Jeffreys, J. Gwyn. — Notes on some British Land and Freshwater Shells. 

Extrait des Ann. and Mag. of Nat. Hist. 1878. 

Jones, T. Rupert et Parker, W. K. — Notice sur les Foraminifères vivants et fossiles 
de la Jamaïque, suivie de la description d'une espèce nouvelle des couches 
miocènes de la Jamaïque, par H.-R. Brady, figures. 

Extrait des Annales de la Société Malacologique de Belgique. Tome XI, 1876. 

Journal de Conchyliologie, publié sous la direction de H. Crosse et P. Fischer. — 
Troisième série, tome XVI, 1876. Paris, 1876, planches. 

Jugoslavenske Akademije znanosti i umjetnosti. — Ljetopis Jugoslavenske Akademije 
Znanosti i Umjetnosti Prva svezka (1867-1877). U Zagrebu, 1877. 

— Rad. KnjigaXLI, XLII, XLIII, XLIV. U Zagebru, 1877 et 1878. 
Kaiserliche Akademie der Wissenschaften. — Sitzungsberichte. Mathematisch-Natur- 

wissenschaftliche Classe. Erste Abtheilung. 73 Band, 1, 2, 3, 4 Heft, Jahr- 
gang 1876. 74 Band, 1, 2, 3, 4, 5 Heft, Jahrgang 1876. 75 Band, 1, 2, 3, 
4, 5, Heft, Jahrgang 1877. Wien, 1876-1878, planches et figures. 
Kaiserlich - Kônigliche Geologische Reichsanstalt . — Jahrbuch. Jahrgang 1877, 
27 Band, n 08 3, 4. Wien, 1877, planches et figures. Jahrgang 1878, 28 Band, 
n 08 1, 2, 3. Wien, 1878, planches et figures. 

— Mineralogische Mittheilungen, von Gustav Tschermak. Jahrgang 1877. 3, 4, 

Heft, planches. Wien, 1877. 

— Verhandlungen. Jahrgang 1877, n 08 ll-18. Wien, 1877. Jahrgang 1878, n 0B 1-13. 

Wien, 1878, figures. 
Kaiserlich-Kônigliche Zoologisch-Botanische Gesellschaft in Wien. — Verhandlungen. 

Jahrgang 1877. 27 Band. Wien, 1878, planches. 
Kawall, J. H. — Organische Einschliisse im Bergkrystall. Moscou, 1876. 
Kïralyi Magyar Természettudomanyi Tarsulat . — A Dobsinai jégbarlang (Die Eishôhle 

von Dobschau), par D r Krenner, Jozsef, Sandor. Budapest, 1874, figures, 

avec atlas folio . 

— A Sodro - allatkâk es Magyarorszâgban megfigyelt fajaik (Rotatoria Hungariae), 

par D r BARTSCH, Samu. Budapest, 1877, 4°, planches. 

— Az drapâly a fiumei ôbôlben (Die Ebbe und Fluth in der Rhede von Fiume), 

parE. Stahlberger. Budapest, 1874, in-4°, planches. 

— Magyarorszâg bodobâcsféléinek maganrajza (Monographia Lygseidarum Hun- 

gariae), par Horvath Géza. Budapest, 1875, 4°, planche. 

— Magyarorszâg jellemzôbb dohanyainak (Ungars Tabak), par D r Kosutany, Tamas. 

I Rész. Budapest, 1877, 4°. 

— Magyarorszâg pok-faunaja (Ungars Spinnen-Fauna), par Herman, Otto. 1-2 Kôtet . 

Budapest, 1876 et 1878, in-4°, planches. 

— Magyarorszâg vaskôvei es vasterményei (Ungars Eisenerze), par Kerpely Antal, 

Krassai, Lovag. Budapest, 1877, in-4°, planches. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE XGïX 

— Unsere Thâtigkeit auf dcm Gebiete der Naturwissenschaften im letzten Jahrzehnt. 

Budapest, 1877. 

Extrait de Literarisehe Berichte aus Ungarn. 1 Band. 2 Heft. 

Kôniglich - Bayerische Akademie der Wissenschaften zu Mûnchen. — Abhandlungen 
der mathematisch-physikalischen Classe. Dreizehnten Bandes erste Abthei- 
lung. Miinchen, 1878, in-4°, planches. 

— Sitzungsberichte der mathematisch-physikalischen Classe. 1877, Heft 2, 3, et 

1878, Heft 1, 2, 3. Mûnchen, 1877 et 1878, planches. 

KÔNIGLICHE LeOPOLDINISCH-CaROLINISCHE DEUTSCHE ACADEMIE DER NàTURFORSCIIER . — 

Nunquam Otiosus. Leopoldina amtliches Organ Kaiserlich-Leopoldinisch- 
Carolinisch-deutschen Akademie der Naturforscher. Zwôlfte Heft. Jahr- 
gangl876. Dresden, 1876, in-4°. 

— Verhandlungen, tome XXXVII. Dresden, 1875, 4°, planches. (Nova acta Acade- 

mise Caesareae Leopoldino-Carolinse Germanise naturse Curiosorum.) 
Kônigliche Physikalisch-OEkonomische Gesellschaft zu Kônigsberg. — Schriften. 

Siebenzehnter Jahrgang, 1876, et Achtzehnter Jahrgang, 1877, Erste Abthei- 

lung. Kônigsberg, 1876 et 1877, 4°, planches. 
Kônigliche Ungarische Geologische Anstalt. — (Vide : Magyar kiralyi fôldtani 

INTÉZET IGAZGATOSAGATOL.) 

Koninklijke Akademie van Wetenschappen te Amsterdam. — Jaarboek voor 1876. 

— Verslagen en Mededeelingen. Afdeeling Natuurkunde, tweede Reeks, elfde Deel. 

Amsterdam, 1877, planches. 
Koninklijke Zoologisch Genootschap Natura artis Magistra. — Aanwijzingen voor 
Bezoekers van de Tentoonstelling van Linnseana in Nederland aanwezig. 
Amsterdam, 1878. 

— Linnœana, in Nederland aanwezig. Amsterdam, 1878, planche. 

— Openingsplechtigheid van de Tentoonstelling. Amsterdam, 1878. 

— Plechtige Herdenking van Linneus' leven en werken. Amsterdam, 1878. 

— Rede ter Herdenking van den sterfdag van Carolus Linnœus. Amsterdam, 1878 . 
Kurl^indische Gesellschaft fur Literatur und Kunst. — Sitzungs-Berichte aus dem 

Jahrel877. Mitau, 1878. 
Lawley, Roberto. — Monografia del génère Notidanus. Firenze, 1875, planches. 

— Nota di conchiglie fossili di Val Lebiaia. Pisa, 1875. 

Extrait du Bullettino délia Società Malacologica Italiana. 

— Nuovi studi sopra ai pesci ed altri vertebrati fossili délie colline Toscane. 

Firenze, 1876, planches. 

— Osservazioni sopra ad una mascella fossile del génère Sphœrodus. Pisa, 1875, 

planches . 
Lefèvre, Théodore. — Communication sur les relations scientifiques établies au nom de 
la Société Malacologique de Belgique pendant un voyage fait en Italie. 

Extrait du tome XII, 1877, des Annales de la Soc. Malac. de Belg. 

— Note succincte sur les Rostellaria ampla de l'éocène et de l'oligocène. 

Idem. 

Legrand, D r . — La nouvelle Société Indo-Chinoise fondée par le marquis de Croisiez et 
son ouvrage, l'Art Khmer. Paris, 1878, figures. 

Extrait de la Revue orientale et américaine, t. 1, 1877. 



C SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Lesquereux, Léo. — (Vide : United States of America. Department of the Interior. 

Geological and Geographical Survey of the Territories. 
Lessone, M. et Gastaldi, B. — Relazione intorno ad una memoria del prof. Bellardi 

avente per titolo : J. Molluschi dei terreni terziarii del Piemonte e délia 

Liguria . 

Extrait des Atti dell' Accad. reale délie Scienze di Torino, 1874. Tome IX. 

Ligue de l'Enseignement. — Bulletin, tome XII, 1876-1877, n° 3 et dernier, et tome XIII, 

1877-1878, n°l. Bruxelles, 1877 et 1878. 
Linnean Society of London. — List of the Linnean Society ofLondon, 1876. 

— The Journal of the Linnean Society. Vol. XII, Zoology, n° 64. London, 1876, 

planches. Vol. XIII, Zoology, n os 65-71. London, 1876-1877, planches et 

figures . 
Linnean Society of New-South-Wales . — The Proceedings. Vol. II, part 2 et part 3. 

Sydney, 1877 et 1878, planches. 
Magyar Kiralyi fôldtani intézet igazgatosagatol (Kônigliche Ungarische Geolo- 

gische Anstalt.) — Mittheilungen aus dem Jahrbuch der Kôn. Ung. Geolo- 

gischen Anstalt. Band I, 1, 2, 3 Heft, Budapest, 1871-72-73. Band II, 1, 2, 3 

Lieferung, Budapest, 1872-73-74. Band III, 1,2, 3 Heft, Pest, 1874-74-75. 

Band IV, 1, 2, 3 Heft, Budapest, 1875-76-76. Band V, 1, 2 Heft, Budapest, 

4875, 1878. Band VI, 1 Heft, Budapest, 1877, planches. 
Magyar nemzeti Muséum. — Természetrajzi fùsetek az allât-, nôvény-, asvâny- es fôldtan 

Kôrébôl, évnegyedes folyoirat. Masodik Kôtet. IV fùzet (oktober-deczember). 

Budapest, 1878, planches. 
Magyarhoni Fôldtani Tarsulat. — Fôldtani Kôzlôny. 1877, Hetedik (VII) évfolyam, 1,2 

szâm (fin du volume), Budapest, 1877, figures. 1878, nyolczadik (VIII) 

évfolyam, 1-10 szâm. Budapest, 1878, planches. 

— Les eaux minérales de la Hongrie. Budapest, 1878. 

Matthews, Washington. — (Vide : United States of America. Department of the 
Interior. Geological and Geographical Survey of the Territories. 

Mazé, H., et Schramm, A. — Essai de classification des algues de la Guadeloupe. 2 e édi- 
tion. Basse-Terre (Guadeloupe) 1870-1877, (deux exemplaires) . 

Michaud, G. — Description des coquilles fossiles découvertes dans des environs de Haute- 
rive (Drôme). 3 e fascicule. Lyon et Paris, 1877, planches photographiées. 

Miller, H.-J. — (Vide : Vanden Broeck, Ern.) 

Moniteur horticole Belge, publié par L.-G. Gillekens. — 5 e année, 1878, n os 1 
à 22. Vilvorde, 1878, figures. 

Moniteur industriel belge. — Tome V, 1878. Bruxelles, 1878, in-4°, figures. 

Museo nacional de Mexico. — Anales del Museo nacional de Mexico. Tomo I. Entrega l a . 
Mexico, 1877, in-4°, planche. 

Museu nacional do Rio de Janeiro. — Archivos do Museu nacional do Rio de Janeiro. 
Vol. I, 4 e trimestre de 1876. Rio de Janeiro, 1877, in-4°, planches. 

Muséum Francisco-Carolinum. — Bericht (35 e ) et Bericht (36°) iiber das Muséum Francisco- 
Carolinum fur das Jahr 1877 et fur das Jahr 1878. Linz, 1877 et 1878, 
planches . 

Muséum of comparative Zoology at Harward Collège in Cambridge. — Annual 
report of the Curator for 1877-1878. Cambridge, 1878, planche. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE. Cl 

— Bulletin. Vol. 4 et Vol. 5, n os 2-7. Cambridge, 1878, planches et figures. 
Nassauischer Verein fur Naturkunde. — Jahrbiicher. Jahrgang 29 et 30. Wiesbaden, 

1876 et 1877. 
Natural ïïistory Society of Glasgow. — Proceedings. Vol 3, part. 3. Glasgow, 1878. 
Natural History Society of Northumberland and Durham. — Natural history transac- 
tions of Northumberland, Durham and Newcastle upon Tyne. Vol. VII, 

part. 1. Newcastle upon Tyne, 1878, planches et figures. 
Naturforschende Gesellschaft Graubunden's zu Chur. — Jahres-Bericht. Neue Folge 

XX Jahrgang. Vereinsjahr 1875-1876. Chur, 1877. 
Naturforschende Gesellschaft in Basel. — Verhandlungen der Naturforschenden 

Gesellschaft in Basel. Sechster Theil. Dritter et vierter Heft. Basel, 1877 et 

1878, planches et figures. 
Naturforschende Gesellschaft in Bern. — Mittheilungen aus dem Jahr 1876, 

n os 906-922. Bern, 1877, planches et figures. 
Naturforschender Verein in Brùnn. — Verhandlungen. XV Band, 1, 2 Heft, 1876. 

Brùnn, 1877, planches. 
Naturforschender Verein zu Riga . — Correspondenzblatt des Naturforscher-Vereins zu 

Riga. XXII Jahrgang. Riga, 1877, planches. 
Naturhistorische Gesellschaft zu Nurnberg. — Abhandlungen. VI Band. Nùrnberg, 

1877, planches. 
Naturhistorisch-Medicinischer Verein zu Heidelberg. — Verhandlungen. Neue Folge. 

2 Band, 2 Heft. Heidelberg, 1878, planches. 
Naturhistorischer Verein von Wisconsin. — Jahres-Bericht fur das Jahr 1877-1878. 

Milwaukee, 1877, figures. 
Naturwissenschaftliche Gesellschaft Isis in Dresden. — Sitzungs-Berichte . Jahr- 
gang 1877, juli bis december. Dresden, 1878, planches. 
Naturwissenschaftlicher Verein fur Schleswig-Holstein . — Schriften. Band III, 

Erste Heft. Kiel, 1878, planches. 
Naturwissenschaftlicher Verein fur Steyermark. — Mittheilungen. Jahrgang 1877. 

Graz, 1878, planches. 
Naturwissenschaftlicher Verein in Elberfeld. — Jahres-Berichte. Fiinftes Heft. 

Elberfeld, 1878, planche. 
Naturwissenschaftlicher Verein zu Bremen. — Abhandlungen. V Band, 1876-1878, 

3, 4 Heft; Bremen, 1877 et 1878, planches. 

— Beilage, n° 6, zu den Abhandlungen des Naturwissenschaftlichen Vereins zu 

Bremen. Tabellen iiber den Flâcheninhalt des Bremischen Staats in den 
Jahren 1875 und 1876. Bremen, 1877. 

— Jahresbericht (Dreizehnter) april 1877-marz 1878. Bremen, 1878. 
Natuurkundig Genootschap te Groningen. — Verslag (zeven en zeventigste) van het 

Natuurkundig Genootschap te Groningen over het jaar 1877 . 
Nederlandsche Dierkundige Vereeniging. — Jaarverslag (Eerste) omtrent het Zoologisch 
Station der Nederlandsche Dierkundige Vereeniging. s' Gravenhage, 1876. 
(grand titre). 

— Tijdschrift der Nederlandsche Dierkundige Vereeniging. Derde deel, 4 e aflevering . 

s' Gravenhage et Rotterdam, 1878, planche. Vierde Deel, I e aflevering. 
Leiden, 1878, planche. 



CU SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Nicholson, H. Alleyne. — (Vide : United States of America. Department of the 
Intericr. Geological and geographical Survey of the Territories.) 

Observatoire Royal de Bruxelles. — Catalogue des ouvrages d'astronomie et de météo- 
rologie qui se trouvent dans les principales bibliothèques de la Belgique. 
Bruxelles, 1878. 

Parker, W.-K. — (Vide : Jones, T. Rupert.) 

Paulucci, M. — Matériaux pour servir à l'étude de la faune malacologique terrestre et 
fluviatile de l'Italie et de ses îles. Paris, 1878. 

Reale Comitato Geologico d'Italia. — Bollettino anno 8, 1877, vol. 8, n 08 11 et 12 
(fin du volume). Roma, 1877. Anno 9, 1878, vol. 9, n os 1-10, janvier-octobre. 
Roma, 1878, figures. 

Regia Societas Upsaliensis. — Nova acta Regiae Societatis Upsaliensis, 1877. Upsaliae, 
in-4°, planches. 

Royal Society of London. — Proceedings of the Royal Society. Vol. XXV, n 08 175, 176, 
177, 178. London, 1876 et 1877, planches et figures. Vol. XXVI, n 08 179, 
180, 181, 182, 183. London, 1877, planches et figures. 

Royal Society of Tasmania. — Papers and Proceedings and Report of the Royal Society 
of Tasmania for 1876. Tasmania : Hobart-Town, 1877. 

Rutot, A. — (Vide : Vincent, G.) 

Sallskapet pro Fauna et Flora Fennica. — Acta Societatis pro Fauna et Flora Fen- 
nica. Volumen primum. Helsingforsiae, 1878, planches. 

— Meddelanden af Societas pro Fauna et Flora Fennica. Andra (2), tredje (3) et 

fyerde (4), Hâftet. Helsingfors, 1878. 
Sanct Gallische Naturwissenschaftliche Gesellschaft. — Bericht ûber die Thâtigkeit 

der St-Gallischen Naturwissenschaftlichen Gesellschaft wâhrend des Vereins- 

jahres 1875-1876 et des Vereinsjahres 1876-1877. St-Gallen, 1877 et 1878, 

planches. 
Schepman, M. -M. — Hélix letrazona Jan, figures . 

— Over het onderscheidetusschen Succinea putris L. en Succinea Pfeifferi 

Rossm . 

Extrait du Tijdschrift der Nederl. Dierkundige Vereeniging. Deel II, aflev. 4. 

— Over Leucochroa degenerans Mouss. en Hélix Mograbina Morel. en hunne plaats 

in het systeem . Figures . 
Schlesische Gesellschaft fur vaterl^endische Cultur. — Jahres-Bericht (54 r ), 1876. 

Breslau, 1877. 
Schramm, A. — (Vide: Mazé, H.) 
Schweïzerischb Entomologische Gesellschaft . — Mittheilungen. Vol. V, n° 6. Schaff- 

hausen, 1878. 
Schweizerische Naturforschende Gesellschaft. — Verhandlungen der Schweizerische 

Naturforschenden Gesellschaft in Basel, den 21, 22 und 23 august 1876. 

59 Jahresversammlung. Jaresbericht 1875-1876. Basel, 1877. 
Senoner, L) r Adolf. — Gelehrte Gesellschaften. Zoologie. 

Extrait du Regensburg Correspondenz Blatt, 1878. 

— Notizen. 

Extrait du Regensburg Correspondenz Blatt, 1877. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CIIl 

— Revue allemande et italienne. Montpellier, 1878. 

Extrait de la Revue des Sciences naturelles. 

Siebenburgischer Verein fur Naturwissenschaften zu Hermannstadt . — Verband- 
lungen und Mittheilungen, XXVIII Jahrgang. Hermannstadt, 1878. 

Smithsonian Institution. — Annual report of the board of Régents of the Smithsonian 
Institution for the year 1876. Washington, 1877, planches et figures. 

— Smithsonian miscellaneous collection. 301. List of publications of the Smithso- 

nian Institution. July 1877. 
Sociedad cientifica Argentina. — Anales. Entrega, 1, 2, 4, 5. Tomo VI (julio, agosto, 

octubre, noviembrede 1878). Buenos-Aires, 1878, planches. 
Societa Adriatica di Scienze Naturali in Trieste. — Bollettino, n° 3, vol. III. Trieste, 

1878, planches et figures, et n° 1, vol. IV. Trieste, 1878, planches. 
Societa dei Naturalisti in Modena. — Annuario. Anno 11, fasc. 2, 3. Ser. 2, et 

anno 12, dispensa 1, 2, 3. Ser. 2. Modena, 1877 et 1878, planches. 
Societa Entomologica Italiana. — Atti (Processi verbali délie adunanze tenute nell' anno 

1876). 

— Bullettino. Anno IX, trimestre 4, 1877, et anno X, trimestre 4, 3. Firenze, 1878, 

planches . 

— Resoconti délie adunanze. Anno 1877, adunanza del 2 dicembre. Anno 1878, 

pp. 1-10. 

— Supplemento al Catalogo sinonimico e topografico dei coleotteri dTtalia (par 

Stefano de Bertolini), pp. 237 à 252. 
Societa Malacologica Italiana. — Bullettino. Vol. III, 1877, fogli 4-9. Pisa, 1877, et 

Vol IV, 1878, fogli 1-6. Pisa, 1878. 
Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales. — Volume XXL 

Perpignan, 1874. 
Société Belge de Géographie. — Bulletin. l re année, 1877, n° 6. 2 e année, 1878, 

n os 1-5. Bruxelles, 1878, planches. 

— Comptes rendus des actes de la Société. l re année, 1877 (couverture). 
Société Belge de Microscopie. — Annales. Tome III, année 1876-1877. Bruxelles, 

1877, figures. 

— Bulletin. IV e année. Procès-verbaux des séances. Décembre 1877 à novembre 

1878, planches. 

Société Botanique de Lyon. — Annales. 2 e année, 1873, n os 1, 2, 3. 3 e année, 

1874-1875, n os 1,2. 4 e année, 1875-1876, n os 1, 2. 5 e année, 1876-1877. 

6 e année, 1877-1878, n° 1. Lyon, 1875-1878, planches. 
Société centrale d'Agriculture de Belgique. — Journal. 25 e année, novembre 1877 

à octobre 1878. 26 e année, novembre 1878. Bruxelles, 1877 et 1878, figures. 
Société Chorale et Littéraire des Mélophiles de Hasselt. — Bulletin de la section 

littéraire. 14 e volume. Hasselt, 1877, planches. 
Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts du Département de la Marne. 

■— Mémoires. Année 1876-1877. Châlons-sur-Marne, 1878, figures. 
Société d'Agriculture, de Commerce et d'Industrie du Département du Var. — 

Septième série, tome 3, 3 e et 4 e livraisons. Draguignan, 1877 et 1878. 



C1V SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Société d'Agriculture, Histoire naturelle et Arts utiles de Lyon. — Annales. 

4 e série, tome 7, 4874, tome 8, 1875, et tome 9, 1876. Lyon et Paris, 1875, 

1876 et 1877, planches et figures. 
Société d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres du Département d'Indre- 
et-Loire. — Annales. 115 e année, tome LV, n 08 7-12, juillet à décembre 

1876. Tours, 1876. 116 e année, tome LVI, n 08 1-6, janvier à juin 1877. 

Tours, 1877. 
Société de Borda a Dax. — Bulletin. 3 e année, 1878, 2 e série, 1 er , 2 e , 3 e trimestres. Dax, 

1878, planches. 
Société d'Étude des Sciences naturelles de Nîmes. — Bulletin. 5 e année, 1877, n° 12. 

6 e année, 1878, n os 1-10. Nîmes, 1878, planche. 
Société d'Histoire naturelle de Colmar. — Bulletin. 18 e et 19 e années, 1877 et 1878. 

Colmar, 1878, planches. 
Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut. — Mémoires et publica- 
tions. 4 e série, tome II, 1877. Mons, 1877, planches. 
Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne. — Bulletin. Années 1877 

et 1878, 32 e et 33 e volumes (12 e et 13 e de la seconde série). Auxerre, 1878, 

planches. 
Société des Sciences Historiques et Naturelles deSemur. — Bulletin. 13 e et 14 e années, 

1876 et 1877. Semur, 1877 et 1878, planches. 
Société des Sciences naturelles de la Charente-Inférieure. — (Vide : Académie 

des Belles-Lettres, Sciences et Arts de La Rochelle. Section des 

Sciences naturelles. 
Société des Sciences naturelles de Rouen. — Bulletin. 2 e série, 13 e année, 1877, 

2 e semestre. Rouen, 1878, planche. 
Société des Sciences physiques, naturelles et climatologiques d'Alger. —Bulletin 

13 e année, 1877, 2 e , 3 e , 4 e trimestres. Alger, 1877, planches. 
Société Entomologique de Belgique. — Annales. Tome XX, fascicule 3 (fin du volume). 

Bruxelles, 1877. Tome XXI, fascicules 1 et 2. Bruxelles, 1878, planche. 

— Catalogue de la Bibliothèque. Division XI, Mollusques et animaux inférieurs, 

fascicule 1 . 
5 — Comptes-rendus des séances, série 2, n os 45-54, 1 er décembre 1877 au 2 no- 
vembre 1878, figures. 
Société Géologique de Belgique. — Annales. Tome H, 1874-1875. Tome III, 1875-1876. 
Tome IV, 1877. Liège, 1875, 4876 et 1877, planches et figures. 

— Procès-verbal de la séance du 21 juillet 1878 . 

Société Géologique de France. — Bulletin. 3 e série, tome V, 1877, n 08 8-11, planches et 
figures, et tome VI, 1878, n os 1-4. Paris, 1877 et 1878, planches et figures. 

— Liste détaillée des publications de la Société avec les prix, etc. Paris, 1878. 
Société Géologique du Nord. — Annales. Tome IV, 1876-1877. Lille, 1877, planches. 
Société Hollandaise des Sciences, a Harlem. — (Vide : Hollandsche Maatschappij 

djër Wetenschappen te Haarlem.) 
Société Impériale des Naturalistes de Moscou. — Bulletin. Année 1877, n os 3 et 4, 
et annéo 1878, n° 1. Moscou, 1877 et 1878, planches. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CV 

Société Linnéenne de Bordeaux. — Actes. Tome XXX (3 e série, tome X), planches 7 
à 42. Tome XXXI (4 e série, tome I), 6 e et dernière livraison, 4877. Bordeaux, 
4877, planches. Tome XXXII (4 e série, lome II), 4 re et 2 e livraisons. Bor- 
deaux, 4878. 

— Extraits des comptes rendus des séances. Procès-verbaux, tome XXXI, séances 

du 8 novembre 4876 au 49 décembre 4877. 

Société Linnéenne de Normandie. — Bulletin. 2 e série, 40 e volume, année 4875-1876. 
Caen, 4876. 3 e série, 4 er volume, année 4876-4877. Caen, 4877, planches 
et figures. 

Société Linnéenne du Nord de la France. — Bulletin mensuel. 6 e année, tome III, 
n 08 64 à 66, octobre-décembre 4877. 7 e année, tome IV, n 0s 67-75, janvier- 
septembre 4878. 

— Mémoires. Tome IV, années 4874-4877. Amiens, 4877, planches. 

Société Malacologique de Belgique. — Annales. Tome IX, 4874 (second fascicule), 
planche. Tome XT, 4876 (2 e série, tome I), planches. (3 exemplaires.) 

— Procès-verbaux des séances. Année 4878, janvier-décembre. Bruxelles, 4878. 

(3 exemplaires.) 

Société Médico-Chirurgicale de Liège. — Annales. 46 e année, tome XVI, 4877, no- 
vembre et décembre. 47 e année, tome XVII, 4878 janvier-octobre. Liège, 
4877 et 4878. 

Société Nationale des Sciences naturelles de Cherbourg. — Mémoires. Tome XX, 
(2 e série, tome X). Paris et Cherbourg, 4876-4877, planches. 

Société Paléontologique et Archéologique de l'Arrondissement judiciaire de Char- 
leroi. — Documents et rapports. Tome VIII. Mons, 4877, planches. 

Société Royale de Botanique de Belgique. — Bulletin. Tome XVI, n 08 2 et 3. Bruxel- 
les, 4878, planches. 

— Statuts. Gand, 4878. 

Société Royale des Sciences de Liège. — Mémoires. 2 e série, tome VI. Bruxelles, 
4877, planches. 

Société Royale des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles. — Journal de 
Pharmacologie. 33 e année, 33 e volume, novembre, décembre. 34 e année, 
34 e volume, janvier à juillet, octobre, novembre 4878. Bruxelles, 4877 
et 4878. 

Société Royale Linnéenne de Bruxelles. — Bulletin. 7 e année, tome VII, 4878, livrai- 
sons 4 à 7. Bruxelles, 4878, figures. 

Société Scientifique et Littéraire du Limbourg. — Bulletin. Tome XIV. Tongres, 
1878, planche. 

Société Vaudoise des Sciences naturelles. — Bulletin. 2 e série, vol. XV, n os 79 et 80. 
Lausanne, 1878, planches. 

Stearns, Robert, E. C. — List of papers contributions to natural History, etc.,chiefly 
on the Conchology of North America. San Francisco, 4878. 

Stossich, Adolfo. — IlVelebit. 

Extrait du Bollettino délia Società Adriatiea di Scienze Naturali, n" 1 Annata IV» 
Trieste, 1878. 

Stossich, Michèle. — La teoria délia vescica germinativa. 

Extrait du Bollettino délia Soc. Adriatiea di Se. Mat. Ann. IV, n" 1. Trieste, 1878. 



CVï SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Tapparone Canefri, Cesare. — Studio monografico sopra i Muricidi del Mar Rosso. 
Genova, 1878, planches. 

Extrait des Annalidel Mus. civico diStor. Nat. di Genova. Vol. Vil, 1875. 

— Zoologia del viaggio intorno al globo délia regia fregata « Magenta », durante 

gli anni 1865-1868. Malacologia : Gasteropodi, Acefali e Brachiopodi. Torino, 
4874, in-4°, planches. 

Extrait des Memoriedei r. Accad. délie Se. di Torino. Ser. 2, vol. XXVIII. 

— (Vide : Issel, Arturo.) 

Tiberi, D r Niccola. — Articles de conchyliologie méditerranéenne. Paris, 1868; planches. 

Extrait du Journal de Conchyliologie. 

— Fam. Chitonidi specie viventi mediterranee e fossile terziarie italiane, — Appen- 

dice a Chitonidi italiani. — Appendice seconda a Chitonidi italiani. 

Extraits du Bullettino délia Società Malacologicaltaliana. Vol. III, 1877. 

— Generi e specie délia famiglia Solariidse viventi vel Mediterraneo e fossili nel 

terreno pliocenico italiano, con Remarks by G. Jeffreys. Pisa, 1872. 

Extrait du Bullettino Malacologico Italiano. Tome V, 1872. 

— Note addizionali ail' articolo del signor Ed. v. Martens, intorno ad alcune con- 

chigliedegli Abruzzi. Pisa, 1869, planche. 

Extrait du. idem. Tome II, 1869, et tome V, 1872. 

— Qualche nozione istorica intorno ail' Argonauta. 

Extrait du Bullet. délia Soe. Malac. Italiana. Vol. III, 1877. 

— Spigolamenti nella conchiliologia mediterranea . 

Extrait du Bullettino Malacologico Italiano. Tome II, 1869. 

— Sur les espèces du genre Cassidaria qui vivent dans la Méditerranée, suivi de 

Description d'une espèce nouvelle de Xenophora, planche. 

Extraits du Journal de Conchyliologie, 1863. 

— traduit par Colbeau, Jules. — De quelques mollusques terrestres Napolitains, 

ou nouveaux, ou peu connus. Bruxelles, 1878, planches. 

Extrait des Annales de la Soc. Malacol. de Belgique. Tome XIII, 1878. 

Tournouër, Raoul. — Étude sur les fossiles tertiaires de l'île de Cos. Paris, 1876, in-4°> 
planches . 

Extrait des Annales scientifiques de l'École normale super. 2" série, t. V, année 1876. 

— Note complémentaire sur les tufs quaternaires de La Celle, près Moret (Seine-et- 

Marne). Paris, 1877, planches. 

Extrait du Bulletin de la Soc. Géologique de France. 3° série, t. V. 

Tschermak, Gust. — (Vide : Kaiserlich-Kônigliche Geologische Reichsanstalt . ) 

Ulivi, P. Giotto. — La nuova teoria di riproduzione. Firenze, 1878. 

United States of America. Department of Agriculture. — Monthly reports of the 

Department of Agriculture for the year 1875andfor theyear 1876. Washington, 

1876 et 1877, planches. 

— Report of the Commissioner of Agriculture of the opérations of the Department, 

for the year 1875 and for the year 1876. Washington, 1876 et 1877, planches et 
figures . 
United States of America. Department of the Interior. Geological and Geogrà- 
phicàl Survey of the Territories. — Annual report (nint) of the United 
States geological and geographical Survey of the Territories, embracing 
Colorado and parts of adjacent territories, par F. V. Hayden. Washington, 
1877, planches et figures. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CVII 

— Miscellaneous publications; n° 7 (Ethnography and Philology of the Hidatsa 

Indians, par Washington Matthews). Washington, 1877. 

— Idem ; n° 8 (Fur-bearing animais : a Monograph of North American Mustelidœ, 

parELLiOTT Coues). Washington, 1877, planches et figures. 

— Idem ; n° 10 (Bibliography of North American Invertebrate paleontology, par 

C.-A. White et H. Alleyne Nicholson). Washington, 1878. 

— Report of the United States geological Survey of the Territories. Vol. VII. Was- 

hington, 1878, in-4° planches. (Contributions to the fossil flora of the Western 
Territories. Part. 2, thetertiary flora, par Léo Lesquereux.) 

— Report of the United States geological Survey of the Territories. Vol. XI. Was- 

hington, 1877, in-4°, planches. (Monographs of North American Rodentia, par 
Elliot Coues et Joël Asaph Allen.) 
Vanden Broeck, Ernest. — Instructions pour la récolte des Foraminifères vivants. 

Extrait des Annales de la Société Belge de Microscopie. Tome IV, 1876-77. 

— Les Foraminifères des couches pliocènes delà Belgique, par E. Vanden Broeck 

et H. Miller. l re partie. Esquisse géologique et paléontologique des dépôts 
pliocènes des environs d'Anvers, par Ern. Vanden Broeck. Bruxelles, 
1876-1878, planche. 

Extrait des Annales de la Soc. Malac. de Belgique. Tome IX. 

— « Monographie des Foraminifères carbonifères et permiens (le genre Fusulina 

excepté), par H. B. Brady. » Analyse par Ern. Vanden Broeck. 

Extrait des Annales de la Soc. Belge de Microscopie. Tome IV, 1877-1878. 

— Note sur les Foraminifères du littoral du Gard. 

Extrait du Bulletin de la Soc. d'Étude des Sciences naturelles de Nîmes. 6' année, 1878. 

— Notices bibliographiques. Géologie de l'aqueduc François-Joseph des sources 

alpines, par Félix Karrer. 

Extrait des Annales de la Soc. Géol. de Belgique. Tome V. 

— et Cogels, Paul. — Observations sur les couches quaternaires et pliocènes de 

Merxem, près d'Anvers. 

Extrait des Annales de la Société Malacologique de Belgique. Tome XII, 1877. 

Verein der Freunde der Naturgeschichte m Meklenburg. — Archiv. 31 Jahr, 1877. 

Neubrandenburg, 1878, planche. 
Verein fur Naturkunde in Zwickau. — Jahresbericht 1877. Zwickau, 1878. 
Verein zur Verbreitung Naturwissenschaftlicher Kenntnisse in Wien. — Schriften. 

Band XVIII. Jahrgang 1877-1878. Wien, 1878, figures. 
Vincent, G. — Description de la faune de l'étage landenien inférieur de Belgique. 
Br uxelles, planches. 

Extrait des Annales de la Soc. Malacologique de Belgique. Tome XI, 1876. 

— et Rutot, A. — Quelques nouvelles observations relatives au système Wem- 

melien. 

Extrait des Annales de la Soc. Malac. de Belgique. Tome XIII, 1878. 

Westerlund, C.-A. — Sibiriens Land- och Sôtvatten-Mollusker.I. Stockholm, 1877, in-4°, 
planche. 

Extrait des Handlinger de l'Académie royale des Sciences de Suède. Bandes, 14, n* 12. 

White, C.-A. — (Vide : United States of America. Department of the Interior. 
Geological and geographical Survey of the Territories.) 



CV1II SOCIÉTÉ toALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Winkler, T.-C. — Mémoire sur l'origine des dunes maritimes des Pays-Bas. Harlem, 

•1878. 
Wright, Bryce. — Description of the new genus Delphinulopsis and of the new species 

Delphinulopsis Lesourdi. London, 1878, planche. 
Zittel, Karl, Alfred. — Studien ûber fossile Spongien. Zweite und dritte Abtheilung. 

Mûnchen, 1878, in-4°, planches. 

Tirés à part des Abhandlungen der K. Bayer. Akad. der Wissens, II Cl. XIII Band., 1 
2 abth. 

Zoological Society of London. — Proceedings of the scientific Meetings of the Zoolo- 
gical Society of London for the year 1877, part 3 et 4. London, 1877 et 
1878, planches et figures. Idem, for the year 1878, part 1, 2, 3. London, 
1878, planches et figures. 

Zoologisch Mineralogischer-Vereim in Regensburg. — Correspondenz-Blatt. Einund- 
dreissigster Jahrgang. Regensburg, 1877, planche. 

— Carte minéralogique et statistique générale de la Nouvelle-Galles du 

Sud. Sydney, 1878, planche. 



III 



COLLECTIONS MALACOLOGIQUES 



DONS REÇUS 



POUR LES 



COLLECTIONS MALACOLOGIQUES DE LA SOCIÉTÉ 

PENDANT L'ANNÉE 1878 



Les dons reçus pendant l'année 1878 se trouvent inscrits au Registre-collections sous 
les numéros 12678 à 13119. 

I. — Espèces belges. 
1. Fossiles de Bruxelles. Don de M. Élie Gaucher. 

II. — Espèces étrangères. 

1. Collection d'environ 200 espèces de coquilles fossiles du pléiocène d'Italie. Don 
de M. Foresti. 

2. Coquilles terrestres et fluviatiles des États-Unis; environ 40 espèces. Don de 
M. G. Andrews. 

3. Coquilles fluviatiles de la rivière Oostanaula, en Géorgie. Don de M. Julien Deby. 

4. Coquilles marines de Huelva (Andalousie); environ 80 espèces, en plus de 
1,000 exemplaires. Don de M. Julien Deby. 

5. Coquilles marines du département des Pyrénées orientales et terrestres du département 
de l'Aude; environ 50 espèces. Don de M. C. Blanchart. 

6. Coquilles terrestres de la Carinthie, Dalmatie, etc.; environ 60 espèces. Don de 
M. Fr. Ressmann. 



IV 



INSTITUTIONS CORRESPONDANTES. 



(81S 8 



IDISTIB 



DES 



ACADÉMIES, INSTITUTS, SOCIÉTÉS SAVANTES, MUSÉES, REVUES 

ET JOURNAUX, ETC. 

EN RELATION D'ÉCHANGE DE PUBLICATIONS AVEC LA 

SOCIÉTÉ MALACOLOGÏQUE DE BELGIQUE 

AU 31 DÉCEMBRE 1878 



AFRIQUE. 

Algérie. 

Alger. — Société Algérienne de Climatologie, Sciences physiques et naturelles 

Ile de la Réunion. 

Saint-Denis. — Société des Sciences et Arts de l'île de la Réunion. 

Ile Maurice. 

Port-Louis. — Royal Society of Arts and Sciences of Mauntius. 

AMÉRIQUE. 

Argentine (République). 

Buenos-Aires. — Sociedad Cientifica Argentina. 

Brésil. 

Rio de Janeiro. — Commissâo Geoloçica do Brazil. 
Id. — Museu Nacional do Rio de Janeiro. 

Canada. 

Cap-Rouge. — Le Naturaliste Canadien. 
Montréal. — Geological Survey of Canada. 



CXVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. 

États-Unis. 

Boston, Mass. — Boston Society of Natural History. 
Id. — Commomvealth of Massachusetts. 

Buffalo, N. Y. — Buffalo Society of Natural Sciences. 
Cambridge, Mass. — Muséum of Comparative Zoôlogy at Harward Collège. 
Chicago, III. — Academy of Sciences of Chicago. 
Détroit, Mich. — Geological Survey of Michigan. 
Frankfort, Ken. — Geological Survey of Kentucky. 
Mac Jndoe's Falls, Verm. — Orléans County Society of Natural Sciences. 
Milwaukee, Wisc. — Naturhistorischer Verein von Wisconsin in Milwaukee. 
New-Haven, Conn. — Connecticut Academy of Arts and Sciences. 
New-Orleans, Louis. — New-Orleans Academy of Natural Sciences. 
New-York, N. Y. — Lyceum of Natural History. 
Philadelphia, Pens. — Academy of Natural Sciences of Philadelphia. 
Id. — American Journal of Conchology. 

Id. — Geological Survey of Pensylvania. 

Id. — The American Naturalisas Journal. 

Portland, Maine. — Portland Society of Natural History. 
Saint-Louis, Miss. — Academy of Natural Sciences of Saint-Louis. 
Id. — Geological Survey of the State of Missouri. 

Salem, Mass. — Essex Institute. 

Id. — Peabody Academy of Sciences. 

San Francisco, Cal. — California Academy of Natural Sciences. 

Id. — Geological Survey of California. 

Tuscaloosa, Alab. — Geolocical Survey of Alabama. 
Washington, D. C. — Smithsonian Institution. 

Id. — United States of America. Department of Agriculture. 

Id. — United States of America. Geological and Geographical Survey of 

the Territories. 
Id. — United States of America. War Department. 

Guatemala. 

Guatemala. — Sociedad economica de los Amicos del Pais. 

Mexique. 

Mexico. — Museo Nacional de Mexico. 

EUROPE. 

Allemagne. 

àugsbourg. — Naturhistorischer Verein in Augsburg. 

Bonn. — Archiv fur Naturgeschichte. 

Brème. — Naturwissenschaftlicher Verein zu Bremen. 

Breslau. — Schlesische Gesellschaft fur vaterlândische Cultur. 



INSTITUTIONS CORRESPONDANTES GXVU 

Chemnitz. — Naturwissenschaftliche Gesellschaft zu Chemnitz. 

Colmar. — Société d'Histoire Naturelle de Colmar. 

Dresde. — Kônigliche Leopoldinisch-Carolinische deutsche Académie dcr Naturforscher. 

Id. — Naturwissenschaftliche Gesellschaft Isis in Dresden. 
Elberfeld. — Naturwissenschaftlicher Verein in Elberfeld. 
Francfort sur le Mein. — Deutsche Malakozoologische Gesellschaft. 
Giessen. — Oberhessische Gesellschaft fur Natur- und Heilkunde. 
Hambourg. — Muséum Godeffroy. 

Id. — Verein fur Nalurwissenschaftlichen Unterhaltung. 
Heidelberg. — Naturhistorisch-Medizinischer Verein. 
Kiel. — Naturwissenschaftlicher Verein fur Schleswig-Holstein . 
Konigsberg. — Kônigliche Physikalisch-OEkonomische Gesellschaft. 
Leipzig. — Zoologischer Anzeiger. 
Metz. — Académie des Lettres, Sciences, Arts et Agriculture de Metz. 

Jd. — Société d'Histoire Naturelle de la Moselle. 
Munich. — Kaiserlisch-Bayerische Akademie der Wissenschaften zu Miinchen. 
Neubrandebourg. — Verein der Freunde der Naturgeschichte in Meklenburg. 
Nuremberg. — Naturhistorische Gesellschaft in Niïrnberg. 
Offenbach sur le Mein. — Offenbacher Verein fur Naturkunde. 
Ratisbonne. — Zoologisch-mineralogischer Verein zu Rcgensburg. 
Stuttgart. — Verein fur vaterlândische Naturkunde in Wùrttemberg. 
Wiesbade. — Nassauischer Verein fur Naturkunde. v 

Zwickau. — Verein fur Naturkunde. 

Angleterre, 

Glasgow. — Natural History Society of Glasgow. 
Leeds. — The quarterly Journal of Conchology. 
Londres. — Geological Society of London. 

Id. — Linnean Society of London. 

Id. — Royal Society of London. 

Id. — Zoological Society of London. 
Manchester. — Manchester Geological Society. 

Newcastle-Upon-Tyne. — Natural History Society of Northumberland and Durham. 
Norwich. — Norfolk and Norwich .Naturalisas Society. 
Id. — Norwich Geological Society. 

Autriche. — Hongrie. 

Agram. — Jugoslavenske Akademije Znanosti i Umjetnosti. 

Brunn. — Naturforschender Verein in Brùnn. 

Budapest. — • Kirâlyi Magyar Termeszettudomânyi Târsulat. 

Id. — Magyar Kirâlyi Fôldtani intezet igazgatôsâgâtôl . 

Id. — Magyar Nemzeti Muséum. 

Id. — Magyarhoni Fôldtani Târsulat. 
Gratz. — Naturwissenschaftlicher Verein fiir Steiermark. 
Hermànnstadt. — Siebenbùrgischer Verein fiir Natur wissenschaften. 



c:xvnr 



SOCIÉTÉ MALÀCOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Klagenfurt. — Naturhistorisches Landes Muséum von Kârnthen. 
Linz. — Muséum Francisco-Carolinum. 
Reichenberg. — Verein der Naturfreunde. 
Trieste. — Società Adriatica di Scienze Naturali. 
Vienne. — Kaiserliche Àkademie der Wissenschaften. 

Id. — Kaiserlich-Kônigliche Geologische Reichsanstalt. 

Id. — Kaiserliche-Kônigliche Zoologisch-Botanische Gesellschaft in Wien. 

Id. — Verein zur Verbreitung Naturwissenschaftlicher Kenntnisse in Wien. 

Id. — WissenschaftlichenClub. 

Belgique. 

Anvers. — Société Paléontologique de Belgique. 

Id. — Société Phytologique et Micrographique de Belgique. 
Bruxelles. — Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. 

Id. — Athenaeum belge. 

Id. — Fédération des Sociétés Scientifiques de Belgique. 

Id. — Ligue de l'Enseignement. 

Id. — Moniteur Industriel. 

Id. — Musée royal d'Histoire naturelle. 

Id. — Observatoire Royal. 

Id. — Société Belge de Géographie. 

Id. — Société Belge de Microscopie. 

Id. — Société centrale d'Agriculture de Belgique. 

Id. — Société Entomologique de Belgique. 

Id. — Société royale de Botanique de Belgique. 

Id. — Société royale de Pharmacie. 

Id. — Société royale des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles. 

Id. — Société royale Linnéenne de Bruxelles. 

Id. — Université libre de Bruxelles. 
Charleroi. — Société Paléontologique et Archéologique de l'arrondissement judiciaire 

de Charleroi. 
Hasselt. — Société chorale et littéraire des Mélophiles de Hasselt. 
Liège. — Fédération des Sociétés d'horticulture de Belgique. • 
Id. — Société Géologique de Belgique. 
Id. — Société libre d'Émulation de Liège. 
Id. — Société Médico-chirurgicale de Liège. 
Id. — Société royale des Sciences de Liège. 
Mons. — Société des Sciences, des Lettres et des Arts du Hainaut. 
Namur. — Société Archéologique de Namur. 
Tongres. — Société scientifique et littéraire du Limbourg. 
Vilvorde. — Le Moniteur horticole Belge. 

Danemark. 

Copenhague. — Naturhistoriske Forening i Kjôbenhavjî. 



INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CXIX 

Espagne. 

Madrid. — Àteneo propagador de las Ciencias Naturales. 
Id. — Comision del Mapa geologico de Espana. 
Id. — Sociedad Espanola de Historia Natural. 

France. 

Amiens. — Société Linnéenne du Nord de la France. 

Auxerre. — Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne. 

Bayonne. — Les Fonds de la mer. 

Id. — Société des Sciences et Arts de Bayonne. 
Besançon. — Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon. 
Bordeaux. — Académie nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts. 

Id. — Société Linnéenne de Bordeaux. 
Caen. — Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres. 

Id. — Société Linnéenne de Normandie. 
Chalons-sur-Marne. — Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts de la Marne. 
Cherbourg. — Société nationale des Sciences naturelles de Cherbourg. 
Dax. — Société de Borda. 

Dijon. — Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon. 
Draguignan. — Société d'Agriculture, de Commerce et d'Industrie du département du Var. 
La Rochelle. ■ — Académie des Belles-Lettres, Sciences et Arts de La Rochelle. 
Lille. ■ — Bulletin Scientifique, Historique et Littéraire du département du Nord et des 
pays voisins. 

Id. — Société des Sciences, des Arts et de l'Agriculture de Lille. 

Id. — Société Géologique du Nord. 
Lyon. — Société d'Agriculture, Histoire naturelle et Arts utiles de Lyon. 
Id. — Société Botanique de Lyon. 
Id. ; — Société d'Études scientifiques de Lyon. 
Maçon. — Académie de Mâcon, Société des Sciences, Arts, Belles-Lettres et d'Agriculture. 
Montpellier. — Société d'Horticulture et d'Histoire naturelle de l'Hérault. 
Nancy. — Académie de Stanislas. 

Nîmes. — Société d'Étude des Sciences naturelles de Nîmes. 
Orléans. — Société d'Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Orléans. 
Paris. — Feuille des Jeunes Naturalistes. 

Id. — Journal de Conchyliologie. 

Id. — Société Géologique de France. 

Id. — Société Parisienne d'Histoire naturelle. 

Id. — Société Zoologique de France. 
Perpignan. — Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales. 
Rouen. — Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. 
Semur. — Société des Sciences historiques et naturelles de Semur. 
Toulon. — Société Académique du Var. 

Tours. — Société d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres du département d'Indre- 
et-Loire. 
Verdun. — ■ Société Philomathique de Verdun. 



CXX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Italie. 

Brescia. — Ateneo di Brescia. 

Catane. — Accademià Gioenia di Scienze Naturali in Catania 
Florence. — Societa Entomologica Italiana. 
Milan. — Societa Italiana di Scienze Naturali. 
Modène. — Societa dei Naturalisa in Modena. 
Naples. — Societa di Scienze fisici e naturali di Napoli. 
Palerme. — Accademià Palermitana di Scienze, Lettere ed Arti. 
Id. — Societa di Acclimazione e di Agricoltura in Sicilia. 
Pise. — Societa Malacologica Italiana. 
Rome. — Reale Comitato Geologico Italiano. 
Venise. — Reale Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti. 
Vérone. — Accademià d'Agricoltura, Arti e Commercio di Verona. 

Luxembourg. 

Luxembourg. — Institut Royal Grand-Ducal de Luxembourg. 

rveerlan.de. 

Amsterdam. — ■ Koninklijke Akademie van Wetenschappen te Amsterdam 
Id. — Koninklijke Zoologisch Genootschap Natura Artis Magistra. 
Groningue. — Academia Groningana. 

Id. — Natuurkundig Genootschap te Groningen. 
Harlem. — Hollandsche Maatschappij der Wetenschappen te Haarlem. 

Id. — Teyler's Stichting. 
Leide. — Academia Lugduno-Batava. 
Id. — Nederlandsche Dierkundige Vereeniging. 

PVorvége. 

Christiania. — Kongelige Norske Fredericks Universitet. 

Id. — Videnskabs Selskab i Christiania. 

Drontheim. — Kongelige Norske Videnskab Selskab i Throndhjem 

Portugal. 

Lisbonne. — Commissâo Geologica do Portugal. 

Russie. 

Dorpat. — Dorpater Naturforcher Gesellschaft. 
Helsingfors. — Finska Vetenskaps Societeten. 

Id. — Sàllskapet pro Fauna et Flora Fennica. 

Mitau. — Kurlândische Gesellschaft fur Literatur und Kunst. 

Moscou. — Société impériale des Amis des Sciences naturelles, d'Anthropologie et 
d'Ethnographie. 
Id. — Société impériale des Naturalistes de Moscou. 
Riga. — Naturforschender Verein zu Riga. 

Saint-Pétersbourg. — Académie impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg. 
id. — Kaiserlisch-Riissische mineralogische Gesellschaft. 



INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CXXI 

Suède. 

Gothembourg. — Kongliga Vetenskaps och Vitterhets Samhâllet i Gôteborg. 
Lund. — Kongliga Fysiografisca Sâllskapet i Lund. 

Id. — Universitas Carolina Lundensis. 
Stockholm. — Kongliga Swenska Vetenskaps Akademie. 
Upsal. — Kongliga Vetenskaps Societeten. 

Suisse. 

Aarau. — Argauische Naturforschende Gesellschaft zu Aarau. 
Bale. — Naturforschende Gesellschaft zu Basel. 
Berne. — Naturforschende Gesellschaft in Bern. 

Id. — Schweizerische Gesellschaft fur die gesammten Naturwissenschaften . 
Coire. — Naturforschende Gesellschaft Graubiinden's zu Chur. 
Genève. — Institut national Genevois. 
Lausanne. — Société Vaudoise des Sciences naturelles. 
Neuchatel. — Société des Sciences naturelles de Neuchâtel. 
Saint-Gall. — St-Gallische Naturwissenschaftliche Gesellschaft. 
Schaffouse. — Schweizerische Entomologische. Gesellschaft. 
Zurich. — Naturforschende Gesellschaft in Zurich. 

OCÉANIE. 

Nouvelle «Galles du Sud. 

Sydney. — Linnean Society of New South Wales. 

Nouvelle Zélande. 

Aukland. — New Zealand Institute. 

Tasmanie. 

Hobart-Town, — Royal Society of Tasmania. 



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LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIETE. 



LISTE GENERALE 



DES 



MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

AU 31 DÉCEMBRE 1878. 
(•Le nom des membres fondateurs est précédé d'un astérisque *) 



Membres honoraires. 

1877. Bellardi, professeur Luigi. — Turin. 

(1863)-1873. * Colbeau, Jules, membre de diverses Sociétés savantes. •— rue d'Or- 
léans, 41, Ixelles-Bruxelles. (Collection générale des mollusques vivants et 
fossiles, spécialement terrestres et fluviatiles. — Collection particulière des 
espèces et variétés vivantes et fossiles de Belgique.) 

1875. Davidson, Thomas, membre de la Société Royale et de la Société Géologique de 

Londres, etc. — Leopold Road, 3, Brighton (Angleterre). 
1863. Funck, N., directeur du Jardin Zoologique de Cologne, membre de diverses Sociétés 

savantes. — Cologne (Prusse). 
1870. Hammelrath, D r Gustave, ancien directeur du Jardin Zoologique de Bruxelles. — 
Paris . 

1878. Hayden, F. V., géologue des États-Unis — Washington D. C. 

1876. Jeffreys, Gwyn, Membre de la Société Royale de Londres, etc. — Ware Priory, 

Herts (Angleterre) , 
1874. Michaud, capitaine L.-A.-G., membre de diverses Académies et Sociétés savantes.— 

Cour Morand, 35, Lyon (France) . 
1878. Selwyn, alfred, R.C., directeur de la Commission géologique du Canada. — Montréal. 
(1864)-1872. Senoner, D r Adolf, membre de diverses Académies et Sociétés savantes. — 

III, Marxergasse, 14, Vienne (Autriche). 
1867. Sowerby, G.-B. — Great Russell street, 45, Bloomsbury, Londres. 
(1867)-1870. Staes, Célestin, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Louvain. 



GXXYI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Membre» correspondants. 

1867. Bielz, E.-Alb., inspecteur royal de l'enseignement, membre de diverses Sociétés 

savantes. — Hermannstadt, Transylvanie (Autriche). 
1874. Bourgeois, abbé L., professeur au Collège de Pont-Levoy, membre de diverses 

Sociétés savantes. — Pont-Levoy, département de Loir-et-Cher (France). 

1867. Brusina, Spirïdione, conservateur du Musée national d'Histoire naturelle, membre 

de diverses Sociétés savantes. — Agram, Croatie (Autriche). 

1864. Canofari de Santa Vittoria, comte J. — Sora, Terra di Lavoro (Italie). 

1864. Charlier, Alexandre, capitaine au long cours dans la marine belge. — Place Saint- 
Joseph, 15, Gstende. 

1868. Chevrand, Antonio, D r en médecine, etc. — Cantagallo (Brésil). 

1864. D'Ancona, Cesare, D r en sciences, aide-naturaliste au Musée royal d'Histoire natu- 

relle, etc. — Florence (Italie). 

1866. Dubrueil, E., membre de diverses Sociétés savantes. — Rue du Carré du Roi, 1, 

Montpellier, Hérault (France). 

1869. Erjavec, Francesco, professeur d'Histoire naturelle à l'École supérieure. — Gorz 

(Autriche). 
1878. Foresti, D r Lodovico. — Hors la Porta Saragozza n° 140-141, Bologne (Italie). 
1876. Gaucher, Élie. — Rue Belliard, 123, Bruxelles. 

1867. Gobanz, D r Josef, professeur d'Histoire naturelle à l'École supérieure. — Klagenfurt, 

Carinthie (Autriche). 
1872. Heynemann, D. -F., membre de la Société Malacozoologique allemande, etc. — 
Schifferstrasse, 53, Sachsenhausen, près de Francfort sur le Mein (Allemagne), 

1868. Hidalgo, D r J. Gonzalez. — Huertas, 7 Duplicado, 2° derecha, Madrid. 
1874. Issel, D r Arturo, professeur. — Gênes (Italie). 

1865. Jamrach, Ch., naturaliste. — S'-George street, 180, East, Londres. 

1869. Kawall, J.-H., pasteur, membre de diverses Sociétés savantes. — Presbytère de 

Poussen, Courlande (Russie). 

1872. Kobelt, D r W., membre de la Société Malacozoologique allemande, etc. — Schwan- 
heim sur le Mein (Allemagne). 

1869. Kuzmic, le Père Giovanni Evangelista, directeur de la pharmacie du couvent. — 
Raguse, Dalmatie (Autriche). (Coquilles terrestres, fluviatiles et marines du ter- 
ritoire et du littoral de Raguse.) 

1864. Lallemant, Charles, pharmacien, membre de diverses Sociétés savantes. — L'Arba, 
près d'Alger (Algérie). 

1872. Lancia di Brolo, duc Federico, membre de l'Académie royale des Sciences de 
Palerme, etc. — Palerme (Sicile). 

1866. Manfredonia, commandeur Giuseppe, D r en médecine, professeur, membre de 

diverses Académies et Sociétés savantes. — Via Stella, 120, Naples (Italie). 
1872. Matthew, G. -F., membre de diverses Sociétés savantes. — Leustones, depart- 

ment S 1 - John, Nouveau Brunswick (Canada). 
1866 Morière, J., professeur à la Faculté des sciences, membre de diverses Sociétés 

savantes. — Caen, Calvados (France). 



LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ GXXVII 

1869. Paulucci, M TOe la marquise Marianna. — Palais Pamiatichi, Borgo Pinti, Florence 

(Italie). 
1876. Ressmann, D r Fr. — Malborgeth, Cawnthie (Autriche). 
1868. Rodriguez, Juan, directeur du Musée d'Histoire naturelle. — Guatemala. 
1867. Rothe, Tyge, directeur du Jardin royal de Rosenborg. — Copenhague. 

1867. Schmidt, D r Oscar, professeur à l'Université, etc. — Strasbourg, Alsace (Allemagne). 

1868. Sciuto-Patti, Carmelo, ingénieur, membre de l'Académie des Sciences naturelles 

de Catane et de diverses Sociétés savantes. — Catane (Sicile). 

1864. Stossich, Adolf, professeur, membre de diverses Sociétés savantes. — Trieste, 

Istrie (Autriche). 
1878. Tapparone-Canefri, chevalier Cesare. — Via S. Quintino, 21, Turin (Italie). 
1875. Watelet, Ad., officier de l'Instruction publique, membre des Sociétés Géologique 

et Botanique de France, etc. — Soissons, département de l'Aisne (France). 

1872. Westerlund, D r Carl, Agardh. — Ronneby (Suède). 

1865. Wesïerman, G.-F., directeur du Jardin zoologique d'Amsterdam, membre de diverses 

Sociétés savantes. — Amsterdam (Néerlande). 
1867. Wiechmann, D r C.-M., membre de diverses Sociétés savantes. — Kadow, près de 
Goldberg, Mecklembourg (Allemagne). 

1873. Winkler, T. -Ci, D r en sciences naturelles, conservateur du Musée Teyler, membre de 

diverses Sociétés savantes. — Harlem (Néerlande). 

Membres effectifs à vie. 

1872. Bubics, S.-C.-O., chambellan de Sa Sainteté, etc. — Palais des princes Esterhazy, 

Wallnerstrasse, 4, Vienne (Autriche). 
1868)-1872. Lawley, Roberto, membre de la Société Malacologique italienne, etc. — 
Montecchio, près de Pontedera, Toscane (Italie). 

Membres effectifs. 

1872. Balston, William Ed., membre de la Société Géologique de Londres, etc. — 
Bearsted House, Maidstone, Kent (Angleterre). (Fossiles crétacés.) 

1874. Barrois, Charles, licencié en sciences naturelles, préparateur de géologie à la 

Faculté des sciences. — Rue Rousselle, 17, faubourg Saint - Maurice , Lille 
(France). (Spongiaires.) 
1870. Bauwens, L.-M., receveur des contributions, membre de plusieurs Sociétés savantes. 
— Rue Schmitz, 15, Koekelberg-Bruxelles. 

1872. Berchem, F., ingénieur principal des mines. — Rue Neuve, 32, Namur. 
1874. Blanchart, C, ingénieur des mines. — Montignies-le-Tilleul, Hainaut. 

1873. Bouyet, Alfred, lieutenant-colonel au corps d'état-major. — Rue du Méridien, 100, 
, Saint-Josse-ten-Noode-Bruxelles. 

1864. Briart, Alphonse, ingénieur des mines, membre de l'Académie royale des Sciences 

de Belgique et de diverses Sociétés savantes. — Morlanwelz, Hainaut. 
1872. Bricourt, C., avocat. — Rue de Stassart, 71, Ixelles-Bruxelles . 



CXXVII1 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

1877. Brot, D r Aug. — Malagnon, 6, Genève. 

1863. *Charlier, Eugène, D r en médecine, etc., membre de diverses Sociétés savantes. — 
Rue Faubourg-S^Gilles, 19, Liège. 

1863. *Cocheteux, Charles, colonel au régiment du génie. — Rue du Midi, 7, Liège. 

1870. Cogels, Paul, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue de la Bascule, 2, 

Anvers. (Géologie et paléontologie des environs d'Anvers.) 

1873. Colbeau, Emile, étudiant, membre de la Société royale Linnéenne de Bruxelles. — 

Rue d'Orléans, 41, Ixelles- Bruxelles. (Mollusques vivants et fossiles de 
Belgique.) 

1864. Cornet, F.-L., ingénieur des mines, membre de l'Académie royale des Sciences de 

Belgique, etc. — Cuesmes, près de Mons. (Fossiles crétacés.) 

1874. Cornet, J.-F., membre de la Société Belge de Microscopie. — Chaussée de 

Wavre, 259, Ixelles-Bruxelles. 

1874. Cotteau, Gustave, membre de la Société Géologique de France, etc. — Auxerre, 
département de l'Yonne (France). (Échinodermes.) 

1869. Craven, Alfred-E., membre de diverses Sociétés savantes. — Broockfield-House, 
Folkestone. Kent (Angleterre). 

1876. Crépin, François, directeur du Jardin botanique de l'Élat, membre de l'Académie 
royale des Sciences de Belgique et de diverses Sociétés savantes. — Rue de 
l'Esplanade, 8, Ïxelles-Bruxelles. 

1873. Crocq, D r J., sénateur, professeur à l'Université libre, membre de l'Académie royale 
de médecine de Belgique, etc. — Rue Royale, 110, Bruxelles. 

1866. Dautzenberg, Philippe. — Rue de l'Université, 213, Paris. (Coquilles terrestres et 
fluviatiles . ) 

1873. Davreux, Paul, ingénieur, professeur au Musée royal de l'industrie. — Bruxelles. 

1871. De Bullemont, Emmanuel, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue d'Orléans, 

32, Ixelles-Bruxelles . 

1874. Deby, Julien, ingénieur, membre de diverses Sociétés savantes.— Rue de la Vanne, 

31, Ixelles-Bruxelles. (Observations microscopiques .) 
1874. De Cossigny, J. Charpentier, ingénieur, membre de la Société Géologique de 
France, etc. — Courcelle, près Saint-Parres les-Vaudes, département de l'Aube 
(France). 

1874. De Guerne, Jules, membre de la Commission d'Histoire naturelle du Musée de 

Douai, etc. — Rue de Lewarde, 9, Douai, département du Nord (France). (Nu- 

dibr anches.) 
1876. Dejaer, Ernest, ingénieur des mines. — Rue delà Chaussée, 22, Mons. 
1869. De Jonghe, vicomte Baudouin, — Rue Guimard, 2, Quartier-Léopold-Bruxelles. 

1875. Delacre, Ambroise, étudiant. — Rue de l'Arbre-Bénit, 106, Ixelles-Bruxelles. 
1874. De la Fontaine, Jules, conservateur des collections de l'Université, membre de plu- 
sieurs Sociétés savantes. — Gand. 



LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CXXIX 

1871. De Looz-Corswarem, comte Georges, membre de plusieurs Sociétés savantes. — 

Château d'Avin, près de Burdinne, province de Liège. 

1872. Denis, Hector, avocat. — chaussée de Wavre, 148, Ixelles-Bruxellcs. 
1872. De Reul, Xavier. — Rue de Robiano, 64, Schaerbeek-Bruxelles. 

1863. *De Selys-Longchamps, baron Edmond, sénateur, membre de l'Académie royale des 
Sciences de Belgique, etc. — Quai de la Sauvenière, 34, Liège, et château de 
Longchamps, près de Waremme. 

1871. Desguin, Pierre, ingénieur. — Rua do Alecrim, 36, Lisbonne, 

1875. Desvachez, Jules, ingénieur des mines. — Rue de la Chaussée, 67, Mons. 

1877. De Toyon. — S 1 Ciers du Taillon, par Mirambeau, Charente-Inférieure (France). 
1863. *Dewalque, D r Gustave, professeur à l'Université, membre de l'Académie royale des 

Sciences de Belgique, etc. — Rue de la Paix, 17, Liège. 

1872. Dollfus, Gustave, membre de la Société Géologique de France, etc. —Rue de Cha- 

brol, 45, Paris. 

1876. Eck, André, pharmacien, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue La Con- 

damine, 53, Paris. 

1878. Faly, Ingénieur au corps des mines. — Rue de Nimy, Mons. 
1872. Fleming, S.-R., étudiant. — Boulevard du Régent, 15, Bruxelles. 

1863. *Fologne, Égide, architecte, membre de la Société Entomologique de Belgique. — 

Rue de Namur, 12a, Bruxelles. 
1865. Fontaine, César, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Papignies, Hainaut. 
1874. Friren, abbé A., professeur au petit Séminaire, membre de diverses Sociétés savantes. 

— Montigny lez-Metz, Lorraine (Allemagne). 
1863. *Geelhand de Merxem, L. — Rue du Pont-Neuf, 21, Bruxelles. 

1877. Genevoix, D r Fr. — Rue des Beaux-Arts, 14, Paris. 

1868. Gentiluomo, D r Cammillo, conservateur du Musée royal d'Histoire naturelle, etc. — 

Via S. Francesco, 23, Pise (Italie) . 
1874. Geraets, E., professeur à l'Athénée, membre de plusieurs Sociétés savantes. — 

Hasselt . 
1874. Giard, Alfred, professeur de zoologie à la Faculté des Sciences, etc. —Lille (France.) 
1874. Gloyne, Charles, ingénieur royal. — Llanion Terrace, 17, Pembroke Dock, South 

Wales (Angleterre). (Mollusques terrestres et fluviatiles vivants.) 

1874. Gosselet, Jules, professeur de géologie à la Faculté des Sciences, membre de 

diverses Sociétés savantes. — Rue d'Antin, 18, Lille (France). 

1869. Hallez, Paul. — Rue Rogier, 194, Schaerbeek-Bruxelles. (Fossiles Laekeniens.) 

1872. Henné, Alexandre, capitaine adjudant-major. — Saint-Gilles, Bruxelles. 

1873. Houzeau de Léhaie, Auguste, membre de la Société des Sciences du Hainaut, etc.— 

Hyon, près de Mons. 
1873. Jones, T. Rupert, membre de la Société Royale de Londres, etc., professeur à 
l'Université. ■— Collège Terrace, 5, Yorktown, comté de Surrey (Angleterre). 

1875. Joreïsenne, D r Gustave, membre delà Société Géologique de Belgique, etc. — Rue 

de la Casquette, 39, Liège 

1872. Klecak, Biagio, commissaire de district de l re classe. — Sinj, Dalmatie (Autriche). 

1873. Lambotte, Élie, étudiant.— Rue de Josaphat, 112, Schaerbeek-Bruxelles. (Mollusques 

vivants et fossiles de Belgique.) 
1867. Lanszweert, Edouard, pharmacien. — Rue de la Chapelle, 85, Ostende. 
1878 9 



CXXX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

1874. Lebour, G. -A., membre de la Société Géologique de Londres. — Weedpark House, 
Dipton Lintz Green, comté de Durham (Angleterre). 

1866. Le Comte, Théophile, membre de diverses Sociétés savantes. — Ghislenghien, 

Hainaut. (Mollusques d'Europe.) 

1872. LefèvrE, Théodore, membre de diverses sociétés savantes. — Rue du Pont-Neuf, 10, 

Bruxelles. (Fossiles tertiaires. Géologie des environs de Bruxelles.) 

1871. Malaise, Constantin, D 1 ' en sciences, professeur à l'Institut agricole de l'État, 

membre de l'Académie royale des Sciences de Belgique, etc. — Gembloux. 
(Terrain silurien et fossiles qu'il renferme.) 

1873. Mazé, H., ordonnateur de la Guadeloupe. — Basse-Terre (Guadeloupe). 

1874. Médal, D r M. -A. — Calle de Cadena, n° 21, Mexico (Mexique). 

1875. Michelet, Gustave, ingénieur, membre de la Société belge de Microscopie. — Rue 

de Pascale, 6, Quartier-Léopold, Bruxelles. 

1867. Miller, Henry, J., membre de la Société belge de Microscopie et de la Société 

royale de Botanique de Belgique. — Place de l'Industrie, 39, Bruxelles. (Obser- 
vations microscopiques ; Foraminifères vivants et fossiles.) 

1877. Mors, Emile, étudiant. — Rue Solférino, 4, Paris. 

1874. Neissen, Auguste, avocat. — Boulevard de Waterloo, 86, Bruxelles. 

1872. Ortlieb, J., chimiste, membre de diverses Sociétés savantes. — Croix lez-Roubaix, 

département du Nord (France). (Géologie générale du bassin tertiaire Anglo- 
Flamand.) 
1870. Pire, Louis, professeur à l'Athénée royal, membre de diverses Sociétés savantes. — 
Rue Keyenveld, 111, Ixelles-Bruxelles. 

1873. Potier, Alfred, ingénieur des mines, membre de la Société géologique de France. 

— Rue de Boulogne, 1, Paris. 

1870. Purves, J.-C, membre de diverses Sociétés savantes. — Panmure Place, 16, Edim- 
bourg (Ecosse). 

1863. *Roffiaen, François, artiste-peintre, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue 
Godecharle, 16, Ixelles-Bruxelles. (Collection des espèces terrestres, principale- 
ment du genre Hélix.) 

1872. Rutot, Aimé, ingénieur au chemin de fer de l'État, membre de la Société géologique 
de Belgique. — Rue du Chemin de fer, 31, Saint-Josse-ten-Noode-Bruxelles. 

1874. Schepman, M. -M., naturaliste. — Rhoon, près de Rotterdam (Néerlande). 

1868. Seghers, Franz, artiste-peintre. — Rue L'Olivier, Schaerbeek-Bruxelles. 

1878. Stevens, Jean, Ingénieur. — Rue Mèdori, 98, Laeken. 

1875. Suys, Paul. — Rue Royale, 160, Bruxelles. 

1877. Thiriar, D r J. — Chaussée d'Ixelles, 168, Ixelles-Bruxelles. 

1878. Tiberi, D r Nicolo. — Portici, près de Naples ; 

1874. Tournouer, Raoul, membre de la Société Géologique de France, etc. — Rue de 

Lille, 43, Paris. 
1872. Ubaghs, Casimir, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue des Blanchisseurs, 

Maestricht (Néerlande). 
^§§9. Vanden Broeck, Ernest, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue Terrei 

Neuve, 124, Bruxelles. (Foraminifères. Anatomie, physiologie et distribution 

géographique des Mollusques terrestres et fluviaiiles. Collection spéciale des 

Mollusques belges.) 



LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CXXX 

1874. Vander Capellen, A., pharmacien, membre des Sociétés géologiques de Belgique 

et de France. — Hasselt. 
1874. Van Rygersma, H.-E., D r en médecine, etc. — Saint-Martin (Antilles). 
1877. Vaughan, Ern., homme de lettres. — Rue des Minimes, 42, Bruxelles. 
1869. Vincent, Gérard, préparateur au Musée royal d'Histoire naturelle. — Rue Granvelle 

95, Quartier -Léopold, Bruxelles. (Fossiles des terrains éocènes de Belgique 

principalement des systèmes Bruxellien et Laekenien.) 
1872. Von Egger, comte Franz, membre de diverses Sociétés savantes. — Saint-George 

sur le Lac Long, Carinthie (Autriche). 

1872. Von Egger, comte Gustav, membre de diverses Sociétés savantes. — Saint-George 

sur le Lac Long, Carinthie (Autriche). 

1873. Weinmann, Rodolphe, chimiste, membre de la Société entomologique de Bel- 

gique, etc. — Chaussée de Mons, 71, Cureghem-Bruxelles. 
1876. Weissenbruch, Paul. — Rue du Poinçon, 45, Bruxelles. 
1863. *Weyers, Joseph -Léopold, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue de 

Laeken, 51, Bruxelles. 

1873. Witmeur, Henri, ingénieur des mines, professeur à l'École polytechnique.— Avenue 

de la Toison d'or, 60, Saint-Gilles-Bruxelles. 

1874. Wright, Bryce, membre de la Société royale d'Histoire de Londres, etc. — 38, 

Southampton Row, Bloomsbury, Londres. 



TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES 

CONTENUES DANS LE TOME XIII, 1878 

DES ANNALES DE LA SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE 

DE BELGIQUE 



*>0O- 



Annales de la Société Malacologique de Belgique, tome XIII, 1878 .... 3 

Assemblée générale annuelle du 7 juillet 1878 XXVII 

Assemblée générale extraordinaire du 4 août 1878 XXXIX 

Bulletin bibliographique XCI 

Bulletin des séances de la Société III 

Bulletins de la Société Malacologique de Belgique, tome XIII, 1878. ... I 

Collections malacologiques CIX 

De quelques mollusques terrestres napolitains, ou nouveaux ou peu connus, par 
le D r N. Tiberi (mémoire inédit, traduit de l'italien par Jules Colbeau), (plan- 
ches I, II) 7 

Description de quelques coquilles fossiles des argilites de Morlanwelz, par 

Alp. Briart et F. -L. Cornet (planche X) 87 

Institutions correspondantes CXIII 

La Malacologie à l'Exposition universelle de Paris (1878), par L. Pire et Th. Le- 

fèvre LXXIX 

Liste générale des membres de la Société Malacologique de Belgique au 31 dé- 
cembre 1878. . . . . CXXIII 

Mémoires de la Société Malacologique de Belgique, tome XIII, 1878. ... 5 
Mollusques marins d'Italie. Céphalopodes, Ptéropodes, Hétéropodes vivants de 
la Méditerranée et fossiles du terrain tertiaire d'Italie, par le D r N. Tiberi 

(mémoire inédit, traduit de l'italien par Jules Colbeau) 52 

Murex Huttonise, par Bryce Wright (planche IX) 85 



CXXX1V SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Recherches paléontologiques. Les grandes espèces d'ovules des terrains éocènes. 
Description de l'ovule des environs de Bruxelles. Ovula (Strombus) gigantea, 
Mùnst. sp., par Th. Lefèvre (planches III, IV, V, VI, VII, VIII) .... 22 

Séances de la Société : 

6 janvier 1878 V 

Note sur le calcaire de Ludes, par André Eck. 
3 février 1878 XII 

3 mars 1878 XV 

Rapport sur les manuscrits laissés par M. Gustave Collin à la Société 
Malacologique de Belgique. — M. J. Colbeau. 

7 avril 1878 XVIII 

Note sur les parasites et les ennemis des mollusques. — M. J.-H. Ka- 
wall . 

5 mai 1878 . . XXI 

2 juin 1878 . . XXIV 

Proposition d'organiser une exposition malacologique lors des fêtes 
nationales de 1880. — M. Ern. Vanden Broeck. 

7 juillet 1878 (Assemblée générale annuelle ordinaire) XXVII 

Rapport du Président . 

Budget. Fixation des jours et heures des assemblées de la Société et 
de son excursion annuelle. Nomination du Conseil et de la Commis- 
sion des comptes. 

Proposition de M. Lefèvre concernant le service de la bibliothèque de 
la Société. 

Proposition de M. Denis de reviser l'article 13 des statuts. 

Proposition de M . Vanden Broeck d'organiser une exposition mala- 
cologique pendant les fêtes nationales de 1880. 

4 août 1878 (Assemblée générale extraordinaire) XXXIX 

Discussion des propositions faites par MM. Lefèvre, Denis et Vanden 
Broeck à l'Assemblée générale ordinaire du 7 juillet 1878. 

4 août 1878 , . . XLII 

Planorbis complanatus scalaire. — M. Pire. 

1 er septembre 1878 XLV 

5 octobre 1878 XLVII 

Première réunion de la Société dans son nouveau siège, à l'Université 
de Bruxelles. 

Quelques nouvelles observations relatives au système wemmelien, 
par G. Vincent et A. Rutot. 

Fossiles de l'étage fluvio-marin et du quaternaire du Limbourg, par 
Ern. Vanden Broeck. 



TABLE DES MATIÈRES CXXXV 

Note sur le vernis vitrificateur de Ruidant, propre à la conservation des 
fossiles. — M. Fr. Crépin. 

Nouvelles relations d'échange de publications établies avec diverses 
sociétés. — M. Th. Lefèvre. 

2 novembre 1878 . . . t . . LIX 

Explorations stratigraphiques et paléontologiques faites dans le Lim- 
bourg, par Ern. Vanden Broeck et A. Rutot. 

7 décembre 1878 . . LXV 

Exposition Malacologique de 1880. Réponses et adhésions reçues des 

membres de la Société. 
Notes sur quelques observations géologiques et paléontologiques faites 

aux environs de Louvain, par G. Vincent et A. Rutot. 
Animal phosphorescent rencontré dans une huître. — M. A. Rutot. 
Table générale des matières contenues dans le tome XIII des Annales de la 
Société Malacologique de Belgique .."•«; CXXX1II 



PLANCHES DU TOME XIII, 1878, 



DES 



ANNALES DE LA SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Planche I. De quelques mollusques terrestres napolitains, ou nouveaux ou peu 
connus, par le D r N. Tibcri (mémoire inédit, traduit de l'italien par 
Jules Colbeau). Mémoires, page 7. 

— II. Idem. 

— III. Recherches paléontologiques. Les grandes espèces d'ovules des terrains 

éocènes, etc., par Th. Lefèvre. Mémoires, page 22. 

— IV. Idem. 

— V V. Idem. 

— VI. Idem. 

— VII. Idem. 

— VIII. Idem. 

— v IX. Murex Huttonise, par Bryce Wright. Mémoires, page 85. 

— X. Description de quelques coquilles fossiles des argilites de Morlanwelz, par 

Alp. Briart et F . -L . Cornet. Mémoires, page 87. 



EXPLICATION DE LA PLANCHE I. 



Figure 1, Hyalina icterica, Tiberi. 

— 2. Hélix setulosa, Briganti senior . 

a. Partie grossie pour montrer la disposition des poils . 

b . Poil fortement grossi (figure copiée de Briganti). 

c. Id. id. 

— 3. Hélix pubescens, Tiberi. 

Chaque figure représente la coquille sous trois aspects : vue de face, de dessus et de dessous. 



4nnal&s de In Société Mala/x>ZoQÏait£ "'' Belgique/. 



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l.Hyalina icterica, Ti"b. 
2. Hélix sehilosa, Bné>. 
S.Helix pubescens, Tib. 



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EXPLICATION DE LA PLANCHE IL 



Figure 1. Hélix frigida, Jan; var. Nicatis, Costa senior, 

— 2. Hélix discrepans, Tiberi. 

— 3 . Hélix bathyomphala, Charpentier . 

— 4 . Hélix Pic^ina, Tiberi . 

— 5. Hélix Marruccina, Tiberi, 

— 6. Hélix Carsoliana, Férussac; var. Persianii, Tiberi. 

Chaque figure représente la coquille sous trois aspects : vue de face, de dessus et de dessous. 



il&s Je la Société MaZacoloyzJfize da< Be2g>ù?u&. 



Tome JfJII. (1876). PL // 











l. Hélix friglda, Jan. Var,Nicahs, Costa. 

Z.Helix discrepans , Tib. 

5. Hélix bathyompliala, Charp. 









4. Hélix Picsena , Tib. 

5. Hélix Marruccma , Tib. 

6. Hélix Carsoliana, Fér.Var. Persianii,Tib. 



zromolith. GiSivereyiis. BnuatCLes. 



PLANCHE III 



Fig. 1. Ovula gigantea, Mùnst., sp. Exemplaire trouvé à Forest, près Bruxelles, de gran- 
deur naturelle, vu de dos. 

Fig. 2. — — Provenant du Kressenberg (Bavière), figure copiée dans Goldfuss 

et réduite dans la proportion de 2 1/2 à 1 diamètre. 

Fig. 3. — — Échantillon du Kressenberg (Bavière), figuré par M. Schafhaiitl 

réduit dans la proportion de 2 1/3 à 1 diamètre. 

Fig. 4. — — Var. Hôrnesi, Lef. Trouvé à Brendola (Vicentin) dans Féocène 

supérieur, vu au-dessus et au quart de sa grandeur. 

(Exemplaire du Cabinet I. R. de Minéralogie de Vienne.) 



Azi^aZes d&la. Socù&te MaZcuvloaiquœ cU Pelc <u?u& 



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PLANCHE IV. 



Fig. 1. Ovula gigantea, Mûnst., sp. Exemplaire de la planche III, vu du côté de l'ouve 

turc. 

Fig. 2-3. — — Spécimen trouvé à Kalinowka (Crimée) et reproduit, d'apr 

M. Th. Fuchs, au tiers de sa grandeur et vu des deux faces. 

Fig. 4. — — Var. Hôrnesi, Lef. Individu de la planche III, fig. 4, vu du côt 

de l'ouverture et réduit au quart de la grandeur naturelle. 



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PLANCHE V. 



Fig. 1. Ovula gigantea, MiinsL, sp. Autre spécimen trouvé à Forest, près Bruxelles, de 

grandeur naturelle, vu de dos. 

Fig. 2-3. — Gisortiana, Desh. Type de Deshayes, vu des deux faces, réduit dans la 

proportion de 3 1/2 à 1 diamètre. 

Fig. 4. — tuberculosa, Duclos. Échantillon figuré par Duclos, vu en dessus et 

réduit dans la proportion de 2 1/3 à 1 diam. 



An^al^s de>lcu Sociét-é MaZcux>loaioiu> de3elquizi£> 





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PLANCHE VI. 



Fig. 1. Ovula gigantea. Exemplaire de la planche précédente montrant l'ouverture. 

Fig. 2-3. — Coombii, Sow. Figures copiées dans Edwards. Coquille vue des deux faces 

et réduite dans la proportion de 3 1/2 à 1 diamètre. 

Fig. 4. — tuberculosa, Duclos. Échantillon figuré pi. V, fig. 4, vu en dessous et 

réduit dans la proportion de 2 1/3 à 1 diamètre. 



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PLANCHE VII. 



Fig. 1. Ovula Hantkem. Coquille de grandeur naturelle, vue en dessus. 

(Exemplaire de la Collection de la Sorbonne.) 

Fig. 2-3. — tuberculosa, Duclos. Individu figuré par Deshayes, vu de dos et vu du 

côté de l'ouverture. Réduit au tiers. 

Fig. 4. — gigantea, Var. Hôrnesi. Trouvé à Lonigo (Vicentin) dans l'éocène supérieur. 

1/5 de l'original. 

(Exemplaire appartenant à la Sorbonne.) 



AmuiLes d&la. Socùête JuaZo aiau-e,. 



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Z, uÂ> G.EyjerJ)T V dt. 



PLANCHE VIII. 



Fig. 1. Ovula Hantkeni. Exemplaire delà planche VU, fig. 1, de grandeur naturelle et 

montrant l'ouverture. 

Fig. 2-3. — Bellardii, Desh. Figure type de Deshayes, prise dans le travail de 

M. L. Bellardi. Coquille vue des deux faces et réduite dans la 
proportion de 3 1/2 à 1 diamètre. 

Fig. 4. — gigantea, Var. Hôrnesi. Exemplaire de la planche VII, vu en dessous. 

Réduit au 1/5. 



Annales de> la, Société ' Ma2acolo >a 'ioue d# -£<>■ 



TomaXIlI (lôvâ) PLVUI. 




Lith Gr.Eiqenirodt. 



PLANCHE IX. 

Murex Huttonise, Bryce Wright. 

Vu du côté de l'ouverture et du côté du dos, grandeur naturelle 



.hi/Kt/is (/<■ //( SW/<'/<- Mahuvloyùjiit ,/<■ Befaimte 



TomeXIfJ. <t#7â) /'//S 





Murex Huttoniae , Brjce Wright. 



Ghrowolith.. G-, l 5ewrejms. Bruxelles. 



PLANCHE X. 



Fig. 1. Siliqua parallela, Br. et C. 

ia. Vue des deux valves à l'état de moule, engagées dans un bloc d'argilile . Gran- 
deur naturelle. 
16. Vue au trait du côté de la charnière. 

Fig. 2. Modiola depressa, /. Sow . 

ia. Vue des deux valves à l'état de moule, engagées dans un bloc d'argilite. Gran- 
deur naturelle. 
2&. Vue au trait du côté de la charnière. 

Fig. 3. Mytilus inflatus, Br. et C. 

3a. Vue par dessus. Grandeur naturelle. 
3&. Vue du côté ventral. Grandeur naturelle. 

Fig. 4. Nucula fragilis, Desh. 

4a. Vue de face. Double de grandeur naturelle. 

Test un peu altéré, montrant les stries rayonnantes. 
Ab . Vue du côté de la charnière . Grandeur double . 
4c. Moule montrant les impressions palléales. Grandeur double. 
id . Vue de face . Grandeur naturelle . 
ke. Charnière de la valve droite, fortement grossie. 

Fig. 5. Pecten decemeostatus, Br. et C. 

Sa. Vue extérieure de la valve droite, grossie cinq fois. 
5&. Vue intérieure de la même valve, grossie cinq fois. 
5c. Grandeur naturelle. 

Fig. 6. Limopsis concentricus, Br. et C. 

6a. Vue de la valve droite, grossie deux fois. 

Qb. Vue de la même valve du côté du crochet, grossie deux fois. 

6c. Grandeur naturelle. 



Annales (l& la, Soàeée' Mcdacologùftie/ de> Belyiquts 



Tome MI. ( !$?&/ PU?. 




1 . Siliqua paraïlela Br. et C 

2. Modiola depressa J. Sow. 
5. Myt.ilus mflatus Br. etC. 



4. Nucula fraê>ilis DesK. 

5. Pecten decemcostatns. Br.et C. 

6. Limopsis concentricus Br.et C 



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